Philosophie pratique n°18 mar/avr/mai 2014
Philosophie pratique n°18 mar/avr/mai 2014
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°18 de mar/avr/mai 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 59,1 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... peut-on se changer soi-même et avancer dans la vie ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 56 - 57  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
56 57
« En finir avec le passé » Pourquoi vivre dans le passé ? Chacun de nous a un jour attribué à son passé les blocages et les insatisfactions vécues au quotidien. Notre conscience peut entrer en résonance avec le traumatisme initial pour le déprogrammer. Nous pouvons enfin abandonner nos systèmes de croyances anciens et accepter la souffrance que nous avons vainement cru anesthésier. Oui, nous pouvons guérir, regarder notre avenir en face, pour ne plus vivre dans le passé ! donc que le temps ? Si personne ne me le « Qu’est-ce demande, je le sais ; mais que je veuille l’expliquer à la demande, je ne le sais pas », nous dit Saint Augustin dans ses Confessions. C’est que, si nous cherchons à le saisir dans le présent, il disparaît dans un instant sans consistance. Si nous jetons un regard vers le passé, il n’est plus ; si nous visons le futur, il n’est pas encore. PHOTOS.COM 56 Philosophie pratique Qu’est-ce que le temps ? Olivier Moulin, philosophe, explique : « C’est plutôt dans la relation entre ces trois temps
Philosophie pratique que le temps existe. Telle une mélodie dont la note que j’émets n’a de qualité que par rapport à celles qui ont déjà été chantées et à celles qui vont l’être, mon présent ne peut exister que lourd du passé et tendu vers l’avenir. Le temps se situe donc dans mon âme, pour parler comme Augustin, ou dans ma conscience si on préfère les termes modernes. Il n’est nulle part ailleurs. Il est une « distension de l’âme » entre ses trois temps. Tendue vers le futur, elle crée les signes de ce que j’attends : je vois le retardataire arriver alors même qu’il n’est pas présent. Tendue vers le passé, elle montre les images des expériences que j’ai déjà vécues : ces images m’empêchent même parfois de saisir la nouveauté des choses. L’attention au présent est ce qui fait passer ce qui sera vers ce qui a été. » Le temps est relatif aux choses qui passent : le temps des horloges est un temps astronomique (celui du déplacement de la Terre) ; le temps est donc le temps de notre système solaire. Le temps est relatif : si l’on vivait par exemple sur Jupiter, nos montres ne seraient pas valables. Le temps est indépendant des phénomènes physiques. Avec nos montres, nous ne mesurons pas le temps mais une durée. Le temps qui passe Nous sommes des êtres historiques. Le sens de notre rapport historique au temps est donné par des événements fondateurs d’une ère nouvelle. Mais il existe aussi un temps subjectif, psychologique. C’est le temps vécu. Ce temps est beaucoup plus fluide que le temps objectif (celui des montres). « Le temps psychologique serait comme une sorte de second temps, le deuxième temps qui évoluerait en marge du temps physique. » D’après Freud, l’inconscient ignore le temps. Notre personnalité est EXPERT « Vivre dans le passé, c'est mourir. » (Fox Emmet) ELISABETH HOROWITZ, auteur de « Se libérer du destin familial. Devenir soi-même grâce à la psychogénéalogie. » (Ed. Dervy). L’aide de la psychogénéalogie Notre vie commence dans l'arbre généalogique... Le livre de cette spécialiste de psychogénéalogie nous invite à mieux le connaître, et à en élucider l'organisation secrète. Avec l'aide de simples données dont chacun dispose déjà sur sa famille, Elisabeth Horowitz nous propose d'examiner ce qui se cache derrière le moment de notre conception, celui de notre date de naissance ou encore dans le choix de notre prénom : « Rien ne nous arrive par hasard... Notre vie est influencée par les multiples événements familiaux qui nous ont précédés. Quels sont-ils et comment agissent-ils dans notre vie effective, sociale, économique et parfois jusque dans notre santé ? Grâce à cette nouvelle approche de l'histoire familiale, on peut expliquer à partir de nombreux exemples rencontrés lors de mes consultations, comment guérir de l'arbre généalogique et se libérer du vécu de nos parents, grandsparents et ancêtres. Tel est le but de la psychogénéalogie : parvenir à devenir soi-même afin d'exprimer son individualité et élargir ses possibilités d'existence. » fixée, elle revient toujours sur les mêmes événements (mémoire), elle répète les mêmes passions sans l’intervention du temps. Selon Etienne Klein, chacun comprend de quoi nous voulons parler lorsque nous prononçons le mot temps, mais personne ne sait vraiment quelle réalité se cache derrière lui. Si le mot est clair, la chose ne l'est pas, qui se perd dans les brumes dès qu'on tente de la saisir. Pourtant les sciences, en particulier la physique, interrogent sans relâche la nature et les propriétés du temps. Quel statut faut-il lui donner ? S'écoule-t-il de façon régulière ? Est-il réversible ? Comment est-il relié à l'espace ? Peut-on concilier temps physique et temps psychologique ? Selon Kant, le temps n'est ni une intuition (une perception), ni un concept, mais plutôt la forme même de toutes nos intuitions : cela seul explique que le temps soit partout (tout ce que nous percevons est dans le temps) et cependant nulle part (nous ne percevons jamais le temps comme tel). Nous ne pouvons percevoir les choses que sous forme de temps et d'espace ; et ces formes ne sont pas déduites de la perception, parce que toute perception les suppose. La seule solution consiste donc, pour Kant, à faire du temps et de l'espace les formes pures ou a priori de toutes nos intuitions sensibles : le temps n'est pas dans les choses, il est la forme sous laquelle notre esprit perçoit nécessairement les choses. La mort comme seul horizon ? « Si je ne savais pas d'avance que je vais mourir un jour, si je n'étais pas certain de ne pas avoir tout le temps, je ne me soucierais pas de ma vie. Ce n'est donc pas la mort qui nous vient du temps, mais le temps qui nous vient de la mort » a écrit Heidegger. Je ne meurs pas parce que je suis un être temporel et soumis aux lois du temps, au contraire : le temps n'existe pour moi que parce que la perspective certaine de ma mort m'invite à m'en soucier (inconscients de leur propre mort, les animaux ne connaissent pas le temps). Et comme personne ne pourra jamais mourir à ma place, personne ne pourra non plus vivre ma vie pour moi : c'est la perspective de la mort qui rend chacune de nos vies uniques et insubstituables. Non seulement le temps place notre existence sous le signe de l'irréversible, mais il éveille en nous la possibilité d'une conscience morale : je me reproche mon passé parce que je ne peux rien faire pour annuler les erreurs que j'ai commises. Parce que le temps est irréversible, je crains mon avenir et je porte le poids de mon passé ; parce que mon présent sera bientôt un passé sur lequel je n'aurai aucune prise, je suis amené à me soucier de ma vie. Selon Heidegger, c'est même parce qu'il est de part en part un être temporel que l'homme existe. Les Le temps est relatif... Philosophie pratique 57 PHOTOS.COM



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 1Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 2-3Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 4-5Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 6-7Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 8-9Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 10-11Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 12-13Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 14-15Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 16-17Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 18-19Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 20-21Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 22-23Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 24-25Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 26-27Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 28-29Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 30-31Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 32-33Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 34-35Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 36-37Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 38-39Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 40-41Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 42-43Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 44-45Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 46-47Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 48-49Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 50-51Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 52-53Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 54-55Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 56-57Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 58-59Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 60-61Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 62-63Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 64-65Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 66-67Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 68-69Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 70-71Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 72-73Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 74-75Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 76-77Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 78-79Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 80-81Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 82-83Philosophie pratique numéro 18 mar/avr/mai 2014 Page 84