Optimiste n°1 nov/déc 2015
Optimiste n°1 nov/déc 2015
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°1 de nov/déc 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 13,7 Mo

  • Dans ce numéro : tout peut changer en mieux !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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16 Prendre sa vie en mains THINKSTOCK Réajuster notre relation au temps Selon Serge Marquis, « la technologie a modifié radicalement notre rapport au temps ». Un temps d’attente qui nous semblait acceptable il y a seulement quelques années devient très dur à supporter... Il prend pour preuve notre agressivité face à un simple feu de la circulation. Le médecin a chronométré  : un feu rouge nous immobilise en moyenne 30 secondes. Trente petites secondes pour lesquelles on se met en rogne et on fait pomper notre cœur. « On confond action et agitation, pense Jacques Dufresne. Quand on est reposé, on pose des gestes efficaces. Quand on est stressé, on fait une multitude de petits gestes qui donnent l’illusion de l’efficacité. On se grise d’être au travail, on confond sueur et résultats. » C’est ainsi qu’on fait en vitesse cinq fois le tour du quartier pour trouver la place de stationnement... qu’on n’a pas eu le temps de voir au premier tour. Pire  : on va au bureau par un beau samedi ensoleillé et, par manque de concentration, on ne fournit que l’équivalent d’une petite heure de labeur. Apprendre à supporter l’imperfection « Le péché, ce n’est plus la paresse mais hyperactivité ! » lance Jacques Dufresne. Entre le 5 à 7 d’affaires et l’achat du nouveau système de son, il n’y a tout simplement pas de place pour le repos, voire pour le plaisir. « Et si on modérait nos transports ? » suggèrent les spécialistes. Et si on transformait nos machines à performance en machine à tolérance ? Si on apprenait à doser nos occasions de stress, à être moins parfaits ? Si on acceptait de reporter et de choisir, autant les obligations que les plaisirs ? Et si on se donnait l’obligation de se reposer... « La question n’est pas de savoir si on a ou non raison d’être fatigué, explique Jacques Lafleur, mais de se rendre compte de sa fatigue et d’y remédier en se reposant, en faisant des choses intéressantes et, parfois, en changeant d’attitude. » Sans cette vigilance, on risque tout simplement de ne pas pouvoir se lever un de ces bons matins et de rejoindre tel excollègue sur la liste des accidentés de la vie... Partager le plaisir de vivre « On a moins peur du loup lorsqu’on est dix à l’affronter », rappelle Serge Marquis. La clé ? S’entourer de gens aptes à offrir du soutien. Nourrir les relations précieuses. S’approcher de tout ce qui peut s’avérer protecteur. Au quotidien, on prend le temps de s’informer de la santé de sa collègue, de passer chez son meilleur ami, voire de gratter les oreilles de son chien ! « Nous sommes des vivants et avons besoin des vivants, tranche Jacques Dufresne. Rien d’étonnant à ce que tant de gens s’adonnent au jardinage et à l’ornithologie. » Le philosophe distingue toutefois ceux qui s’abandonnent à la nature... de ceux qui fichent oiseaux et plantes sur leur carnet de façon compulsive, qui abordent leurs loisirs avec une obligation de résultats. Se rapprocher des vivants, c’est prendre le temps de partager un repas, même un dîner d’affaires, c’est organiser une rencontre à l’extérieur plutôt qu’entre quatre murs gris... Aimer et être aimé Sur le plan intime, rien ne sert de vouloir refaire sa vie avec un autre conjoint, si c’est pour refaire exactement les mêmes erreurs qu’avec le premier. Etre en couple n’a d’intérêt que si l’on est capable non seulement de donner de l’amour, mais aussi d’en recevoir. Donner du sens à son existence, n’est-ce pas simplement d’aimer et de pouvoir être aimé en retour, mais pour y arriver, il faut déjà s’aimer soi-même et se faire suffisamment confiance. Oser refaire sa vie ou changer de vie  : beaucoup en rêvent... Existerait-il un mode d'emploi ? Quelles sont les étapes à franchir ? Les obstacles à éviter ? Les clés à identifier ? Quelles sont les remises en question nécessaires pour pouvoir goûter au plaisir d'être heureux chaque jour ? Quand on y réfléchit bien, il ne s’agit donc aucunement de « refaire sa vie ». On ne la refait pas ! Il s’agit bien de changer de vie ou de lui donner un nouvel élan par un vrai travail sur soi et une véritable quête de sens. Si votre désir est vraiment là, vous apprendrez peu à peu comment semer les graines de votre futur, comment trouver les ressources nécessaires pour opérer des changements réels et pérennes. n J.B.
TÉMOIGNAGES À chaque femme, ses choix Même si l'expression « refaire sa vie » est abondamment utilisée, refait-on réellement sa vie ? Non. Nous la poursuivons plutôt avec un bagage de connaissances et d'expériences qui nous permettent, en fin de compte, de faire de meilleurs choix, comme nous le démontrent les témoignages de nos lectrices. TÉMOIN ANNE TERNOIS (51 ans, divorcée, secrétaire, Toulouse) « Tout est possible ! » « Je suis divorcée depuis presque 15 ans et j’ai élevé mes deux enfants toute seule, avec un soutien de mes parents. Mon divorce m’a obligé tout d’abord à refaire ma vie sur le plan professionnel, car j’avais abandonné mes études pour me marier et devenir une femme au foyer. Alors que mon mari avait de bons revenus, je me suis retrouvée à la rue dès qu’il m’a quittée pour une femme plus jeune. J’ai fait une formation par correspondance et suis devenue secrétaire médicale. Pendant des années, il me semblait impossible de refaire ma vie amoureuse, car entre les enfants, mon boulot et la maison, je n’avais plus une minute à moi et puis je me trouvais moche, nulle, incapable d’être aimée de nouveau. J’ai rencontré Philippe par le plus heureux des hasards, dans un vide-grenier, où nous nous débarrassions l’un et l’autre de nos objets inutiles pour gagner un peu d’argent. Un vrai coup de foudre qui m’a redonné confiance en moi et en la vie. Retrouver l’amour à plus de 50 ans, c’est incroyable, mais c’est possible. En fait, tout est possible et c’est ce qui rend la vie si merveilleuse ! » Propos recueillis par Jane Bourgeois. TÉMOIN CHLOÉ JUGNOT (35 ans, médecin, Paris) « Enfin prête pour un nouveau départ ! » « Je suis toujours célibataire à 35 ans et j’avoue que cela m’angoisse car je vois l’horloge biologique tourner et j’aimerais vraiment fonder une famille avant qu’il ne soit trop tard. J’ai démarré une thérapie il y a un an qui m’a fait comprendre bien des choses. En fait, je n’étais pas encore prête et de façon inconsciente, je me suis empêchée de rencontrer quelqu’un, en travaillant beaucoup trop. J’avais peur de risquer la rencontre et donc l’échec, peur d’être abandonnée comme ma mère l’a été avant moi. Aujourd’hui, je suis enfin prête à changer de vie, enfin prête à un nouveau départ. Je sais que je vais y arriver et que je pourrai conjuguer une vie de famille avec ma vie professionnelle. » LAURA TAYLOR TÉMOIN (42 ans, créatrice d’entreprise, Rouen) « Un nouveau pari professionnel » « Pendant 13 ans, je me suis « morfondue » dans un emploi sans intérêt et sans perspectives d’avenir. Tout le monde me disait que j’avais la chance d’avoir un travail stable et sans souci. Mes parents et mon mari sont fonctionnaires, donc pour eux, changer de vie est plutôt ressenti comme un danger que comme un défi. Sans rien dire à personne, je me suis installée comme autoentrepreneur, en plus de mon job car j’avais envie de créer un site internet de vente de vêtements d’occasion. J’ai lancé mon site avec l’aide de copains doués en informatique. En à peine un an, j’ai commencé à gagner de l’argent. J’ai donc démissionné de mon boulot pour créer ma start-up. Je suis quasiment certaine aujourd’hui d’avoir réussi mon nouveau pari professionnel, car je viens de faire une levée de fonds qui a très bien fonctionné. Bref, pour refaire sa vie, croyez-moi, il faut croire en soi et en ses idées et ne surtout pas écouter les autres, même ses proches ! » 17





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