MRA n°838 fév/mar 2014
MRA n°838 fév/mar 2014
  • Prix facial : 6,80 €

  • Parution : n°838 de fév/mar 2014

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Rigel Éditions

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 120

  • Taille du fichier PDF : 71,9 Mo

  • Dans ce numéro : le Viper Jet de Skymaster.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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ESSAI PLANEUR D’excellente qualité et très complet, le kit de l’E Typhoon ne comprend pas la notice qui devra être téléchargée Les extrémités des tubes carbone des commandes d’empennage sont ligaturées avec du fil Kevlar pour éviter délamination et éclatement La commande rigide de dérive qui frottait contre celle de profondeur a été remplacée par une gaine + corde à piano MONTAGE : AGREABLE ET RAPIDE L’aile Il vaut mieux protéger le chantier avec de la mousse pour éviter de marquer le superbe état de surface. Les guignols époxy découpés CNC du kit sont collés à l’Araldite lente chargée de fi bre broyée, après avoir préparé leur logement dans les volets à l’aide d’une fraise de 1,5mm. Les chapes fournies frottent contre la sortie de commande des cache-servo, j’ai donc refait des commandes en CAP 15/10 coudées à 90° côté volet et en baïonnette coté servo. Il faut être précis, mais la fi abilité obtenue est totale : pas de soudure, pas de fi letage M2 un peu juste risquant de fl amber lors des vols à grande vitesse. Les servos seront soit de type « spécial ailes » de 20g environ avec fi xation spécifi que par 3 pattes que l’on visse sur les platines livrées (à coller), soit comme les miens, de classiques 12g sous gaine thermorétractable collés à l’époxy 30 minutes. Leur épaisseur maximum est de 12mm, ce qui laisse un large choix. Les cache-servos sont fi xés au scotch 100 MRA 838 Le moteur réducté Kira 480 Kontronik réducté 5,2/1 génère d’excellentes performances pour une faible consommation transparent. Le dernier travail consiste à coller une prise MPX 6 broches dans l’emplanture pour obtenir un branchement rapide lors du montage. Son emplacement est préparé en usine, il suffi t de la coller à l’époxy chargé de microballon et/ou de fi bre broyée. Enfin, les ailes terminées sont présentées sur le fuselage pour (éventuellement) peaufi ner leur ajustage. Sur le kit de l’essai, tout se montait parfaitement au sortir du carton, seule une petite retouche sur le passage de clé dans le fuselage fut nécessaire. L’empennage La dérive avec son volet articulé par tissu d’arrachage et le stabilisateur en croix démontable sont terminés, il reste juste à coller le guignol sur le volet de dérive. Compte-tenu de la vitesse de vol très élevée que peut atteindre l’E Typhoon, il est impératif de soigner leur montage pour obtenir des gouvernes exemptes de points durs et de fl ambage, totalement fi ables. Le matériel fourni est adapté, mais les chapes sont de qualité moyenne. Inutile de préciser que les servos doivent être précis, la qualité de leur retour au neutre étant un critère de primordial au moment de leur choix. Le fuselage Il est pratiquement terminé. La platine des servos est prête et la verrière ajustée est maintenue par 2 cordes à piano fl exibles. Il reste à coller le couple moteur et à monter l’équipement. Sur le modèle d’essai, le palier du renvoi pen- Prix de l’efficacité : la place est petitement comptée dans le fuselage dulaire de stab était mal collé et un jeu important rendait impossible son usage en l’état. De plus, le stab penchait de 3 degrés ! J’ai d’abord collé le couple moteur avec 1° de piqueur et 1° d’anticouple (hélice vers la droite vue de dessus). De l’époxy lent et de la mèche carbone sont conseillés pour obtenir un collage robuste et durable. Puis il a fallu déposer le renvoi pendulaire (d’un coup de foret de 6mm), refaire son palier en laiton qui a été collé à l’Araldite lente chargée de fi bre broyée, et préparer un palier en laiton pour la clé de stab (jonc carbone 4,9 mm de diamètre). Le collage a été refait en contrôlant la mise en croix, ailes en place, et en évitant de coller le renvoi pendulaire et son palier. Pour ce faire, deux couches de cire de démoulage ont été appliquées au pinceau sur ce dernier avant collage du fourreau de clé de stab. Dommage que ce travail imprévu et minutieux ait été obligatoire ; sans lui, le montage du E Typhoon aurait été plus simple. Mais il s’agit sans doute d’un cas isolé… Il reste à visser les servos et à coller le guignol du volet de dérive avant de préparer les commandes (tube carbone 4mm de diamètre) et leur passage vers le logement des servos, puis à régler les neutres. Ce sont des commandes sans gaine en attaque directe, dont la rigidité évite tout fl ambage… mais elles frottent l’une contre l’autre une fois en place. J’ai donc remplacé la commande de dérive par une CAP sous gaine et tout est rentré dans l’ordre. Performant et polyvalent, l’E Typhoon a enthousiasmé notre pilote-essayeur qui est pourtant difficile !
EN VOL Une belle journée avec un vent modéré permettra de régler avec précision l’E Typhoon. L’indispensable contrôle de portée, moteur arrêté, à mi régime et plein gaz suivant plusieurs orientations, est rondement mené, tout comme le contrôle du centrage et des débattements. UN PUR-SANG FACILE À DOMPTER ! Le lancé La prise devant l’aile n’est pas surdimensionnée mais on tient bien le modèle malgré tout. Par grand vent, un aide sera utile pour assurer le départ. Moteur plein gaz, avec une motorisation performante on monte à la verticale si on le souhaite. Le lancé est donc une formalité en air calme ou laminaire, mais des conditions turbulentes inciteront à la prudence pour éviter un départ scabreux. La prise d’altitude Avec un LiPo 4S, on se retrouve à une centaine de mètres en 6 secondes... La motorisation est une source de plaisir à elle seule ! En montagne, il sera facile d’échapper à de grosses dégueulantes ce qui n’est pas toujours le cas avec des GMP au rendement médiocre ou moyen. En 3S 2200 mAh on monte déjà très bien et l’autonomie est excellente (40 minutes en alternant plané et voltige). A basse vitesse Avec les réglages préconisés, le décrochage est très sain, l’abattée intervient à plat, vers 30 km/h. La vrille part classiquement, manche au ventre et dérive en butée gauche ou droite. Assez verticale, elle ne tourne pas trop vite et s’arrête en recentrant les manches. La vrille dos ne part pas sans les ailerons. A haute vitesse Ailerons et volets relevés de 1 mm-1,5 mm, l’E Typhoon accélère. James Hammond demande, non sans humour, si notre Pacemaker est sur « ON » avant de passer en mode vitesse ! Il faut bien reconnaître que si on aime la vitesse, avec ce motoplaneur on est servi ! Cela fi le vraiment très vite : sur un piqué vertical de 150m, j’ai relevé presque 200 km/h au GPS (moyenne sur des allersretours). En virage serré, l’E Typhoon rebondit sans perdre beaucoup de vitesse. Grisant ! LE VOL À VOILE Il ne s’apparente pas à ce que l’on peut faire avec un planeur spécialisé (F3J, planeur de loisir à profi l porteur), mais en phase thermique, volets et ailerons baissés pour augmenter la courbure, on peut transiter avec un faible taux de chute et accrocher des petits thermiques avec une facilité surprenante. Le rendement aérodynamique de la voilure est élevé, sur une plage de vitesse horsnormes, c’est la très bonne surprise de cet essai. La spirale est agréable et stable grâce au dièdre adapté. Accrocheur, l’E Typhoon est un voilier très honorable, capable d’enrouler de petits thermiques LA VOLTIGE Dans ce domaine aussi l’E Typhoon est à son aise. Mixage Snap fl ap activé, on prend du badin et la fi nesse fait le reste. La restitution, avec une charge alaire de l’ordre 50g/dm2, est excellente. Toutes les qualités sont réunies pour attaquer un programme planeur avec facilité. Les gouvernes sont mordantes à souhait, seule la dérive est moyennement effi - cace à basse vitesse. Il faut botter assez tôt pour réussir le renversement. Les tonneaux lents, à facettes ou en sens alternés sont bien axés (si le différentiel est optimisé) et passent parfaitement. Les boucles positives ou négatives sont une formalité. Le vol dos est facile, surtout en phase vitesse avec la courbure diminuée. Le mixage Snap fl ap apporte un plus incontestable, les boucles carrées sont bien marquées et les virages rebondissent bien à bonne vitesse. Les fi gures enchaînées sont belles, on dessine de jolies arabesques sur une trajectoire parfaitement tendue. Les tonneaux déclenchés sont vifs (mixage Snap fl ap désactivé). L’ATTERRISSAGE L’E Typhoon allonge beaucoup, mais le mixage butterfl y aide à raccourcir la prise de terrain. La compensation indiquée à la profondeur est indispensable sous peine de voir le planeur se cabrer à la sortie des volets qui doivent être rentrés de moitié à proximité du sol pour ne pas accrocher l’herbe. On se pose avec précision devant soi, ce qui permet de voler presque partout. EN RÉSUMÉ L’E Typhoon affi che une polyvalence rare. Sa compacité lui permet de voler partout et son aile quadrofl aps permet de varier les plaisirs. Le long bras de levier et l’aérodynamique soignée sont de précieux atouts pour obtenir au fi nal un agrément de pilotage qui ravira les pilotes expérimentés. MRA 838 101



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