Le Sport Hebdo n°4 16 avr 2010
Le Sport Hebdo n°4 16 avr 2010
  • Prix facial : 2,50 €

  • Parution : n°4 de 16 avr 2010

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... qui va décrocher le titre de champion NBA ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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ADRIANA KAREMBEU Comment est né ce projet de devenir la marraine et l’ambassadrice du football féminin ? C’est la FFF qui me l’a proposé. J’ai été très touchée car j’ai immédiatement trouvé la cause très intéressante. Pourquoi ? Qu’est-ce qui vous a plu dans ce projet ? Le footballa pris une place phénoménale dans la société, mais je trouve qu’il n’y a pas assez de place pour le foot féminin. C’est différent des USA où là-bas c’est très important. C’est très injuste car c’est un sport formidable. mon niveau. Assistez-vous à des matches ? Oui et c’est très beau à regarder. C’est un mélange de grâce et d’élégance et c’est pour cela que j’avais envie de les aider à 42 LE SPORT HEBDO N°4 - DU 16 AU 22 AVRIL 2010 Quel est votre rôle concrètement ? J’essaie dès que je le peux de parler du foot féminin pour en faire la promotion. J’utilise mon image, ma notoriété pour faire de la publicité autour des filles. Jouez-vous au foot vousmême ? Oui, mais juste comme ça pour m’amuser. On fait des matches avec les copines pour s’amuser. Prendre du plaisir, c’est ça le plus important. Je suis venue au sport toute seule, je ne suis pas issue d’une famille de sportifs. J’ai commencé à aimer le foot quand j’avais 12 ans. Notre PEOPLE « Christian me conseille de jouer milieu de terrain » Ambassadrice du football féminin, l’épouse de Christian Karembeu prend très à cœur ce rôle car elle trouve que la femme n’a pas, dans le football, la place qu’elle mérite. Propos recueillis par Valérie Pratdessus « Il n’y a pas assez de place pour le foot féminin » prof de sport était absente, on était allé jouer avec les garçons, ça m’avait plu. C’est un sport qui est très facile à pratiquer, accessible à tout le monde puisqu’il faut juste des baskets et un ballon. Pratiquez-vous d’autres sports ? J’ai fait de la g y m n a s t i que jusqu’à l’âge de 15 ans, du basket aussi. Après j’ai commencé à courir dans les aéroports à droite et à gauche à travers le monde, j’ai donc dû arrêter, mais aujourd’hui, je continue à faire du yoga. Auriez-vous pu faire une carrière de haut niveau ? Je ne pense pas que j’étais assez bonne. J’étais trop grande pour faire de la gymnastique à haut niveau. Mais je reste toujours très fan de ce sport, j’adore regarder des compétitions. C’est mon sport préféré avec le foot. Je suis en admiration devant tous ces sportifs qui font énormément de sacrifices pour arriver au plus haut niveau. J’aime bien aussi l’athlétisme. Christian vous donne-t-il des conseils quand vous jouez ? Il me conseille de jouer milieu de terrain car il me dit que je ferai moins de dégâts à cette place (rires). Que devient votre mari ? A la fin de sa carrière, il est resté dans le milieu. Il est ambassadeur de l’Océanie pour la FIFA. Il aime le foot, donc c’est logique qu’il s’y soit reconverti. Il est consultant aussi pour certains médias. Comptez-vous vous rendre en Afrique du Sud cet été pour la Coupe du monde ? Oui, bien sûr. DANS LES VESTIAIRES Quel est votre favori pour le Mondial ? Je ne sais pas, c’est difficile à dire. Beaucoup d’équipes comme l’Espagne, l’Italie sont très fortes. J’espère que la France et la Slovaquie, qui participe à sa première Coupe du monde, vont bien se comporter. Les Bleus sont très critiqués en ce moment, les gens en ont marre, mais il faut être derrière eux. C’est trop beau de vivre un événement comme ça de l’intérieur. Ça a été mon cas en 1998, c’était gigantesque. C’est d’ailleurs à cette occasion que j’ai vraiment pris conscience de l’ampleur de ce sport. Pour terminer, quelles sont les autres actions que vous menez en dehors du foot féminin ? J’étais récemment en Ukraine pour travailler avec la Croix Rouge ukrainienne sur un projet de lutte contre le sida. L’Ukraine est le premier pays européen touché par cette maladie. C’est devenu très dangereux. A ce rythme il risque d’y avoir une pandémie en Europe dans trois ans. On prépare aussi la quête pour fin mai, début juin. Je m’occupe toujours de ma ligne de cosmétiques à laquelle j’attache beaucoup d’importance. Je vais aussi ouvrir un spa en Inde. n Un match Desailly-Karembeu pour le FC Nantes ? Depuis plusieurs années, l’instabilité a gagné le FC Nantes. Le club oscille entre la L1 et la L2, les repreneurs se succèdent sans succès. A l’heure où des rumeurs annoncent le départ de Waldemar Kita, le club pourrait cette fois-ci tomber entre les mains d’anciens joueurs. Dans les semaines qui viennent, on pourrait assister à un match entre Christian Karembeu et Marcel Desailly. Les deux ex-Canaris seraient, en effet, tentés de reprendre le FC Nantes. D’un côté, il y a Christian Karembeu qui se serait allié à l’ancien agent Lablatinière pour monter un plan de reprise, de l’autre, il y a Marcel Desailly ; l’ancien joueur du FC Nantes aurait confié à Stéphane Ziani et Hervé Marchal le soin de mener des négociations avec des membres du club, avec des capitaux en provenance des Emirats Arabes Unis. A suivre…
ISABELLE DEMONGEOT « Aujourd’hui, les coachs fabriquent des robots » Fraîchement décorée par le président Nicolas Sarkozy, l’ancienne joueuse de tennis n’a pas hésité à lever certains tabous. Propos recueillis par Jean-Marc Azzola Comment se passe votre reconversion ? J’ai monté un club de tennis privé à Ramatuelle. Je suis également revenue dans le système associatif en créant diverses animations pour les jeunes tout au long de l’année pour leurs loisirs. Dans mon club, j’accueille aussi les vacanciers sur des formules de stage d’avril à la Toussaint. Je m’occupe également d’une association qui se nomme « Tennis en Liberté », laquelle ouvre DANS LES VESTIAIRES Trop fragiles les Français ? ce sport aux quartiers sensibles. Cette initiative avait débuté en 2002 grâce au départ à un partenariat avec Gaz de France. Aujourd’hui, ce partenariat n’est plus, mais il y a un relais qui a été pris par la FFT. On vient de signer une convention sur quatre ans. Depuis, on est allés encore plus loin dans l’accompagnement en renforçant les journées d’action de masse pour les enfants dont les parents n’ont pas les moyens de leur permettre de Gaël Monfils pas suffisamment remis de sa blessure à la paume de la main gauche a dû déclarer forfait pour le tournoi de Monte- Carlo. Ce problème avait été contracté lors de son simple de Coupe Davis. Gilles Simon (en photo), quant à lui, à nouveau à l’arrêt en raison de son problème récurrent au genou, est aussi contraint au repos et pourrait rater Roland-Garros. QUE DEVIENNENT-ILS ? pratiquer ce sport. Et pourquoi pas pour certains de leur permettre d’en faire un métier… Vous êtes vraiment très impliquée au niveau associatif… J’ai fourni certaines preuves à ce niveau quand j’ai dirigé le club de Villiers le Bel près de Sarcelles. Je m’étais retrouvée directrice sportive de ce club. Je voulais aussi instaurer certaines règles de vie pour ces enfants car cela partait parfois un peu en « sucette ». Cela a été une superbe expérience. J’ai voulu prolonger cette initiative dans d’autres clubs à Bondy, Gennevilliers, Maisons- Alfort. On a essayé aussi de développer cela en Bretagne, sur la Côte d’Azur, notamment sur la région de Marseille. Avec du recul, quel regard portez-vous sur votre carrière de joueuse ? Il est particulier et a évolué. Il est entamé par une histoire personnelle qui à mon sens ne m’a pas permis de développer le meilleur tennis avec les qualités que j’avais. Je viens juste d’être décorée Chevalier national de l’Ordre du Mérite par le président de la République. J’ai été conviée à l’Elysée. Le président a fait un beau discours. Cela m’apaise bien. Cela remet bien les choses au point. C’est un bel hommage. Vous aviez été courageuse de soulever certains tabous à travers la parution de votre livre Service volé… C’est certain et ce n’était vraiment pas simple… En tout cas, c’était essentiel de le faire pour ma vie de femme. J’avais besoin de le faire, pour rebondir, pour me reconstruire, pour mieux repartir tout en restant passionnée pour mon sport. Le tennis m’anime toujours autant. Cela aurait pu ne plus être le cas… « Nicolas Sarkozy m’a rendu un bel hommage » Par contre, certaines décisions de justice n’ont pas plaidé en votre faveur (Régis de Camaret a obtenu un non-lieu)… Le combat continue. Je garde le moral. Il y a eu prise de conscience. Tout ce programme de lutte qui a été mis en place, il y a deux ans, par Roselyne Bachelot, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, je trouve que c’est un vrai résultat. Cela permettra de mieux protéger les adolescents, les enfants, et mieux former les enseignants pour mieux con - trôler l’emprise qu’ils peuvent avoir sur leurs athlètes. Il s’est réellement passé quelque chose. Quand j’avais rencontré Nicolas Sarkozy il y a deux ans de cela, je n’avais pourtant pas pris conscience de tout cela. Il m’avait demandé comment j’allais, ce que je faisais de ma vie aujourd’hui et ce qu’il pouvait faire pour moi. Je n’avais pas anticipé de réponse. Je lui avais juste répondu que je n’avais pas été le cas unique dans le monde du sport. Il a entendu ce vrai traumatisme. C’est aussi pour cela que je suis récompensée par cette décoration. Elle est bleue, elle est même plus belle que la Légion d’honneur qui est rouge (sourire). Cela a été une réponse à beaucoup de choses… Qu’avez-vous pensé de l’annonce de la retraite d’Amélie Mauresmo ? Je trouve juste dommage que cela soit déjà terminé pour elle. Je me demande même si c’était son choix réel… Que voulez-vous dire ? C’est un ressenti personnel, mais quand elle a déclaré tout cela, je ne trouvais pas cela limpide. Amélie a réalisé une superbe carrière, c’est un fait. Elle a été usée probablement un peu prématurément. Elle avait la qualité que peu ont, elle n’était peut-être pas obligée d’en faire autant. Donc cela a pu se comprendre aussi qu’elle en ait eu assez. Comment expliquez-vous le flottement du tennis féminin français actuellement ? Il y a un grand manque de créativité. C’est une des raisons pour lesquelles Amélie va beaucoup manquer au tennis féminin. Heureusement que les Belges reviennent sur le circuit. Car franchement les autres ne sont vraiment pas « marrantes ». Tout le monde joue de manière identique. Je ne sais même pas si je serais capable de vous donner le nom des dix premières mondiales. En fait, les coachs produisent des robots. Ce n’est vraiment pas enthousiasmant. n LE SPORT HEBDO N°4 - DU 16 AU 22 AVRIL 2010 43



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