Philosophie de Vie n°7 jun/jui/aoû 2016
Philosophie de Vie n°7 jun/jui/aoû 2016
  • Prix facial : 7,80 €

  • Parution : n°7 de jun/jui/aoû 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 23,0 Mo

  • Dans ce numéro : santé, terrorisme, avenir, a-t-on raison d'avoir peur.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Tous névrosés ? La véritable névrose qui demande à être soignée se manifeste lorsque l’angoisse ne parvient plus du tout à être maîtrisée, donnant lieu à des crises qui cette fois-ci sont en effet du ressort de la peur panique. Ce qui va entraîner à son tour une obsession ou une phobie, et donc à terme un repli sur soi négatif. A strictement parler, on peut donc dire que si nous ne sommes pas tous névrosés, nous sommes tous construits sur des émotions qui incluent des peurs ancestrales et donc susceptibles de développer des névroses, ou du moins certains comportements névrotiques qui ne sont pas inquiétants. Avis de psy PHOTOS.COM « Nous sommes tous névrosés dans le sens ou ce n'est pas une maladie c'est une structure de la personnalité. Maintenant il y a plusieurs "types" de comportement du névrosé. Le malade est celui (ou celle) qui "s'enkyste" dans une façon de se comporter. Les névroses trouvent en général leur origine dans un traumatisme de l'enfance profondément enfoui (refoulé). Le meilleur moyen est une psychanalyse pour déterrer ce souvenir, le décortiquer et ainsi le faire devenir un souvenir et non plus un traumatisme. Les médicaments peuvent aider, mais ne guérissent pas. La psychanalyse n'offre pas non plus 100% de réussite, mais elle a de très bons résultats. » (Dr Levy, psychiatre) 78 - Philosophie de vie n°7 Poser un « diagnostic » Lorsque l’on se pose des questions sur un proche ou sur soimême, il n’est pas simple de tenter un auto-diagnostic. Il est pourtant possible de poser certaines questions en particulier si l’on note des comportements à risque, que l’on se sent mal sans raison apparente, que des conflits surgissent avec l’environnement sans motif valable, et finalement une attitude globale qui provoque non seulement un inconfort, mais un obstacle dans la vie quotidienne. On peut remarquer chez ces personnes une difficulté à supporter que tout ne se passe pas comme ils le souhaitent, ils peuvent ainsi réagir de façon irrationnelle, car ils sont submergés par leurs émotions. Or, s’il est logique d’espérer vivre en bonne entente, avec le moins de drames possibles, de là à ne pas accepter que ce ne soit pas le cas, il y a un pas. Autre signe qui ne trompe pas, les névrosés accomplissent souvent des actes de façon automatique sans véritablement en avoir conscience. Il ne s’agit évidemment pas ici de ce qui arrive à tout un chacun lorsque l’on conduit sur un itinéraire bien connu et qu’on laisse son esprit vagabonder sans vraiment se rendre compte que l’on est presque arrivé. En fait, dans la névrose, c’est effectivement l’inconscient qui prend le dessus, mais de façon exagérée. Ainsi, on peut parfois avoir un comportement de type hystérique sans que cela ne se répète, ce sont peut-être des circonstances particulières qui ont provoqué cela. La personne en question en a d’ailleurs conscience et regrette généralement de s’être laissée aller à cette « crise ». On peut donc en effet affirmer que les tendances névrotiques sont présentes en chacun de nous, mais qu’elles sont généralement maîtrisées, le rationnel l’emporte le plus souvent. En bref, nous sommes tous sujets à des comportements compulsifs et/ou impulsifs, mais on ne peut parler de maladie que lorsque l’on n’est plus à même de les contrôler. Le fait d’en avoir conscience peut parfois faire penser que cela n’est pas si grave, mais en réalité, la plupart des névrosés savent qu’ils ne se comportent pas comme il le faudrait. Sans cette conscience, on parlerait alors de malades psychotiques. Les médecins pensent qu’il peut y avoir au départ une certaine prédisposition, comme une fragilité qui se greffe à une histoire psychologique qui va contrarier ou favoriser la névrose. Les « névroses » les plus répandues Les névrosés que nous sommes tous potentiellement ne souffrent d’aucune confusion entre la réalité et les troubles dont ils souffrent. Leur comportement peut cependant être extrêmement perturbé, mais reste acceptable en société. La crise d’angoisse L’angoisse provoque assez fréquemment des troubles somatiques qui deviennent physiques  : transpiration, sensation d’oppres- Les névroses trouvent en général leur origine dans un traumatisme de l'enfance profondément enfoui. PHOTOS.COM PHOTOS.COM
PHOTOS.COM sion, la personne se sent totalement submergée par son malaise. Cela provoque généralement une visite chez le médecin qui vérifiera qu’il n’y a rien de grave. Cela est généralement le résultat d’une grande période de stress ou de nervosité, voire l’après-coup d’un événement choquant. Le patient peut d’ailleurs déjà avoir vécu cela auparavant et peut apprendre à gérer la crise. L’anxiété handicapante L’anxiété est souvent à l’œuvre la nuit. Nombreux sont ceux qui ne cessent de se réveiller en pensant aux obligations qui les attendent, aux défis de la journée et ne parviennent plus à dormir. Ils fonctionnent donc en état de fatigue quasi permanente, ce qui peut parfois pousser à la prise plus ou moins contrôlée de médicaments, d’alcool, etc. en allant jusqu’à l’épuisement nerveux. L’hypocondrie Les hypocondriaques sont légion et les degrés « d’atteinte » sont fort différents. Pour certains, il s’agit simplement d’une peur d’aller consulter, qui s’apparente à la crainte d’avoir à supporter de mauvaises nouvelles. Pour d’autres, cela tient plutôt de l’obsession avec examens médicaux à gogo. Cela peut aussi aller jusqu’à provoquer certains malaises du fait que l’on est convaincu par exemple d’être malade et atteint du cancer. Le maniaque Qui ne connaît pas un maniaque ? Celui de la propreté, celui qui ne peut rien jeter sans que cela ne le fasse souffrir, celui qui est obligé de faire certains gestes avant de se lever, ou avant un rendezvous important. Il se crée des rites, un peu par superstition. Ou celui qui se met à collectionner toutes sortes d’objets de façon irraisonnée. Un autre profil très classique est celui du perfectionniste. Exigeant à l’excès envers lui-même, il l’est aussi envers les autres. Parfois à la limite du supportable. Les phobiques Encore plus nombreux, ils sont légion. Entre ceux qui ne supportent pas la vue d’une souris, d’une araignée ou d’un serpent, d’un instrument tranchant… Cela prête plutôt à sourire et n’est pas bien grave. Mais cela peut aller plus loin  : le claustrophobe devra se résigner à prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, l’agoraphobique préférera les espaces fermés, etc. Cela ne se déclenche qu’en cas de confrontation avec l’objet, l’animal ou la situation et ne donne généralement pas lieu à consultation. Des névroses que l’on parvient à maîtriser assez facilement. PHOTOS.COM Les idées fixes Certaines idées fixes sont aussi apparentées à la névrose. Cela peut ainsi être le cas en ce qui concerne le poids ou l’alimentation et entraîner des comportements excessifs. Entre ceux qui font attention à leur poids et ceux qui ne peuvent considérer leur assiette sans immédiatement calculer les calories ou imaginer un surpoids éventuel, il y a en effet une différence ! Et pourtant, ce type de comportement est très courant et ne provoque généralement pas de drame, à moins d’évoluer vers des formes de troubles du comportement alimentaire comme l’anorexie et la boulimie. Des pratiques particulières On le sait, certaines pratiques favorisent, voire provoquent, des comportements hystériques. Cela concerne assez peu nos régions, mais les séances vaudou où certaines pratiques religieuses visent à entrer dans des phases d’hystérie afin de parvenir à un état second. Les TOC Le jeu de mots est facile, mais non, les TOC (troubles obsessionnels compulsifs) ne font pas les toqués. Pourtant, voici un comportement névrotique très courant. Toucher du bois pour se porter chance, voici qui ne prête nullement à conséquence. Lorsque l’on commence à suivre des rituels gênants, cela demande parfois quelques efforts pour tenter de changer. Attention aux névroses professionnelles qui peuvent conduire au burn-out ! Des névroses professionnelles C’est la conséquence du stress professionnel, qui fait puiser dans ses réserves de résistance et exige une énorme dépense d’énergie pour s’adapter aux demandes professionnelles. La névrose peut être temporaire  : la raison du stress peut s’effacer, ou on peut parvenir à réussir à satisfaire les exigences hiérarchiques. En fonction de la personnalité, cela peut se traduire par un besoin d’excellence allant jusqu’au fameux burn-out. Des névrosés en puissance Sommes-nous tous des névrosés en puissance ? Il semble bien que oui, du moins à titre temporaire. Nous sommes tous sujets à ces petites phases difficiles où nos névroses apparaissent, la plupart du temps de façon très fugace. Chez certains, cela peut aller plus loin, mais finalement rien de grave à développer certains gestes répétitifs, à moins qu’ils ne soient liés à des processus de destruction, tels que l’abus de substances nocives… Dans ce cas, aller voir son médecin permet de faire le point pour reprendre pied. n V.D. Philosophie de vie n°7 - 79 PHOTOS.COM



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