Philosophie de Vie n°7 jun/jui/aoû 2016
Philosophie de Vie n°7 jun/jui/aoû 2016
  • Prix facial : 7,80 €

  • Parution : n°7 de jun/jui/aoû 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 23,0 Mo

  • Dans ce numéro : santé, terrorisme, avenir, a-t-on raison d'avoir peur.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Moi & moi Quel que soit notre âge, notre corps est à la fois une image et un masque. C’est en quelque sorte une « vitrine »  : il nous protège, et en même temps, il nous expose aux regards de notre entourage. Le problème est que l’idée que nous nous faisons de lui est rarement en accord avec ce que les autres pensent de nous. Prenons le cas de Sylvie, 39 ans, qui souffre de « dysmorphophobie ». Comme beaucoup de jeunes filles, elle s’est trouvée trop « enrobée » à l’adolescence et a continué à garder d’elle une image de femme trop ronde. Malgré les régimes et une alimentation stricte qui lui permet de s’habiller en taille 38/40, notre jeune femme continue à se voir en taille 42/44 et reste bourrée de complexes. Résultat  : elle déteste son corps, se trouve moche et a du mal à tenir une relation solide avec un homme. Dommage, car Sylvie est aux yeux des autres une jolie femme, féminine et attirante. Notons que cette souffrance, liée à l’enveloppe corporelle, trouve ses sources dans d’autres problématiques plus profondes comme le niveau de reconnaissance, d’acceptation et de valorisation de soi. Comment parler à une personne complexée ? En premier lieu, il faut se garder de minimiser sa souffrance. En faisant comme si elle n'avait pas lieu d'être, on laisse la personne complètement abandonnée à elle-même. Dès lors, THINKSTOCK D.R. 60 - Philosophie de vie n°7 THINKSTOCK D.R. en plus de souffrir de son complexe, elle se sent incomprise et désarmée. A l'inverse, il faut éviter de s'appesantir sur ce que la personne ressent comme une disgrâce. Donc, éviter de multiplier les commentaires qui stigmatisent ou de modifier ce qui ne doit pas l'être. Dans le cas d’un enfant, s’il se plaint d'un trait qu'il partage avec son père ou sa mère, on lui complique la tâche en soulignant l'analogie pour invalider sa plainte. Il doit, en effet, pouvoir parler de lui sans craindre de vexer l'adulte. Le silence est pire que la minimisation  : s'il ne peut pas évoquer à la maison ce qui alimente les railleries de ses camarades, l'enfant imagine que cela doit être vraiment grave. A chaque âge ses complexes Nous l’avons vu  : à l’adolescence, les changements de notre corps nous inquiètent et peuvent se transformer en de véritables complexes physiques pouvant entraîner des maladies du comportement alimentaire, comme l’anorexie ou la boulimie. Ces maladies étant « tabou », secrètes et cachées, il est difficile pour les parents ne les voir venir. Heureusement, tous les complexes narcissiques ne débouchent pas sur TÉMOIGNAGE BRIGITTE DELAHAYE (40 ans, attachée de presse) « Je suis boulimique-anorexique depuis l’âge de 14 ans. Je pense que ma grand-mère paternelle est en partie responsable puisque je l’ai toujours entendue me dévaloriser physiquement et me dire que j’étais trop grosse. J’ai voulu ressembler aux mannequins des magazines. Mais étant très gourmande et aimant manger, je ne pouvais me résoudre à faire la diète. Alors, je me suis mise à me gaver en cachette et à vomir tout ce que j’absorbais. Au début, c’était un jeu, j’étais heureuse de ne pas prendre de kilos après avoir mangé des tas de gâteaux. Puis, c’est devenu une habitude… puis une vraie maladie que je n’ai su identifier qu’à l’âge de trente ans, bien après mon mariage. C’est en m’intéressant à la psychologie que j’ai découvert que mon malaise avait un nom « boulimie ». J’ai mis dix ans à m’en sortir au prix d’un grand travail sur moi-même et avec l’aide de mon psy. » des maladies du comportement alimentaire. Et chaque âge a ses complexes. A 16 ans, c’est le corps dans sa globalité que l’on a tendance à rejeter. A 20 ans, le complexe peut s’arrêter sur un détail  : des seins trop petits, un nez trop long… A 30 ans, ce sont souvent les kilos en trop de la grossesse qui posent problème. A 40 ans, ce sont les seins qui tombent qui préoccupent le plus les femmes. A 50 ans, débutent les complexes de l’âge liés aux premiers signes du temps qui passe  : les rides, les ovales qui se relâchent, les peaux qui se détendent… Bref, comment faire pour s’accepter, alors qu’il y a toujours quelque chose qui cloche ? Apprendre à s’aimer Accepter son corps revient à apprendre à s’aimer tout court dans sa globalité, corps plus esprit. Cela implique un vrai travail au plus profond de soi que l’on peut commencer par des méthodes douces comme le yoga, la relaxation, la PNL, la sophrologie, l’acupuncture… Tout commence par une bonne respiration, faire le vide en soi, se relaxer. Si le complexe physique est trop fort et trop douloureux, il ne faut pas hésiter à consulter un psychiatre, un psychologue ou un psychanalyste. Pour
soigner cette maladie narcissique, il faut d’abord chercher d’où elle vient, ce qui lui a donné naissance, en retrouvant la petite fille qui est en soi. Le mal a une origine. Il faut donc la trouver. Ensuite pourra démarrer un travail long et parfois douloureux consistant à remettre les choses à leur vraie place. L’idéal est de coupler ce travail sur soi à des soins du corps en institut, à des massages, des drainages et à la pratique de sports doux comme l’aquagym, la natation, le yoga, les pratiques chinoises… Car pour aimer son corps, il faut aussi apprendre à le bichonner et à en prendre soin. Souvent, les femmes les plus complexées sont celles qui s’occupent le moins d’elles mêmes. Et puis, rien ne vous empêche, surtout pour un nez trop long, un ovale imparfait ou des seins trop lourds, de faire appel à des chirurgiens plasticiens et esthétiques. Les méthodes pour vaincre ses complexes S’accepter Le tout, c’est d’être réaliste et lucide. Pourquoi vouloir à tout prix ressembler à un mannequin vedette si l’on mesure 1m50 ? Le bonheur existe sans être top-modèle. On peut réussir sa vie et réussir dans la vie sans avoir un physique ou un compte en banque de star ! Analyser De nombreuses personnes complexées expliquent les problèmes qu’elles rencontrent dans la vie par leurs défauts physiques. Elles ont raté leur examen car l’examinateur les a trouvées laides. Elles n’ont pas réussi leur entretien d’embauche à cause de leur poids… Là encore, il faut mesure garder et savoir analyser chaque circonstance de la vie avec une vraie lucidité. Dialoguer La meilleure façon de vaincre un problème est encore d’en parler à THINKSTOCK D.R. quelqu’un de confiance. Si ce soit disant défaut vous pourrit la vie, confiez-vous à un ami, un membre de votre famille qui saura vous donner un autre point de vue, dans l’amour et la bienveillance. Si le complexe est physique, consultez psy et/ou un chirurgien esthétique sérieux pour qu’il vous aide à relativiser et à trouver des solutions. Choisir ses amis Les êtres les plus complexés sont aussi les plus mal entourés. Ne faites plus confiance à n’importe qui et donnez votre amitié à des personnes qui la méritent vraiment. Si vous vous entourez de personnes qui vous aiment, vous aurez sur vous un regard plein d’amour et de compréhension. Il y a donc des chances qu’à terme cela modifie l’image que vous avez de vous. Apprendre à s’aimer Vous ne pouvez pas bien aimer les autres, si vous ne commencez pas par vous aimer vous-même ! Apprenez à vous estimer, à vous comprendre. Soyez tolérant avec vous-même. Si vos complexes sont physiques, commencez à vous choyer, vous chouchouter, prendre soin de vous. Faites du sport, des massages, de la relaxation. Offrez-vous des soins esthétiques et surtout, faites-vous plaisir ! Soyez persuadé que vous le méritez ! Avoir confiance en soi Ne visez pas l’excellence à tout prix dans tous les secteurs. Arrêtez de mettre la barre trop haut, c’est inhumain ! Pour prendre confiance en vous, développez vos talents annexes, ceux où vous n’êtes pas complexés. THINKSTOCK D.R. Vous verrez que vous pouvez, vous aussi, être le ou la meilleur(e) dans un domaine. Cela peut être dans le sport, la cuisine, les jeux, le business, l’art ! Peu importe ! L’essentiel c’est d’arriver à ce que les autres vous renvoient une image de réussite. Peu à peu, vous reprendrez confiance en vous, en vos capacités, en vos possibilités. D’autres règles très simples vous permettront aussi de voir la vie et le rapport à votre corps sous un autre jour. Premièrement, occupez-vous de vous  : coiffeur, masseur, kiné, esthéticienne ne demandent qu’à vous aider à vous sentir plus belles. Deuxièmement, soyez réalistes  : on ne vous demande pas de faire demain la couverture d’un magazine ni de postuler pour un concours de beauté ! Regardez autour de vous et vous vous apercevrez rapidement que vous n’êtes pas entourée que de mannequins aux formes parfaites ! Troisièmement, apprenez à vous entourer de gens qui le méritent et qui vous aiment vraiment. Quatrièmement, sachez mettre en valeur tous vos atouts et vos compétences. Vous n’êtes pas qu’un corps tout de même ! Cinquièmement, profitez de votre vie tant qu’il est encore temps ! Ce serait quand même dommage de ne vous aimer qu’à l’âge de 70 ou 80 ans ! Alors, si vous profitiez de cet article pour commencer à vous aimer. Vous verrez, les résultats sont immédiats. Si vous vous sentez bien dans votre peau et dans votre tête, ils seront encore plus nombreux à vous le dire et à vous le montrer ! n V.L. Philosophie de vie n°7 - 61



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