Philosophie de Vie n°6 mar/avr/mai 2016
Philosophie de Vie n°6 mar/avr/mai 2016
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°6 de mar/avr/mai 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 33 Mo

  • Dans ce numéro : être positif, est-ce bon pour tout.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Philosophie d’hier PHILOSOPHIE D’hier « Tout refus du langage est une mort. » (Roland Barthes) Il séjourne longuement en sanatorium, en France et en Suisse. Il y mène une vie intellectuelle riche, y fait des rencontres déterminantes (dont celle de Georges Fournié) et découvre des lectures fondamentales. Ses longs séjours en sanatorium (1941-1946) seront pour lui l’occasion d’une vie intellectuelle intense  : il lit et annote tout Michelet, découvre Sartre, Marx, Lénine et Trotski ; il y donne ses premières conférences (sur Baudelaire, Whitman, Michaux, Valéry). C’est aussi dans la revue du sanatorium, Existences, qu’il publie ses premiers textes (sur Gide, en 1942, et sur l’Étranger, de Camus, en 1944). SON OUVRAGE LE PLUS CÉLÈBRE Dans ces Fragments d’un discours amoureux, Roland Barthes nous permet de saisir à quel point l’amour, loin de nous rendre aveugles, est éclairant. Décrivant son projet, l’auteur précise que « tout est parti du principe qu’il fallait faire entendre la voix de l’amoureux ». Ici, pas de théorisation de ce discours amoureux, mais sa seule expression. « C’est un portrait qui est proposé, mais ce portrait n’est pas psychologique » ; il se fait l’écho de « quelqu’un qui parle en lui-même, amoureusement, face à l’autre - l’objet aimé -, qui ne parle pas ». Un texte si juste qu’il retentit en chacun, longuement... « Fragments d’un discours amoureux » de Roland Barthes, Seuil, 280 pages, 23,30 € . 54 - Philosophie de vie n°6 Le début des années 1970 est une période de publication intense, qui le voit s’éloigner du formalisme structuraliste et opter pour une subjectivité plus assumée. Il obtient en 1943 le certificat de grammaire et philologie des langues classiques ce qui lui permet de transformer sa licence en licence d’enseignement. En 1947, il publie dans Combat les premiers des textes qui constitueront Le Degré zéro de l’écriture. Commencent aussi, en cette période, des séjours professionnels à l’étranger  : Bucarest, Alexandrie (où il rencontre Greimas et où il s’initie à la linguistique). Des Affaires étrangères au Collège de France En 1952, de retour à Paris où il travaille au ministère des Affaires étrangères, il publie « Le monde où l’on catche » dans la revue Esprit puis poursuit ses « Petites mythologies du mois » dans Combat et dans la revue de Maurice Nadeau, Les Lettres nouvelles. Ses courts textes le font connaître et sont réunis en un seul volume en 1957. Mais son premier essai, Le Degré zéro de l’écriture, paru en 1953, est rapidement considéré comme le manifeste d’une nouvelle critique soucieuse de la logique immanente du texte. À cette époque, le théâtre l’intéresse particulièrement. Il participe à la création de Communications et collabore à Tel Quel. Stagiaire de recherche du CNRS de 1953 à 1954, puis attaché de recherche de 1956 à 1960, il devient ensuite chef de travaux à la VI e section de l’École pratique des hautes études puis directeur d’études en 1962 - ses premiers séminaires portent sur le thème « Inventaire des systèmes de signification contemporains » et débouchent sur ses Éléments de sémiologie (1965) et le Système de la mode (1967). Sociologue auC.N.R.S. à partir de 1955, Barthes s’impose auprès d’un large public avec les Mythologies(1957). Chroniqueur rigoureux à l’acuité subtile, il y analyse quelques-uns des symboles de la société de l’époque (de la DS Citroën à Greta Garbo, du péplum à Paris-Match, des Guides bleus aux produits détergents), révélant derrière des évidences trop lisses un système de valeurs petit-bourgeois analysable scientifiquement. En 1962, il entre avec Michel Foucault et Michel Deguy au premier conseil de rédaction de la revue Critique, auprès de Jean Piel qui reprend la direction de la revue après la mort de Georges Bataille. En publiant Sur Racine en 1965, il s’attaque à la vieille critique qui analyse l’œuvre à partir de la biographie de l’auteur. Raymond Picard, représentant de la vieille critique, répond à Roland Barthes avec son livre Nouvelle critique ou nouvelle imposture. Barthes répond par son livre Critique et vérité. C’est le point de départ de la Querelle de la nouvelle critique. En 1971, il est professeur invité à l’université de Genève. Il occupe la chaire de sémiologie du Collège de France de 1977 à 1980. « Pour l’écrivain, la littérature est cette parole qui dit jusqu’à la mort  : je ne commencerai pas à vivre avant de savoir quel est le sens de la vie. » (Roland Barthes) Production intense et notoriété Le début des années 1970 est une période de publication intense, qui le voit s’éloigner du formalisme structuraliste et opter pour une subjectivité plus assumée, avec L’Empire des signes (1970), S/Z (1970), Sade, Fourier, Loyola
En 1957, dans « Mythologies » Barthes analyse avec humour les mythes de la société française de l’époque. (1971), Nouveaux Essais critiques (1972), suivis par son Roland Barthes par Roland Barthes (1975) et ses Fragments d’un discours amoureux (1977). C’est également l’époque de la reconnaissance  : Tel Quel (1971) et L’Arc (1973) lui consacrent des numéros spéciaux et une décade est organisée sur son œuvre à Cerisy-la-Salle (1977). En 1974, il participe à un voyage en Chine avec François Wahl, Philippe Sollers, Julia Kristeva et Marcelin Pleynet. Ses notes de voyages seront publiées en 2009 dans Carnets du voyage en Chine. Avec la publication en 1977 de Fragments d’un discours amoureux, Barthes accède à une notoriété médiatique. C’est l’époque où il fait la connaissance d’Hervé Guibert avec qui il entretient une relation exclusivement épistolaire ; elle se rompt le jour où Barthes commande un texte à Guibert  : « Il m’a fait écrire un texte, La Mort propagande n°0, raconte Guibert. Il devait écrire une préface. Mais il a posé comme condition que je couche avec lui. Et pour moi ce n’était pas possible. À cette époque, je n’aurais pu avoir un rapport avec un homme de cet âge. » La mort de sa mère, avec laquelle il vivait, le 25 octobre 1977, le touche profondément. Fauché par la camionnette d’une entreprise de blanchissage alors qu’il se rend au Collège de France, le 25 février 1980, Philosophie de vie n°6 - 55



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