Loco-Revue n°28H novembre 2010
Loco-Revue n°28H novembre 2010
  • Prix facial : 15 €

  • Parution : n°28H de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 92

  • Taille du fichier PDF : 66,6 Mo

  • Dans ce numéro : la peinture en modélisme.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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25 - Sur tous les modèles en métal, un désoxydage est le préalable à l’application de la couche d’apprêt de fond. Ici, le produit utilisé est le désoxydant P505 de Railcolor (AMF 87). Il s’utilise pur et à froid. Ce travail doit se faire, mains gantées, en utilisant un récipient en matière plastique ou en verre. (Photo Guillaume Bellengé) 26 - Après un désoxydage (et éventuellement un sablage), un modèle en métal doit impérativement recevoir une fine couche d’apprêt de fond. Ici, de l’apprêt phosphatant Railcolor est appliqué sur la 230 G LSL en HO. La construction de cette locomotive a été décrite dans le numéro 17 de Modèles Ferroviaires. (Photo Jean-Louis Audigué) 27 - Le sablage permet d’obtenir une surface micro-granuleuse au fini irréprochable et très accrocheuse pour l’apprêt de fond qui y sera appliqué ensuite. Une sableuse comme celle-ci coûte moins de 60 euros et se branche sur le compresseur de votre aérographe. (Photo YannBaude) 26 32 [HORS SÉRIE LOCO-REVUE 20] 25 plastiques, il convient, en plus du dégraissage proprement dit, de procéder à un fin dépolissage (papier abrasif, stylo à fibres de verre, ou laisse d’acier fine) qui permet une meilleure accroche de la peinture (ou de l’apprêt de finition). Sur les surfaces métalliques, il y a lieu de faire précéder le lessivage d’un bain de trichloréthylène (ou d’essence F) suivi d’un brossage vigoureux. Néanmoins, cette méthode n’est pas toujours suffisante et il faut alors recourir à un procédé plus énergique : le désoxydage, comme nous allons le voir plus loin. Une fois dégraissée, la surface doit être abondamment rincée, puis mise à sécher à l’air. Ensuite, il faut l’apprêter ou la peindre rapidement et surtout ne plus la manipuler à mains nues. Le mieux est alors d’utiliser des gants de coton, tels ceux dont se servent les photographes. Ils sont lavables et bon marché ; on les trouve dans les magasins spécialisés en produits photographiques. Le désoxydage Les métaux sont plus vulnérables aux manipulations que les matières plastiques, car le film gras déposé à cette occasion tend à les oxyder. Autre source d’oxydation des métaux : l’air ambiant bien sûr, mais aussi le flux appliqué à leur surface lors des travaux de soudage. Mal neutralisé, ce dernier a des effets pernicieux et risque, à terme, de provoquer des cloques sous la peinture. Le désoxydage peut s’opérer selon deux méthodes:• La première consiste à tremper la surface durant dix minutes dans une solution de cristaux de soude portée à ébullition. Cela fait, rincer à l’eau claire, puis dépassiver durant dix minutes dans de l’eau tiède contenant 10% d’acide chlorhydrique, ce qui permet au métal de retrouver ses propriétés naturelles, notamment d’accrochage. Ensuite, rincer à l’eau très chaude, puis sécher au four (50/70° C). Attention, les métaux présentant des assemblages collés ne peuvent être traités selon cette méthode en raison de la température du bain de cristaux de soude employé.• La deuxième méthode consiste à brosser la surface avec du désoxydant P505 AMF 87 (disponible aussi chez Gérard Huet) utilisé pur et à froid. Ce produit est très efficace et, en plus, donne une surface non passivée redevenue rocheuse, donc prête à peindre. Après brossage, il convient toutefois de neutraliser soigneusement ce désoxydant par un bain d’eau chaude savonneuse, puis de rincer abondamment avant séchage au four. Naturellement, une fois traitées, les surfaces ne doivent plus, là encore, être manipulées à mains nues. En outre, elles doivent recevoir leur film d’apprêt de fond le plus rapidement possible, avant qu’une nouvelle oxydation ne se produise. Le sablage Il s’agit d’une technique particulièrement intéressante pour la préparation d’un support métallique avant peinture. Elle permet d’obtenir une surface microgranuleuse au fini irréprochable, sur laquelle l’apprêt de fond montrera une incroyable résis- 27
Comment sabler vos modèles Naturellement, avant de se lancer dans l’opération de sablage proprement dite, il convient de gratter et poncer soigneusement les zones de soudure. Ce fignolage se fait à la lime ou à la miniponceuse orbitale. Dès que le plus gros a été enlevé, procéder aux semi-fi nitions à l’aide d’un stylo à fi bres de verre qui, énergiquement employé, retire l’étain, même en épaisseurs importantes, sans altérer le métal sous-jacent, y compris au niveau des fins reliefs (rivets, lignes de gravure…). Ensuite, il faut procéder au désoxydage. Cela fait, on peut sabler. Couramment employé dans l’industrie, le sablage consiste à projeter de fines particules d’un matériau dur contre un matériau plus tendre, soit pour le nettoyer, soit pour en modifier l’état de surface ou simplement l’aspect. Sont ainsi utilisés selon la finesse recherchée : le sable bien sûr, les microbilles de verre, ou encore lors de travaux de précision comme les nôtres : la poudre de corindon (oxyde d’alumine). L’efficacité du sablage est fonction de la distance de travail et de la pression d’air utilisée. Le débit dépend du diamètre de la buse équipant la sableuse. Pour ma part, j’utilise une sableuse Badger. Dotée d’une buse de 1,8 mm, elle permet un sablage relativement rapide avec une pression minimale de sortie de 3,5 bars, soit environ 4 bars au manomètre du compresseur. Si votre compresseur peut vous délivrer une pression supérieure, n’hésitez pas à l’utiliser, mais, évidemment, le débit de poudre sera augmenté d’autant. La distance de sablage idéale : 8 cm environ pour une surface déjà propre ; 2 cm, voire moins, si vous souhaitez retirer des traces d’étain rendues inaccessibles autrement en raison de la forme de la pièce traitée. Grâce à sa grande finesse et à sa dureté, la poudre de corindon nettoie parfaitement la surface du laiton en y créant des aspérités microscopiques, d’où le bel aspect brossé obtenu. Ainsi traitée, la surface s’avère très accrocheuse pour le film d’apprêt de fond qui y sera appliqué ensuite. Certains modélistes peignent même directement leurs modèles fraîchement sablés, car la peinture adhère directement sur ce type de surface. Notez qu’à moins d’insister longtemps sur une même zone tout en travaillant avec une forte pression, le sablage ne risque pas d’abîmer les plus fins détails d’une surface en laiton ou autre métal relativement dur. Prenez garde cependant aux tôles très fines qui pourraient se déformer. Notez aussi que sur des matériaux tendres (métal blanc, matières plastiques, etc), il convient de procéder à des essais. Après sablage (45 mn environ pour un wagon en 0, 15 mn pour un wagon en H0), le modèle est épousseté à l’air comprimé pur, afin de faire disparaître les résidus de poudre accumulés dans les recoins. Mais attention, il ne faut B pas le manipuler à mains nues sous peine d’y laisser des traces grasses qui, compte tenu des infimes aspérités recouvrant désormais sa surface, seraient très difficiles à retirer. Alors enfilez des gants ! Mais choisissez-les dans une matière qui ne peluche pas comme c’est le cas de certains gants en tissu ; évitez aussi les gants dits « de chirurgien », qui sont enduits de talc pour pouvoir être enfilés facilement. Le mieux est d’utiliser des gants en matière plastique transparente tu type de ceux distribués dans les stations-service. Après époussetage, votre modèle peut être décoré, mais sans retard, car n’oubliez pas que le laiton s’oxyde vite ! Une dernière précision : les pièces destinées à être brunies chimiquement gagnent aussi à être préalablement sablées. Intéressant, n’est-ce pas ? Texte et photos : Pascal Duhamel A - Wagon couvert Haxo Modèle au 1/43,5 brut de construction. L’excédent de soudure demande à être gratté. B - Le même modèle après nettoyage et grattage général des soudures. L’ensemble de la caisse doit à présent être désoxydé. Ensuite, on peut procéder au sablage. C - Après sablage, la surface est d’une grande netteté et peut pratiquement être peinte directement sans application d’apprêt de fond. Mais il faut opérer sans retard, car le laiton s’oxyde vite ! A C [HORS SÉRIE LOCO-REVUE 20] 33



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