Loco-Revue n°28H novembre 2010
Loco-Revue n°28H novembre 2010
  • Prix facial : 15 €

  • Parution : n°28H de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 92

  • Taille du fichier PDF : 66,6 Mo

  • Dans ce numéro : la peinture en modélisme.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 26 - 27  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
26 27
19 20 Malgré l’extraordinaire diversité des teintes proposées sur le marché, il arrive très souvent qu’on ait justement besoin d’une nuance bien précise non disponible. Il faut alors la préparer soi-même par mélange, ce que les professionnels appellent le « contretypage ». Sans être compliquée, cette opération demande de la méthode, un certain entraînefi nesse. Elles conviennent bien aux travaux de décor comme aux travaux de peinture sur votre matériel roulant. Les peintures Acrylic de Tamiya sont conditionnées en pots de 10 ou 23 ml, avec couvercle vissant, et conviennent aussi bien pour les travaux de décor sur le réseau que pour le matériel roulant. Elles s’appliquent au pinceau comme à l’aérographe, sur la plupart des matériaux. Les peintures de la firme Vallejo sont vendues en France sous les marques Andréa, Model Color et Prince August. Cela peut paraître assez compliqué, toutefois le fabricant a pris la précaution de standardiser les numéros des principales teintes, ce qui permet de s’y retrouver facilement, quelle que soit la marque portée sur l’étiquette. Utilisables aussi bien au pinceau qu’à l’aérographe et offrant la gamme la plus large des peintures acryliques à l’eau pour le modélisme, ces peintures sont devenues en peu d’années des standards pour beaucoup de modélistes. Elles sont conditionnées en flacons de 17 ml dotés d’un embout stilligoutte en plastique souple, bien pratique car faisant office de pipette et permettant ainsi une meilleure conservation du produit. À noter que la firme Vallejo a créé, il y a quelques années, une gamme spécialement étudiée pour les aérographes, sous les marques Model Air et Prince La coloristique 26 [HORS SÉRIE LOCO-REVUE 20] August Air. Contenant des pigments extrêmement fins en émulsion dans une résine de dernière génération, cette peinture est vendue prête à l’emploi (sa consistance est élaborée pour être directement utilisée à l’aérographe). Toutefois, en fonction du type d’aérographe et du diamètre de la buse utilisée, ces peintures peuvent nécessiter une dilution complémentaire à l’aide d’un médium acrylique par exemple. Dans leur ensemble, les peintures citées ici se trouvent dans la plupart des magasins de maquettisme pluridisciplinaire ou de jeux de rôles, dans les magasins d’arts graphiques, les papeteries et certains magasins de bricolage. Quelques exemples de vernis Aux peintures d’usage général, il convient d’ajouter quelques exemples de vernis (voir tableau 7) qui vous serviront à soustraire les éléments métalliques à l’oxydation, protéger les surfaces peintes, notamment lorsque le film les recouvrant est fragile ou quand celui-ci reçoit des éléments de décoration complémentaires (marquages en transferts par exemple). Naturellement, les vernis peuvent aussi être utilisés pour leurs propriétés de décoration propres : tout simplement conférer de la brillance ou de la matité à une surface peinte. 2 - Manipuler peintures et couleurs sans s’embrouiller 19 - Idéales pour le décor : les peintures Liquitex Soft body et Heavy body, sans oublier la Basic Matt, plus économique que les précédentes. (Photo Franck Tavernier) 20 - En tube, les peintures acryliques à l’eau se présentent sous la forme d’une pâte qui s’emploie de la même manière qu’une gouache ordinaire. Elles sont donc plus particulièrement prévues pour être appliquées au pinceau, technique permettant de travailler les teintes sur le modèle lui-même comme le ferait un peintre sur sa toile. Ici, la décoration du plancher d’un couvert Lenz en O décrit dans LR 753. (Photo Jean-Paul Quatresous) Lors de vos opérations de vernissage, soyez vigilant, n’oubliez pas qu’un vernis, notamment lorsqu’il est satiné ou mat, a tendance à empâter les détails d’une surface finement gravée et qu’il faut donc l’appliquer en couches très minces suffisamment diluées. Rappelez-vous également que certains vernis modifient la teinte qu’ils recouvrent, notamment quand celle-ci a été patinée avec des pigments (terres à décor) et qu’ils peuvent jaunir avec le temps. Avant d’appliquer un vernis, il faut naturellement que le film de peinture à recouvrir soit parfaitement sec, en particulier si celui-ci est d’origine acrylique à l’eau, cette dernière, c’est connu, s’évaporant moins vite que les solvants contenus dans les autres types de peintures. Enfin, les vernis brillants ou satinés des gammes acryliques à l’eau ne doivent pas, en principe, être dilués excessivement sous peine d’affaiblir les qualités du film obtenu, en particulier sa résistance et son adhérence. Cependant, pour augmenter leur fluidité sans pour autant nuire à leurs qualités, on peut y ajouter une faible quantité d’eau distillée ou déminéralisée additionnée d’un additif comme le Flow-Aid Liquitex. Autre solution : ajouter au vernis une faible quantité de diluant pour acrylique à l’eau (Vallejo/Prince August - Airbrush medium Liquitex). ment et quelques notions simples de coloristique, d’ailleurs connues de tous. En voici un bref rappel : Aux trois sommets du triangle équilatéral inscrit dans le cercle chromatique de la figure 1, se trouvent les trois couleurs primaires : le jaune, le rouge et le bleu. Par mélange deux à deux de ces couleurs, on obtient trois teintes dites secondaires qui sont l’orange, le violet et le vert. Notez au passage que le mélange en parties égales des trois primaires ou des trois secondaires correspond à du noir ; le résultat sera identique si l’on mélange une couleur primaire du cercle à la couleur secondaire qui lui est diamétralement opposée, d’où la présence de la tache noire centrale. Toutes les teintes possibles et imaginables peuvent donc être obtenues par mélange, à par-
21 tir de ces six teintes. Pour éclaircir une teinte on lui ajoute du blanc, pour l’assombrir on utilise du noir, mais on peut également opérer par neutralisation de la dominance excessive. Supposons par exemple que dans un mélange de couleurs, la teinte obtenue soit trop rouge, il n’est évidemment pas possible de retirer du rouge, tout au plus peut-on ajouter en quantité proportionnelle toutes les autres couleurs composant le mélange… On se trouve alors entraîné à préparer une trop grande quantité de produit. Le plus judicieux consiste à neutraliser l’excès de rouge par addition de la teinte qui lui est opposée dans le cercle chromatique, à savoir le vert. La teinte obtenue sera ainsi coloristiquement corrigée, même si l’on doit l’éclaircir à l’aide d’une pointe de blanc si elle est trop sombre. Il en sera de même si la teinte préparée apparaît trop bleue : le cercle chromatique indique que la correction doit être faite par ajout d’orange. Si la nuance composée était trop jaune, il faudrait la corriger à l’aide de violet. Ainsi, chaque couleur primaire peut être coloristiquement neutralisée par une addition de celle qui lui est opposée dans le cercle chromatique et inversement. C’est pour cela que l’on dit que deux teintes se faisant face (en passant par le noir) dans le cercle, constituent un couple de couleurs complémentaires. On dit aussi de deux teintes de base qu’elles sont complémentaires l’une de l’autre lorsque leur mélange conduit à une impression visuelle dont la notion de couleur à disparu (gris neutre très foncé). Pour vous aider à mettre en pratique ce qui vient d’être énoncé, il existe un outil fort pratique, appelé disque chromatique (color wheel). Fabriqué par The Color Wheel Company aux USA, cet outil, qui existe en version française, est très utile pour comprendre comment s’organisent et s’obtiennent les mélanges colorés. Ce disque chromatique va ainsi vous permettre de visualiser et illustrer rapidement les mélanges de couleurs et plus exactement la façon dont les couleurs vont interagir les unes avec les autres. Il inclut l’échelle des valeurs de gris, les nuances, les tons, les ombres, les couleurs mélangées, l’illustration des harmonies de couleurs à partir des couleurs primaires, secondaires, complémentaires, complémentaires adjacentes, chaudes ou froides et davantage… On trouve cet outil dans les magasins d’arts graphiques et dans certains magasins de maquettisme pluridisciplinaire. Pour vos mélanges, une unité de mesure simple : la goutte ! Afin de préparer des mélanges corrects et de pouvoir éventuellement les reproduire ensuite sans problème, il est nécessaire de disposer d’une unité de mesure. Dans notre domaine, la plus commode est sans conteste la goutte. Certes, il ne s’agit pas là d’une unité exacte à 100%, mais la finesse des dosages qu’elle autorise est tout à fait convenable. Cela dit, avant d’entreprendre la préparation d’un mélange en quantité importante, il est nécessaire de faire des essais sur une plaque de verre ou dans un petit godet. Commencez par choisir les teintes de base dont vous aurez a priori besoin. Afin de ne pas faus- 21 - Le disque chromatique, outil bien pratique, facile à manipuler et qui facilitera grandement les mélanges entre les couleurs primaires et secondaires, intermédiaires, chaudes et froides. (Photo Franck Tavernier) Figure 1 - Le cercle chromatique. Aux trois sommets du triangle inscrit dans ce cercle, se trouvent les trois couleurs primaires : le rouge, le jaune et le bleu. Par mélange deux à deux de ces couleurs, on obtient trois teintes dites secondaires : l’orange, le violet et le vert. Figure 1 ser vos mesures dès le départ, utilisez toujours des pots neufs si possible, ou dont le contenu est intact et n’a pas fait l’objet d’un ajout de diluant. Ensuite, toujours pour éviter de fausser les mesures, mélangez consciencieusement et longuement (nous y reviendrons) le contenu de chacun d’eux. Lorsque tout est prêt, déposez la teinte dominante, ajoutez ensuite graduellement les autres couleurs en partant des plus claires. Lorsque la nuance est jugée correcte, inscrivez les proportions mises en œuvre sur une fiche bristol, puis confectionnez un témoin (chute de carte plastique agrafée à la fiche) que vous peignez avec une partie du mélange, tandis que l’autre partie est appliquée sur une surface de même nature si possible que celle du modèle à traiter. Attendez le séchage complet du film afin de vous assurer que la teinte n’a pas varié comme cela arrive parfois. Si votre essai est concluant, vous pouvez alors préparer la quantité de peinture nécessaire à vos besoins et éventuellement un peu plus, afin de constituer un petit stock de réserve que vous retrouverez avec plaisir le jour où vous aurez à peindre d’autres engins présentant la même livrée. Enfin, finalisez votre fiche (marque et référence des teintes utilisées, confirmation des proportions…), puis classez-la soigneusement, elle vous resservira ! [HORS SÉRIE LOCO-REVUE 20] 27



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 1Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 2-3Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 4-5Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 6-7Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 8-9Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 10-11Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 12-13Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 14-15Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 16-17Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 18-19Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 20-21Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 22-23Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 24-25Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 26-27Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 28-29Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 30-31Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 32-33Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 34-35Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 36-37Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 38-39Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 40-41Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 42-43Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 44-45Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 46-47Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 48-49Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 50-51Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 52-53Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 54-55Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 56-57Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 58-59Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 60-61Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 62-63Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 64-65Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 66-67Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 68-69Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 70-71Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 72-73Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 74-75Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 76-77Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 78-79Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 80-81Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 82-83Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 84-85Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 86-87Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 88-89Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 90-91Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 92