Le Sport Hebdo n°4 16 avr 2010
Le Sport Hebdo n°4 16 avr 2010
  • Prix facial : 2,50 €

  • Parution : n°4 de 16 avr 2010

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... qui va décrocher le titre de champion NBA ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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34 « Il vaut mieux avoir deux bons Américains que quatre moyens » LE SPORT HEBDO N°4 - DU 16 AU 22 AVRIL 2010 Bellenger/IS/FFBB
YVAN MAININI Pour quelle raison briguezvous la présidence de la FIBA (Fédération Internationale de basket) ? Il faut d’abord savoir que, selon ses statuts, la présidence de la FIBA est tournante par continent. Il s’avère que pour le mandat 2010-2014, c’est le tour de l’Europe. Ensuite, il faudra attendre 20 ans ! Et j’ai peur qu’à ce momentlà, je sois atteint par la limite d’âge (rires). Plus sérieusement, je suis dans le monde du basket depuis presque 40 ans et je pense pouvoir apporter quelque chose. Vous êtes en concurrence avec le Grec Vassilakopoulos pour le poste. Quel est votre projet ? J’ai des idées. Le premier point est que la Fédération Internationale travaille en harmonie avec l’Europe qui reste son bastion de développement. Deuxième point, arriver à trouver des systèmes gagnant-gagnant avec la NBA. Aujourd’hui, on est plutôt attentiste. On doit bâtir d’autres relations avec les Etats-Unis. Et troisième point, il y a un continent qui a besoin d’aides, mais qui a une potentialité extraordinaire, c’est l’Afrique. On a aussi besoin de faire des efforts pour communiquer et pour renouer le dialogue avec l’Asie où le basket est là-bas très populaire. Si vous êtes élu, allez-vous délaisser la Fédération Française ? Pas complètement, mais il y aura un conflit d’intérêts, donc je ne pourrais plus être élu au comité directeur. Il faudra donc pourvoir à mon remplacement. L’ex-président de la Ligue féminine Jean-Pierre Siutat tiendrait la corde… C’est un garçon qui a une somme d’expériences, et pas seulement comme président de la Ligue féminine où il a œuvré pendant huit ans. Il a l’étoffe pour être président. Pourquoi ne pas promouvoir un ancien joueur ? Je n’y suis pas opposé. J’ai d’ailleurs fait venir Fred Forte au bureau fédéral en pensant que c’était un garçon qui, à l’avenir, pouvait peut-être conduire des affaires dans le basket français. Quel regard portez-vous sur le basket français ? C’est bien que Paris organise le Final Four de l’Euroligue, mais ce serait mieux que les clubs français y brillent… C’est d’abord un problème fondamentalement économique qui amène quelques dirigeants et présidents à prendre pas forcément des bonnes décisions, notamment en essayant de s’ap puyer sur un maximum d’étrangers dans le championnat. On a vu des pays qui, économiquement, sont moins bien que nous, tels la Serbie, avoir des équipes émerger régulièrement avec de jeunes joueurs formés chez eux. Nous aussi, on en est capables même si nos meilleurs joueurs sont partis aux Etats-Unis. Je voudrais néanmoins tirer un coup de chapeau au secrétariat aux sports qui vient de faire un dossier, qui j’espère sera suivi de faits, Arena 2015, afin de mettre en place des installations polyvalentes de grande dimension qui n’existent pas en France et qui nous bloquent à la fois pour les clubs et pour l’organisation de grandes manifestations internationales. Si on arrive à avoir ces installations, la Ligue nationale devrait pouvoir changer de format et se développer. BASKET « Tony Parker n’est pas le patron du basket français » Président de la Fédération Française depuis 1992, l’ancien arbitre briguera en mai prochain la présidence de la Fédération Internationale. Il souhaite notamment harmoniser les relations avec la NBA. Propos recueillis par Arnaud Bertrande Le fait qu’on limite le nombre d’étrangers dans le championnat dès la saison prochaine est-il vraiment une bonne nouvelle ? C’est quelque chose qui était pour moi incompréhensible. Les clubs français sont très attachés à la formation. Ils mettent toujours en avant leurs centres. Et derrière, rien, car les joueurs formés ont peu de débouchés. Les décisions qui ont été prises sont donc un premier pas vers quelque chose de plus raisonnable et de plus cohérent. Cela va-t-il permettre à nos clubs de briller en Euroligue… (Il coupe.) Quand je vois un certain nombre d’Américains se produire, je me dis qu’il vaudrait mieux en avoir deux bons plutôt que quatre très moyens, et de concentrer les moyens sur des joueurs réellement spectaculaires. Le basket français n’a-t-il pas raté le coche quand la Jordanmania a débarqué ? Il y a eu une vraie déferlante puisqu’on a dû augmenter le nombre de licenciés, ou plutôt d’adhérents de 20%. Le problème, c’est qu’on n’avait pas les structures pour accueillir tous ces jeunes, notamment en Ile-de- France. Les dirigeants étaient complètement débordés. Ils ne pouvaient pas accueillir plus de monde qu’ils n’avaient de place. Et on est toujours dans cette incapacité. Aujourd’hui, on pourrait avoir entre 120 et 130 000 licenciés de plus. Donc, oui, on a manqué le coche mais pour une raison simple, on n’avait pas la capacité d’accueillir. N’êtes-vous pas envieux du rugby qui pousse derrière le foot ? « Trouver un système gagnant-gagnant avec la NBA » Non. Le rugby a réussi à vendre le Tournoi des 6 Nations comme étant le championnat du monde. C’est un poids médiatique extraordinaire. Le basket n’a pas de compétition de cette nature. Pour faire se produire l’équipe de France de manière officielle sur le territoire national, il faut organiser le Championnat d’Europe ou se prendre les pieds dans le tapis comme ça nous est arrivé il y a trois ans pour arriver à jouer des qualifications à la maison. C’est quand même dommage ! Ça vient du calendrier international et là on peut revenir au problème de la NBA qui n’aspire pas seulement les joueurs, mais qui occupe en permanence le calendrier. Au final, les joueurs, on ne peut pas en disposer… Finalement, n’est-ce pas la NBA qui dirige le basket ? Indirectement, oui. C’est un des vecteurs de travail important à mener avec la NBA, non pas de leur demander de changer leur format de compétition, mais voir comment on peut faire autrement, notamment pour pouvoir libérer les joueurs. La France est LES PRONOSTICS D’EDWIN JACKSON (ROUEN) 27ème journée de Pro A Lyon-Villeurbanne - Hyères-Toulon 1 2 Paris-Levallois - Roanne 1 2 Rouen - Le Havre 1 2 Le Mans - Cholet 1 2 Chalon/Saône - Vichy 1 2 Nancy - Dijon 1 2 Poitiers - Orléans 1 2 Gravelines-Dunkerque - Strasbourg 1 2 touchée de plein fouet, même si ce ne sont pas tous des joueurs majeurs. Dans le foot, ce sont les sélections qui dictent leur loi, pas dans le basket ! Vous avez touché du doigt le problème. La FIBA deviendra puissante le jour où elle aura une économie beaucoup plus forte. Le budget de la Fédération internationale de basket est inférieur à celui de la Fédération Française ! C’est finalement un système qui s’est trouvé inversé. Le basket a sa masse, ses clubs professionnels, et au-dessus la NBA. Si Tony Parker est un super joueur, entre son rôle à l’AS- VEL et son poids en équipe de France, n’est-ce pas lui aujourd’hui le patron du basket français ? Tony n’intervient absolument jamais dans tout ce qui est structurel, dans la sélection. Il n’est jamais venu me dire : « Il faut prendre untel ou untel ». Il est acteur tout en restant à sa place. Ce n’est pas le patron, mais la figure emblématique et de proue, et on peut être fier d’avoir un tel joueur. Pour nous, c’est aussi une fierté de se dire qu’on a participé modestement à son ascension. n « Je vois bien Orléans champion. C’est du beau basket. C’est l’équipe qui m’a le plus impressionné. Elle a les moyens pour aller au bout avec une profondeur de banc et des joueurs qui se partagent le ballon. Laurent Sciarra va monter en puissance en playoffs et va mener son équipe à la victoire. » LE SPORT HEBDO N°4 - DU 16 AU 22 AVRIL 2010 35



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