Le Sport Hebdo n°4 16 avr 2010
Le Sport Hebdo n°4 16 avr 2010
  • Prix facial : 2,50 €

  • Parution : n°4 de 16 avr 2010

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... qui va décrocher le titre de champion NBA ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 36 - 37  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
36 37
36 MAROUANE CHAMAKH Comment se sent-on après une élimination en quarts de finale de la Ligue des Champions ? C’était la « gueule de bois » et le réveil a été un peu difficile. Mais en même temps, il a fallu revenir à la réalité en nous disant qu’il ne nous reste plus que le championnat. Nous devons donc faire en sorte de mettre toute l’énergie qui nous reste sur cette fin de saison et sur notre dernier objectif. Si nous voulons revivre des moments aussi forts que ceux que nous avons connus en Ligue des Champions, il faut passer par la case du championnat. Nous devons revenir à nos principes, ceux dont on a fait preuve durant le quart de finale retour contre Lyon. Il faut s’en servir pour finir le championnat en beauté. Avez-vous disputé contre Lyon votre dernier match de Ligue des Champions avec les Girondins ? Certainement… J’en suis sûr. Je voulais aller le plus loin pos- LE SPORT HEBDO N°4 - DU 16 AU 22 AVRIL 2010 sible. Cela s’est joué à pas grand-chose. Quoi qu’il en soit, je suis content et fier de notre parcours en Ligue des Champions. On a été près de la demi-finale, mais il faut reconnaître que peu de monde nous voyait arriver jusqu’en quart de finale de cette compétition. Pour vos derniers matches sous les couleurs de votre club formateur, allez-vous motiver encore plus vos coéquipiers ? (Il sourit.) Non car mes coéquipiers sont tous très motivés et ils ont envie de finir la saison en beauté comme moi. Je n’ai donc pas besoin de leur dire quoi que ce soit. Il ne nous reste pas beaucoup de matches à jouer et j’espère que nous prendrons le maximum de points. Nous en sommes tous conscients. On a encore envie de marquer les esprits cette année. Sachant que vous alliez quitter Bordeaux, vous n’avez pourtant jamais calculé FOOTBALL « Hoarau peut me remplacer à Bordeaux » L’avant-centre des Girondins joue ses derniers matches sous le maillot de son club formateur avant de rejoindre Arsenal. Mais il est bien décidé à tout donner pour permettre à Bordeaux de rejouer la Ligue des Champions. Propos recueillis par Félix Chiocca et vous avez toujours tout donné… Je suis fier de dire que je suis resté authentique et que j’ai toujours donné tout ce que je pouvais. Au moment de partir, je n’ai rien à regretter et je n’ai jamais triché. Même s’il y a eu des moments où j’étais moins bien, j’ai le sentiment d’avoir donné le maximum à chaque fois. Pouvez-vous aujourd’hui parler plus librement de votre départ ? Je suis toujours sur la réserve pour en parler. Mais petit à petit, je vais me lâcher un peu plus. Mais c’est vrai que c’est dur par rapport au club et aux supporteurs. Tant que je n’ai encore rien gagné cette saison, je ne peux pas m’emballer. Comme mes coéquipiers, j’ai envie d’assurer au moins une place en Ligue des Champions pour le club l’an prochain. Mais l’objectif, c’est le titre. Ce serait magnifique. Le fait de ne plus être en tête au classement est-il plus stressant ou plus motivant ? Cela motive surtout. On peut aller chercher la première place, même si pour moi, Marseille reste le favori pour le titre. Nous avons les moyens de rivaliser avec Marseille et Lyon. Nous sommes meilleurs quand on a le dos au mur. Les Lyonnais vont certainement laisser de l’énergie en Ligue des Champions. A nous d’en profiter. Si nous prenons le jeu à notre compte, nous pouvons faire très mal. Hugo Lloris est-il le meilleur gardien que vous ayez affronté jusqu’ici ? Oui. Il a été brillant contre nous et on prend un coup au moral quand on joue contre lui et que l’on voit ce qu’il est capable de faire. Mais on a toujours dit qu’il était le meilleur gardien en France. On ne s’étonne plus ! J’ai eu du mal à avaler ce qu’il a réalisé au match aller et au match retour, « Le piège serait de penser déjà à nos avenirs personnels » je me suis presque dit que ce qu’il faisait était normal. Pour moi, il n’y a pas photo ! Le compte à rebours a-t-il commencé avant votre départ ? Un peu. A moi de réaliser de gros matches avec mon club, pour l’équipe et pour moimême. On évoque le nom de Guillaume Hoareau pour vous remplacer la saison prochaine aux Girondins. Qu’en pensez-vous ? C’est quelqu’un que j’apprécie humainement. Je l’ai rencontré à plusieurs reprises. C’est un attaquant qui a le même profil que moi. C’est lui qui endossera bientôt le numéro 29 des Girondins que vous portez aujourd’hui ? Cela ne me gênerait pas s’il le veut ! n DANS LES VESTIAIRES Quand Gourcuff veut suivre Blanc… Le meneur de jeu des Girondins a étonné en donnant l’impression de lier son avenir à celui de son entraîneur. Interrogé sur les ondes deux jours avant le quart de finale retour de Ligue des Champions contre Lyon, YoannGourcuff a rappelé que c’est Laurent Blanc qui est venu le chercher au Milan AC et qui lui a donné sa chance. « C’est grâce à lui si l’année dernière, j’ai fait une telle saison (...) On a la même philosophie de jeu. S’il est amené à partir dans un grand club européen et qu’il veut de moi, ça pourrait (présenter) des facilités parce que je le connais ». Peut-on imaginer l’éventuel futur employeur de Laurent Blanc être, dans le même temps, intéressé par l’arrivée de YoannGourcuff ? Si « le Président » devenait sélectionneur de l’équipe de France, l’offre de service de l’ancien Rennais deviendrait alors caduque. Mais il pourrait ainsi continuer à travailler sous sa houlette.
GUILLAUME HOARAU En championnat, le PSG reste sur une belle performance contre Bordeaux… On s’est donné un objectif d’ici cette fin de saison, c’est de rester invaincus. On est sur une bonne série, c’était important pour nous de relever le défi imposé par le champion en titre. On est contents car contre eux, on a pris trois points mérités. Il faut aussi avouer que le scénario du match a été en notre faveur. C’était donc une belle victoire. Vous avez vaincu l’une des équipes de tête. Cette victoire veut-elle dire que vous auriez pu mieux faire cette saison en championnat ? De toute façon, on sait que l’on est passés à côté de quelque chose. Maintenant, il reste encore de belles affiches avant la fin de saison, et sur un match on est capables de rivaliser avec n’importe qui. Pouvez-vous nous raconter votre but contre Bordeaux ? C’est un but sur coup de pied arrêté. Le match était sur le point d’être fini. Claude (Makelele) met dans le tas, j’essaye de devancer le gardien. Avec un peu de réussite, c’est ce que j’ai fait. Je sais que j’ai eu deux belles occases avant aussi. Heureusement que je marque ce but parce que je m’en serais voulu. Mais ce qu’il faut retenir, c’est la prestation collective, tout le monde a fait un très beau travail. Comment expliquer que le PSG n’a pas plus souvent pratiqué le jeu développé contre Bordeaux ? On ne cherche pas d’excuses. Le potentiel était là. Pourquoi ça n’a pas pris ? Ça ne sert à rien de ressasser le passé. Quelque part, ça nous fait très mal parce qu’avec le match que l’on a produit contre Bordeaux, on se dit que l’on est passés à côté de quelque chose. Maintenant, être régulier sur une saison, ça demande beaucoup d’efforts et une grosse force mentale. On a souvent perdu des matches FOOTBALL « Le PSG est passé à côté de quelque chose » La victoire contre Bordeaux a redonné du suspense à la Ligue 1, mais aussi des couleurs au PSG. L’attaquant parisien croit à une belle fin de saison. De quoi faire naître des regrets à l’ancien Havrais au regard du niveau de jeu affiché par son équipe contre le champion de France en titre. Propos recueillis par Cédric Ferreira sur le plus petit des scores, il manquait un petit truc à chaque fois. C’est ce qui a fait que peu à peu, on a été détachés au classement. On a eu une saison aussi où l’on a accumulé pas mal de blessures. On a bien démarré, mais avec tous ces petits pépins, on a dû faire avec, mais aujourd’hui on ne lâche pas. On aurait pu faire le sparring-partner, mais on veut finir en beauté et montrer un beau visage. Bientôt, c’est l’anniversaire des 40 ans du club, donc nous aussi on veut écrire son histoire. Certaines rumeurs vous annoncent à Bordeaux la saison prochaine. Quelle est votre réaction ? Il en faut plus pour me toucher, je rigole quand j’entends ça. Il n’y a rien de méchant. Les gens écrivent et disent ce qu’ils veulent. Le plus important aujourd’hui est que je suis sous contrat avec le PSG et qu’il me reste encore beaucoup de choses à faire dans ce club. Je pense que la meilleure réponse que je pouvais donner, c’est ce que je fais contre eux. J’ai acheté un truc à la Réunion et à aucun moment on a dit que j’allais aller jouer là-bas. Ma femme est bordelaise, les grands-parents « Il me reste encore beaucoup de choses à faire dans ce club » de mon fils sont là-bas, je ne vois pas pourquoi on parle de ça. Le but était de se rapprocher d’eux, c’était la chose la plus simple à faire. A la Réunion, j’ai des trucs aussi, donc peut-être que je vais retourner à la JSSP (son club formateur, Ndlr), on ne sait pas (sourire)… Lors de la de m i - f i n a l e de la Coupe de France, vous avez joué contre un joueur que vous connaissez bien à Quevilly, c’est Anthony Laup… En fait, j’ai joué avec son petit frère Yannick. Quand je suis arrivé au Havre, il n’y était déjà plus. Mais c’est quelqu’un que je connais bien, il est d’origine réunionnaise comme moi. Ses parents sont nés làbas, j’avais pour habitude d’aller chez eux. C’était sympa de se revoir. n DANS LES VESTIAIRES Cissé veut aller à la Coupe du monde Les places risquent d’être très chères jusqu’au bout pour aller à la Coupe du monde. Particulièrement dans le secteur offensif. Hasard ou coïncidence, les attaquants tricolores susceptibles d’être appelés par Raymond Domenech sont très en verve. Appelé la saison dernière, Guillaume Hoarau ne se fait pas d’illusions quant à ses chances de participer à l’aventure africaine : « Je suis loin du compte » reconnaît-il dans les colonnes d’un quotidien national. A l’inverse, il y en a un qui a renversé la situation en sa faveur. C’était loin d’être réussi, mais Djibril Cissé est bien redevenu un postulant plus que sérieux à une place dans les 23 sélectionnés. L’international tricolore réalise une saison de feu au Panathinaïkos. Il a inscrit 29 buts toutes compétitions confondues dont 23 dans le championnat grec, dont il est l’actuel meilleur buteur. Certains lui prédisaient un enterrement en Grèce. Aujourd’hui, c’est une renaissance. LE SPORT HEBDO N°4 - DU 16 AU 22 AVRIL 2010 37



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :