Question Pratique n°49 oct/nov/déc 2014
Question Pratique n°49 oct/nov/déc 2014
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°49 de oct/nov/déc 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 29,4 Mo

  • Dans ce numéro : automobilistes... arrêtez de vous faire tondre !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
Etre humain 14 Question-pratique ? D.R. D.R. Deux vrais jumeaux sont-ils identiques ? La France compte parmi sa population pas moins de 2 millions de jumeaux. Près de 70% d’entre eux sont qualifiés de « faux jumeaux », c’est-à-dire qu’ils ne sont pas des copies conformes et les 30% restants sont dits « vrais jumeaux », de véritables clones. Il est alors difficile de les reconnaître. S’ils sont si similaires, c’est parce qu’ils possèdent les mêmes gènes. Pourtant ils ne sont pas complètement identiques. Explications. Deux vrais jumeaux, ou jumeaux monozygotes, qui sont toujours de même sexe, ne sont pas véritablement deux clones identiques. Pourtant leur ADN, soit leur patrimoine génétique, est identique. Ces deux individus proviennent d’un œuf unique : un seul spermatozoïde a fécondé un seul ovule. Avant la scission de l’embryon en deux parties, chacun reçoit équitablement la moitié du contenu génétique qui sera identique. Par la suite et par hasard, cet œuf se divise en deux parties égales, qui se développent l’une et l’autre : voici deux embryons qui portent les mêmes chromosomes. Concrètement, selon que l’œuf s’est divisé plus ou moins tôt, les deux embryons ont soit chacun leur placenta, soit un placenta commun. Dans ce cas, les œufs possèdent parfois leur propre sac amniotique et parfois un sac amniotique unique, ce qui veut dire qu’aucune membrane ne les sépare. À première vue, certes, ils se ressemblent physiquement, mais il y a pourtant des différences entre ces vrais jumeaux, tant sur le plan génétique et biologique que sur le plan psychologique. Dès la naissance ils n’ont ni le même poids ni la même longueur de fémur. Ainsi, nombre de différences, indépendantes a priori de l’environnement, sont observées. Leurs empreintes digitales sont proches mais pas complètement identiques. Le fonctionnement du système immunitaire diffère, le « répertoire » des lymphocytes qui reconnaissent les antigènes n’est pas le Igor Mojzes - Fotolia D.R.
Fécondation Séparation derceuf en deux parties : Tardive Siamois Extrêmement rare 8 jours environ Monochoriale Monoamniotique 1% 25% D.R. MONOZYGOTES VRAIS JUMEAUX » Entre 3 et 7 Moins jours de 3 jours Monochoriale Biamniotique 70% Quid des faux jumeaux ? Complètement différent est le cas des faux jumeaux, ou jumeaux dizygotes. Dans leur cas, deux spermatozoïdes différentsont fécondédeux ovules simultanément. Lesdeux embryons s’installent alors dans l’utérus, l’un à côté de l’autre, sans communication entre eux. Il s’agit donc de deux grossessesdifférentes,évoluantenmêmetemps,oùchaqueembryon a sa propre poche et son propre placenta. Lesfauxjumeauxseressemblentdemanièremoinsfrappante quelesvraisjumeauxetpeuventêtredesexedifférent.Ilspourrontseressemblercommen’importequelsfrèreetsœurordinaire. Ils sont eux issus de deux fécondations distinctes. Il est même arrivé que deux « faux » jumeaux aient des pères différentsparcequeleurmèreavaiteudesrapportsavecdeux partenairesdansunintervalledetempsrelativementcourt… Mais, àl’instardesmonozygotes, ilsdéveloppentdesrelations très fortes dans le ventre de leur mère. Par ailleurs, ils sont souvent élevés « comme des jumeaux », ce qui contribue à les rapprocher, surtout dans une fratrie où ils sont considérés comme une paire. Les faux jumeaux vont donc développerunerelationprivilégiée, toutcommelesvraisjumeaux. ■ Bichoriale Biamniotique 30% DIZYGOTES « FAUX JUMEAUX » Bichoriale Biamniotique 100% 75% D.R. même. Surtout, la concordance de survenue de la plupart des maladies génétiques, dépendant de plusieurs gènes, n’atteint pas 100%. Même si l’ADN est le même, l’aspect physique dépend aussi largement de l’environnement personnel et extérieur, qui peut varier chez deux jumeaux séparés par la vie. En outre, si les jumeaux possèdent exactement les mêmes gènes mais si des mécanismes interviennent sur l’expression des gènes, cela provoque des changements d’apparence ou de trait : les différences épigénétiques. Il n’y a donc pas uniquement un déterminisme génétique dans l’activité des gènes d’un individu, les facteurs environnementaux y contribuant eux aussi beaucoup. Même au niveau génétique donc, deux vrais jumeaux peuvent présenter des différences importantes. En premier lieu, surtout chez l’adulte, des mutations peuvent survenir au hasard et donc de façon différente. Ces mécanismes épigénétiques activent ou désactivent certains gènes. Ce sont des réactions chimiques qui modifient l’ADN ou les protéines qui l’entourent. Acquises dans les premières phases de la vie, elles peuvent subsister très longtemps et même, dans certains cas, être transmises à la génération suivante. Comment l’environnement peut-il influencer à un tel degré ? Dans certains cas, la réponse est simple : on comprend qu’un jumeau dont l’apport nutritionnel est exagéré et associé à un exercice physique limité ait un surcroît pondéral par rapport à son jumeau plus rigoureux. Le niveau d’éducation est souvent comparable chez deux vrais jumeaux, mais les relations personnelles de chacun d’entre eux peuvent conduire à des expériences culturelles sensiblement différentes. Certaines différences liées à l’hygiène de vie et à l’alimentation ou à certains comportements tels que la pratique du sport, maladies, consommation de tabac, d’alcool et de médicaments surviennent. Des pratiques qui peuvent affecter l’activité génétique. Comme ils possèdent le même patrimoine génétique, des vrais jumeaux présentent certaines prédispositions communes à certaines maladies. Mais là la question se complique du fait que l’environnement n’a pas toujours un rôle défavorable. Cela explique certaines différences observées sur le plan physique comme les risques face à une maladie. Ainsi, la survenue chez un seul d’entre eux d’une maladie allergique peut aussi résulter de l’exposition du jumeau indemne à un environnement protecteur tel que des infections répétées. Autant de différences qui fondent l’individualité biologique et soulignent la façon dont notre apparence, nos comportements, nos maladies dépendent, certes, de facteurs génétiques, mais aussi, de façon majeure, d’autres facteurs « acquis » par l’expérience personnelle et l’exposition à l’environnement. ■ Question-pratique ? 15 D.R.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 1Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 2-3Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 4-5Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 6-7Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 8-9Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 10-11Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 12-13Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 14-15Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 16-17Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 18-19Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 20-21Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 22-23Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 24-25Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 26-27Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 28-29Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 30-31Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 32-33Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 34-35Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 36-37Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 38-39Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 40-41Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 42-43Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 44-45Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 46-47Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 48-49Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 50-51Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 52-53Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 54-55Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 56-57Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 58-59Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 60-61Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 62-63Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 64-65Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 66-67Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 68-69Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 70-71Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 72-73Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 74-75Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 76-77Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 78-79Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 80-81Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 82-83Question Pratique numéro 49 oct/nov/déc 2014 Page 84