.psd Magazine n°64 octobre 2012
.psd Magazine n°64 octobre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°64 de octobre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Software Press Sp. z o.o.

  • Format : (203 x 293) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : perfectionnez la technique de la peinture numérique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Focus... Faites bonne M. impression ! Comment préparer ses documents pour l’impression, ou la chronique d’une catastrophe annoncée. C’est souvent une source d’angoisse pour le graphiste. On a validé les images, on a discuté pendant des heures sur la maquette, on a réussi à faire passer nos idées au client, et on est finalement plutôt heureux de la tournure qu’a pris le projet. Il faut maintenant envoyer les fichiers à l’imprimeur. On n’ose pas penser à certaines catastrophes qu’on a subi sur d’autres travaux. Il ne nous reste plus qu’à croiser les doigts, ou se rassurer en répétant que cet imprimeur-là est très bon, on me l’a souvent recommandé, ou encore se résigner, parce que de toute façon, cela ne pourra jamais être aussi beau qu’à l’écran... Et pourtant, quelques règles simples permettent de sécuriser l’impression d’un document, quel que soit l’environnement et la technique utilisée ! Cela demande bien entendu de revoir nos méthodes de travai - si peu - mais avec un tel profit et un tel confort que bientôt vous vous demanderez pourquoi vous n’avez pas franchi le pas plus tôt ! Emmanuel Florio Il est opérateur scanner, chromiste, responsable de fabrication et formateur. Photograveur depuis 1979 (déjà !), il est familier des techniques traditionnelles et numériques de la reproduction de l’image et de la communication par l’imprimé. L’évolution des technologies l’a conduit à étendre son champ de compétences à la publication sur le Web, et à la formation professionnelle. Il est auteur d’un ouvrage et d’un site que certains voulurent bien nommer de référence : le Guide de la couleur & de l’image imprimée, conseillé aujourd’hui par de nombreuses écoles d’art graphique et organismes de formation. Outre le traitement de l’image sous toutes ses formes, sur lequel ses pairs lui ont reconnu quelques compétences, il s’est passionné pour des domaines variés, plus ou moins étrangers à ses qualifications professionnelles. Amateur de jazz, mais rétif à souscrire à toute chapelle, musicien qui cultiva l’art délicat du chœur de chambre, euphoniste, modeste essayiste et romancier, il est aussi, selon ses amis, un fin cuisinier… 42.psd 10/2012 www.psdmag.org/fr
Faites bonne impression ! Focus Les différents procédés d’impression Chaque procédé d’impression a ses spécificités : les connaître permet de travailler en connaissance de cause et d’orienter son choix en fonction de la qualité de reproduction recherchée, des délais d’exécution, et inévitablement de … son coût ! L’imprimante personnelle : on l’a sous la main, c’est idéal pour se rendre compte rapidement de l’aspect d’une mise en page. Ce n’est pourtant pas la solution idéale en terme de fiabilité, de rapidité et d’économie (pensez aux prix des cartouches d’encres, et au nombre de feuilles de papier photo que vous avez déjà jetées à la poubelle) ! On l’utilisera seulement pour sortir quelques épreuves intermédiaires en cours d’élaboration d’un projet. L’impression numérique professionnelle : elle est passée longtemps pour un média onéreux, et pourtant elle s’affirme de jours en jours comme une alternative économique aux petits tirages en offset. Ajoutons à cela une qualité d’impression qui peut se révéler exceptionnelle, et sur une multitude de supports : papier photo, vélin, bâche textile, adhésif, etc. C’est une technique d’impression qui s’impose pour les tirages de prestige (tel le secteur du luxe), les impressions personnalisées ou les petites séries. L’offset : c’est la solution classique pour ce qu’on appelle traditionnellement les travaux de ville, l’édition d’auteur ou l’édition d’art, ou les documents commerciaux de moyens tirages (+ de 1000 exemplaires). Procédé éprouvé, il reste l’un des moyens de reproduction professionnel les plus usités, sur une gamme pléthorique de papiers économiques ou créatifs. L’héliogravure : procédé industriel pour un très grands nombre de tirages en fonction du coût de la mise en œuvre (+ de 100 000 exemplaires), c’est la technique obligatoire d’impression pour les gros catalogues. Souvent utilisée pour des raisons de budget avec des papiers de faible grammage (à partir de 50g/m 2), elle peut offrir néanmoins une qualité de reproduction des détails et une profondeur de couleur comparable voire supérieure à celle de l’offset dès lors qu’on s’offre à un papier de qualité supérieure. La sérigraphie, la flexographie, et les autres techniques pour supports particuliers sont imposées par la nature du travail : impression sur textile, plastique, métal, verre, etc. Le cahier des charges très spécifique impose que vous vous rapprochiez impérativement de vos prestataires pour suivre précisément les consignes techniques. et surtout trop lourds pour leur budget de communication. À moins de ne viser que le marché du parfum de marque et des voitures de luxe... Pourquoi cela change TOUT le temps et que le résultat n’est jamais garanti ? Une chose est certaine : tout comme une photographie ne saurait jamais être le reflet exact de la réalité photographiée, on ne pourra jamais obtenir exactement le rendu identique d’une même composition graphique à travers tous les procédés et tous les supports d’impression ! Chaque technique possède ses caractéristiques et ses limitations (et c’est aussi ce qui fait la personnalité et le charme de chacune d’entre elles). Notre idéal devrait tendre à une reproduction homogène de nos images quels que soient les techniques et les supports choisis. Les différences fondamentales entre le RVB et le CMJN. La PAO souffre d’un paradoxe inhérent à ses outils : nous travaillons dans un environnement complètement différent de la finalité du produit. Tout le travail de création, de retouche, de mise en page se fait au travers d’un écran, alors que la page, le pack, ou l’affiche présentés au public vont en réalité être imprimés sur une surface de papier ou de carton ! D’un point de vue théorique, les images s’affichent sur nos écrans selon le principe de la synthèse additive de la couleur. Soit trois sources de lumières Rouge, Vert, Bleu d’intensités variables qui s’additionnent pour reconstituer toutes les nuances d’une image. Ce qui signifie que les couleurs RVB superposées à leur intensité maximale donneront une lumière blanche. En imprimerie, on utilise le principe de la synthèse soustractive de la couleur. Soit quatre encres de couleurs primaires Cyan, Magenta, Jaune, Noir qui agissent comme des filtres à la lumière ambiante pour recréer notre image. Chaque couche d’encre absorbe une part du rayonnement de la lumière. Les quatre encres superposées à leur valeur maximale empêchent toute réflexion de la lumière : il en résulte donc un noir (plus ou moins) parfait. On peut observer la décomposition des modes RVB et CMJN dans Photoshop en activant la palette des couches : Fenêtre>Couches et l’effet de leur superposition en activant ou désactivant les couches successives avec l’icone de l’œil se trouvant en face de chaque couche. Ce qui conditionne le choix d’un procédé plutôt qu’un autre La qualité d’impression peut varier énormément en fonction du procédé d’impression, mais surtout en fonction du support d’impression ! On peut obtenir de véritables tirages d’art aussi bien en offset, qu’en sérigraphie ou sur traceur numérique... à condition d’utiliser le papier adéquat. Inutile de viser le chef d’œuvre sur un papier journal ou un papier offset d’entrée de gamme. La quantité est un facteur primordial pour le choix du procédé d’impression. Pour quelques exemplaires d’un carton d’invitation, vous opterez pour le numérique. Un millier de documents commerciaux, l’offset sans hésitation. Un catalogue de VPC à 200 000 exemplaires, l’héliogravure s’impose. Les impératifs techniques ne vous laisseront qu’un choix limité. Une bâche plastique soumise aux intempéries : numérique, bien sûr. Une collection de tee-shirts à l’effigie d’un club de foot : pas d’autre solution que la sérigraphie. N’hésitez pas à consulter les prestataires qui sauront guider votre décision. Le coût reste le nerf de la guerre ! Calculatrice en main, il y a des solutions que vous abandonnerez sans hésitation. Et notamment sur le choix du support d’impression. Il y a longtemps que les vépécistes ont renoncé aux papiers couchés haut de gamme trop chers Figure 1. Décomposition des couches CMJN Figure 2. Décomposition des couches RVB Les modes RVB, ou les différents affichages à l’écran. On parle usuellement de mode RVB comme s’il s’agissait d’un traitement unique, alors qu’il serait beaucoup plus opportun de parler DES modes RVB. En effet, chaque écran, chaque appareil d’acquisition, appareil photo numérique ou scanner, possède son propre espace RVB conditionné par les composants électroniques et leurs performances, leur vieillissement, les réglages personnalisés de 43.psd 10/2012 www.psdmag.org/fr



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