Loco-Revue n°28H novembre 2010
Loco-Revue n°28H novembre 2010
  • Prix facial : 15 €

  • Parution : n°28H de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 92

  • Taille du fichier PDF : 66,6 Mo

  • Dans ce numéro : la peinture en modélisme.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
6 - De toutes les peintures miniatures, les glycérophtaliques sont les plus connues, essentiellement grâce à Humbrol. Fondée en 1919, cette firme anglaise (alors la Humber Oil Company) produisait de l’huile pour cycles ; c’est à partir des années trente que l’entreprise commercialisa ses premiers pots de peinture. Aujourd’hui, Humbrol nous propose un nuancier très riche. (Photo Jean-Paul Quatresous) 7 - Pour diluer les peintures glycérophtaliques ou les nouvelles alkydes d’AMF 87 (Railcolor), utilisez de préférence un produit adapté, comme le diluant Humbrol par exemple ou encore celui de Railcolor (réf. 7503). Évitez le white spirit qui, bien que chimiquement compatible, est beaucoup trop gras et ne permet pas d’obtenir un film de peinture impeccable. Notez que les peintures glycéro se conservent très longtemps si leur pot est bien fermé, témoin ce pot de peinture Precision ou encore cet échantillon d’origine Heller qui a pourtant plus de trente ans. (Photo Jean-Paul Quatresous) 7 10 [HORS SÉRIE LOCO-REVUE 20] peint sous une lampe, mais on risque alors de provoquer un durcissement prématuré du film avant même la totale évaporation du solvant et du diluant qu’il contient. Dans un pareil cas, on obtient une couche de peinture sèche en surface, mais encore molle en profondeur, l’ensemble « frisant » à la moindre manipulation. À noter que ce phénomène se produit également lorsqu’on applique la peinture glycéro en couches trop épaisses ; d’où la vieille formule : « préférez toujours plusieurs couches fines à une seule couche épaisse », dont on ne comprend pas toujours la portée lorsqu’on débute en modélisme… Pour une application à l’aérographe, les peintures glycérophtaliques doivent être diluées à 60% environ (pression 6 1,2 bars environ). Attention, au-delà d’un certain taux de dilution, il se produit un déséquilibre entre leurs divers composants ; elles ont alors tendance à se décomposer et deviennent une sorte de jus coloré inconsistant ne durcissant pas. Les acryliques à solvant Très connues, ces peintures proposées en nuances ferroviaires françaises sont vendues par Interfer, ABE et Aérographes Services. À noter qu’au moment où nous écrivons ces lignes, Aérographes Services ne fait que reprendre le nuancier ABE, mais la firme a toutefois prévu de se doter, sous peu, de sa propre gamme. Les peintures acryliques à solvant sont à base de liant acrylique en solution, et donnent un film séchant à l’air très rapidement par simple évaporation du solvant et du diluant contenus dans leur liant. Il s’agit donc ici d’un vrai séchage, au sens physique du terme. Le liant se retrouve chimiquement identique dans le film à ce qu’il était dans la peinture liquide et même à ce qu’il était dans la matière première avant que la peinture ne soit fabriquée ; seul son aspect physique a changé : de poudre, granulé ou fibre, la matière filmogène est devenue pellicule. Très couvrante, cette pellicule présente l’énorme avantage de demeurer réversible, c’est-à-dire rediluable facilement, même lorsqu’elle est complètement sèche. Cette faculté est évidemment très appréciée des modélistes pour qui une peinture ratée n’est plus, grâce aux acryliques à solvant, synonyme de mémorables séances de décapage. Les peintures acryliques à solvant, dont la pigmentation est extrêmement fine, acceptent mal les dilutions insuffisantes (risque de fi lage avec phénomène dit de « toile 8
d’araignée » lors de la pulvérisation). En revanche, elles supportent les dilutions les plus fortes (100 voire 200%) sans se détériorer. Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à recourir à de telles dilutions qui permettent de traiter les surfaces les plus finement gravées (pression moyenne 1,2 bars) avec pour résultat un impeccable fini, comparable à ceux que montrent les modèles industriels. Ces peintures ne sont pas applicables au pinceau, excepté dans le cas de retouches limitées à de toutes petites surfaces. Les nitrosynthétiques Les peintures de cette famille sont également très présentes dans notre hobby puisque, sous le label Railcolor, la firme AMF 87 les propose en une large gamme de nuances, toutes typiques des chemins de fer français. Ces peintures fonctionnent exactement de la même manière que les acryliques à solvant : elles sèchent rapidement à l’air sans réaction chimique et demeurent donc constamment réversibles. La composition de leur liant, à base de résine cellulosique additionnée d’un plastifiant, leur confère d’excellentes qualités d’accrochage. Elles donnent un film demeurant souple dans le temps, contrairement à celui obtenu avec les cellulosiques pures, qui finit par s’écailler. Tout comme les peintures acryliques à solvant, les peintures nitrosynthétiques sont très couvrantes, sèchent rapidement et font merveille à l’aérographe (pression moyenne 1,2 bars), puisqu’elles possèdent une pigmentation extrêmement fine et s’accommodent des dilutions les plus fortes (100 voire 200%) sans risque de décomposition de leur liant. C’est, là encore, à de tels taux de dilution que l’on obtient les films les plus beaux. Tout comme les 9 acryliques à solvant, les peintures nytrosynthétiques ne peuvent être appliquées au pinceau, excepté dans le cas de retouches limitées à de toutes petites surfaces. Les alkydes Ces peintures sont à rapprocher des glycéro du fait des similitudes de leurs propriétés et de leur fonctionnement : évaporation du solvant et du diluant qu’elles contiennent, puis durcissement par phénomène d’oxydation (absorption d’oxygène), ce qui permet d’obtenir un film montrant une bonne résistance mécanique. La seule firme à proposer depuis peu ce type de peinture en nuances ferroviaires françaises est AMF 87 (Railcolor). Ces peintures viennent épauler les nitrosynthétiques de la marque, avec lesquelles elles partagent d’ailleurs scrupuleusement le même nuancier (contretypage d’après les mêmes échantillons). Mais, au fait, pourquoi des alkydes en plus des nitosynthétiques ? La démarche d’AMF 87 est astucieuse : offrir une gamme (provisoirement encore réduite, mais qui va rapidement s’agrandir) de teintes ferroviaires françaises applicables au pinceau. Par exemple, dans le cadre de la décoration de petites pièces (quand la mise en service de l’aérographe ne se justifie pas). Lorsque, tout simplement, on ne possède pas d’aérographe. Ou encore lorsqu’on souhaite exécuter des retouches au pinceau sur des surfaces peintes avec une peinture nitrosynthétique, laquelle ne permet pas (ou très difficilement) ce genre d’exercice. Naturellement, si l’on y tient, on peut appliquer les peintures alkydes à l’aérographe. Cependant, elles n’ont pas la finesse des nitrosynthétiques (ni celle 8 - Le diluant P502 Railcolor d’AMF 87 comme le diluant Interfer sont très légèrement agressifs pour le polystyrène ; c’est un fait. Néanmoins, lors d’une application à l’aérographe, vu la faible quantité de produit déposé et sa volatilité importante, cette agressivité n’est pas notable. Pour le vérifier, nous avons procédé au décapage de deux caisses peintes avec de la peinture diluée respectivement au diluant P502 (en haut), et au diluant Interfer (en bas). Comme vous pouvez le constater, les zones décapées ne montrent aucune trace d’attaque, et la teinte du support décapé est comparable à celle des zones non peintes. (Photo Francis Marx) 9 - Interfer est le premier à proposer des teintes acryliques à l’eau en nuances ferroviaires françaises. Du coup, au fur et à mesure de leur épuisement, toutes les teintes acryliques à solvant de cette firme seront remplacées par ce type de peinture. (Photo Jean-Paul Quatresous) des acryliques à solvant), ne supportent pas les fortes dilutions et sèchent moins vite. Les acryliques à l’eau Depuis quelques années, les peintures acryliques à l’eau se sont répandues, les marques multipliées, les gammes enrichies. Elles affichent aujourd’hui des performances enviables avec leur extraordinaire finesse de pigmentation et leur excellente qualité d’adhérence sur une grande variété de supports. Ces peintures, dites en phase aqueuse, [HORS SÉRIE LOCO-REVUE 20] 11



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 1Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 2-3Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 4-5Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 6-7Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 8-9Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 10-11Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 12-13Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 14-15Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 16-17Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 18-19Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 20-21Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 22-23Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 24-25Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 26-27Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 28-29Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 30-31Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 32-33Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 34-35Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 36-37Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 38-39Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 40-41Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 42-43Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 44-45Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 46-47Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 48-49Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 50-51Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 52-53Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 54-55Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 56-57Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 58-59Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 60-61Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 62-63Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 64-65Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 66-67Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 68-69Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 70-71Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 72-73Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 74-75Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 76-77Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 78-79Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 80-81Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 82-83Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 84-85Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 86-87Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 88-89Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 90-91Loco-Revue numéro 28H novembre 2010 Page 92