Question Pratique n°49 oct/nov/déc 2014
Question Pratique n°49 oct/nov/déc 2014
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°49 de oct/nov/déc 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 29,4 Mo

  • Dans ce numéro : automobilistes... arrêtez de vous faire tondre !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Inventions Imprimante 3D : imprime-moi 12 Question-pratique ? D.R. Les imprimantes 3D ont de quoi faire rêver ! Qui ne souhaiterait pas ou autres produits à la maison via une imprimante ? En plein essor, mais aussi de soigner Ces dernières années, ont fleuri dans la presse des articles prédisant l’arrivée d’une nouvelle évolution industrielle. Sous les projecteurs, une machine qui permettrait à tout un chacun de se réapproprier les moyens de production. Rien que ça. Et ceci serait rendu possible par... une imprimante tridimensionnelle au fonctionnement proche de celui des imprimantes classiques. Il suffit de dessiner à l’aide d’un logiciel (ou de télécharger sur Internet) un modèle numérique en 3D, puis de lancer l’impression. Sauf qu’au lieu de sortir un dessin sur une feuille de papier, la machine va réaliser un objet en 3 dimensions en venant déposer de fines couches de matière les unes sur les autres. En peu de temps, l’imprimante crée, à partir de presque rien, l’objet choisi. Ont ainsi été fabriqués des jouets, des engrenages ou encore des pièces de remplacement pour une machine à laver. Avec des imprimantes plus évoluées, il est possible de créer des bonbons au chocolat, un violon, des pièces pour la Nasa, voire une voiture de course. Des ingénieurs ont même construit une maison grâce à une imprimante 3D, tandis que d’autres imaginent déjà pouvoir répliquer des organes humains. Récemment, l’armée américaine a décidé d’embarquer des imprimantes 3D en opération pour fabriquer des pièces de rechange. Bref, les champs d’application semblent infinis. Aujourd’hui, cette technologieattire de plus en plus les projecteurs car il est possible d’acheter une imprimante tridimensionnelle pour 400 €, 2 000 € pour une imprimante plus sophistiquée. Il y a seulement six ans, il aurait fallu débourser plus de 10 000 €. Et il est même possible d’imprimer son imprimante 3D ! En vingt ans, le champ des possibles s’est considérablement élargi. Les machines grand public utilisent encore principalement du plastique et ne peuvent construire des objets que de taille et de qualité limitées. Mais d’autres procédés permettent aujourd'hui de créer des objets en résine, en métal, en céramique, en plâtre ou encore en ciment. Jadis réservée à l’industrie et aux architectes, désireux de produire des prototypes et des maquettes rapidement et à moin- Le saviez-vous ? Cortex pourrait être le plâtre de demain. Léger, anti-démangeaisons, résistantàl'eauetaéré... bref, unepetitemerveillemiseaupointparunétudiantnéo-zélandais.Aprèsune série de scans 3D permettant de repérer la fracture et les muscles, cet exosquelette tout en mailles est fabriqué sur mesuregrâceàuneimprimante3D.Ceplâtre,quin’enn’est doncplusun,modulelacompressionpourlimiterleseffets secondairesdesplâtresclassiques(compressionnerveuse, irritation, allergie…) tout en assurant une bonne consolidation de la fracture grâce à son maillage serré. ■ D.R. D.R.
une révolution (industrielle) ? créer ses propres accessoires de décoration, vêtements, chaussures cette nouvelle technologie permet de créer des objets du quotidien des humains. Explications. dre coût, les imprimantes 3D ont depuis gagné le monde artistique. Elles sont aussi très utilisées dans le secteur médical, notamment pour fabriquer des prothèses auditives ou dentaires sur mesure à partir d’images issues de scanners et d'IRM. De nombreux chercheurs et médecins du monde entier travaillent actuellement sur l'impression en 3D d’organes. Une solution idéale pour faire face à la pénurie de dons. Pourrons-nous un jour fabriquer un cœur, un foie ou un rein grâce à une imprimante 3D ? Peut-être que ce qui n’est encore que de la science-fiction est sur le point de devenir réalité : une équipe de chercheurs de Bordeaux travaille déjà à l'impression du vivant grâce à une fine couche de collagène pour support et d’une encre biologique, mélange de cellules dont la formulation est secrète. Une fois le support en collagène et la cartouche d'encre installés, il n'y a plus qu'à programmer l'imprimante pour qu'elle reproduise des motifs bien précis. À chaque impulsion laser une quinzaine de cellules est détachée de la cartouche d'encre pour s'imprimer sur le collagène. Une fois l'impression réalisée, le chercheur vérifie au microscope que le motif désiré a bien été reproduit. L'objectif étant de reproduire l'organisation tridimensionnelle D.R. des cellules comme ce que l'on trouve nativement dans les tissus humains. Au bout de 48 heures, les cellules évoluent, créent des connexions et commencent à constituer du tissu vivant. Les premières expériences réalisées sur des souris ont donné des résultats très encourageants. Cette technique pourrait à moyen terme être utilisée pour soigner les grands brûlés. Beaucoup de chemin reste à parcourir jusqu’à la fabrication d'organes plus complexes comme le rein, le foie… Des enjeux très larges L’entrée progressive des imprimantes dans les foyers pose la question de la propriété intellectuelle via la possibilité de reproductions illégales. En effet, ces imprimantes permettent à son utilisateur de reproduire tout type de petits objets, du jouet à la pièce de rechange d'appareils d'électroménagers, sans aucun droit de propriété et à moindres frais, pour peu qu'il en possède les plans, plans facilement échangeables par internet. En contrepartie, certains mettent en avant les possibilités que les imprimantes 3D vont offrir dans un futur plus ou moins proche : outre l’impression de pièces de rechange pour les véhicules ou le téléchargement de chaussures, ces appareils pourraient bien signer la fin des expéditions de D.R. produits aux quatre coins de la planète, la fin des objets cassés, et pour les plus optimistes d’entre eux la fin du travail des enfants et de la faim dans le monde. Ainsi, certains voient dans l'avènement de l'impression tridimensionnelle une troisième révolution industrielle. Son développement pourrait relocaliser la production dans les pays riches, étant donné que désormais la main d'œuvre serait devenue obsolète. Une technologie pas si nouvelle Si le phénomène Impression 3D s’emballe depuis quelques années, le procédé existe pourtant depuis le début des années 1980. Constructeurs de machines, lanceurs de projets, scientifiques, toute une communauté a participé au développement de l’impression 3D en améliorant les technologies ou en créant des usages innovants. En 1983 ou 1984 (les avis divergent), Charles Hull créa la première imprimante 3D sans pour autant utiliser ce terme. La technologie utilisée permet le durcissement d’un liquide contenu dans une cuve grâce à un rayon ultraviolet. L’imprimante sert alors aux industriels à créer des objets pour tester leur design avant de décider la production des pièces en série. La première imprimante 3D utilisant la technologie couche par couche (fabrication additive) a été brevetée dès 1993 par des chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology). ■ Question-pratique ? Question pratique 13 D.R. 1._11141



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