Loco-Revue n°28H novembre 2010
Loco-Revue n°28H novembre 2010
  • Prix facial : 15 €

  • Parution : n°28H de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 92

  • Taille du fichier PDF : 66,6 Mo

  • Dans ce numéro : la peinture en modélisme.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 8 - 9  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
8 9
4 8 4 - Lorsqu’une surface n’est pas parfaite, on procède à une ou plusieurs applications d’enduit que l’on ponce ensuite après séchage au papier de verre très fin, utilisé mouillé pour un meilleur résultat. Ici la face frontale d’une voiture Mauzin en HO après ponçage. Les zones enduites sont bien visibles. Ce modèle de Bernard Bransol a été décrit dans LR 700 et 701. (Photos Bernard Bransol) la réalité au modélisme. Tout comme les dimensions, les teintes doivent être en quelque sorte réduites lorsqu’on réduit l’échelle. Logique, non ? Nous avons tous été confrontés un jour ou l’autre à cette évidence, ne serait-ce qu’en choisissant du papier peint, dont la teinte, une fois le papier posé, s’est avérée plus claire qu’elle ne paraissait sur l’échantillon vu en magasin… Il ressort de cette petite expérience que la couleur des objets varie en fonction de leurs dimensions propres et de la distance d’observation. Cela est dû à divers phénomènes de réflexion (provoqués par l’objet lui-même et les objets qui l’entourent) et au fait que la masse d’air comprise entre l’objet [HORS SÉRIE LOCO-REVUE 20] Résumons ! • Une peinture contient : un liant, des pigments, un solvant et un diluant. En cas de besoin, on peut y ajouter des charges spécifiques (base matante par exemple) ou des additifs (antisilicone par exemple).• Un vernis sert à protéger ou mettre en valeur une surface, peinte ou non. Il doit être appliqué en couches minces suffisamment diluées. Attention, certains vernis jaunissent avec le temps ! • Un apprêt de fond (ou primaire) a pour rôle de rendre accrocheuse une surface destinée à être peinte. Certains de ces produits sont formulés pour protéger les surfaces métalliques de la corrosion.• Un apprêt de finition (ou de surfaçage) est un produit nivelant qui permet de combler les petits creux d’une surface avant mise en peinture.• Un enduit joue un rôle proche de celui de l’apprêt de finition, mais il est utilisé pour combler les creux plus importants.• En modélisme, il convient d’utiliser une peinture miniature qui, seule, contient des pigments très nombreux et très fins, un liant à haut pouvoir de dispersion, un solvant et un diluant légers.• En modélisme, une teinte doit toujours être légèrement plus claire que la teinte réelle correspondante. et l’observateur n’est pas totalement transparente. Il s’ensuit un éclaircissement des teintes, dont le contraste se trouve affaibli. Ainsi, un modèle réduit au 1/87, observé à 0,50 m de distance devra avoir l’aspect de l’original vu à 0,50 m x 87, soit 43,50m. Les fabricants de peintures ferroviaires miniatures tiennent généralement compte de ce phénomène d’échelle et il n’y a pas lieu d’éclaircir les teintes données pour « authentiques ». En revanche, il faudra en tenir compte à chaque fois que vous serez amené à reproduire (on dit « contretyper ») vous-même une teinte à partir d’un nuancier officiel ou d’un échantillon de peinture provenant du véhicule réel. ▪
5 1 - Quelques grandes familles de peinture découvrons-les ! Dans le chapitre précédent, nous avons vu que l’« âme » d’une peinture est constituée par son liant. C’est de lui que dépendent la formation et le processus de durcissement du film obtenu ; c’est encore de lui qu’une peinture tire son nom la plupart du temps. Dans notre domaine, les peintures les plus couramment utilisées sont de cinq types : glycérophtalique, acrylique à solvant, nitrosynthétique, alkyde et acrylique à l’eau. Naturellement, ce qui est valable pour les peintures l’est aussi pour les produits qui en dérivent : vernis, apprêts et enduits répondent en effet aux mêmes types de classement. Une précision : dans la réalité (en carrosserie automobile par exemple), on choisit tel type de peinture plutôt que tel autre en raison de ses qualités de résistance mécanique et chimique. En modélisme, une telle démarche ne se justifie pas (sauf peut-être dans le domaine particulier des trains de jardin). On choisit une peinture plutôt en fonction du réalisme de sa teinte, de la qualité de sa pigmentation (finesse du film oblige !), du type de diluant que l’on doit lui adjoindre, et aussi - cela n’est pas négligeable - en fonction de la facilité avec laquelle elle voudra bien se laisser décaper en cas de problème. Les glycérophtaliques Les peintures glycérophtaliques (on dit aussi « glycéro ») sont assurément les plus connues grâce à Humbrol, Heller, Revell, Testors… Très largement diffusées, de très bonne qualité et offrant une palette de teintes d’une très grande variété (plus de 150 nuances chez Humbrol !), ces peintures sont, comme on dit, incontournables et méritent donc toute notre attention. Un seul regret : aucune firme ne propose plus aujourd’hui de nuancier ferroviaire français. Il y a quelques années, on trouvait encore de telles teintes chez Zébulon VPC * (fabrication Talens) ainsi que dans la gamme anglaise Precision Paint. Bien que leur fabrication soit à présent abandonnée, ces teintes figurent encore dans bon nombre d’ateliers modélistes et conservent donc toute leur valeur. Les peintures glycéro sont à base de liant oléorésineux ; leur filmification s’opère en deux phases : d’abord évaporation du solvant et du diluant, puis durcissement par phénomène d’oxydation (absorption d’oxygène). Le passage de l’état liquide * En fin d’ouvrage, vous trouverez les adresses des firmes citées, vendant directement aux particuliers. Chapitre 2 5 - Longtemps peu gâtés en matière de peintures miniatures, les modélistes ferroviaires français disposent aujourd’hui d’un échantillonnage intéressant de teintes. Même celles destinées au matériel très ancien sont désormais disponibles, et les amateurs de locomotives, voitures ou wagons, même très anciens, sont ravis. La construction de cette rame illustrant le matériel des anciennes compagnies est l’œuvre de François Fontana ; elle a été décrite dans LR 723. (Photo François Fontana) à l’état solide du film ne résulte donc pas d’un séchage à proprement parler, mais bien d’une réaction chimique conduisant à un film dur à cœur, devenu irréversible, c’est-à-dire insoluble dans son propre diluant. Cette caractéristique fait que les peintures glycéro sont très appréciées pour la durabilité des finitions (résistance mécanique et chimique) qu’elles permettent d’obtenir. Leur durcissement assez lent, notamment dans le cas des finitions brillantes (qui sèchent moins vites que les satinées ou les mates) appliquées au pinceau, peut néanmoins s’avérer gênant. Certes, on peut accélérer le durcissement en disposant l’objet [HORS SÉRIE LOCO-REVUE 20] 9



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 1Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 2-3Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 4-5Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 6-7Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 8-9Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 10-11Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 12-13Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 14-15Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 16-17Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 18-19Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 20-21Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 22-23Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 24-25Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 26-27Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 28-29Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 30-31Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 32-33Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 34-35Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 36-37Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 38-39Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 40-41Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 42-43Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 44-45Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 46-47Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 48-49Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 50-51Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 52-53Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 54-55Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 56-57Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 58-59Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 60-61Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 62-63Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 64-65Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 66-67Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 68-69Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 70-71Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 72-73Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 74-75Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 76-77Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 78-79Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 80-81Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 82-83Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 84-85Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 86-87Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 88-89Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 90-91Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 92