Loco-Revue n°28H novembre 2010
Loco-Revue n°28H novembre 2010
  • Prix facial : 15 €

  • Parution : n°28H de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 92

  • Taille du fichier PDF : 66,6 Mo

  • Dans ce numéro : la peinture en modélisme.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 76 - 77  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
76 77
95 76 94 - Technique approchante sur cette 4 -140 B (modèle Flèche d’Or en HO) : le marquage a été fait à partir de transferts à sec, apposés sur un fond d’aplat de vernis pour décalques, découpé aux dimensions de la traverse de tête. L’ensemble a ensuite reçu une couche de vernis satiné de protection, puis a été décalqué en place sur la traverse, préalablement peinte en rouge vermillon brillant. (Photo Francis Marx) 95 - Les filets noirs figurant sur ce tender de la 140 Pershing Model Loco en HO (voir LR 549) ont été obtenus de la manière suivante : le motif de départ est un dessin à l’encre (en haut) que l’on réduit aux dimensions ad hoc à la photocopieuse, puis que l’on reproduit, de la même manière, en autant d’exemplaires que nécessaire (à gauche). Il n’y a plus alors qu’à photocopier l’ensemble obtenu, sur une planche vierge pour décalques. On voit, à droite, le motif de secours restant après pose des deux autres. Cette pose intervient après vernissage de la planche à l’aérographe, puis découpe de chaque motif aux dimensions du flanc de caisse, afin que les bordures du film soient invisibles. Long, mais payant ! (Photo Jean Lucien Fournereau) [HORS SÉRIE LOCO-REVUE 20] 94 permises. Les planches avec aplat de couleur peuvent servir, par exemple, à la confection de bandeaux de caisse pour locomotives électriques ou diesel, de cercles pour chaudières de machines à vapeur… Puis, dès qu’on est rompu aux découpes délicates, on peut même créer des bandes signalétiques de classes, des plaques signalétiques, des filets… etc. Les teintes non disponibles sous forme d’aplat peuvent être facilement obtenues en peignant tout simplement une planche d’aplat de vernis transparent dans la teinte souhaitée. Pour cela, tous les types de peinture peuvent être utilisés. On les applique obligatoirement à l’aérographe pour un meilleur fini et pour éviter d’épaissir exagérément le motif obtenu. Une autre utilisation pratique des aplats de vernis transparent est la confection de marquages personnalisés ou motifs particuliers à partir de transferts à sec, alliant ainsi qualité graphique et facilité de pose. Ce procédé offre l’avantage d’une composition aisée du motif choisi, l’alignement de ses divers éléments se faisant bien à plat sur la table de travail. Tout transfert à sec mal positionné peut, comme sur tout autre surface, être ôté simplement à l’aide d’un morceau de ruban adhésif. En fin d’opération, le motif fabriqué reçoit, par pulvérisation, une fine couche protectrice de vernis satiné, évitant ainsi tout décollement lors des opérations suivantes de trempage et de mise en place définitive. À noter enfin que certaines planches vierges (vernis transparent mat ou aplat blanc mat) présentent la particularité de pouvoir être imprimés dans un photocopieur laser noir et blanc ou couleur. De telles planches existent notamment au format A4 dans la gamme Colorado. On trouve aussi des planches semblables (vernis transparent ou aplat blanc) pour imprimantes à jet d’encre dans la gamme Expert Choice (voir Railway). Vous imaginez évidemment le parti qu’il est possible de tirer de ce genre de produit. L’original de nos motifs peut être, soit exécuté classiquement à la main (cadres, logos, etc), soit obtenu à l’aide d’un ordinateur, en particulier s’il s’agit d’inscriptions. Ensuite, il suffit de photocopier cet original sur une feuille d’aplat transparent ou blanc pour obtenir une décalcomanie parfaite, que vous aurez toutefois soin de recouvrir d’un voile de vernis (ou d’un produit spécialement adapté comme le Microscale Liquide Decal Film) avant pose, afin d’éviter tout risque de délavage de l’encre.
96 5 - Et si l’on patinait ? La patine constitue, elle aussi en quelque sorte, une décoration complémentaire de vos modèles ; c’est même la dernière opération à laquelle ils seront soumis avant leur mise en service. Appliquer une patine à un véhicule ferroviaire est important, car elle constitue un autre moyen de le défi nir. Ce faisant, on le dote d’une existence propre, on lui « offre » un passé, il devient un « personnage » à part entière et « raconte » une histoire. Mais avant de nous lancer dans la reproduction d’une patine, il convient de comprendre comment et pourquoi elle se forme. En fait, trois grands phénomènes en sont responsables : le premier résulte de l’action de la crasse et de l’eau, le second provient de la dégradation des revêtements de surface, et le troisième de la détérioration de la structure même de l’objet vieillissant. La crasse et l’eau sont à la base de la majorité des effets qui nous intéressent en modélisme ; c’est ce que nous désignons généralement par le terme de « salissage ». La dégradation des revêtements de surface se fait en deux temps : d’abord les teintes se fanent aux rayons du soleil et de la lune, puis la matière elle-même se désagrège sous l’effet de l’humidité et des écarts répétés de température. Dès lors, c’est la structure elle-même qui, mise à nue, va devoir à son tour subir les outrages du temps. C’est ainsi que le bois pourrit, que l’acier rouille… En modélisme, ces phénomènes de destruction des revêtements et des structures sont généralement désignés sous le terme générique de « vieillissement ». Notre hors série Loco Revue n°18 « La patine en modélisme », paru en 2010 et toujours disponible, fait un point précis sur ce sujet. Il rassemble une douzaine d’articles décrivant par le menu les nombreuses méthodes de patine de tous les types d’engins ferroviaires, d’ouvrages d’art et de bâtiments. Nous ne reviendrons donc pas en détail sur ce sujet et nous contenterons ici de vous indiquer quatre recettes de base qui, bien que simples à mettre en œuvre, sauront donner à vos modèles un aspect très réaliste que l’on vous enviera. Naturellement, ces quatre recettes peuvent être utilisées conjointement sur un même modèle. Le poudrage C’est sans doute la méthode la plus simple pour vieillir et salir vos modèles. De plus, ses effets sont réversibles, et vous pouvez donc l’expérimenter sans risque. Comment faire ? C’est simple : munissez-vous de craies de pastel à sec, frottez-les sur un morceau de papier de verre à gros grain et appliquez au pinceau brosse la poudre obtenue sur votre modèle. Pour un résultat optimal, vous devez opérer sur une finition mate. En effet, les surfaces de ce type étant microporeuses, elles sont idéalement accrocheuses pour les poudres, qui y laissent des ombres très douces et très réalistes. En cas de raté ou si vous décidez que votre modèle doit retrouver son état premier, un lavage à l’eau savonneuse suffit. Bien entendu, un modèle patiné avec des poudres demande à être manipulé avec précaution ; il ne faut pas le saisir à mains nues et encore moins à mains nues… moites ! Il est certes possible de fi xer la patine, en la recouvrant d’un voile de vernis satiné. Néanmoins, certains vernis ont tendance à atténuer, voire à faire disparaître les effets patiemment élaborés. Avant toute tentative, procédez donc à des essais ! Notez enfin que les craies de pastel à sec peuvent être remplacées par des poudres vendues prêtes à l’emploi. C’est le cas par exemple des poudres à patine proposées par AMF 87 sous la marque Railcolor. Ces poudres sont conditionnées en flacons de 30 ml (blanc, noir, terre, crasse, boue et rouille) vendus ensemble et accompagnées d’une notice. C’est aussi le cas des terres à décor vendues notamment par Zébulon VPC (ABE et GPP vendent aussi ce type de produit) dont la gamme est riche d’un bon nombre de teintes. Parmi celles-ci figure du noir de carbone, teinte grasse et légèrement graphitée, donnant aux chaudières de nos locomotives peintes en noir un aspect chaudron du meilleur effet. Attention : contrairement à toutes les autres, cette teinte, très pénétrante, est difficile à ôter. Le brossage à sec Là encore, il s’agit d’une technique simple, mais demandant un petit entraînement préalable. Plus connue sous le nom de « drybrushing », elle ne nécessite qu’un pinceau de type brosse plate à poils doux et un peu de peinture. Cette dernière peut être de l’acrylique à l’eau (réversible avant séchage puisqu’elle s’enlève facilement sous le robinet en cas de raté), de la peinture à l’huile en tube pour artistes (tout indiquée ici en raison de sa très fine pigmentation), ou encore de la peinture glycéro genre Humbrol. Notez qu’il existe dans le commerce de nombreux coffrets de patine prévus pour ce genre d’usage. Citons le Patina Set propo- 96 - Appliquer de la poudre ou de la terre à décor est un jeu d’enfant et permet d’obtenir des effets extraordinaires en quelques instants. Supprimer ces effets est tout aussi simple puisqu’un brossage léger à l’eau savonneuse suffit, sauf toutefois pour ôter la teinte noir de carbone, très tenace. Ici, évocation de traces de tartre sur le flanc du tender de la Pacific Chapelon en HO de Roco. (Photo YannBaude) [HORS SÉRIE LOCO-REVUE 20] 77



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 1Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 2-3Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 4-5Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 6-7Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 8-9Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 10-11Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 12-13Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 14-15Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 16-17Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 18-19Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 20-21Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 22-23Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 24-25Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 26-27Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 28-29Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 30-31Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 32-33Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 34-35Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 36-37Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 38-39Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 40-41Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 42-43Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 44-45Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 46-47Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 48-49Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 50-51Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 52-53Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 54-55Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 56-57Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 58-59Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 60-61Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 62-63Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 64-65Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 66-67Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 68-69Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 70-71Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 72-73Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 74-75Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 76-77Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 78-79Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 80-81Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 82-83Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 84-85Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 86-87Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 88-89Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 90-91Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 92