Philosophie de Vie n°6 mar/avr/mai 2016
Philosophie de Vie n°6 mar/avr/mai 2016
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°6 de mar/avr/mai 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 33 Mo

  • Dans ce numéro : être positif, est-ce bon pour tout.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Donner du sens à sa vie DOSSIER « Donner du sens à sa vie » Ce que la philosophie nous apprend Quel est le sens de notre existence ? Pourquoi sommes-nous sur Terre ? Comment appréhender le malheur, le bonheur, la vieillesse, l’amour ? Comment établir nos priorités ? Les philosophes et les religieux ont beaucoup écrit sur le sens de la vie. Nous ne sommes pas tous des Platon ou des dalaï-lamas, d’où l’intérêt d’appréhender leur pensée pour avancer avec sérénité sur notre propre chemin. Comme Henri Laborit l’affirmait  : « La seule raison d’être d’un être, c’est d’être. C’est-à-dire, de maintenir sa structure. C’est de se maintenir en vie. Sans cela, il n’y aurait pas d’être. » Mais l’homme ne peut se contenter de vivre. Il cherche à donner un sens à la vie. C’est là, la grandeur de son existence. Il n’y a pas qu’une réponse aux grandes questions de la vie. Il n’y a pas qu’une façon de penser. À chacun de chercher, de construire, d’inventer la sienne. Et en cela, la philosophie nous guide et nous aide. Réfléchir en conscience Ainsi la vie se réfléchit en conscience  : l’homme imagine l’éternité, l’infini la béatitude sans pouvoir vraiment l’éprouver. Est-il nécessaire de s’interroger sur le sens de la vie si l’on considère que la vie est à elle-même son propre sens ? Avec Pascal nous pouvons dire que « le privilège de l’homme c’est de mourir et d’en avoir conscience » et que « Plus nous aurons donné de sens à notre vie, moins nous éprouverons de regrets à l’instant de notre mort. » (Dalaï-Lama) 44 - Philosophie de vie n°6 CHEMIN DE VIE « être » serait plutôt « être perçu ». Selon le divertissement pascalien être « quelque chose » est fonction du regard de l’autre ; ainsi si personne ne me regarde je n’existe pas ! Pour Jankelevitch en revanche « je sais que je vais mourir mais je n’y crois pas », la mort, c’est ce qui arrive aux autres et pour Cioran  : mourir ce n’est pas si grave ; ce qu’il faudrait c’est « dénaître » ! Alors comment occuper ce temps de la vie ? Selon l’option hédoniste ici et maintenant ou selon la promesse platonicienne d’une plénitude de l’éternité que d’aucuns assurent dans un au-delà, ailleurs et post mortem ? Pour les premiers, le plaisir est une fin en soi, notre vie est hypothéquée par le futur et le futur est hypothéqué par la mort. Pour les autres, la mort est un repos, c’est le moment de la réconciliation avec l’immanence, les morts en ont fini avec l’inquiétude, ils sont dans la complétude ; les vivants dans l’incomplétude, « ils souffrent sur les braises de la vie » L’homme, un être conscient Parce que seul l’homme est un être conscient, il est le seul à savoir qu’il existe. Seul l’homme ne fait pas que « vivre », il « existe » véritablement. Heidegger, en parlant de l’homme,
dit qu’il y va, dans son être, de son être. L’être-là (Da-sein) qu’est l’homme ne subsiste pas seulement, il existe. D’où la célèbre phrase d’Heidegger  : « L’essence de l’être-là réside dans son existence » (Être et temps, introduction). La vie est de l’ordre du constat. Même Descartes parvient à la vie sans vraie démonstration, mais par une sorte d’intuition évidente  : la vie est irréductible au doute. La vie est un fait incontestable, c’est le fait premier, celui qui permet tous les autres  : c’est parce qu’on existe qu’on parle, qu’on écrit, qu’on travaille, qu’on philosophe. Mais si le fait d’exister est évident, la raison d’être de la vie est, elle, tout à fait énigmatique. Se poser la question du sens de la vie, c’est se demander ce que signifie le fait d’être et la finalité de ce Si le fait d’exister est évident, la raison d’être de la vie est, elle, tout à fait énigmatique. fait  : que veut dire exister et pourquoi exister ? C’est notamment la question que se pose Leibniz. La question de l’essence (qu’est-ce que c’est ?) est pour lui moins fondamentale que la question de la vie (pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?). Pourquoi donc y a-t-il de l’être ? La vie est l’objet d’une véritable interrogation métaphysique. Mais prendre cet objet d’étude, c’est prendre un objet apparemment vide de toute détermination future  : il semble qu’il n’y ait rien à en dire. On existe, voilà tout. La vie, en tant que premier fait, semble échapper à tout discours. Il n’y a rien avant lui qui fonderait sa raison d’être. Tout discours sur la vie suppose la vie. La question du sens de la vie semble donc vouée à l’échec et risque de nous laisser démunis. Pourtant, on ne peut éviter de se la poser, car grâce à elle c’est toute la valeur de la vie qui se trouve interrogée. Se poser cette nécessaire question revient à se demander si je dois faire l’effort de vivre, c’est-à-dire d’exister de façon authentique, ou si je peux me contenter de « sur-vivre ». Une question de finalité L’expression « sens de la vie » désigne l’interrogation profonde sur l’origine, la nature et la finalité de la vie ou plus généralement de l’existence, en particulier de l’existence humaine. Cette interrogation métaphysique se trouve souvent posée sous la forme d’une série de questions  : « Qui sommes-nous ? », « D’où venons-nous ? », « Où allons-nous ? », etc. Au cours de l’Histoire dans les cultures humaines, de nombreux courants intellectuels, philosophiques, artistiques, religieux ou EXPERT ANDRÉ COMTE-SPONVILLE, PHILOSOPHE S’INTERROGER SUR LE SENS DE LA VIE « Philosopher, rechercher la sagesse, c’est aussi s’interroger sur le sens de la vie. Où allons-nous ? A la mort. La spiritualité de l’immanence n’est pas une spiritualité du sens. Les seules spiritualités qui donnent vraiment un sens à la vie sont celles qui postulent une autre vie après la mort. « II n’est de bonheur dans cette vie que dans l’espérance d’un autre vie », dit Pascal dans ses Pensées. Si, comme je le crois, la mort c’est le néant, il n’en est rien  : le néant ne fait pas sens. Donc, de ce point de vue, la vie n’a pas de sens  : nous n’allons vers rien d’autre que le rien. C’est pourquoi il nous faut profiter de là où nous sommes. Telle est la dimension tragique de l’existence. » scientifiques se sont emparés de ces questions pour les traiter chacun à leur manière, donnant lieu à autant d’approches voire de réponses différentes et parfois même contradictoires. Un philosophe, comme Jean Grondin, en parle comme d’une « pensée essentielle », fondant la philosophie, et qu’il résume ainsi  : « Que fai- « La vie ressemble à un conte ; ce qui importe, ce n’est pas sa longueur, mais sa valeur. » (Sénèque) Philosophie de vie n°6 - 45



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