Philosophie pratique n°26 mai/jun/jui 2016
Philosophie pratique n°26 mai/jun/jui 2016
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°26 de mai/jun/jui 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 30,7 Mo

  • Dans ce numéro : bonheur, court-on après des chimères.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Dossier - psychologie … ou d’éducation ? La société et la famille attendent de leurs filles, sœurs ou épouses, un comportement dit féminin. Un garçon qui aurait tendance à adopter la même attitude se fera rappeler à l’ordre, même si heureusement, les parents acceptent plus facilement les pleurs d’un enfant, garçon ou fille, qui permettent de les soulager. Ensuite, les enfants se régulent seuls en fonction de leur environnement. Quand bien même l’énervement pousserait un adolescent à pleurer, il se contiendra de lui-même pour ne pas que ses amis ou ennemis se moquent de lui. Les filles sont globalement plus libres d’exprimer leurs émotions et leur personnalité que les garçons, du moins dans un premier temps. Il en va autrement ensuite dans le monde professionnel. Et dans la vie en société ? Dans de nombreux milieux professionnels et sociaux, ce sont au contraire les valeurs masculines qui ont cours et servent de référence. Pas question de s’effondrer en larmes parce que votre patron vous réprimande ou de piquer une crise de nerfs parce qu’un client est particulièrement obtus. Cela arrive cependant assez fréquemment, il suffit d’être dans une phase de fatigue ou de déprime, pour que soudainement, il devienne impossible de se contenir ni de se maîtriser. Cela peut entraîner des situations gênantes à la fois pour la femme concernée, mais aussi pour ceux qui sont autour d’elles. Plus on monte en hiérarchie, plus cela peut devenir un handicap. Du côté des émotions Pourtant, les émotions n’ont pas de sexe. Il est normal d’être tendu avant 44 Philosophie pratique « Les femmes sont mieux adaptées que l'homme à la douleur. Elles vivent d'émotions, ne pensent qu'aux émotions. » (Oscar Wilde) un examen, un entretien de recrutement ou un rendez-vous annuel avec son patron. Pourtant voici un moment où il conviendrait d’être calme au contraire. Or, nos émotions et réactions sont là pour nous aider à nous adapter à une situation. Nous le savons, la peur envoie de l’adrénaline dans notre organisme, nous permettant ainsi de mieux réagir face au risque, que ce soit en l’affrontant ou en le fuyant, le réflexe est celui de la survie. Pourtant, au lieu de prendre ces émotions comme des signaux formidables nous aidant à vivre au jour le jour, il n’est pas rare de les considérer comme des faiblesses. Ainsi, lorsque la colère apparaît, nous l’interprétons comme une perte de contrôle au lieu d’une énergie. De même, lorsque nous accusons l’autre d’avoir une réaction excessive, c’est souvent parce que cette démarche souvent d’opposition, vient contrecarrer ce que nous souhaitions. En fait, il n’y a rien de grave à être émotive ! Le souci se trouve dans l’adverbe « trop ». Il est vrai que certaines femmes regrettent souvent d’avoir été « trop » loin dans les mots utilisés, ou de se mettre à pleurer sans raison reconnue valable. Dans ce cas, il va falloir passer un peu de temps à analyser la situation, car continuer à se laisser aller n’est pas vraiment l’idéal ; la machine continuant à s’alimenter, la maîtrise s’éloignant de plus en plus. Le « trop plein » d’émotions En effet, s’il est normal que nous ayions un vécu, une personnalité et donc des réactions différentes, l’excès s’explique la plupart du temps par une somme de frustrations accumulées. Au fil du temps, dans l’univers professionnel par exemple, nous sommes en situation de maîtrise et de contrôle de nos émotions pour nous concentrer sur le travail à accomplir. Il est donc normal de ne pas exprimer tous nos sentiments comme nous le faisions à un plus jeune âge. Le temps passant, cette maîtrise va finir par cumuler un grand nombre de frustrations sans que l’on ne s’en aperçoive véritablement. « Toutes les grandes découvertes sont faites par ceux qui laissent leurs émotions devancer leurs idées. » (C. H. Parkhurst) Des symptômes connus Les principaux symptômes d’un trop plein d’émotions sont souvent d’ordre vasodilatateur  : Rougeur soudaine du visage, Cœur qui bat la chamade, Tremblements, Bégaiement, Etat de stupeur et sueurs, Mains moites, Comportement de fuite… Ce sont ces signes qui font que la personne va parfois voir son médecin sans pour autant faire la liaison avec ses émotions. ADOBESTOCK
ADOBESTOCK Arrive fatalement le moment où le trop plein nous fait réagir, et cette fois-ci de façon exagérée. Il est assez difficile de prendre conscience de ce type de frustrations, mais il arrive un moment où chez certaines, cela se traduit en effet par des pleurs intempestifs, mais aussi d’autres type de maux, du type coup de blues, maux de tête ; en fait bon nombre de signes que l’on attribue principalement au stress. Laisser la vérité s’exprimer Quand nous vivons une émotion forte (peur, stress, colère...), nous avons parfois du mal à l'exprimer de vive voix. Nous éprouvons de la réserve, voire de la gêne, à mettre des mots sur nos maux. « Quand l'âme est bâillonnée, c'est le corps qui parle », résume Michèle Freud, psychothérapeute. Les maux du corps viennent dire tout haut ce que nous éprouvons tout bas. Ce qui est réprimé s'exprime par le corps qui se fait l'écho de ces silences. C'est le principe de la somatisation. D'ailleurs, n'avonsnous pas coutume d'employer des expressions qui associent notre état émotionnel à notre santé physique  : « En avoir plein le dos », « se prendre la tête », ou « se faire de la bile » ? Pourtant, c’est en prenant conscience de nos peurs et de notre émotivité, et Les maux du corps viennent dire tout haut ce que nous éprouvons tout bas. en les laissant s’exprimer qu’on les soigne et qu’on évite ainsi de les voir se transformer en difficultés, voire même en maladies. Vous avez le pouvoir ! « Nul n'ignore que nos émotions sont à l'origine de nos états de santé. Elles ont tout autant la faculté de nous plonger dans la maladie que de nous en sortir. Mais est-ce là leur seul pouvoir ? Ne tiendraient-elles pas aussi les rênes de ce qu'on nomme aveuglément la chance ou le hasard ? » explique Fabrice Lheriteau dans son ouvrage « Le pouvoir de vos croyances et de vos émotions ». L'hypothèse défendue dans son livre est que leur action s'étend bien audelà de notre simple enveloppe physique. En amour comme en affaire, notre succès semble lié à ce qui émane de nous. Malheureusement, le venin de nos émotions réprimées, l'accumulation de nos tracas et angoisses diverses orientent bien souvent notre énergie de manière négative. Notre regard sur le monde est pollué, brouillé par d'ancestrales croyances sur le bien et le mal, l'opposition du vrai et du faux, l'existence ou non de Dieu. Ce sont ces idées, transmises depuis des générations, qui contrarient notre spontanéité et l'expression de son pouvoir bénéfique. Son livre nous invite donc à nous libérer de ces faux repères pour tenter de redécouvrir la vie avec notre cœur. Il nous oriente vers une nouvelle forme de confiance retrouvée en la vie, basée sur le plaisir et l'acceptation de soi et des autres. n V.D. À LIRE Philosophie pratique « Le pouvoir de vos croyances et de vos émotions » de Fabrice Lheriteau, CreateSpace Independent Publishing Platform, 183 pages, 8,39 € . Pour vous & votre enfant A travers des situations variées puisées dans la vie quotidienne telles que les disputes, la peur du noir mais aussi l'arrivée d'une petite sœur, les conflits entre copains, les relations frère/sœur, ce livre très complet permet à l'enfant et à sa famille de reconnaître les émotions dans leur diversité, de les comprendre et de les apprivoiser. Le ton est juste et simple, respectueux de l'intimité de l'enfant, et les illustrations sont douces et vivantes à la fois. Elles sont aussi suffisamment neutres pour permettre à chacun de se projeter. C'est un livre idéal pour échanger entre adultes et enfants. « Le livre des émotions » d’Amanda McCardie, Bayard Jeunesse, 32 pages, 12,90 € . Philosophie pratique 45



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