Le Sport Hebdo n°4 16 avr 2010
Le Sport Hebdo n°4 16 avr 2010
  • Prix facial : 2,50 €

  • Parution : n°4 de 16 avr 2010

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... qui va décrocher le titre de champion NBA ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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32 PHILIPPE VENTADOUR Comment se porte le Palais Omnisport de Paris Bercy ? Au mieux. Le Palais Omnisport a toujours eu des exercices comptables bénéficiaires depuis 25 ans, et là c’est encore mieux. On ne souffre pas tellement de la crise et on n’a pas de quoi être inquiet a priori, puisque les spectacles que l’on présente sont du haut de gamme, qui ne sont pas amenés à être touchés par la crise. Combien de personnes travaillent au quotidien au POPB ? 83. Et pour monter, démonter les scènes de spectacle, aménager le Palais en configuration sportive ou en configuration spectacle, on fait appel à des structures extérieures pour compléter nos équipes. C’est très variable, de dix à soixante personnes. Pour installer une piste d’athlétisme, c’est plutôt soixante, quand on fait un changement pour un concert, c’est plutôt une dizaine. Quels sont les prochains événements sportifs que vous accueillerez en 2010 ? Les finales des Coupes de France de basket, des championnats de France Pro A-Pro B, le Final Four d’Euroligue, la Ligue mondiale de volley-ball, le beach rugby. Le point d’orgue, ce sera le Final Four de l’Euroligue ? Bien sûr. Le Final Four, c’est un événement exceptionnel, on l’avait déjà eu il y a sept, huit ans, donc ce genre d’événements que l’on n’a pas tous les ans est le point d’orgue d’une année, oui forcément. On en a un par an, un championnat du monde ou d’Europe, l’année prochaine on aura les championnats d’Europe d’athlétisme, ou de judo. Sinon, on fonctionne avec les événements récurrents, comme les Internationaux de France de gym, les championnats de France, le handball… L’accueil du Final Four nécessite-t-il de grosses modifications du POPB ? Non. Disons que c’est plus aménagé. Le cahier des charges de l’Euroligue est plus drastique que celui de la Ligue nationale de basket pour les finales de COULISSES « Bercy n’a pas de limites » Le directeur du Palais Omnisport de Paris Bercy nous fait une visite rapide de la salle parisienne. En tant que président de l’association européenne des salles et arènes, il voit d’un très bon œil le projet grandes salles du gouvernement. Propos recueillis par Vincent Géhin LE SPORT HEBDO N°4 - DU 16 AU 22 AVRIL 2010 championnats de France, mais dans les détails, dans la façon de fonctionner, pas dans l’aménagement de la salle, à part pour la tribune de presse, qui sera énorme puisqu’il y a 450 journalistes et qu’on n’en a jamais eu autant. Y a-t-il des manifestations sportives qu’il est impossible d’organiser à Bercy ? (Il réfléchit) On a organisé plus de 46 événements dans des sports différents, on a poussé le registre assez loin, on a même eu de la planche à voile. Donc là, non, j’essaye de faire en sorte qu’on n’ait pas de limites. On n’a pas fait de rugby, mais on fait du beach-rugby, pour du rugby à sept, ça risque d’être compliqué… A part la taille, non, on n’a pas de limites de taille. Il y a des sports qui sont trop petits pour venir, d’autres dont les terrains sont trop grands, mais nous, on ne se limite pas à quoi que ce soit. Comment avez-vous accueilli le projet grandes salles du gouvernement, pour doter la France d’autres grandes salles de sports/spectacles de capacité importante (14- 15 000 places) ? Bien, forcément bien, puisque je faisais partie de la commission. C’est un projet que je vends depuis longtemps. On peut considérer qu’on est le seul pays d’Europe à ne pas avoir d’autres grandes salles comme Bercy. Et quand un pays n’a pas assez de salles, il y a des manifestations sportives, des spectacles ou des tournées de concert qui ne passent pas par le pays. Donc il faut densifier le territoire en salles de spectacles supérieures à 10 000 places, et en plus, ça crédibilise le sport français et ça donne aux Fédérations les moyens de travailler à des événements qui passeront aussi par Bercy. Donc ça n’a rien à enlever à Bercy et ça a tout à gagner à la France. Donc il n’y a pas de problème là-dessus. Cela n’enlèvera rien au POPB, ça permettra de le désengorger peut-être ? On sera en compétition avec d’autres salles, d’autres villes, mais il y a de la place pour plusieurs salles sans problème. Là, Montpellier va bientôt avoir son Arena, qui va probablement récupérer des championnats du monde qui auraient pu passer par Bercy. Ça ne désengorge pas, mais je n’ai pas la place à Bercy pour tout mettre. Donc ça aidera certaines fédérations à avoir des manifestations « 46 événements de sports différents » DANS LES VESTIAIRES Bingo pour Tamgho qu’elles ne pouvaient pas o r g a n i s er, parce que Bercy n’était pas forcément disponible. Vous êtes également président de l’association européenne des enceintes. En quoi cela consiste-t-il ? L’EAA, l’European Arena Association, est une association qui existe depuis dix-huit ans. C’est une sorte de réseau regroupant toutes les grandes salles européennes, il y en 28 pour l’instant. On se réunit une fois par an, on fait des séminaires pour certains métiers comme les chefs de salle, les responsables de programmation, et on parle entre nous des expériences que l’on a chacun dans nos pays. n Le mois de mars aura décidément été prolifique pour Teddy Tamgho. Le sociétaire du CA Montreuil, champion du monde en salle de triple saut et recordman du monde à Doha le 14 mars dernier avec 17,90m, a ajouté un nouveau trophée à son palmarès, plus honorifique celui-là. Tamgho a en effet été élu athlète du mois par l’IAAF devant l’Italien Alex Schwazer, champion olympique du 50 km marche en 2008 à Pékin, et le Russe Ivan Ukhov, champion du monde du saut en hauteur à Doha. Chez les filles, c’est la Britannique Jessica Ennis, championne du monde de pentathlon, qui l’a emporté.
JEAN LE CAM Vous vous apprêtez à disputer la Transat AG2R. Avec l’objectif de la gagner bien sûr ? Oui, bien sûr, c’est l’idée. Transat que vous avez gagné en 1994 avec Roland Jourdain et que vous avez terminé deuxième en 1996 avec Florence Arthaud. Vous pensez pouvoir la gagner à nouveau cette année ? Je l’espère en tout cas. Tout le monde est là pour ça. Vous allez la disputer cette année sur le bateau Generali avec Nicolas Lunven, avec qui vous avez fait le tour de Bretagne en 2009. Quelques mots sur lui ? On a fait quelques entraînements également, on a déjà navigué ensemble. Donc on apprend à se connaître un peu. Y a-t-il des écueils à éviter lorsqu’on fait de la voile à deux ou plusieurs, par rapport à la course en solitaire ? Non, ça ne change pas grandchose, sauf qu’on est deux solitaires. On s’est déjà croisés, VOILE « Le record du Jules Verne peut encore descendre » Le marin finistérien s’élancera le 18 avril de Concarneau à bord de Generali pour participer à la Transat AG2R. Associé à Nicolas Lunven, le vainqueur de l’édition 1994 espère renouer avec le succès, avant de préparer la Barcelona World Cup qui partira fin 2010. Propos recueillis par Vincent Géhin parce que tout le monde fait tout (courses en solitaire ou en équipage). De toutes les manières, pour les manœuvres en général, on est deux sur le pont. Et le reste du temps, il y en a un qui fait la nav’(navigation) et l’autre qui barre. Le record de Kito de Pavant de 2006 est-il battable selon vous ? Oui, il l’est toujours. Mais de toute façon, on s’en fout, ce n’est pas du tout l’idée. L’idée, c’est d’arriver premier, le record, on s’en moque complètement. Sachant que le record dépend essentiellement des conditions météo, et c’est complètement aléatoire. Quels sont vos autres projets sportifs pour cette année 2010 ? Je vais peut-être faire la Barcelona en fin d’année. Mais je ne sais pas encore trop sur quel bateau. Et le Vendée Globe, dans deux ans. En 2010, il y aura la route du Rhum, dont vous avez terminé deuxième en 2006. Y participerez-vous ? Quel est votre favori pour cette course ? Non, je ne la fais pas. Et je ne sais même pas qui peut la gagner, je n’y ai pas du tout pensé. La voile a-t-elle souffert de la crise, les sponsors se sont-ils désengagés ? Ce n’est jamais trop facile en période de crise, mais ce n’est jamais trop facile en général. La crise ne s’est pas trop ressentie, pas plus que d’habitude. Que pensez-vous du record de Franck Cammas dans le Trophée Jules Verne ? « Le Vendée Globe reste une belle aventure » Ils ont fait une super gestion du projet. Parce qu’ils ont commencé, ils ont cassé, se sont arrêtés, et ont ensuite eu le courage de repartir. Je pense que c’était une bonne gestion du dossier. Il a battu le record en moins de 50 jours. Pensezvous que le record du tour du monde peut encore descendre ? Oui, il peut encore descendre, à l’aise. Franck a battu le record dans des conditions qui n’étaient pas bonnes pour lui, donc avec de bonnes conditions, c’est faisable, largement. Vous qui êtes un amoureux de la mer, que pensez-vous des nombreux dégazages, ou le dernier naufrage d’un bateau au large de l’Australie qui risque d’être fatal à la barrière de corail ? C’est sûr que ce n’est pas très agréable à entendre, ce genre de choses. Si ça pouvait être autrement, ce serait mieux. De toutes vos victoires et courses, de laquelle êtesvous le plus fier ? Je ne sais pas, ça dépend des moments, toutes les courses sont belles. C’est impossible de faire un choix, le plus, le moins, je ne sais vraiment pas. Quelle est la course que vous rêvez de gagner. Le Vendée Globe, que vous avez terminé à la deuxième place en 2005 avant de chavirer en 2009 ? Le Vendée Globe, oui. Quoi qu’il arrive, ça reste toujours une belle aventure. Que l’on gagne ou pas, ça reste une très belle course. n DANS LES VESTIAIRES Le Final Four de volley reporté C’était inévitable, et c’est on ne peut plus logique. Le terrible accident de l’avion présidentiel polonais qui a coûté la vie au président de la République Lech Kaczynski et à beaucoup de dignitaires du pays, et plongé la Pologne dans un deuil d’une semaine, n’a pas été sans conséquences sur le sport local. Et le Final Four de volley-ball, qui devait avoir lieu le jour même du crash à Belchatow, le club du Français Stéphane Antiga, a logiquement été annulé. Et « reporté à une date ultérieure », selon la formule consacrée. « Dès que nous avons commencé à avoir de plus en plus en détail sur le crash, expliquait le vice-président de la Confédération européenne de volley-ball Philip Berben, nous avons parfaitement analysé toutes les options possibles et avons finalement décidé qu’aujourd’hui était principalement un jour de tristesse et de deuil. La CEV a donc décidé de suivre la ligne directrice des autorités polonaises (d’annuler toutes les manifestations divertissement, Ndlr) et d’annuler le Final Four de la Ligue des Champions. Et je peux vous informer que les quatre équipes participantes ont décidé ensemble de discuter avec la CEV et leur fédération nationale respective d’un nouveau calendrier dans les semaines à venir pour achever la compétition ». Une décision d’autant plus logique que le président du Comité olympique polonais, Piotr Nurowski, était lui aussi dans le Tupolev 154, endeuillant également le sport local. 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