Métro Montréal n°2014-06-16 lundi
Métro Montréal n°2014-06-16 lundi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2014-06-16 de lundi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (237 x 291) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 32,9 Mo

  • Dans ce numéro : Fontarabie, sublime odyssée musicale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Tribune Benoit Lefebvre Humoriste journalmetro.com lundi 16 juin 2014 Joyeuse fête des frères Hier, c’était la fête des Pères. Moores a vidé ses réserves de cravates, puis le Canadian Tire a vendu son lot de drills et de marteaux. Plein d’amour a été dit en vrai et écrit sur Facebook, et plein de monsieurs, pas à l’aise de l’amour donné par leurs enfants, ont mâché un merci timide. Puis, y avait nous, les enfants de pères disparus, morts, absents, présents mais aucunement paternels, plus violents qu’aimants, plus alcoolos que rigolos, bref, les enfants sans père à qui donner une cravate. C’est tabou, gênant. J’ai failli changer d’idée de texte, vous raconter ma transmission qui lâche sur la 20 à 2 km du Madrid mercredi passé, quelque chose de léger, de funny. Je me suis dit : « Ah, je vais pas écrire sur les pères absents physiquement ou psychologiquement, le lendemain de la fête des Pères. C’est lourd, puis pas le goût d’avoir de la pitié de marde en plus. » C’est exactement pour ces raisons que je vais en parler, Entourage J’en ai eu plein, des frères, plus vieux, de mon âge, plus jeunes. Quand t’allumes que ton guide est absent ou défectueux, t’as deux options : bouder ton malheur ou regarder ailleurs, abandonner ou avancer. parce qu’on n’en parle pas, parce que c’est sale, parce qu’une voix m’a dit de pas le faire. J’aime pas les voix qui me disent de ne pas faire quelque chose, même quand c’est la mienne. Le mien, ça y tentait juste pas d’être père. Un ermite fan de musique qui voulait plus de la compagnie une fin de semaine sur deux qu’un fils. Rien de violent, du moins physiquement. Un mélange entre Homer Simpson et Elvis Gratton, joyeux personnage quand tu le croises à un souper, moins joyeux quand t’en es la progéniture. Par expérience de jasage, je sais que c’est loin d’être une histoire unique, des pères plus géniteurs que guides, y en a un paquet. Qu’est-ce que tu fais quand t’en as pas de guide, soit parce qu’il est parti, décédé, ou juste... « innintéressé » ? Tu regardes autour, tu cherches des frères. J’en ai eu plein, des frères, plus vieux, de mon âge, plus jeunes. Quand t’allumes que ton guide est absent ou défectueux, t’as deux options : bouder ton malheur ou regarder ailleurs, abandonner ou avancer. Y a de la chance, mais y a surtout de la volonté, si tu veux apprendre sur le tas, le tas va venir à toi. Un tas d’oncles, de profs, de coachs, d’amis, de collègues, d’étrangers, de vedettes de cinéma ou sportives, m’ont appris directement, mais surtout indirectement, des leçons parfois banales, parfois essentielles. Changer une transmission, ça, personne ne m’a appris. Mon char est donc mort dans une cour à scrap près du Madrid. Normand L’Amour en a peutêtre composé une toune. « Transmimimi... mission en mission divineeenenene ». Bref, je pète l’abcès, fais face au frette. J’expose ces pères absents, pour mettre au grand jour ces frères présents. Beau-père, beau-frère, oncle, prof, patron, collègue, ami, idole, merci d’être là, le temps d’une discussion, d’une leçon, qu’elle soit voulue ou non, consciente ou non. On vous regarde aller, on prend des notes, Moores ne fait pas de spéciaux pour vous célébrer, mais on pense à vous. Joyeuse fête des Frères. Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro. 16 Exclusif sur le web Mondial 2014 : faut-il enterrer la Roja ? Pour sa première sortie dans ce Mondial du Brésil, l’Espagne a été étrillée par la Hollande. Est-ce pour autant la fin de la Roja, la sélection qui a trôné sur le toit du monde du football depuis 2008 ? le blogue Autrement dit par hassan serraji Saisir ce code pour obtenir l’article ! Courrier des lecteurs Soutenir de véritables milieux de vie Les Tables de quartier de Montréal unissent leur voix à celles des comités logement et des autres acteurs locaux qui se mobilisent pour demander à la Ville de Montréal de procéder à des réserves de terrains et de bâtiments afin de permettre la réalisation de logements sociaux et de projets communautaires et collectifs. La situation du logement est critique dans de nombreux quartiers, où près de 200 000 ménages locataires consacrent plus de 30% de leur revenu à leur loyer. Se loger est de plus en plus difficile dans un contexte de raréfaction des logements locatifs privés et de hausse vertigineuse des loyers. Constructions dans Griffintown/archives métro Le marché immobilier est quasi exclusivement axé sur la construction de condos, trop petits pour les familles et trop chers pour la majorité des locataires. Il se construit bien peu de logements sociaux en regard des besoins. Cela est dû au nombre d’unités insuffisant accordé à Montréal par Québec, mais un autre obstacle majeur est la difficulté à trouver des terrains abordables où bâtir des coops ou des OBNL d’habitation. Le prix des terrains à Montréal a explosé ces dernières années sous les effets de la spéculation immobilière. La situation est la même pour les espaces dédiés aux projets collectifs dans les quartiers. En raison du prix élevé au pied carré, implanter un CPE, une école ou un centre communautaire devient très difficile. Griffintown a été le triste exemple d’un développement immobilier sans planification en amont ni réserve de terrains pour s’assurer de développer un milieu de vie complet incluant un nombre suffisant de logements sociaux, de services de proximité, d’équipements collectifs, etc. La Ville doit apprendre de ses erreurs. Elle ne peut se contenter de la stratégie volontaire d’inclusion de logements communautaires dans les grands projets de condos. Pour relever le défi de quartiers dynamiques et inclusifs à Montréal, la Ville doit se donner des moyens concrets d’agir. Montréal a urgemment besoin d’une stratégie incluant la protection de terrains de la spéculation foncière et l’achat de terrains et bâtiments afin de les céder pour la réalisation de logements sociaux ou d’autres projets collectifs à but non lucratif. De cette façon, Montréal assumera sa responsabilité de soutenir le maintien dans leurs quartiers des familles, des personnes seules, des personnes aînées, et ce, quels que soient leurs revenus. Nathalie Fortin, Présidente de la Coalition montréalaise des Tables de quartier Avec une ministre comme ça... En réaction aux prévisions de coupes de 20% dans les crédits d’impôt destinés à la production culturelle annoncées dans le budget Leitao, la ministre de la Culture et des Communications Hélène David a invité le milieu culturel à venir défendre ses intérêts auprès de la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise, ajoutant du même souffle qu’elle n’avait pas l’intention d’intervenir personnellement dans le processus. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’avec une ministre comme ça, le milieu culturel risque de demeurer l’enfant pauvre du gouvernement Couillard, puisque la première responsable annonce à l’avance qu’elle ne lèvera pas le petit doigt pour défendre ses propres commettants... En termes clairs, l’instructeur se retire dans les estrades à côté du directeur général, pendant que les joueurs se démènent sur la patinoire au camp d’entraînement pour tenter d’obtenir une place dans l’équipe ! Henri Marineau, QUébec L’actualité vous fait réagir ? Écrivez-nous ! opinions@ journalmetro.com Volume : 14 Numéro : 73 À Montréal, Métro est publié par Médias Transcontinental S.E.N.C. 1100, boul. René-Lévesque Ouest, 24e étage, Montréal H3B 4X9 Tél. : 514 286-1066 Téléc. : 514 286-9310 Imprimé par Transcontinental Métropolitain Distribué par Métro Média Distribution Éditeur : Nicolas Faucher Éditeur adjoint : Yves Bédard Directrice générale des ventes : Mélanie Labelle Contrôleuse : Josée Comeau Rédacteur en chef : Eric Aussant Directrices de l’information : Jennifer Guthrie (jour), Rachelle McDuff (soir) Directrice du marketing : Laure Barnouin Directrice des ventes locales : Carole Dallaire Directrice de la distribution : Danielle Tessier Chef de pupitre : Baptiste Barbe Équipe de rédaction Actualité en soirée : Maxime Huard, Jeff Yates, Josie Desmarais Journaliste-pupitreur Monde : Sébastien Tanguay Vous avez une opinion à nous faire parvenir ? opinions@journalmetro.com Vous voulez annoncer dans nos pages ? publicite@journalmetro.com Vous avez une nouvelle à nous faire parvenir ? info@journalmetro.com
17 3CULTURE Julien Mineau/yves provencher\métro Brillante symphonie FrancoFolies. Après quelque pièces de Fontarabie, au Théâtre Maisonneuve hier soir, le capitaine du bateau, Julien Mineau, s’est exclamé, avec un sourire grand comme ça et l’air d’un gamin le jour de Noël : « Tout ça, c’est pour moi. Je tripe ! » La main au feu que tout le monde dans la salle avait le goût de répondre : « T’inquiètes ! Nous aussi ! » Natalia Wysocka natalia.wysocka@journalmetro.com Le rideau s’est ouvert sur un univers crépusculaire, fantomatique. Au son d’une intro instrumentale, Fontarabie s’est dévoilé dans toute sa puissance orchestrale. Sur scène, 15 musiciens, et au centre, enfin un peu vers la gauche, le maître de ce projet dément, Julien Mineau. Avec sa chemise à carreaux, sa tuque sur la tête et sa guitare à la main. Cool. C’est dans ce décor que la voix de Malajube, groupe-en-pause-décidémenttrop-longue-selon-les-inconditionnels, a donné corps à son nouveau-né. Des compagnons dudit groupe, Francis Mineau et Thomas Augustin, l’accompagnaient sur scène. Projet ambitieux qui aura surpassé les plus grandes attentes, Fontarabie s’est décuplé à sa puissance maximale en live. Le leader lui-même semblait agréablement épaté par Objet précieux 14 Julien Mineau a travaillé pendant deux ans à la création du premier album de Fontarabie, qui porte le même nom et est composé de 14 morceaux. le rendu de ses compositions. Des compositions que, soit dit en passant, il a révélées pour la première fois en formule numérique il y a de ça deux mois. Si on avait déjà savouré les morceaux à la parution-surprise de l’album éponyme, il faut dire que, transposé « en vivant », Fontarabie s’est révélé encore plus dense, dans le bon sens du terme. Les couches se superposaient, se chevauchaient et se dévoilaient dans toute leur complexité, les jeux d’éclairage soulignant l’intensité dramatique de l’ensemble, les faisceaux lumineux perçant l’obscurité. Tout y était : la force des cuivres, le côté aussi sinistre qu’ensorcelant du célesta (dont jouait Augustin). La douceur presque romantique du quatuor à cordes qui cédait la place à une ambiance inquiétante et horrifique dans ces moments où les archets galopaient à toute vitesse. Et puis Mineau qui, de sa voix si typée, chantait chercher « quelque chose qui n’existe pas, quelque chose qui n’existe pas... » Sans oublier les instants plus rock et pesants, et ces finales tonitruantes de pièces qui, plutôt que de s’arrêter d’un coup sec, s’estompaient dans l’espace, dans un flottement. Ce n’est que « deux p’tites [chansons] avant la fin » qu’on a émergé de ce surréaliste océan de sons dans lequel on était plongés. En effet, le guitaristechanteur-compositeur a alors « fait quelque chose qu’il n’avait encore jamais fait », soit sortir un papier avec une liste pour présenter ses musiciens avec une voix de Roue de fortune (« J’me cherche une job dans l’humour, tranquillement pas vite », s’est-il amusé). Parmi ce regroupement de premier ordre, on dénombrait l’altiste Frédéric Lambert et le violoncelliste Pierre-Alain Bouvrette, du Quatuor Molinari, la trompettiste Lysandre Champagne et le clarinettiste Guillaume Bourque. Pour conclure l’odyssée, en rappel – et en plus petite formation –, le devin en chef de Fontarabie a interprété une nouvelle composition de son projet promu à une longue vie. Voilà le genre de concert dont on dira longtemps, sans prétention, mais avec une joie sincère : « Ouais ! J’étais là ! » À faire aujourd’hui Éléphant Les Français Lisa Wisznia et François Villevieille, qui forment le duo Éléphant, sont en ville pour présenter les pièces rétro-pop de leur premier album, Collective mon amour. L’occasion est idéale pour les découvrir puisqu’ils offrent un spectacle extérieur gratuit ce soir dans le cadre des FrancoFolies. À noter que le duo chantera aussi sur scène demain, au Club Soda, en première partie d’Alex Nevsky. Scène Loto-Québec Grand parterre, angle rue De Montigny et rue Clark 20 h CONSEIL DU JOUR Coloration NUTRISSE CREAM NUANCE 535 Cet été, nourrissez vos cheveux et dites bye-bye gris, bonjour couleur riche et radieuse ! * À l’achat de 15 $ ou plus de produits Garnier participants. L’offre se termine le 11 juillet 2014. Détails en magasin. Obtenez 20x plus de points PHARMAPRIX OPTIMUM MD * Seulement chez OBTENEZ DES POINTS PRIMES PHARMAPRIX OPTIMUM À L’ACHAT DE PRODUITS GARNIER PARTICIPANTS ENTRE LE 14 JUIN ET LE 11 JUILLET 2014. POUR PLUS D’INFORMATION, VISITEZ LE WWW.PHARMAPRIX.CA. GAR_14127_BannerScene1_Fr.indd 1 2014-06-12 11:30 AM



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