Philosophie de Vie n°4 jui/aoû/sep 2015
Philosophie de Vie n°4 jui/aoû/sep 2015
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°4 de jui/aoû/sep 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 41,5 Mo

  • Dans ce numéro : la gentillesse en mode de vie... est-ce que cela paye ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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● DOSSIER Sexualité au « féminin Sexualité au féminin » eu des relations avec 1,8 homme et, en 1992, avec 3,3. Quant au nombre mensuel moyen de rapports, il est de 8,7 pour les deux sexes. La majorité des Français déclare avoir eu des rapports sexuels au cours de ces douze derniers mois  : 91,4% des hommes et 87,2% des femmes. Chez les plus de 50 ans, l'écart entre les pratiques sexuelles des hommes et des femmes en couple se réduit. En 2013, ces dernières sont 90% à déclarer avoir eu un rapport sexuel dans les douze derniers mois. Elles n'étaient que 53% dans ce cas dans l'enquête de 1970 et 77% en 1992. Chez les hommes, le chiffre de 95% est stable depuis 1992. Vers une uniformisation Si les comportements sexuels féminins et masculins tendent à s'uniformiser, la représentation mentale des relations sexuelles évolue peu. En effet, le lien entre rapport sexuel et relation amoureuse reste déterminant pour les femmes. Ce qui est loin d'être le cas pour la majorité des hommes. 57% des hommes de 18-24 ans considèrent qu'on peut faire l'amour sans aimer. Malheureusement pour eux, seules 28% des femmes du même âge partagent leur avis. Cette proportion se confirme pour toutes les tranches d'âge jusqu'à 69 ans. L’évolution du nombre de partenaires Ce qui explique peut-être pourquoi les femmes déclarent n'avoir eu que THINKSTOCK D.R. quatre partenaires en moyenne au cours de leur vie sexuelle, alors que les hommes en déclarent plus de onze. Selon Nathalie Bajos qui a supervisé cette enquête  : « La femme voit dans le partenaire celui avec qui elle aura eu une relation stable, impliquant une forte affectivité. Les hommes considèrent comme partenaires toutes les femmes avec qui ils auront des liens sexuels poussés ». Il semble donc, selon Michèle Lauret et Agnès Leclair du Figaro « que les schémas culturels sur la sexualité traversent les générations malgré l'évolution des mœurs dans les sociétés modernes ». La toute dernière enquête Selon la toute dernière enquête sur « La sexualité en France » menée à l'initiative de l'Agence nationale de la recherche sur le SIDA, l’un des changements majeurs est sans conteste le rapprochement des pratiques des hommes et des femmes. Comme l'âge de l'entrée dans la vie sexuelle des hommes et des femmes. En un demi-siècle, si l'âge de l'initiation sexuelle des hommes s'est abaissé d'un an et demi pour débuter aujourd'hui à 17,2 ans, celle des femmes est passée de 20,6 à 17,6 ans. Et cette première expérience est de « moins en moins le début d’une histoire conjugale officielle », souligne le rapport. En particulier pour les femmes pour qui il y a cinquante ans, cette première fois était synonyme pour deux tiers d'entres elles de découverte de leur futur conjoint, là où les hommes n'était un tiers. Aujourd'hui, ce n'est le cas que d'une personne sur dix. Même si les femmes s'installent encore souvent d'emblée dans un modèle « préconjugal », tentant de conjuguer sexe et sentiment, les hommes, eux, s'en tiennent plus à une expérience personnelle et sans engagement. De cette « première fois », découle « la jeunesse sexuelle », « période entre l’adolescence et l’âge adulte », période qui aujourd’hui a doublé, passant à quatre ans de papillonnage contre deux dans les années 40. L’homosexualité mieux assumée L’homosexualité est aujourd’hui une démarche mieux assumée. 4% des femmes – autant d’hommes – entrées dans la vie sexuelle déclarent avoir déjà eu des rapports homosexuels (contre 2,6% en 1992). Elles sont aussi plus nombreuses que les hommes à avouer leur attirance pour le même sexe (6,2% contre 3,9%). Et dans la pratique, les jeux amoureux sont plus qu'hier diversifiés. Surtout chez les femmes. Ainsi, en 2013, 60% des femmes déclarent s’être masturbées contre 90% des hommes. Elles n’étaient que 16% en 1970. Pour deux tiers des hommes et des femmes, la fellation et le cunnilingus sont devenus pratiques courantes. Quant à la sodomie, elle n’est pas entrée « dans le répertoire ordinaire des couples »  : 9% des femmes et 14% des hommes avouent la pratiquer. Mais un homme sur trois et une femme sur cinq affirment par ailleurs avoir réalisé, au moins une fois dans leur vie, un parcours sexuel sans pénétration et marqués notamment par les campagnes de prévention du SIDA, environ 20% des jeunes hommes de 18 à 24 ans « ne manifestent d’intérêt ni pour la sexualité ni pour le couple », relèvent les auteurs. L’année précédent l’enquête, près de 11% des femmes et 7% des hommes n’ont pas eu de rapports sexuels du tout. Entre 18 et 35 ans, on compte deux fois plus d’inactifs masculins que féminins. La tendance s’inverse après 50 ans. Enfin, les Français déclarent 9 rapports par mois et les plus satisfaits de leur vie sexuelle sont les femmes à 44% contre 35% pour les hommes. Virilité & féminité Mais revenons aux différences hommes/femmes. Au départ, le « genre social » est l'identité 36 - Philosophie de vie n°4 14 FÉMININPSYCHO
THINKSTOCK D.R. construite par l'environnement social des individus, c'est-à-dire la « virilité » ou la « féminité », que l'on peut considérer non pas comme des données « naturelles », mais comme le résultat de mécanismes extrêmement forts de construction et de reproduction sociale, au travers de l'éducation. Elle a trait aux comportements, pratiques, rôles attribués aux personnes selon leur sexe, à une époque et dans une culture donnée. Selon Simone de Beauvoir « On ne naît pas femme, on le devient » sous l'influence de l'éducation patriarcale. Certains, tel Pierre Bourdieu, estiment que cela est également vrai pour les hommes  : « On ne naît pas homme, on le devient », et c'est à travers toute une éducation, composée de rituels d'intégration de la norme masculine, que se façonne l'identité masculine, et que l'homme assure dans la société une fonction de reproduction de la domination. Cette éducation est non seulement constructive mais aussi punitive  : la déviation des rôles de genre (c'est-àdire, un désaccord entre la présentation de genre d'une personne et la présentation de genre exigé d'une personne de son sexe) n'est pas toujours tolérée et certaines attitudes sont encore réprimées par la société. Un exemple simple est la « tenue » sociale  : une blague sur le sexe sera vue comme relativement acceptable de la part d'un homme, mais apportera des regards de travers si elle provient de la bouche d'une femme. Pourtant, l'identité sexuelle est loin d'être acquise biologiquement, et à travers le conflit sexuel, « toutes les conduites se retrouvent dans la nature » affirme le biologiste Thierry Lodé. Des différences de taille C'est le mystère qui nous intrigue depuis la plus tendre enfance  : celui de la troublante différence entre nos jambes, qui sépare l'humanité en deux parties (presque) égales. Pourquoi les uns ont-ils un sexe et les autres, un autre ? En quoi les hommes et les femmes se distinguent-ils réellement ? La condition masculine ou féminine est-elle gravée dans l'anatomie, dans les gènes, dans le cerveau, ou bien créée par l'environnement et les conventions sociales ? Entre hommes et femmes, il existe une différence de taille  : biologiquement, les femmes sont dotées de deux « outils » sexuels, pour atteindre le plaisir, le vagin et le clitoris, et les hommes d’un seul, leur pénis. L’obtention d’un orgasme est pour l’homme presque automatique s’il y a éjaculation alors que son atteinte est plus difficile chez la femme, même si cela est loin de signifier qu’elle ne ressent pas de plaisir. De plus, alors que le désir de l’homme est relativement constant, celui de la femme peut varier en fonction du cycle menstruel, d’une grossesse... Leur sexualité se vit donc autrement. Exemple  : alors qu’immédiatement après l’amour l’homme ne peut plus avoir d’érection et donc recommencer, la femme ne rencontre aucun obstacle physique. Point de sexe sans amour… Les époques se succèdent et la conception de la sexualité change indéniablement. Les femmes ne se soumettent plus aux relations sexuelles comme s’il s’agissait d’un véritable fardeau, au contraire, elles prennent du plaisir et veulent avoir une sexualité épanouie. La conception de la relation sexuelle en elle-même a donc changé, cependant, certains modes de pensée sont restés identiques. Les femmes ne réagissent pas tout à fait comme les hommes, cela est évident. Il faut donc savoir, dans l’absolu, que la plupart des femmes ont besoin d’être, certes, attirées physiquement par un homme pour avoir une relation sexuelle avec celui-ci, mais elles ont aussi besoin de ressentir une alchimie émotionnelle avant de passer à l’acte. Telle est la conception de la sexualité de la plupart des femmes. Point de sexe sans amour. Si nous regardons du côté de la gente masculine, les choses sont différentes. Ainsi, il faut savoir que les hommes, en règle générale, ne font pas l’amour automatiquement parce qu’ils ont des sentiments pour leur partenaire. Le sexe déclencherait, selon certains spécialistes, l’amour de l’homme pour sa femme. L’homme aurait donc tendance à faire l’amour et, seulement par la suite, à tomber amoureux. La sexualité et l’amour ne sont donc pas perçus de la même façon ni vécus de la même manière par les deux sexes. Cette donnée serait donc une bonne base d’information pour les femmes inquiètes de ne pas entendre « je t'aime », avant leur première relation sexuelle. En résumé, Mesdames, si vous voulez que Monsieur s’attache à vous, il va falloir lui faire l’amour le plus fréquemment possible, multiplier les jeux sexuels et ne lui donner aucune possibilité d’aller voir ailleurs. Quant à vous Messieurs, plus vous lui direz de mots d’amour, plus vous redoublerez d’attentions délicates à son égard, plus Madame n’aura d’yeux que pour vous. La sexualité et les rapports hommes/femmes, c’est vraiment une affaire de psychologie ! n J.B. Philosophie de vie n°4 - 37 FÉMININPSYCHO 15



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