Le Sport Hebdo n°4 16 avr 2010
Le Sport Hebdo n°4 16 avr 2010
  • Prix facial : 2,50 €

  • Parution : n°4 de 16 avr 2010

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... qui va décrocher le titre de champion NBA ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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FRANCK MONTAGNY La saison de Formule 1 a repris sans vous. N’êtes-vous pas déçu ? Je suis très content en ce moment. Je regrette rarement mes choix. Je roule, que ce soit avec Peugeot ou Barazi-Epsilon. Donc je suis heureux. Avez-vous eu l’occasion de suivre les premiers Grands Prix ? J’ai regardé un peu. J’ai vu le premier à Bahreïn en entier et sincèrement, je le regrette. Par contre, le deuxième, en Australie, je ne l’ai pas vu en entier et je n’aurais pas dû en perdre une seconde. C’était sympa. En même temps, la pluie change souvent le visage d’une course. Mais sincèrement, il faut le dire, à Bahreïn, on s’est ennuyé. On va dire que c’était la première course. J’espère honnêtement que le championnat sera plus à l’image de l’Australie avec de nombreux rebondissements que Bahreïn. En début de saison, tout le monde attendait avec impatience le retour de Schumacher, vous le premier. Comment analysez-vous ses premières courses ? Elles prouvent que les équipes sont aussi importantes. Schumacher dans une Ferrari, ça peut rouler devant mais Schumacher dans une autre auto avec un développement différent, ce n’est plus la même chose. On encense toujours le 1er et rarement le 15ème. C’est logique. La voiture est super importante en F1. C’est un tout entre l’homme et la machine qui fait la différence. Schumacher semble perdre du terrain sur Rosberg, mais ce dernier a toujours été bon sur la piste. Mais, avec le temps, je suis sûr que Schumacher va revenir. Il faut être patient. Alonso est-il le favori pour remporter le championnat 2010 ? Ça va être dur. Moi, je verrais FORMULE 1 « Vettel sera champion du monde » Il aurait pu devenir le coéquipier de Robert Kubica chez Renault cette saison. Le Français a dû se contenter de regarder les premiers Grands Prix depuis son canapé. Aujourd’hui, l’ancien de chez Super Aguri continue de briller chez Peugeot pour les Le Mans Series mais également en SuperLeague Formula, sous les couleurs des Girondins de Bordeaux ! Propos recueillis par Eric Mendes DANS LES VESTIAIRES La Corée du Sud privée de F1 ? Le premier Grand Prix de Corée du Sud pourrait finalement ne pas avoir lieu. Prévu le 24 octobre prochain, à Yeongam, la course pourrait être déprogrammée car les travaux ne sont pas encore terminés. En février dernier, les rumeurs annonçaient clairement le report en 2011. Mais le promoteur démentait l’information en annonçant fièrement que 70% du circuit et 80% des stands étaient déjà prêts. Cependant, les dernières tendances confirmeraient ces rumeurs. Dans le magazine allemand Focus, l’architecte Herman Tilke, qui a dessiné le tracé, ne se montrait pas optimiste. « Je pense que pour la première fois, l’un de mes circuits ne sera pas prêt à temps. » Une révélation qui pourrait peser lourd au moment de prendre une décision finale. Bernie Ecclestone (en photo) a déjà prévu de se rendre sur place pour décider du maintien ou du report du Grand Prix de Corée du Sud. 26 LE SPORT HEBDO N°4 - DU 16 AU 22 AVRIL 2010 plus Vettel champion du monde. Sans ses problèmes mécaniques, il aurait déjà remporté les deux premiers Grands Prix. Il maîtrisait la course avant de casser. Etes-vous surpris par le début de championnat de Renault ? Elles sont là. Ça fait plaisir. Je pense qu’à partir du 7ème Grand Prix, la hiérarchie sera déjà bien établie et il sera difficile de les voir lutter pour les podiums mais elles sont bien. Kubica est un très bon pilote. Sans lui, Renault n’en serait pas là. Sinon, je ne pense pas que l’écurie soit en mesure de rivaliser sur toute l’année, mais par contre, ils ont eu l’intelligence et l’opportunisme de prendre les points quand il le fallait. « On va faire Bordeaux-Lyon tous les quinze jours » Un petit mot sur Vitaly Petrov ? Je ne l’ai pas trouvé trop mal… On verra la suite. Après avoir été un temps question d’un retour en Formule 1, chez Renault, vous voici pilote de SuperLeague Formula… Je cherchais surtout à rouler avant les 24 Heures du Mans car mon programme avec Peugeot (pour les Le Mans Series, Ndlr) ne me permettait pas de piloter énormément avant les 24 Heures et j’avais envie de me sentir prêt et affûté avant cette course. Car, les 24 Heures du Mans me tiennent à cœur et on a une chance de les gagner cette année. C’est alors que Michel Lecomte (Manager Général de l’équipe Barazi-Epsilon) m’a appelé avec Bordeaux. Et puis tout s’est enchaîné, ça s’est fait rapidement. Un accord est vite tombé et dès le lendemain, quasiment, je partais faire le baquet de ma voiture. J’ai ensuite fait des tours avec la voiture. Cela faisait longtemps que je n’avais pas mis les fesses dans une monoplace. C’était cool. Surtout que je suis content de rouler régulièrement. C’est important pour un pilote de ne pas gamberger et de savoir gérer les approches des différentes courses. Quelles sont les différences entre une Formule 1 et une SuperLeague Formula ? Les voitures sont assez puissantes. Elles font 750 chevaux. Ça commence à pousser. Elles font un peu plus de 800 kg. Elles sont assez lourdes. Tout est réuni pour qu’elles soient bien sur la piste. Après, ce n’est pas encore de la Formule 1. Le châssis est le même pour toutes les voitures et c’est le même moteur qui équipe les SLF. Ce n’est pas comme en F1 où les cons - tructeurs font tout de A à Z. Ils bossent tout le temps sur la voiture. Les structures sont plus petites. C’est plus facile à gérer pour les pilotes. C’est un petit cocon familial qui n’est pas désagréable. On travaille différemment. Par contre, pour le pilote, le travail est le même sur les deux voitures durant les weekends où il doit régler du mieux possible sa monoplace. Arrivez-vous à transposer votre mode de fonctionnement avec vos mécaniciens ? C’est toujours un peu plus difficile. Il faut savoir qu’il y a zéro essai en dehors des courses. En gros, on arrive pour le weekend, on fait la course puis on repart. Il y a 10 courses (dont une à Magny-Cours les 22 et 23 mai, Ndlr), ça permet de travailler avec son équipe et de créer quelque chose, mais c’est toujours un peu décevant de ne pas pouvoir construire une base saine de travail avant d’attaquer une première course pour avoir un feeling entre le pilote et son équipe, pour savoir se situer et connaître sa marge de progression avec la voiture. On va arriver bruts sans connaître la SLF. Ça va être un peu rock’n’rollau début, mais c’est un challenge qui est sympa aussi. L’écurie est super contente que je roule avec eux. C’est un bon début. Est-ce le pilotage qui fait la différence en SuperLeague Formula ? C’est aussi les réglages qui feront la différence. Entre les essais libres, les qualifications et la course, on peut améliorer sa voiture, à condition qu’il n’y ait pas tout à remettre à l’endroit. On va essayer d’y aller doucement. L’important, c’est de s’accorder du temps. En face de vous se profilent l’Olympique Lyonnais et Sébastien Bourdais… C’est cool. Ça fait des noms pour le championnat et c’est plus sympa de se frotter à d’autres Français. On va faire Bordeaux-Lyon tous les 15 jours. Mais à l’origine, êtes-vous fan des Girondins de Bordeaux ? Bien sûr (rires). A l’origine, pour être honnête, je ne suis pas très fan de football, mais par contre, c’est toujours positif de s’intégrer dans une équipe avec des gens qui ont su être champions dans leur domaine. Maintenant, je suis à fond derrière Bordeaux même si je ne connais pas encore tous les noms des joueurs… n
« Il faut être patient avec Schumacher » LE SPORT HEBDO N°4 - DU 16 AU 22 AVRIL 2010 27



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