Loco-Revue n°28H novembre 2010
Loco-Revue n°28H novembre 2010
  • Prix facial : 15 €

  • Parution : n°28H de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 92

  • Taille du fichier PDF : 66,6 Mo

  • Dans ce numéro : la peinture en modélisme.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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74 qui peut parfois contenir de fines particules de couleur sèche, collées sur l’aiguille ou dans la buse. Le compresseur peut, lui aussi, « injecter » des poussières dans le circuit, surtout s’il ne possède pas de filtre ou si celui-ci est encrassé, ou encore si le tuyau de raccordement à l’aérographe n’est pas très propre. 64 [HORS SÉRIE LOCO-REVUE 20] 75 La peinture en aérosol, mode d’emploi Ce type de conditionnement (appelé communément « bombe aérosol ») n’est autre qu’un récipient métallique de construction renforcée, sur laquelle est fixée une tête de projection prolongée à l’intérieur par un tube siphon. Dans ce récipient sont introduits : de la peinture, une ou deux billes métalliques servant à l’agitation, et enfin un gaz servant à la propulsion.• Peindre avec une bombe est simple. On agite tout d’abord vigoureusement le récipient durant trois minutes (jamais moins !) afin que les composants de la peinture se mélangent parfaitement (notez qu’un mélange insuffisant donne une teinte mal étalonnée et qu’il y a risque de bouchage de la tête de projection lors de l’application). Cela fait, on peut commencer à peindre en appuyant simplement sur la tête de projection et en prenant soin, comme à l’aérographe, de débuter et de terminer la pulvérisation en dehors de la surface à peindre. L’application (distance 15 cm environ) doit se faire en passes amples, mais rapides car le débit est assez important et les risques de surcharge réels. Il ne faut surtout pas chercher à recouvrir trop vite l’objet à peindre, mais au contraire procéder à plusieurs applications légères espacées de quelques minutes les unes des autres. En fin de travail, on doit, bien entendu, purger le système de pulvérisation (tube siphon et tête 74 - Vue très agrandie d’une buse fendue. Dans le cas présent, le jet de peinture produit sera dévié avec accumulation de peinture au bout de la tête de projection. Ce phénomène se produit lorsque l’aiguille est poussée trop à force dans la buse. Détecter ce genre de problème n’est pas immédiat car il faut une loupe pour pouvoir déceler la présence d’une telle fente. (Photo Guillaume Bellengé) 75 - La surface peinte est granuleuse (aspect mis en évidence ici par de la terre à décor), un peu comme si vous aviez peint une feuille de papier abrasif. Cela signifie que votre peinture n’est pas assez diluée ou que la surface à peindre est trop chaude, ou encore que la distance de projection est trop importante. Du coup, les particules de peinture sèchent avant de pouvoir s’étaler convenablement et se lier entre elles en un film lisse. (Photo Aurélien Prévot) Il arrive aussi que le jet de peinture se trouve dévié en sortie de la tête de projection. Cela se produit lorsque l’extrémité de l’aiguille est tordue, lorsque celle-ci comporte une impureté ou encore - ce qui est rare - lorsque l’orifice de la buse est fendu. Cela arrive surtout sur les buses les plus fines, notamment si l’aiguille y est enfoncée trop à force. La peinture coule. Cela se produit lorsque l’aérographe est trop près de la surface à peindre, lorsque la pression d’air débité est trop forte, ou encore lorsque vous pulvérisez trop longtemps sur le même endroit (figure 10 en bas à gauche). La peinture préparée est peut-être également trop de projection) car la peinture qu’il contient, désormais en contact avec l’air extérieur, ne manquerait pas de sécher rapidement, obstruant définitivement tous les conduits. Pour purger, on retourne simplement la bombe aérosol et l’on appuie durant deux secondes (c’est suffisant) sur la tête de projection.• Bien peindre avec une bombe est délicat. Plus rapide à mettre en œuvre que l’aérographe, la bombe de peinture n’offre, par contre, pas la même précision. Sa tête de projection est réglée pour un débit donné, qui ne peut être modifié. De même, on ne peut faire varier la qualité du mélange « air » /peinture comme on le fait avec un aérographe ; de ce fait on maîtrise moins bien l’application du film. Autres inconvénients des bombes de peinture : en se vidant elles perdent graduellement leur pression, elles ne permettent pas à l’applicateur d’adapter à ses besoins la nuance de la peinture utilisée, elles reviennent finalement cher… Cela dit, il s’agit d’un procédé qui mérite l’attention, notamment en raison de sa souplesse d’emploi. Celle-ci sera mise à profit lors d’opérations ponctuelles de décoration, en particulier lorsque les surfaces à traiter sont « faciles » : cas des toitures de voitures et wagons, des planchers… et toutes autres pièces planes ou au relief peu tourmenté.
Connaissez-vous le nettoyage aux ultrasons ? Utilisé notamment par les opticiens, les prothésistes, les bijoutiers, le nettoyage aux ultrasons est aujourd’hui accessible au grand public grâce à la mise sur le marché d’appareils dont les prix se sont démocratisés. Un nettoyeur à ultrasons se présente sous la forme d’un boîtier contenant un système électronique de commande, surmonté d’une cuve que l’on remplit de liquide nettoyeur (eau savonneuse, solvant, etc…) et dans lequel on immerge l’objet à nettoyer. Une fois sous tension électrique, l’appareil envoie dans la masse liquide une onde ultrasonique qui provoque un phénomène de cavitation. Ce phénomène mécanique est caractérisé par la formation de myriades de microbulles de vide qui éclatent au contact de l’objet, débarrassant ce dernier de tous les dépôts et salissures qui le recouvrent, y compris ceux situés dans les recoins les plus inaccessibles de sa surface ou de ses parties internes. Bien qu’intense, l’agitation produite est absolument sans danger pour l’objet mis à nettoyer, même s’il est très fragile. La seule précaution à prendre concerne le choix du liquide utilisé pour le bain, qui ne doit pas, par nature, être agressif pour la matière dont l’objet est fait. En modélisme, un nettoyeur à ultrasons peut évidemment rendre de nombreux services pour le décrassage des petites mécaniques de modèles réduits, ou encore pour le nettoyage de l’aérographe. On peut aussi utiliser les ultrasons pour nettoyer à fond des pièces métalliques avant peinture, avant traitement électrolytique, ou encore pour décaper la vieille peinture d’un modèle, à condition toutefois que ce dernier ne soit pas de dimensions trop importantes. Où trouver des nettoyeurs à ultrasons dans le commerce ? Chez certains détaillants spécialisés en outillage, dans certains magasins de bricolage… Avant tout achat, il est important de vérifier que l’appareil choisi possède une cuve métallique (certains des solvants que nous utilisons sont 76 diluée, et vous, trop pressé de « couvrir » votre surface en quelques passes seulement. La peinture file. On dit qu’une peinture file lorsque, lors de sa pulvérisation à l’aérographe, elle se trouve projetée en gouttelettes dans le jet d’air, s’étirant jusqu’à former des fils semblables à ceux d’une toile d’araignée. Ce phénomène est caractéristique des peintures acryliques à solvant agressifs !), qu’il génère effectivement des ultrasons et ne fonctionne pas par simple « agitation » du bain contenu dans sa cuve. Il faut aussi s’assurer que les dimensions intérieures de cette cuve sont suffisantes pour l’usage envisagé. Un tel appareil coûte moins de 200 euros. Ci-dessous : Les ultrasons sont particulièrement indiqués pour le nettoyage de l’aérographe. Ici un VLS Paasche prend un bain de diluant visiblement très efficace. (Photo Guillaume Bellengé) 76 - Si vous peignez sur une surface trop froide, si votre compresseur (ou votre tuyau d’arrivée d’air) ne possède pas de filtre, de la condensation peut se produire et se déposer sur la surface en cours de peinture. Lorsque cela arrive, arrêtez de peindre et ne touchez pas la surface traitée. L’évaporation se fera d’elle-même et, en général, sans laisser de trace. Par contre, ce ne sera pas le cas, comme ici, si vous continuez de peindre… (Photo Aurélien Prévot) et nitrosynthétiques lorsqu’elles sont insuffisamment diluées. Si vous rencontrez ce problème, il suffit d’augmenter la dilution de votre préparation. Le film appliqué est inégal. À cela, plusieurs raisons possibles:• Une trop grande pression par rapport à la distance de projection et à la dilution : peinture trop liquide d’où un effet de « mille pattes » par éclaboussures (figure 10 en haut à gauche) ; peinture trop épaisse d’où un effet de peau d’orange.• Vous n’avez pas commencé et terminé la pulvérisation en dehors de la surface à peindre, d’où une accumulation ponctuelle de peinture en forme « d’os de chien » (figure 10 en haut à droite).• Vous pulvérisez de trop loin, votre peinture est trop épaisse ou encore la surface à traiter est trop chaude (travail sous une lampe), d’où un film de peinture granuleux ressemblant à la surface d’une feuille de papier abrasif.• Votre peinture est surdiluée, ce qui détruit ses qualités (notamment dans le cas de peinture glycérophtalique) ; vous obtenez alors un film transparent, d’apparence huileuse, semé de particules de peinture éparses (figure 10 en bas à droite). [HORS SÉRIE LOCO-REVUE 20] 65



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