.psd Magazine n°64 octobre 2012
.psd Magazine n°64 octobre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°64 de octobre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Software Press Sp. z o.o.

  • Format : (203 x 293) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : perfectionnez la technique de la peinture numérique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
Écureuil dossier 3 3 : Rajout des ombres Il s’agit maintenant de travailler les zones d’ombres de l’écureuil afin de commencer à créer du volume. Les couleurs utilisées doivent prendre en compte le pelage brun mais également les reflets du décor, à savoir des pierres bleutées. Ceci maintient une cohérence et permet d’intégrer l’animal à son environnement. À ce stade de la peinture, je commence à rajouter les laques pour créer les zones d’ombres de la fourrures (exactement de la même manière que sur pour une huile traditionnelle). Par laquage j’entends plusieurs passage de couches semi-transparentes. Toutefois, les pinceaux laquant dit glazing brushes ainsi que les effets d’aquarelle proposés par Painter 11 exigent beaucoup de mémoire, avec pour conséquences qu’un ordinateur de gamme moyenne – comme le mien – ramera. Ce problème crée un décalage entre le trait effectué sur la tablette numérique et la reproduction du trait à l’écran avec pour effet de casser le rythme de peinture qui n’est plus dirigé par des gestes naturels mais en fonction par le programme. Pour contourner ce problème, je continue à travailler avec les pinceaux oil/variable round à la différence que je vais travailler avec une opacité oscillant entre 15% et 25%, ceux-ci sont moins gourmand en mémoire vive. Note : Travailler moins les détails des zones d’ombres. Il s’agit de mettre en œuvre un effet d’optique simple. L’œil perçoit mieux les textures des zones éclairées que celles des zones d’ombres. En conclusion, il est inutile de peindre chaque poil pour les zones d’ombres. Autre avantage : le spectateur se focalise sur les zones éclairées. Ainsi j’ai facilement obtenu une texture représentant la fourrure qui sera quasi invisible pour la partie ombragée, mais qui sera perçue par le subconscient du spectateur et qui renforcera la crédibilité de ma peinture dans sa perception – enfin je l’espère. Sur l’image vous verrez la mise en application des différentes étapes pour la fine fourrure du visage. 10.psd 10/2012 www.psdmag.org/fr
Écureuil dossier 4, 6 ! : 11114, 4 : Peindre les éclaircissements Il est temps maintenant de travailler les zones lumineuses et les éclaircissements. Pour ce faire et afin de créer un dégradé, après avoir sélectionné des couleurs, j’effectue de nombreux passages (avec un pinceau très fin, soit une taille oscillant entre 1.5 et 3.0 au maximum). Plus vous vous rapprochez des zones d’ombres, plus vous pouvez diminuer l’opacité (70% pour les zones les plus claires jusqu’à 20% pour les traits dans les zones sombres). Il faut également varier la pression de votre stylet pour amener. Cette technique est assez proche de celle dite du brossage à sec en peinture traditionnelle – technique très utilisée par les modélistes également pour peindre la fourrure. Cette étape est probablement la plus délicate puisque tout repose intégralement sur la maîtrise du stylet et de votre expérience de dessinateur. Je n’ai aucune solution miracle à vous proposer si ce n’est dessiner constamment et garder sans cesse un bout de papier et un crayon sur vous. Si vous maîtrisez votre crayon gris, vous retrouverez les mêmes sensations sur le stylet en peu de temps. Il est important à ce stade de bien connaître l’anatomie de l’animal et du sens des poils constituant sa fourrure. Un défaut récurrent de nombreux portraits animaliers est une représentation de la fourrure par des traits isométriques ou parallèles. Mon conseil, y réfléchir et se documenter avant, puis dès que vous avez le stylet en main laisser votre poignet s’exprimer. En examinant de près l’image finale, vous apercevrez une quantité impressionnante de traits légers qui créent l’illusion de fourrure. Ce n’est que la résultante de l’ensemble des étapes, la texture et les traits de chaque étape restant visibles. Note : Petite astuce pour augmenter les contrastes. Une fois cette étape faite, j’ai utilisé la fonction effect/tonal control/equalize et ai rapproché le point proche du white vers la gauche jusqu’à ce que le contraste me convienne. Attention, il faut utiliser cette méthode avec parcimonie sous peine d’avoir un rendu trop digital et peu naturel. Sur l’image vous verrez les différentes étapes pour la fourrure dense du ventre et des pattes. 5 : Unifier l’ensemble de la fourrure Pour unifier toutes les différentes couches, j’ai une méthodes assez simple, j’applique un lavis avec la couleur relativement neutre (éventuellement 2 ou 3 en fonction des besoins). Pour cette étape, j’utilise toujours le même pinceau mais avec une taille assez large (6 et 9) et une opacité très légère. Il est important de relever que ce travail de laquage peut sembler, à première vue, recouvrir les traits initiaux. Toutefois, en zoomant, il est clair que chaque traits reste visible. Note : En peinture digitale, il est en effet aisé de se noyer dans les détails à force d’utiliser les fonctions de zoom et il y a un risque réel de perdre de vue l’ensemble de l’image et le concept initial.L’étape de l’unification vise aussi à garder à l’esprit le concept initial. Il convient alors de prendre des pauses régulières, de retourner l’image et de demander des avis extérieurs pour garder un regard frais et neuf sur votre travail. Sur l’image vous verrez les différentes étapes pour la peinture de la queue et du dos. 5 11.psd 10/2012 www.psdmag.org/fr



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :