Loco-Revue n°28H novembre 2010
Loco-Revue n°28H novembre 2010
  • Prix facial : 15 €

  • Parution : n°28H de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 92

  • Taille du fichier PDF : 66,6 Mo

  • Dans ce numéro : la peinture en modélisme.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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productions que via les détaillants. Ces gammes se composent de chiffres, nombres, sigles, immatriculations, décorations particulières, etc. pour locomotives, wagons, voitures, conteneurs, matériels de travaux, touristiques, secondaires… On trouve aussi des plaques d’immatriculation pour véhicules routiers, des publicités anciennes, des planches comportant des aplats de couleur et de vernis dont nous reparlerons plus loin. Il existe aussi des planches d’alphabets et de chiffres (de 1 à 4,5 mm de hauteur en blanc, rouge, jaune…) chez Microscale (en vente chez certains détaillants, dont Railway). À cette liste, déjà bien fournie, ajoutons encore les filets, notamment ceux vendus par AMF 87 et ceux également proposés par la firme Microscale. Les filets AMF 87 font 0,25 mm de largeur, ceux de Microscale de 0,3 à 1,75 mm. Dans ces deux gammes, plusieurs teintes (jaune, rouge, blanc…) existent. Naturellement, d’autres Comme évoqué plus haut, trois instruments peuvent être utilisés : le tire-ligne, le pinceau et les plumes. Observons-les en détail.• Le tire-ligne. C’est un instrument de précision, dont l’usage ne s’improvise pas ; bien l’utiliser demande de la pratique. Il faut aussi savoir le choisir : choix d’un métal de bonne qualité, garant de la longévité des pointes (en dépit des affûtages répétés) et de l’élasticité des branches. Choix également d’un modèle bien adapté à vos besoins. Il existe en gros trois sortes de tire-lignes ; tous sont en aciers et sont classés en fonction de l’épaisseur des traits qu’ils peuvent tracer : le tire-ligne « cheveu », équipé de branches à pointes longues et fines pour traits jusqu’à 0,2 mm, le tire-ligne classique, dont les branches sont de longueur et largeur moyenne pour des traits jusqu’à 0,5 mm, et le tire-ligne à gouache, de grande contenance pour traits jusqu’à 1,5 mm. Bien entendu, la famille des tire-lignes possède elle aussi ses « oiseaux 68 [HORS SÉRIE LOCO-REVUE 20] firmes proposent régulièrement des transferts à l’eau. Mais souvent fabriqués en quantité limitée, ils s’épuisent vite. C’est par exemple le cas de ceux, très beaux et originaux, d’Haxo Modèle : raisons sociales et marquages pour wagons, très belles reproductions de publicités anciennes… D’excellente qualité, de telles planches devraient figurer dans tout atelier de modélisme.• En matière de transferts à sec, nous pouvions, il n’y a pas si longtemps encore, trouver notre bonheur dans les catalogues Mécanorma et Letraset, qui étaient de véritables mines : lettres, chiffres, motifs divers de toutes tailles (sans oublier les gammes de rubans adhésifs de très faible largeur, utilisables dans de nombreux cas : masquages délicats, bandeaux…). Hélas, aujourd’hui, avec le développement des procédés informatiques, ces gammes ont presque disparu. Heureusement, certaines firmes proposent encore des alphabets 2 - À l’aide de peinture Figure 11 - Pour se servir correctement d’un tire-ligne, première chose à faire : tenir ce dernier le plus verticalement possible. rares » : on peut trouver des tire-lignes à triple branche pour traits forts, des tire-lignes pour traits doubles, et d’autres enfin, permettant de tracer des courbes. Un tire-ligne s’utilise toujours en association avec un instrument de guidage : règle, équerre, pistolet pour courbes ou tout autre gabarit spécialement conçu pour les cas particuliers, ce qui ne manque pas en modélisme ferroviaire. La figure 11 montre comment se servir correctement d’un tire-ligne pour la décoration des faces latérales d’un modèle ; ce dernier doit être fermement maintenu par des cales, le tire-ligne étant tenu le plus verticalement possible. Il est primordial de bien connaître cet instrument avant de l’utiliser pour décorer un modèle ; nous vous conseillons donc de vous entraîner longuement (comme vous l’avez fait avec votre aérographe) à tracer les traits les plus fins et réguliers possibles, d’abord avec de l’encre de Chine sur un papier à surface brillante et chiffres. De tels motifs (de 0,8 à 2,4 mm de hauteur en plusieurs teintes) sont ainsi fabriqués par la firme Clover House (en vente notamment chez Railway). À noter que cette firme fabrique aussi des filets rouges, jaunes et blancs de 0,15 (oui, vous avez bien lu !) et de 0,3 mm de largeur. Par ailleurs, pour aider les amateurs, la firme Haxo Modèle accepte de fabriquer à la demande des transferts à sec. Autre solution pour toutes commandes particulières : faire appel à une entreprise spécialisée telle que Coll’O Doc par exemple. Sur commande, à partir d’un film négatif ou d’un fi chier informatique fournis par le client, cette firme peut fournir à l’unité des planches de transferts à sec ou à l’eau (décalques) pour un prix raisonnable. Nous verrons plus loin comment appliquer (« poser » comme disent les modélistes) les transferts à l’eau (décalcomanies) et les transferts à sec. Figure 12 - C’est du bon affûtage de ses pointes que va dépendre la qualité des traits que tracera votre tire-ligne. non poreuse (papier glacé), puis sur un modèle « réformé », en utilisant diverses peintures afi n d’acquérir également la maîtrise de leur dilution. Là non plus, aucune recette miracle : la peinture ne doit pas être trop épaisse sinon elle ne diffusera pas correctement entre les pointes du tireligne ; trop liquide, elle aura au contraire tendance à perler au bout des pointes et vous obtiendrez alors quelques « pâtés » qui vous feront perdre votre calme… Afin de pouvoir corriger facilement toute erreur ou mauvais fonctionnement, il est primordial d’utiliser une peinture dont le solvant ou le diluant ne risquent pas de marquer la couche de fond sur laquelle vous travaillez. Le tableau 11 vous indique quelles sont les associations possibles et celles qu’il faut éviter (cas d’une couche de fond parfaitement sèche). Si vous comparez ces informations à celles données dans le tableau 2 (voir chapitre 2), vous constaterez que les incompatibilités signalées ici sont plus nombreuses parce
Figure 13 - Raccorder parfaitement deux traits, dans un angle par exemple, est une opération simple dès lors qu’on utilise un appareil de bonne qualité, bien entretenu et qu’on s’est entraîné longuement. que différemment interprétées. Explication : dans le cas d’une simple projection sur un fond déjà existant on se contente d’éviter tout risque de détrempe ou attaque flagrants (frisage) du fond. Ici en revanche, on exige de plus que la peinture appliquée puisse éventuellement être essuyée sans que le fond reste marqué même très légèrement. On est donc amené à être beaucoup plus sévère. Notez qu’il est aussi possible de se servir d’encre pour le traçage des filets, telle qu’on en trouve dans les magasins d’arts graphiques. Le mieux est d’utiliser une encre opaque de type acrylique à l’eau (indélébiles après séchage) à grand pouvoir couvrant, applicable en une passe. On peut les appliquer au tire-ligne ou, mieux, à l’aide d’un stylo à pointe tubulaire Rotring (pointe de 0,2 mm pour le H0, et de 0,3 mm pour le 0). Mais revenons en à notre tire-ligne. Son remplissage a une incidence sur son bon fonctionnement et doit se faire à l’aide d’un compte-gouttes qui seul permet un dosage précis. La hauteur maximale de remplissage doit être de 3 à 5 mm, chaque recharge ultérieure se faisant avant désamorçage de l’instrument. Ne remplissez jamais votre tire-ligne par trempage ! Après utilisation, un nettoyage méticuleux s’impose, exécuté le plus tôt possible à l’aide du diluant propre à la peinture utilisée ou plus simplement à l’aide d’acétone. À noter que, lorsqu’il ne sert pas, un tire-ligne doit avoir ses branches écartées au maximum, ce qui prévient tout affaiblissement de leur effet ressort. L’affûtage enfin : c’est lui qui préserve l’efficacité des pointes (voir figure 12) en leur redonnant leur forme première après un long usage ou une chute par exemple. L’affûtage s’effectue sur une pierre Arkansas (pierre à huile très fine) ou à défaut sur du papier abrasif (grain 1200) ; il doit être suivi d’un polissage soigneux sur un morceau de cuir. S’il est correctement affûté, votre tire-ligne tracera des traits fins et réguliers, il glissera en douceur sur la Figure 14 - Tracer des traits à l’aide d’un pinceau, c’est possible à condition de le maintenir parfaitement droit et de prendre appui contre une règle plate par exemple. Tableau 11 - Décorations complémentaires : sur quels fonds ? Fond Type de peinture (1) Gl Al AS Ni Ni AE Gl + diluant glycéro Humbrol, Revell… oui oui oui oui oui non Gl + diluant P503 AMF 87 (Railcolor) oui oui oui oui oui non Al + diluant Humbrol, Revell… oui oui oui oui oui non Al + diluant P503 AMF 87 (Railcolor) oui oui oui oui oui non AS + dil. Interfer, ABE ou Aérographes Services non non non non non non AS + diluant P502 AMF 87 (Railcolor) non non non non non non Ni + diluant P502 AMF 87 (Railcolor) non non non non non non Ni + dil. Interfer, ABE ou Aérographes Services non non non non non non AE oui oui oui oui oui oui Gl : glycérophtalique. Al : alkyde. AS : acrylique à solvant. Ni : nitrosynthétique. AE : acrylique à l’eau surface de travail sans l’accrocher ; après quelques séances d’entraînement, vous le maîtriserez parfaitement, notamment lors de travaux fins réclamant une bonne précision, tel par exemple le raccord à angles droits de filets sur la caisse d’un modèle (voir figure 13).• Le pinceau. Contrairement à ce que l’on croit généralement, il s’agit là d’un instrument pouvant s’avérer très efficace lors de travaux de précision, notamment pour exécuter des raccords de filets sur les surfaces difficiles (lignes de rivets…), retouches diverses, ombrages de lettres, chiffres, etc., en raison principalement de sa bonne maniabilité. Tout comme un tire-ligne, un pinceau doit être tenu verticalement et utilisé avec un guide servant d’appui à sa virole (voir figure 14). Les pinceaux les plus fins sont généralement munis de poils naturels (martre Kolinski) de très haute qualité, montés selon deux formules (voir figure 15) : monture classique (forme anglaise) pour travaux nécessitant une réserve de peinture, ou monture japonaise (repique) lorsque, au contraire, on doit travailler avec peu de peinture. Nous vous conseillons d’acquérir ces deux variantes, même si a priori leur différence ne vous paraît pas flagrante ; vous vous apercevrez très vite que ces deux types de pinceaux sont en fait complémentaires. Comme le tire-ligne, le pinceau doit être méticuleusement entretenu comme expliqué au chapitre 5.• Les plumes. Celles qui nous intéressent sont de deux types : la plume à dessin et la plume tubulaire. La plume à dessin - la plus simple - sert à exécuter les plus petites inscriptions ; on l’utilise à main levée. Avec un peu d’entraînement, il est possible d’obtenir de bons résultats. La plume tubulaire possède, comme son nom l’indique, un petit conduit cylindrique, dans lequel se trouve un fil calibreur de débit interchangeable. Ancêtre du Rotring, la plume tubulaire a sur ce dernier l’avantage de pouvoir fonctionner avec de la peinture. Dans notre domaine, on pourra l’utiliser pour tracer des filets, certains modélistes la trouvant même plus pratique que le tire-ligne pour ce travail. [HORS SÉRIE LOCO-REVUE 20] 69



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