Philosophie de Vie n°7 jun/jui/aoû 2016
Philosophie de Vie n°7 jun/jui/aoû 2016
  • Prix facial : 7,80 €

  • Parution : n°7 de jun/jui/aoû 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 23,0 Mo

  • Dans ce numéro : santé, terrorisme, avenir, a-t-on raison d'avoir peur.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Moi & moi MOI & MOI > Les agressions morales  : les intimidations, les menaces et les humiliations de la part de dirigeants, d’une communauté ou d’un groupe de personnes à l’encontre d’une minorité, d’une communauté religieuse, d’une ethnie, etc. > Les agressions physiques et morales  : la torture collective, les camps d’extermination, les génocides, etc. Traumatismes d’origine naturelle Les catastrophes peuvent être climatiques, géologiques ou épidémique  : raz-de-marée, ouragans, inondations, sécheresse, famine, tremblements de terre, éruptions volcaniques, incendies de forêts, pathologies virales virulentes, etc. Nombre d’entre elles affectent, en effet, des personnes rendues vulnérables par les conditions de vie et d’habitat qui leur sont imposées. Traumatisme d’origine humaine Lorsqu'il est d'origine humaine, l'événement peut être provoqué intentionnellement (maltraitances, agressions, guerres) ou il peut être accidentel (accidents divers, éboulis mortel provoqué en fouillant les décombres à la recherche de survivants, « dégâts collatéraux » des guerres). Lorsque Une thérapie peut être définie comme la ré-acquisition des repères à travers l’acceptation des conflits. 58 - Philosophie de vie n°7 52 FÉMININPSYCHO la mort, les blessures, la souffrance et les dégâts sont occasionnés, entretenus et exacerbés délibérément par un tiers malveillant, les valeurs humaines fondamentales, telles que la paix, la générosité, l’altruisme, la solidarité, la morale, le prix de la vie et l’intelligibilité des choses, sont déniées. Il y a transgression des lois les plus élémentaires régissant l’humanité. Le vécu traumatique suscite dès lors une interrogation sur la nature humaine. D’où une perte de repères encore plus forte. Un conflit intérieur Littré définit ainsi le repère  : « terme d’arts et métiers ; marque faite à différentes pièces d’assemblage pour les ajuster plus facilement (…) ». C’est donc une marque qui facilite la constitution d’un ensemble, qui rend possible la formation d’un entier à partir de ses parties constituantes. Le repère est donc un médiateur nécessaire dans la dialectique de l’entier par rapport à ses parties, un moyen qui facilite le lien entre elles. C’est le conflit qui est le vrai repère, c’est lui qui paradoxalement unifie, rassemble le moi et le psychisme. Perdre ses repères, c’est, en dernière instance, dénier les conflits. Autant dire que ce qui nous oriente THINKSTOCK D.R. effectivement dans la vie interne ou sociale, c’est le travail psychique que nous faisons pour essayer de résoudre les conflits. Ce qui veut dire en outre qu’une thérapie peut être définie comme la ré-acquisition des repères à travers l’acceptation des conflits. Il existe une filiation de tous les phénomènes psychiques à partir des sources de la vie psychique, c’est-àdire à partir des pulsions. La libido (ou pulsion de vie) réunit, agrège, construit, structure. C’est la liaison interne de tout objet, le ciment de l’objet. La pulsion de mort, quant à elle, c’est la division, la désagrégation, la déconstruction, la déstructuration, la déliaison. Pour qu’un entier existe, qu’un objet existe, il faut que dans l’intrication de deux pulsions, la libido -pulsion de vie- soit dominante et empêche que la pulsion de mort ne le détruise en le divisant, en sectionnant ses parties constitutives. L’existence dans la vie psychique d’un sujet de repères internes stables et dotés d’une certaine cohérence peut être considérée comme une des conditions de sa santé mentale. Ce que l’on peut vivre après un grand traumatisme se caractérise par la fragilité ou l’inconsistance de ces « balises intra-psychiques ». La vie intérieure et la vie relationnelle sont alors souvent sous le signe de la confusion, de l’absence de sens. Il y a alors tout un travail à faire, avec l’aide de psychologues ou de psychiatres pour retrouver le sens et trouver de nouveaux repères intérieurs. n J.B. À LIRE « Deuils, vivre c'est perdre » de N. Czechowski etC. Danziger, Editions Hachette Littérature, 8,40 €
THINKSTOCK D.R. Nous avons toutes nos complexes cachés ou connus. A l’adolescence, le phénomène est naturel, puisqu’il fait partie de la construction de l’individu ; mais à l’âge adulte, en revanche, ne pas s’estimer peut aboutir à de nombreux problèmes professionnels, familiaux, amoureux… voire même à des dépressions sérieuses. D’où l’importance de travailler sur soi. Un complexe n’est pas une réaction objective face à un défaut qui nous cause du tort. Car si c’était le cas, la chirurgie esthétique mettrait fin à nombre de complexes physiques. Un vrai complexe ne disparaît pas après une opération du nez ou des seins. Il y a une différence entre trouver que son nez ou ses seins sont trop gros et souffrir d’un véritable complexe. Les personnes complexées le sont bien souvent pour des défauts qui n’existent pas, si ce n’est dans leur esprit. Elles ont du mal à vivre en société, à communiquer, à s’intégrer. C’est pour cela qu’elles développent des complexes, et non l’inverse. Le complexe est donc souvent un symptôme développé pour justifier cette difficulté à s’intégrer. Avouez que vous avez déjà été surpris de voir de très jolies filles solitaires rongées par les complexes, alors que d’autres, au physique ingrat, sont bien dans leur peau et entourées d’amis. L’adolescence, terrain privilégié L’adolescence est le terrain très fertile des complexes notamment physiques. C’est un âge où l’on se cherche et où l’on a besoin d’être rassuré en permanence sur soi par rapport aux autres. On s’identifie au père ou à la mère et il est difficile de se forger son identité propre. Je ne me supporte plus… … comme je suis ! TÉMOIGNAGE JADE KLEIN (17 ans, lycéenne) « Voici mon complexe  : je n'aime pas mon visage ! Je sais, ce n'est pas très habituel car d'habitude on n’aime pas quelque chose dans son visage en particulier comme le nez, la bouche, les yeux, les oreilles ou je ne sais quoi d'autre... Moi c'est mon visage dans son intégralité que je n'aime pas. Et je dois dire que ça me pourrit la vie car je n'ai pas du tout confiance en moi et je me pose souvent la question comment un mec que je trouve charmant pourrait me trouver charmante ? Alors que je ne ressemble à rien ! J'exagère peut être mais je vous jure que c'est ce que je ressens. » Philosophie de vie n°7 - 59



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