Philosophie de Vie n°6 mar/avr/mai 2016
Philosophie de Vie n°6 mar/avr/mai 2016
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°6 de mar/avr/mai 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 33 Mo

  • Dans ce numéro : être positif, est-ce bon pour tout.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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EXPERT Développement personnel DÉVELOPPEMENT Personnel BON À SAVOIR Robinson (« Wisdom through the ages », 1990) a relevé dans les dialogues de Platon trois sens que l’on pouvait attribuer au mot sagesse  : Un premier, Sophia, qui envisage celle-ci comme une balise dont l’être contemplatif en quête de vérité pourrait s’approcher. Un deuxième, la Phronesis, l’aborde dans l’aspect plus pratique dont pourrait faire preuve l’homme d’état ou le législateur. Et enfin l’Episteme, qui est atteint par celui qui cherche à la compréhension des choses par la méthode scientifique. se concentre sur des sujets influençables. S’être renseigné au préalable et avoir déjà une ouverture intellectuelle sur le monde permet de ne pas partir simplement dans le vide, mais avec déjà un bagage de départ, qu’il soit le résultat d’études classiques ou de la simple expérience de la vie. Faire preuve d’ouverture envers de nouvelles cultures, idées, ANILA TRINLÉ AUTEUR DE « LA PRÉSENCE, UN SAVOIR-ÊTRE À CULTIVER » AUX ÉDITIONS RABSEL. LA PRÉSENCE AU QUOTIDIEN « La présence peut se définir comme une manière de connaître ce que nous vivons. Cela suppose une qualité d’attention et une ouverture à ce qui se passe, tant en nous qu’à l’extérieur de nous-mêmes. La présence se cultive, s’affine, elle est à découvrir, à nourrir. Être présent de façon authentique suppose donc un entraînement. Il ne s’agit pas d’un état figé. Différents paramètres entrent en jeu, chacun demandant à être travaillé. La présence est un processus vivant qui nous révèle à nous-mêmes et, de ce fait, nous permet d’entrer en relation de façon nouvelle avec les autres. Pour développer cette présence, il s’agit cependant moins de questionner la situation que « moi » dans la situation. » 76 - Philosophie de vie n°6 60 disciplines est indispensable, mais encore faut-il rester dans la limite du raisonnable. 4. Prendre le temps Des questions aussi complexes telles que celles-là peuvent attendre quelques mois. Mieux vaut donc attendre afin d’avoir la capacité d’explorer les voies possibles qui sont proposées. Il est important de prendre le temps d’étudier la question, d’en parler avec des amis ou des personnes qui ont déjà pris ce chemin. Pas de précipitation en ce domaine. Rien ne presse. Il convient aussi de se dire dès le départ que le choix que l’on aura fait en premier lieu ne sera peut-être pas le bon, qu’il faudra le compléter par un autre, et qu’il faudra donc recommencer ailleurs et autrement. Ce peut être le chemin d’une vie, il n’y a donc pas de pression à ressentir. 5. Choisir le bon chemin Le plus délicat est certainement de choisir le chemin que l’on va adopter. Si pour certains, cela est clair dès le début de par leur sensibilité, pour d’autres, il n’y a pas de porte d’entrée visible. Cela prend donc du temps avant de pouvoir concrétiser surtout si l’on ne connaît personne qui puisse assister ou aider dans cette recherche. Il ne s’agit quand même pas de se retrouver en train de battre les tambours pour Krishna sur la grande place de la ville. Philosophie hindouiste, Kabbale, Saint Thomas d’Aquin, le Père de Foucault et bien d’autres peuvent constituer un premier pas vers une recherche globale. Le choix est individuel et il est possible de ne pas trouver la voie la meilleure immédiatement. 6. Etre libre d’en changer Lorsque l’on part dans une démarche spirituelle, non seulement il ne faut pas avoir de date butoir en tête, mais il faut accepter que le premier choix que l’on effectue ne corresponde pas à ce que l’on recherche. Il ne s’agit pas ici de changer pour changer, ou par simple curiosité intellectuelle, en effet, le désir n’est pas ici uniquement de s’enrichir intellectuellement, mais de parvenir à un bien-être spirituel, à une meilleure assise dans la vie. Il n’est pas question de parvenir à un bonheur béat, mais d’une progression dans sa façon d’être, de vivre et de ressentir. Il faut donc se sentir totalement libre de changer, de renoncer pour explorer d’autres pistes. Il ne s’agit pas de sectes dont on ne La sagesse s’éclaire dans le réel, le conscient et la vérité. peut sortir, c’est ici le libre-arbitre qui est mis en avant, pour la simple raison que chacun est volontaire. Pas de contrainte dans les centres ou groupes qui pratiquent l’éveil spirituel, bien au contraire, c’est la compréhension qui règne, car le chemin est ardu. 7. Ne pas perdre le sens critique S’engager dans l’éveil spirituel ne doit pas dire embrasser une foi en acceptant tout ce qui se dit. Le sens critique doit rester en éveil. C’est là que l’expérience, mais aussi en partie l’éducation et la culture générale permettent de garder une liberté dans sa façon de penser, ainsi qu’un certain aplombpermettant de remettre en question certains des enseignements, si ceux-ci semblent peu compréhensibles ou inadaptés. Si l’on ne dispose pas de ces outils de départ, la tâche sera plus compliquée et le temps passé à trouver sa voie peut-être plus long, mais garder sa liberté d’esprit est indispensable pour ne pas être entrainé sur des pentes glissantes ou des enseignements quelque peu farfelus. Un peu comme à l’école avec ses professeurs préférés, ou lors du choix d’un psychiatre, il faut trouver la personne adéquate.
EXPERT SÉBASTIEN HENRY COACH DE DIRIGEANTS, DIPLÔMÉ DE L’ESSEC, LICENCIÉ EN PHILOSOPHIE ET EN PSYCHOLOGIE UN HÉRITAGE DE SAGESSE « La méditation n’est pour moi qu’une pratique de sagesse parmi d’autres. En fait, pour prendre une perspective plus large, c’est tout un héritage de sagesse, transmis depuis des siècles et qui comprend aussi la tradition philosophique léguée par la Grèce antique, dont nous nous sommes coupés dans nos organisations. C’est devenu pour moi une évidence, après environ vingt ans dans le monde des affaires, où j’ai vu beaucoup de talents et de qualités, mais aussi un grand manque de sens et de souffle, et parfois une vraie souffrance. Au contraire, dans le monde de la sagesse, où la priorité absolue est donnée à l’épanouissement de la personne, j’ai rencontré beaucoup de gens au regard pétillant de joie, profondément heureux. Un pont est nécessaire pour que le meilleur de ces deux mondes puisse être échangé  : l’aptitude à la performance et à l’efficacité du monde des affaires (et plus largement des organisations, privées ou publiques), ainsi que l’art de vivre relié à l’essentiel, qui est cultivé par le monde de la sagesse. » 8. Se familiariser à la méditation La méditation au sens large est une pratique avec laquelle il convient de se familiariser. Il peut s’agir de méditation pure, de simples temps de réflexion, de prière, même de visualisation, peu importe. Mais il faut agir de façon volontaire et se plonger dans cet apprentissage sans aucune arrière-pensée. Il s’agit d’étudier ces exercices comme un novice, sans arrière-pensée et sans recherche de résultat. Car parvenir à méditer peut prendre du temps. Il convient ensuite de trouver son rythme, certains auront besoin de bien des jours après s’être lancé, d’autres pourront méditer trois à quatre minutes plusieurs fois par jour et se sentir instantanément mieux. Une soupape qui leur permet de vivre mieux les stress quotidiens. La méditation joue un rôle important, y compris physiquement. Les chercheurs ont pu constater que lorsque la personne a l’habitude de pratiquer, cela joue un rôle positif sur le stress et l’anxiété, mais aussi sur la tension artérielle, la diminution des migraines et l’amélioration du sommeil. Des recherches faites sur des moines bouddhistes ont même mis en avant un renforcement du système immunitaire. A condition bien entendu de la pratiquer chaque jour, car cette population a une vie évidemment fort différente du quotidien d’un occidental type. 9. Un cheminement sans limites Lorsque la démarche est entamée, il ne faut pas se donner de limites de temps bien entendu, puisque les progrès sont très subjectifs et individuels. Mais il faut aussi savoir qu’un cheminement spirituel n’a pas de véritables limites. Il se poursuit sans cesse, via des techniques différentes et nouvelles telles que la relaxation, la sophrologie. Il s’agit d’une démarche globale d’épanouissement qui peut aussi utiliser la psychothérapie. Il ne faut pas perdre de vue le fait qu’il existe bel et bien un objectif  : le mieux-être, l’apaisement, et la mise en avant de valeurs positives telles que l’amour. Ne pas se poser de limites dans sa recherche ne signifie pas pour autant continuer pour la beauté du geste. Il s’agit simplement de persévérance. 10. Penser au corps Entrer dans une démarche spirituelle ne signifie pas que l’on doive négliger le corps. Il fait partie lui aussi de notre être à part entière. Nous n’avons pas tous pour vocation à devenir ermite ou à jeûner pendant 40 jours. Le yoga fait d’ailleurs travailler les deux aspects. De plus, il n’y a aucune obligation de choisir. En fonction de son tempérament, il sera possible de choisir des voies qui allient physique et esprit, plutôt que des choix totalement intellectuels. La démarche est totalement personnelle, il n’y a donc pas de choix meilleur qu’un autre. A chacun son chemin ! Les démarches d’éveil spirituel n’excluent d’ailleurs pas le corps dans leur majorité. En Asie, le corps participe à l’équilibre entre yin et yang, et en Inde, les massages ayurvédiques entre autres participent à un rééquilibrage du corps et de ses mémoires. Chacun a son style d’énergie et peut donc choisir d’inclure l’activité physique dans la démarche. Certains préfèrent ainsi méditer en marchant. Quant à la sexualité, elle n’est pas le moins du monde abolie. Retenons de la philosophie que la sagesse, en tant qu’entité, comprend un panel de connaissances de grande envergure, d’une pleine profondeur, avec une importante réflexion et justesse. Elle aborde des questions difficiles et utilise des stratégies complexes pour savoir où mener sa vie et donner un sens à ses actes. Elle prend en considération et connait ses propres limites, tout en ayant connaissance des incertitudes du monde. Elle présente un réel niveau supérieur de capacité de conseil, de discernement et de connaissance. Elle est aisément identifiable lorsqu’elle se manifeste, même si elle est difficile à atteindre et à préciser. Bref, la sagesse est difficile à atteindre, mais ce n’est certainement pas une raison pour éviter de la cultiver ! D’où l’importance de suivre ses quelques pistes de progrès. n E.P. À LIRE PAROLES DE SAGESSE « 555 citations et paroles de sagesse » d’Alena Markertz. Philosophie de vie n°6 - 77 61



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