Question Pratique n°46 jan/fév/mar 2014
Question Pratique n°46 jan/fév/mar 2014
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°46 de jan/fév/mar 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 19,1 Mo

  • Dans ce numéro : régler les problèmes, 100 astuces pour sortir des conflits.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 34 - 35  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
34 35
Santé au quotidien SANTÉPOUR TOUS l Premiers secours PHOTOS.COM PHOTOS.COM PLAIES Les astuces anti-bobos ! Ecorchures, brûlures, coupures, plaies diverses… une désinfection rigoureuse s’impose et il ne s’agit pas de faire n’importe quoi ! Petit rappel des règles essentielles en matière d’hygiène et de premiers secours. En cas de plaie, la première chose à faire est de se laver soigneusement les mains avant d’effectuer le soin d’une lésion. Puis, de nettoyer à l’eau la zone touchée, du milieu vers les bords, en retirant les corps étrangers éventuels (sable, graviers, bouts de verre). Il s’agit ensuite de désinfecter la plaie, de la sécher et de la protéger. Comment soigner une plaie ? L’utilisation d’un antiseptique local ne doit pas faire négliger la première étape indispensable au soin d’une plaie : le nettoyage. Un simple lavage soigneux à l’eau et au savon permet d’éliminer la majorité des germes. Cette étape doit être suivie d’un rinçage tout aussi 34 ? Question-pratique 58 - Novembre-Décembre 2013 - Janvier 2014 soigneux car certains antiseptiques peuvent être inactivés par la présence de savon. Les antiseptiques sont très nombreux et appartiennent à des familles chimiques diverses. Ils se différencient par leur capacité à détruire un plus ou moins grand nombre de germes. L’association de plusieurs antiseptiques doit toujours être évitée. Elle risque d’annuler leurs effets ou, dans certains cas, elle peut entraîner la formation de produits irritants. Il faut toujours préférer les formes unidoses ou les petits flacons (une fois ouverts, les antiseptiques peuvent, paradoxalement, être contaminés). Il est important de respecter les modes d’emploi (pur ou dilué, rinçage, date de péremption, etc.). Chez les personnes sans troubles connus de la coagulation, un médicament anti-saignement (hémostatique) par voie générale est inutile. La compression de la plaie pendant quelques minutes est souvent suffisante. Les différents antiseptiques Les antiseptiques les plus couramment utilisés sont les biguanides (chlorhexidine et hexamidine), ainsi que les dérivés du chlore et de l’iode.• La chlorhexidine En solution aqueuse, son application Différents pansements adaptés ✔ les pansements prédécoupés, ✔ les pansements à découper, ✔ les pansements filmogel, ✔ pansement gel, ✔ pansement liquide, ✔ film protecteur, ✔ les pansements stériles. Penser à maintenir le pansement à l'aide d'une bande ou d'un filet pour les zones plus difficiles à faire tenir ou plus sensibles. est sans douleur. Pour cette raison, elle est très utilisée chez les enfants, en particulier sous forme de spray.• L’hexamidine Cet antiseptique appartient à la même famille que la chlorhexidine, mais est actif sur un moins grand nombre de germes. Il est utilisé dans le traitement d’appoint des maladies de la peau.
Les pansements hydrocolloïdes Il existe une nouvelle famille de pansements adhésifs, les pansements hydrocolloïdes. Ces pansements sont composés d’une couche de polyéthane sous laquelle se trouve une couche de carboxyméthylcellulose, une substance qui forme un gel au contact des liquides qui suintent d’une plaie. Ces pansements conservent l’humidité de la plaie tout en la protégeant des liquides, des germes, du froid, etc. Ils sont à laisser en place plusieurs jours de suite et accélèrent considérablement la cicatrisation. Ces produits existent depuis peu sous la forme d’un gel à appliquer sur la plaie et qui se transforme en pansement protecteur en séchant.• Les dérivés du chlore Le représentant le plus connu est un désinfectant, l’eau de javel. Seuls les dérivés du chlore considérablement dilués (solution de Dakin) peuvent être utilisés sur des plaies. Une brûlure ou une irritation peut être ressentie lors de l’application sur des plaies étendues. différents degrés de dilution (10, 20 ou 30 volumes). Seules les dilutions à 10 volumes peuvent être utilisées comme antiseptique, les solutions plus concentrées provoquant des irritations ou des brûlures en cas d’application sur des plaies. Il est normal que l’eau oxygénée mousse au contact du sang.• Les dérivés de l’iode Ils ne doivent pas être appliqués sur des plaies étendues ou profondes afin d’éviter un passage important d’iode dans le sang, ce qui pourrait perturber le fonctionnement de la glande thyroïde. Ils donnent une coloration brune à la peau qui s’élimine par un lavage à l’eau. Ils peuvent provoquer un eczéma de contact.• Les ammoniums quaternaires Ils ne doivent pas être utilisés sur les muqueuses (bouche, vagin, gland) et peuvent donner lieu à de rares allergies.• L’alcool Contrairement à une idée répandue, l’alcool à 90° est un moins bon antiseptique que l’alcool à 60° ou à 70°. Son usage, douloureux, devrait être évité sur les plaies. De plus, en provoquant la coagulation du sang, l’alcool crée une pellicule sous laquelle les germes qui n’ont pas besoin d’oxygène peuvent se développer.• L’eau oxygénée (ou peroxyde d’hydrogène) C'est un antiseptique léger, le plus souvent utilisé pour son action anti-saignement, utile pour arrêter les hémorragies des petites plaies superficielles et pour faire sortir les petites souillures des anfractuosités de la plaie. En pharmacie, l’eau oxygénée est vendue à• Les dérivés du mercure (merbromine ou mercurochrome) Ils font partie des antiseptiques les plus anciens. Parfois responsables de réactions allergiques, ils ne sont presque plus commercialisés. Ils ne doivent pas être associés aux dérivés iodés.• Les colorants Ces antiseptiques légers ont surtout un pouvoir asséchant. Ils sont recommandés dans le traitement d'appoint des maladies de la peau susceptibles de se surinfecter, notamment dans l’érythème fessier du nourrisson. Il vaut mieux ne pas les appliquer sur une plaie fraîche et récente, car ils empêchent de surveiller l’apparition d’une surinfection éventuelle. Attention, ils provoquent des taches difficiles à enlever sur les vêtements.• Les sels de cuivre ou de zinc Le sulfate de zinc et le sulfate de cuivre ont des propriétés antiseptiques. Ils entrent dans la composition de l’eau de Dalibour. Des solutions naturelles Pour celles et ceux qui préfèrent se soigner autrement, la nature offre des solutions antiseptiques également très efficaces. PHOTOS.COM PHOTOS.COM• Le miel de Manuka Ce miel possède des propriétés antiseptiques exceptionnelles, reconnues par le monde scientifique, et un goût exquis apprécié des gourmets. C’est un antiseptique naturel à spectre large : lutte contre les bactéries qui provoque bronchite, sinusite chronique, maux de gorge, aigreurs d’estomac, ulcères, staphylocoque dorée… Son efficacité antiseptique se mesure grâce à un indice : l’indice UMF. Plus l’indice est élevé, plus l’action du miel est puissante et active. C’est cet indice qui garantit l’efficacité antiseptique du miel. Appliqué sur la peau, ses propriétés antiseptiques facilitent la cicatrisation des plaies. Ces vertus sont reconnues du monde médical puisqu’il est utilisé dans les hôpitaux de Nouvelle Zélande, d’Australie ou encore d’Angleterre (Miel de Manuka Biologique, distribué en magasins bio et diététiques. Liste des points de vente sur www.comptoirsetcompagnies.com). PHOTOS.COM En cas d’urgence à la maison ! ✔ Vos enfants sont casse-cou et n’en font qu’à leur tête ? Pour parer à toutes les situations d’urgence, Urgo propose une boîte familiale de premier secours au design original, qui contient tout le nécessaire pour assurer et soigner les étapes essentielles du soin des plaies et des petits bobos (nettoyer, protéger, maintenir). Toute la famille est désormais parée pour l’aventure ! Ma Grande boîte pour mes petits bobos d’Urgo, 15,70 € en pharmacies.• L’huile essentielle de lavande Le pouvoir antiseptique de l’huile essentielle de lavande est plus puissant que celui du phénol, du crésol et du gaïacol ! Elle est donc recommandée pour soigner les plaies, les écorchures, les boutons. L'essence de lavande a des propriétés antivenimeuses bien connues de certains chasseurs. Dans les Alpes, lorsque leurs chiens sont mordus par des vipères, les chasseurs cueillent de la lavande, la froissent et en frottent les animaux mordus. Le venin est immédiatement neutralisé. ✔ Compresses, pansements, accessoires… rien ne manque dans la nouvelle boîte des Laboratoires Mercurochrome qui, en plus de proposer l’essentiel des premiers soins en cas de petit bobo, est aussi très ludique avec ses petits dessins. Les petits bobos du quotidien n’ont désormais plus de secrets pour vous. A vous de jouer mainyenant ! n E.A. « Ma boîte 1 ers secours » des Laboratoires Mercurochrome, 16,10 € en grandes surfaces. ? 35 Question-pratique Novembre-Décembre 2013 - Janvier 2014 - 59



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 1Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 2-3Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 4-5Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 6-7Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 8-9Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 10-11Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 12-13Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 14-15Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 16-17Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 18-19Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 20-21Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 22-23Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 24-25Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 26-27Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 28-29Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 30-31Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 32-33Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 34-35Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 36-37Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 38-39Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 40-41Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 42-43Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 44-45Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 46-47Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 48-49Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 50-51Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 52-53Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 54-55Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 56-57Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 58-59Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 60-61Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 62-63Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 64-65Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 66-67Question Pratique numéro 46 jan/fév/mar 2014 Page 68