Loco-Revue n°28H novembre 2010
Loco-Revue n°28H novembre 2010
  • Prix facial : 15 €

  • Parution : n°28H de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 92

  • Taille du fichier PDF : 66,6 Mo

  • Dans ce numéro : la peinture en modélisme.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Figure 15 - Les pinceaux les plus fins peuvent avoir leur touffe de poils montée de deux manières : monture classique (forme anglaise), très pratique lors de travaux nécessitant une réserve de peinture, ou monture japonaise (repique) lorsque, au contraire, on doit travailler avec très peu de peinture. On peut, bien entendu, faire appel aux motifs tout prêts que sont les transferts, à l’eau ou à sec. Ce sont des produits très pratiques, permettant d’obtenir d’excellents résultats. Leur mise en œuvre exige de la patience, de la minutie et, en premier lieu, une bonne préparation. Les opérations préliminaires Elles assureront votre réussite, ne les négligez donc pas ; ne faites pas comme les notices de montage des kits du commerce, dont le chapitre relatif à la pose des motifs (transferts à l’eau ou à sec) est presque toujours escamoté, ne présentant, paraît-il, aucune difficulté. Et pourtant, lequel d’entre nous n’a jamais, en ce domaine, fait d’expériences malheureuses : transferts qui n’adhèrent pas, décalques qui font des bulles… Rassurez-vous, l’application de transferts sur un modèle n’est pas une opération réservée aux seuls spécialistes ; la réussite n’est pas non plus affaire de chance ou de malchance, elle est tout simplement conditionnée par une bonne préparation, même si celle-ci, par son côté fastidieux, ne vous apparaît pas comme immédiatement « rentable ». 80 - Une partie du matériel nécessaire à la pose des décalcomanies (ici une planche de filets de 0,25 mm d’AMF 87) : de l’eau déminéralisée, un pinceau, des coton-tiges et de l’essuietout, une lame de rasoir (seul instrument permettant des coupes très nettes), de la colle diluable à l’eau (pour réencoller le motif si nécessaire), ainsi que du liquide ramollisseur (ici du Micro Sol de Microscale et du Decalfix de Humbrol). (Photo Jean-Paul Quatresous) 70 3 - À l’aide de transferts [HORS SÉRIE LOCO-REVUE 20] Tout d’abord, il vous faut nettoyer soigneusement la surface à traiter : eau tiède savonneuse, puis séchage à l’air afin d’éliminer poussières, traces de doigts, etc. Si vous devez travailler sur un modèle présentant des marquages sérigraphiés et que ces derniers doivent être effacés, il y a deux solutions.• La première consiste, à l’aide d’un produit approprié, à diluer l’encre utilisée par le fabricant pour la réalisation de son motif ; on se servira d’un coton-tige ou d’un morceau de papier essuie-tout humecté de white spirit. Certaines tampographies sont plus résistantes que d’autres, y compris sur des modèles issus d’une même gamme. Il faut toujours procéder avec circonspection et faire d’abord un essai sur une surface non visible du modèle, afin de vérifier que le produit utilisé n’enlève pas aussi la peinture.• La deuxième solution consiste à utiliser un produit abrasif ménager (Cif, Ajax) additionné d’un peu d’eau, que l’on applique au tampon sans 80 trop appuyer. On peut également se servir d’une gomme à encre d’écolier et d’un peu d’eau savonneuse ; dans bien des cas, cela suffit. Autre opération préparatoire importante : le vernissage brillant des surfaces devant recevoir les transferts à sec ou à l’eau. Ne concernant que les surfaces peintes à l’aide de teintes satinées ou mates, ce vernissage permet une meilleur adhérence des transferts et évite qu’entre eux et la surface les recevant, s’interposent des lames d’air du plus mauvais effet esthétique. Ce vernissage se fait obligatoirement à l’aérographe en une couche très fine, limitée aux surfaces concernées, puis mise à sécher plusieurs jours avant toute application de transferts. Les transferts à l’eau Plus connus sous le nom de « décalcomanies », « décalques » ou encore « decals », les transferts à
Figure 16 - Coupe schématique d’une feuille de décalcomanies. A. Papier support poreux. B. Couche de colle à dissolution rapide.C. Couche de colle à dissolution lente. D. Film transparent supportant le motif (parfois absent sur les décalques munis d’un film supérieur). E. Film transparent supérieur (parfois absent sur les décalques munis d’un film inférieur). F. Motif. l’eau furent pendant longtemps constitués d’un simple fi lm d’encre déposé à l’envers sur une surface gommée ; ils étaient fragiles et difficiles à mettre en place. Aujourd’hui, toutes les décalcomanies se présentent comme indiqué par la figure 16 et possèdent un film support transparent les rendant plus solides à l’usage et surtout aisées à manipuler. Comme nous le verrons, c’est de la finesse et de la souplesse de ce film que dépend la qualité d’une décalcomanie, son aptitude à épouser parfaitement toutes les irrégularités de la surface les recevant. « Poser » une décalcomanie est à la fois simple et délicat : • Simple parce qu’il suffit de la tremper dans de l’eau puis, lorsqu’elle se décolle de son support papier, de la faire glisser jusque sur la surface à décorer.• Délicat parce qu’un certain nombre d’opérations annexes doivent être exécutées pour que le motif adhère parfaitement au modèle, qu’il soit intimement lié à lui, paraissant sérigraphié et non simplement collé avec plus ou moins de bonheur. Le matériel nécessaire est facile à trouver : une paire de ciseaux et un couteau pointu genre X-Acto avec lame neuve, des pinces brucelles à becs plats et lisses, éventuellement une loupe, des pics à cocktail ou des allumettes taillées en biseau, un pinceau ne perdant pas ses poils, des coton-tiges, de l’essuie-tout, une éponge ainsi qu’une coupelle contenant de l’eau tiède (25-30°), à laquelle on aura ajouté une goutte (pas plus) de liquide à vaisselle (sans lanoline !). On peut également utiliser de l’eau de Volvic ou bien encore de l’eau déminéralisée en raison de leur douceur et de leur faible tension superficielle. Le découpage du motif doit être fait avec minutie ; il importe de ne laisser subsister à sa périphérie que la plus petite partie possible de film support, surtout si celui-ci est épais et si la surface à décorer comporte des reliefs en creux ou en saillie. Le trempage du motif dans l’eau doit être rapide, sous peine de lui faire perdre toute sa colle ; cet 81 82 81 - Lorsqu’une décalcomanie est bien posée, on ne doit pas voir son film support. La construction de ce fourgon du PLM a été décrite par François Fontana dans LR 723. (Photo François Fontana) 82 - Au contraire, lorsque la décalcomanie est mal posée, son film support reste visible, en raison de la lame d’air qui le sépare de la surface sur laquelle il est posé. Pour éviter ce phénomène, il convient d’appliquer les décalcomanies sur une surface recouverte de vernis brillant (bien sec !) et de l’humecter au pinceau avec un mélange de colle blanche à l’eau (bâton de colle de bureau) et de liquide ramollisseur. (Photo François Fontana) [HORS SÉRIE LOCO-REVUE 20] 71



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