Optimiste n°1 nov/déc 2015
Optimiste n°1 nov/déc 2015
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°1 de nov/déc 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 13,7 Mo

  • Dans ce numéro : tout peut changer en mieux !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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DOSSIER Prendre sa vie « Prendre mains sa vie en mains » 14 Nouveau sens pour nouvelle existence Qui n’a pas rêvé un jour de faire table rase de son quotidien décevant et de refaire sa vie ? Changer de travail, de conjoint, quitter sa région… Il n’est jamais trop tard pour entamer cette démarche, mais cela demande d’abord d’identifier ses désirs profonds et de les confronter aux obstacles réels ou supposés qui les contrarient. En effet, freins matériels ou familiaux, blocages inconscients, fantasmes irréalisables et autres excuses sont autant de résistances à vaincre pour parvenir à s’échapper d’une existence dont on ne veut plus. Changer de vie  : mythe ou réalité Pour la plupart d’entre nous, il s’agit surtout d’un mythe dans le 16 FÉMININPSYCHO sens où l’idée nous passe bien par la tête, mais où rien ne se fait en termes de concrétisation. Il est plus facile de faire quelques petites adaptations plutôt que de tout changer. Surtout si l’on a des enfants, des parents, un job… autant de remises en question qu’il convient d’effectuer. Pourtant, certains passent à la réalisation de leur projet. Une véritable aventure Le changement est donc source évidente de stress, car l’homme est en recherche de sécurité et donc d’immobilité. C’est une crainte qui remonte aux origines et qu’il est parfois difficile de maîtriser. Des blocages existent, car la rupture professionnelle refait parfois surgir d’anciens fantômes  : des abandons, des expériences liées aux parents qui représentent autant de freins impossibles à surmonter. D’autant que l’entreprise est aussi celle qui nourrit la famille, un peu comme le père ou la mère. Tout le monde n’est pas à même de faire ce choix, et certains se connaissent suffisamment bien pour savoir qu’ils ne sont pas faits pour franchir ce cap. Pour passer outre THINKSTOCK
THINKSTOCK cette résistance naturelle au changement, la paix qu’apporte l’appartenance à un groupe, quel qu’il soit, les raisons doivent être profondes et l’espoir intense. Car le changement est aussi une opportunité. Même dans le cas d’un changement voulu, il faut faire le deuil de sa vie d’avant. Vouloir créer une entreprise par exemple est une véritable aventure où l’inconnu a sa place. Finies les certitudes, il va falloir s’y faire. Les repères changent, il convient donc de s’armer de courage pour affronter de nouvelles circonstances. Mais le challenge en vaut la peine lorsque l’on a une vie professionnelle peu satisfaisante. Le tout est de s’assurer que l’on a rassemblé les forces nécessaires pour aller de l’avant. Et il en faut. Inclure les proches L’environnement proche a son mot à dire sur cette volonté de changement, car il est essentiel de se sentir soutenu par les personnes que l’on aime. Non pas que se lancer seul soit impossible, mais cela est complexe. Que dire donc si l’on doit aussi gérer les états d’âme, voire les reproches de sa famille. Les récriminations s’appuient généralement sur le domaine financier, mais il ne s’agit encore une fois que de la peur classique et généralisée du changement qui effraie. Cela est d’autant plus difficile que cela ne fait pas partie de notre culture. Aux Etats-Unis, un salarié qui reste plus de quatre ou cinq ans dans le même poste est considéré comme une personne qui est en train de s’endormir dans un train-train. En France, un salarié qui bouge tous les quatre-cinq ans est une personne vue comme instable. La société a donc un regard souvent négatif sur ces « aventuriers ». Il faut donc également prendre en compte le poids social et les opinions du conjoint dans les difficultés à affronter éventuellement, si la conviction personnelle n’a pas suffi. Partir ensemble sur ce nouveau projet peut aussi être une aventure commune et un renouveau pour le couple. Redonner du sens à sa vie Nous vivons des « vies de fous » et force est de constater que nous sommes peu nombreux à nous « poser » pour méditer sur le sens de notre existence. Au quotidien, voici des clés pour donner du sens à sa vie. Reconnaître que le travail a pris une place démesurée Pressions, réunions, embouteillages... Répétition quotidienne d’une course contre la montre. Fatigue, migraine, insomnie... Serge Marquis, médecin et conférencier spécialisé en gestion de stress, s’interroge plutôt sur l’évolution des valeurs  : « Avant, le travail occupait une place équilibrée par rapport à d’autres dimensions, notamment les dimensions qui permettent aux êtres humains de se construire  : la famille, la communauté, la religion. Maintenant, le travail est au centre de la vie. » Non seulement on se définit par le travail mais, le plus souvent, on gère sa vie de la même manière. Avec des objectifs de performance et le poids des obligations. Ainsi, on ne va plus se prélasser au bord de la mer  : même en vacances, on se pla- « Aujourd’hui est le premier jour du reste de ta vie. » (Anonyme) nifie un horaire chargé d’activités. Et on ne prend pas tellement plaisir à confectionner un bon repas... quand on revient du bureau à 20 h plutôt qu’à 18h. Les imprévus dérangent. « La vie est devenue un job. On n’a tout simplement pas le temps que le grand-père soit malade ce moisci ! » ironise Jacques Lafleur, psychologue et auteur de plusieurs livres sur l’équilibre personnel. Travailler pour les bonnes raisons On travaille pour une entreprise, pour un salaire, pour une promotion, pour payer l’hypothèque, pour faire vivre ses enfants, pour acheter une piscine. Une drogue dont le dosage doit sans cesse augmenter. On fonctionne par stimuli-réponse, comme le chien de Pavlov. Et on finit - comme le chien de Pavlov ! - par ne plus sentir le choc électrique, aussi intense soit-il. Et si on travaillait « parce que » plutôt que « pour » ? Dans ces deux petits mots, on voit apparaître la notion de sens. « CarlJung disait que la possibilité de donner un sens à quelque chose permet de supporter presque tout, et que l’absence de sens conduit à la maladie », rappelle Serge Marquis. C’est en nous engageant dans un projet qui nous ressemble, et sur lequel nous avons un certain contrôle, que nous pouvons trouver un sens à notre vie. FÉMININPSYCHO 17 15





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