Philosophie pratique n°27 aoû/sep/oct 2016
Philosophie pratique n°27 aoû/sep/oct 2016
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°27 de aoû/sep/oct 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 20,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'instant présent, secret de la joie au quotidien.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Idées Pensées 74 48 Philosophie pratique Idées - Pensées De la culpabilité Pensées d’experts… Tantôt reflet de notre empathie, tantôt de notre besoin de contrôle et de la suprématie de notre ego, la culpabilité peut rapidement devenir un frein à notre bonheur. Analyses et témoignages des experts sur la question. > PATRICE MEYER-BISCH Philosophe et coordonnateur de l’Institut interdisciplinaire d’Éthique et des Droits de l’Homme (IIEDH) L’APPROCHE PHILOSOPHIQUE « L’approche philosophique de la culpabilité doit se prendre au moins de trois façons  : 1. Éthique, il s’agit alors de déceler derrière le sentiment de culpabilité la nature et la portée de la conscience qu’il exprime. Entre la culpabilité morbide et la déculpabilisation, y a-t-il place pour un sentiment plus authentique que celui d’une « culpabilité raisonnable » ? 2. Métaphysique, il s’agit de comparer deux notions essentiellement asymétriques, le bien et le mal, afin de montrer quelle est la nature de la faute, de la faillibilité et de l’acte bon. 3. Critique, il s’agit, à partir des données de la psychologie et de l’éthique, de distinguer rigoureusement entre culpabilité morbide et culpabilité saine. » POUR ALLER PLUS LOIN > YVES-ALEXANDRE THALMANN Psychologue & écrivain DEUX TYPES DE CULPABILITÉ « Il existe deux types de culpabilité. La culpabilité saine, qui nous évite de commettre des fautes. Elle apparaît lorsque nous faisons du mal à autrui. Cela provoque en nous un sentiment désagréable qui nous pousse à réparer nos torts. La seconde facette de la culpabilité est plus malsaine. C’est celle qui apparaît lorsqu’aucune faute ne peut nous être imputée. Et si nous essayons de réfléchir au bien-fondé de la faute, nous nous retrouvons vite dans une impasse. C’est le cas, par exemple, des enfants de parents divorcés qui se sentent responsables de la séparation de leur parent. Ou encore des femmes qui avortent et qui se culpabilisent à cause d’une norme religieuse. Certaines personnes se sentent coupables pour tout et pour rien, même d’exister. Il est évident qu’un enfant qui a entendu sa mère lui dire qu’il n’était pas désiré a beaucoup plus de risques de se culpabiliser adulte. Lors de mes conférences, j’ai aussi pu constater que beaucoup d’adultes culpabilisent à cause de leurs parents. Et puis, il ne faut pas oublier le poids de la religion qui a souvent répété que « tout ce qui est plaisir est péché ». »
JACQUES SALOMÉ Psychosociologue et écrivain « La culpabilisation vise à maintenir une dépendance, à laisser croire à l’autre qu’il est responsable de notre difficulté, malaise ou souffrance. Elle permet de retarder l’affirmation, les tentatives de différenciation. Elle induit un ressenti qu’il est important de ne pas confondre avec le sentiment de culpabilité. » (www.j-salome.com) > JEAN-PIERRE WINTER Psychanalyste & écrivain UNE DISTINCTION S’IMPOSE « La différence entre la culpabilité au sens juridique et la culpabilité au sens psychanalytique du terme est simple. En droit, on est coupable d’un acte que l’on a commis en transgressant des lois établies. En psychanalyse, on peut se sentir fautif à cause d’un acte que l’on a fantasmé, que l’on a seulement rêvé de commettre. Inconsciemment, on est coupable de pensées que l’on a eues, et que l’on ignore avoir eues, car elles n’ont jamais accédé à la conscience. Une bonne partie des gens qui viennent en analyse se plaignent d’ailleurs d’une culpabilité dont ils ne saisissent pas la raison. » n > MARIE DE SOLEMNE Philosophe, auteur de « Innocence et culpabilité » (Ed. Albin Michel) UNE AIDE À CHEMINER « En ces temps où la responsabilité se dilue et où le remords est perçu comme une faiblesse, il peut sembler paradoxal de s’interroger sur la culpabilité. Pourtant, ce sentiment peut nous ouvrir à une plus grande attention à l’autre  : Ne serait-il pas la lanterne rouge allumée par notre conscience, lorsque nous sommes menacés d’indifférence à l’égard d’autrui ? La culpabilité est ainsi une aide dans le cheminement spirituel de chacun. » n Philosophie pratique > LAURENT BEGUE Psychologie social, auteur de « Psychologie du Bien et du Mal » (Ed. Odile Jacob) UN SIGNE DE BONNE SANTÉ PSYCHOLOGIQUE « La culpabilité est une expérience émotionnelle désagréable, caractérisée par un sentiment de tension, d’anxiété et d’agitation. Mais, bien avant de constituer une manifestation inadaptée, elle est un signe de bonne santé psychologique. Le souvenir des tourments qui accompagnent la culpabilité nous incite à être loyaux, à bien traiter les autres, humains ou animaux. Elle nous rend plus empathiques, plus sensibles à leur souffrance, plus rapides à nous excuser. » Philosophie pratique 49 75



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