Question Pratique n°49 oct/nov/déc 2014
Question Pratique n°49 oct/nov/déc 2014
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°49 de oct/nov/déc 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 29,4 Mo

  • Dans ce numéro : automobilistes... arrêtez de vous faire tondre !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Prévention santé Surveiller leur poids À TOUT ÂGE Le surpoids est en passe de devenir une obsession. À la fois pour notre santé, mais aussi pour notre apparence. Les femmes et jeunes filles sont loin d’être les seules à s’en soucier. Aujourd’hui, cela passe par une éducation permettant de sensibiliser parents et enfants à l’importance du poids de forme dès la naissance, pendant l’enfance et tout au long de l’existence. 58 Question-pratique ?. PHOTOS.COM Les adultes le savent, l’égalité en matière de poids n’existe pas du fait que la génétique joue un rôle évident, et ce d’autant plus que l’on est jeune. Chaque bébé naît donc avec un métabolisme bien à lui et des tendances génétiques naturelles. Le poids à la naissance n’est pas forcément un signe, de gros bébés ne devenant pas forcément de gros adolescents et adultes. Il est tout à fait normal que l’enfant soit bien potelé les deux premières années de vie, sans que cela ne présage de rien. Un fait de société Si la génétique est bien présente, l’acquis joue aussi un rôle en particulier les habitudes alimentaires données à l’enfant, ainsi que la place de l’activité physique dans sa vie. Or, l’obésité a fait des avancées record, passant de 3% d’enfants de 3 à 17 ans présentant un excès pondéral en 1965 à 18% en 2006 (Étude Afssa 2 008). Parmi ceux-ci, on note 3% de garçons et 4% de filles obèses. Si l’on note que le pourcentage était de 16% en 2000, on peut alors constater que la courbe est nettement moins en pente ces dernières années, suite à une certaine prise de conscience des familles et de bonnes campagnes d’éducation à la santé. Le surpoids : une inégalité sociale ? Les chercheurs ont clairement démontré que le surpoids était aussi corrélé à l’inégalité sociale. Ainsi, ce sont dans les familles les plus pauvres que le phénomène est le plus évident. Cela explique aussi que l’on retrouve des zones géographiques où le phénomène est plus marqué, comme le département du Nord. Le surpoids résulte donc de nombreux critères, ce qui en fait évidemment un problème assez complexe à résoudre. Au-delà de raisons purement biologiques, les habitudes familiales en matière d’alimentation jouent un rôle important, ainsi que l’intérêt pour la pratique d’un sport. Des repères essentiels L’Indice de Masse Corporelle (IMC) n’est pas qu’un outil à simple destination des adolescentes proches de l’anorexie. Il est au contraire très important de connaître et suivre l’IMC des enfants et adolescents, via la courbe de poids du carnet de santé. L’objectif est de pouvoir réagir au plus tôt, et de façon sensée. Attention, l’IMC normal est différent chez les enfants, il ne faut Prévenir l’obésité ! L’obésité est multifactorielle : son développement repose sur des facteurs biologiques, comportementaux et environnementaux (offre alimentaire, activité physique, marketing alimentaire, etc.). On considère aujourd’hui que c’est plus l’interaction entre ces facteurs et non un seul d’entre eux, qui va entraîner l’apparition de l’obésité.
PHOTOS.COM Attention à bien user de psychologie avant de parler de surpoids à vos enfants. donc pas leur appliquer les normes des adultes. Les courbes des carnets de santé incluent une zone de surpoids facile à identifier. Le poids augmente rapidement la première année de vie, puis l’IMC diminue proportionnellement jusqu’à 6 ans avant de rebondir et de continuer à croître jusqu’à la fin de la croissance. Le rebond des 6 ans est nommé « rebond d’adiposité ». Les chercheurs ont noté que plus ce rebond intervient précocement, plus le risque de surpoids est important. Il peut ainsi intervenir dès l’âge de trois ans. Ou a contrario bien plus tard. Ensuite, si l’on voit la courbe s’élever brutalement, avec un changement de « couloir » rapide sur le carnet, il faut surveiller la suite de près. L’obésité présente un véritable risque de morbidité chez l’adulte, mieux vaut donc éviter que cela n’arrive à ce petit bébé si mignon que l’on a mis au monde. Pour certains, il est déjà tard, et il faudra en passer par un véritable changement de vie, incluant un nouveau régime alimentaire. Pour d’autres, il suffira de « faire attention » comme on dit et d’augmenter si possible l’activité physique. Les recommandations de l’INPES Plusieurs plans ont été mis en place, dont le plan national nutritionsanté 2011-2015, celui de la santé à l’école, ou le plan obésité 2010- 2013. Ces plans insistent notamment sur l’importance du rôle du médecin de famille, qui peut sensibiliser la famille de façon précoce sur le surpoids d’un ou de plusieurs enfants avec toute l’autorité que lui confère son statut. Une précocité essentielle car la tendance naturelle est à l’aggravation du surpoids au fil des années. Le travail doit donc se faire avec la famille, sans l’effrayer ni utiliser de phrases chocs. Il s’agit d’examiner les habitudes de vie de l’enfant en allant de l’alimentation au sommeil pour ensuite parvenir à définir ensemble des changements possibles. Il est ensuite important que la famille bénéficie d’un véritable accompagnement sous la forme de rendez-vous réguliers. Les facteurs environnementaux jouent un rôle primordial. La confiance entre partenaires est essentielle. Des conséquences réelles Les enfants même jeunes subissent aussi des désagréments, voire plus, du fait de leur surpoids. Il s’agit essentiellement de problèmes liés à la motricité, à la respiration. La tension artérielle peut monter, tout comme le cholestérol. Et l’on sait qu’une vraie obésité infantile met le futur adulte dans une catégorie de surmortalité si aucun changement n’est mis en place. Cela, sans évoquer les désagréments que subissent certains enfants via des remarques désobligeantes à l’école, et aujourd’hui sur internet. Le poids dans la tête Le médecin ou le diététicien ne sont pas les seuls à intervenir. Dans certains, cas, il faut aussi passer du temps avec l’enfant et se préoccuper de son mental et de la vision qu’il a de son corps. Certains ne sont pas vraiment conscients d’avoir un problème, et les déstabiliser sur ce point peut être dangereux en détruisant leur confiance en eux. D’autant que si les parents sont également en surpoids, l’enfant peut iNIGERBOUGS ! • LErm. ==r" IOUS DINECLEMEMI DAM 141801TE Mt — 2.7 1E57" NNW aussi penser que l’on en vient à les mépriser eux aussi. Dans ce cas, le rejet des recommandations est à craindre. Il convient donc que le praticien consulté soit également un bon psychologue. D’autres sont au contraire fortement complexés, et leur image de soi est déjà très détériorée. Le psychologue intervient alors pour expliquer ce qui va se passer en détail en travaillant aussi sur ce point-là, car il est essentiel d’éviter toute trouble alimentaire (boulimie, anorexie…). Le psychologue peut aussi travailler avec les parents, dont un bon nombre se sent personnellement dévalorisé lorsqu’on leur soumet l’idée que leur enfant est trop gros par rapport à son âge et sa taille. La mère en particulier se sent en position d’accusée dans la mesure où c’est elle qui prépare généralement les repas des enfants. Certaines prennent très mal le fait d’être convoquées par exemple suite à une visite scolaire qui a fait apparaître un problème de poids. Beaucoup plus que si cela concerne la détection d’un souci de vision par exemple. Le sujet est forcément délicat, mais ne doit pas être occulté pour autant. ■ N.S. Des documents pour vous aider L’Inpes a publié un dépliant qui synthétise les recommandations du Plan national nutrition-santé pour les enfants et les adolescents. Il peut servir de support de discussion avec les jeunes et leurs familles, pour les aider à tendre au quotidien vers les repères d’activité physique et d’alimentation préconisés par le PNNS. Son contenu, qui traite d’'alimentation et d'activité physique pour cette tranche d’âge et rappelle comment organiser les repas dans la journée, est extrait du site de référence www.mangerbouger.fr et du Guide nutrition des enfants et des ados pour tous les parents (www.inpes.sante.fr). LA Miallf MD. PRES of f ofi vOos 1101111Z OES ELEMS Question-pratique ? Question pratique 59



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