Philosophie pratique n°27 aoû/sep/oct 2016
Philosophie pratique n°27 aoû/sep/oct 2016
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°27 de aoû/sep/oct 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 20,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'instant présent, secret de la joie au quotidien.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 68 - 69  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
68 69
PHOTOS.COM D.R. selon des critères qui varient infiniment de l’un à l’autre. Le philosophe spiritualiste ne prie pas non plus. « Il admet un Principe Absolu, un Etre initial, ou une Force, un Dynamisme primordial qui met tout en branle et soutient le flot continu et multiple des êtres. Mais on ne parle pas à un Principe. Et le Principe est muet. On peut le reconnaître, s’y soumettre, capter le maximum de force émanant de lui. Ca s’appelle le Yoga, le Zen, la méditation transcendantale, pas la prière. Car la prière est l’articulation d’un cri, l’écoute passionnée d’une réponse. Elle suppose un pari initial énorme  : quelqu’un peut me parler. Je peux l’entendre. C’est le pari initial de la foi, de la foi judéo-chrétienne et de la foi islamique  : Dieu est vivant. Il est quelqu’un qui a des oreilles et une bouche... un cœur pour aimer. » L’acte de croire Comment, en quelques mots, dresser un tableau du contexte dans lequel se situe la proposition de la foi aujourd’hui ? L’acte de croire se vit dans une recherche de sources nouvelles. Si la religion organisée a perdu du terrain, le « croire » en 68 Philosophie pratique « Croire » « Se passer de Dieu... Je veux dire  : se passer de l’idée de Dieu, de la croyance en une Providence attentive, tutélaire et rémunératrice... n’y parvient pas qui veut. » (André Gide) 70 FémininPsycho Croire « Les fruits de la pratique spirituelle - la sérénité, la vigilance, la clarté de l’esprit - et ses manifestations extérieure - la bonté, le non-attachement, la patience - relèvent plus de la preuve que de la croyance. » dehors du cadre des institutions est loin d’avoir dit son dernier mot. De plus, la recherche croyante est sensible à l’émotion. Les gens veulent un Dieu proche du cœur et du corps. Enfin, l’acte de croire se situe aujourd’hui dans une quête d’identité. Face au foisonnement de propositions des sens, beaucoup s’interrogent  : à quoi est-ce que je crois ? Quelles sont les valeurs qui m’ont façonné ? Quelles sont mes appartenances, mes fidélités ?. Ce sont des questions importantes parce que l’identité religieuse donne des racines, inscrit dans une histoire et permet d’accéder à un groupe. Devant un tel constat, que faire, que vivre, quels chemins proposer ? Croyance & philosophie Pour Pascal, tout est une question de juste mesure. Il faut savoir « soumettre sa raison quand il faut, douter quand il faut et assurer quand il faut ». Autrement dit, il est indéniable qu’il y a des disciplines dans lesquelles l’on doit s’en remettre à l’autorité des anciens et des théories établies sans chercher à les remettre en cause (c’est le cas de l’histoire, la géographie, la linguistique, etc.) et d’autres domaines où il ne faut pas se reposer sur des croyances anciennes, mais chercher au contraire à remettre en cause et dépasser le savoir existant (c’est le cas des disciplines scientifiques  : mathématiques, physique, géométrie). Descartes dit ainsi que le doute radical des méditations métaphysiques conduit à rejeter des vérités. Mais il n’exclut pas la possibilité de réintégrer ces vérités admises, puis rejetées, à l’édifice de la connaissance. Leur contenu sera le même mais leur statut aura changé. Mais il faut d’abord que l’ordre de sa méditation les (Jean-François Revel) fonde comme telles. Descartes n’efface pas ces représentations, il continue de les posséder, mais il suspend leur statut de vérité en attendant de les avoir fondées aux yeux de sa propre raison, en attendant de les avoir pensées. La croyance apparaît donc souvent comme un savoir « par défaut », c’est-àdire un premier niveau de connaissance qu’il faut cependant chercher à dépasser pour atteindre des certitudes véritables. Lorsque nous progressons dans notre connaissance et dans nos méthodes de réflexion, la croyance est remplacée par le savoir, et lui cède le pas naturellement. Mais au-delà, la foi apporte une nouvelle dimension à la croyance, puisqu’elle se situe à un tout autre niveau où le savoir n’est plus la base de la croyance. L’homme a besoin de croire pour vivre et si ce n’est pas à première vue en un Dieu ou en l’Autre, c’est au minimum en croyant en lui qu’il pourra survivre aux aléas de la vie. I.N. A LIRE « Croire en soi  : Ou la confiance perdue et retrouvée » de Jean-Claude Liaudet, Editions l’Archipel. « Croire en Dieu Croire en Soi » d’Anselm Grün, Editions Mediaspaul.
« Croire » Cette foi qui nous aide Dans notre vie de tous les jours, la religion, la foi, la croyance peuvent s’avérer d’une grande aide. Croire en l’Autre nous permet ainsi de croire en la vie et donc de croire en nous. La foi religieuse a des effets psychologiques et sociaux immédiats qu’il est intéressant d’étudier de plus près. Petit voyage au pays des croyants… Pour les croyants, la foi vient de Dieu. C’est assez normal à comprendre. Par nos propres moyens (nos cinq sens naturels), nous ne pouvons percevoir que les choses matérielles de ce monde. Nul ne peut se convaincre tout seul de l’existence de Dieu, de la réalité de la résurrection de Jésus-Christ et de sa nature divine. Tout au plus pouvons-nous accepter sa mort sur la croix, comme un évènement historique ; mais ce qui est du domaine spirituel, non perceptible par nos sens naturels, est « naturellement » inacceptable. Nous croyons en ces réalités « célestes », qui ne sont ni vues, ni entendues, ni perçues, ni senties, ni touchées, parce que la conviction en a été placée surnaturellement en nous. Pour les croyants, cette conviction, cette ferme assurance, vient de Dieu, elle ne peut pas venir d’ailleurs. Ainsi, c’est Dieu Lui-même qui nous a donné la foi en Lui. Et la foi en Lui nous a donné le Salut, la vie éternelle. Voilà ce que dit la Bible. Mais il en est de même dans de nombreuses religions. « Avoir la foi, c’est être sûr de ce que l’on espère, c’est être convaincu de la réalité de ce que l’on ne voit pas. » (La Bible) La foi religieuse a de nombreux effets psychologiques et sociaux qu’il est intéressant d’étudier de plus près. Les effets psychologiques La foi religieuse a de grands effets sur le plan psychologique. En voici quelques-uns : L’optimisme La foi religieuse inculque à l’homme une vision particulière de l’univers et de l’existence. Cette vision se résume en ceci que la nature est finaliste, qu’elle tend au bien, au bonheur et à la perfection. Il est donc naturel que la vision que l’homme croyant et pratiquant a de l’ordre, de l’existence et de ses lois devienne optimiste. Ecoutons Marie, 55 ans, infirmière  : « Croire en Dieu m’aide chaque jour à faire au mieux mon métier. Parce que je crois, je sais trouver les mots justes, le message de vérité, face à un patient qui souffre ou qui se trouve au seuil de la mort. Dans notre échange, c’est la vie qui se transmet et avec elle l’espoir de se retrouver en Dieu et avec Dieu. » La position de l’homme croyant dans le monde de l’existence est celle de quelqu’un qui croit à la justice des systèmes et des lois en vigueur dans son pays ainsi qu’à la compétence des responsables, Philosophie pratique qui estime que les occasions du développement et du progrès sont offertes à tous, et qui pense que la responsabilité de tout retard et de tout sous-développement est due à la négligence et à la naïveté des gens comme lui. Cet homme assume donc luimême la responsabilité de son retard et de sons sous-développement et ne la rejette pas sur les règlements et les lois de son pays. S’il constate un défaut, il s’en blâme et en blâme ses semblables qui n’auraient pas assumé leur responsabilité. Une telle façon de penser suscite chez l’homme un nouvel élan et le pousse à se mouvoir avec espoir et optimisme. Quant à l’homme incroyant, il vit dans ce monde comme quelqu’un qui croit à l’injustice et à la corruption des lois et des règlements en vigueur dans son pays et qui s’estime contraint de s’y soumettre. Un tel individu se sent toujours plein de complexes et d’animosité. Il ne pense jamais à se réformer, car il n’en voit pas Philosophie FémininPsycho pratique 69 71 PHOTOS.COM D.R. PHOTOS.COM D.R.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 1Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 2-3Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 4-5Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 6-7Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 8-9Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 10-11Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 12-13Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 14-15Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 16-17Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 18-19Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 20-21Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 22-23Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 24-25Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 26-27Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 28-29Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 30-31Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 32-33Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 34-35Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 36-37Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 38-39Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 40-41Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 42-43Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 44-45Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 46-47Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 48-49Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 50-51Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 52-53Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 54-55Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 56-57Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 58-59Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 60-61Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 62-63Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 64-65Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 66-67Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 68-69Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 70-71Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 72-73Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 74-75Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 76-77Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 78-79Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 80-81Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 82-83Philosophie pratique numéro 27 aoû/sep/oct 2016 Page 84