Le Sport Hebdo n°4 16 avr 2010
Le Sport Hebdo n°4 16 avr 2010
  • Prix facial : 2,50 €

  • Parution : n°4 de 16 avr 2010

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... qui va décrocher le titre de champion NBA ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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18 LE SPORT HEBDO N°4 - DU 16 AU 22 AVRIL 2010 "Ma marge de progression est encore importante"
JO-WILFRIED TSONGA La saison sur terre battue commence. A priori, cette surface ne vous convient pas. Vous aurez certainement à cœur de vouloir prouver le contraire… Bien entendu. Je ne m’aligne pas en tournoi en me disant que si je me hisse au deuxième tour, ce sera déjà bien. Je joue pour gagner des matches. J’ai d’ores et déjà de bonnes sensations. Un jour, vous avez dit que vous étiez « né » sur terre. Que vouliezvous dire par là ? Les premières compétitions que j’ai pu faire se déroulaient sur terre battue. Dans mon premier club, je m’entraînais sur terre battue. Mon tennis a évolué sur cette surface. J’ai d’ailleurs été champion de France minimes sur terre, champion d’Europe sur terre, champion du monde par équipes sur terre. Alors, je pense que même si durant mon adolescence, j’ai également beaucoup joué sur dur, mon tennis est adapté à cette surface. Etes-vous agacé quand on vous définit comme un nonspécialiste de la surface justement ? Oui et non. Je m’en sers surtout pour avoir de la motivation supplémentaire. Vous avez remporté quatre matches sur terre battue la saison passée. Vous sentezvous capable de faire beaucoup mieux ? Absolument. J’en ai les moyens. Mes quatre victoires étaient survenues après mon changement de raquette. J’espère que cette année, elles vont s’enchaîner plus tôt. Vous allez être vraiment mis à l’épreuve… Tout à fait et notamment avec l’armada espagnole. Elle sera dure à battre. Mais si je figure bien face à eux, je pourrai frapper un grand coup avant la Coupe Davis. Il y a évidemment Nadal, mais d’autres Espagnols sont très forts eux aussi sur cette surface. On ne peut pas demander plus compliqué com - me opposition. Néanmoins, je suis excité à l’idée de disputer ces matches. Cela devrait donner lieu à de gros matches riches en intensité. Si je veux avoir de bons résultats sur terre, je devrais, de toute façon, les avoir face à ce type de joueurs. C’est également une manière de bien préparer le rendez-vous de la Porte d’Auteuil… Quand on joue bien dans les tournois précédents, c’est effectivement la manière la plus adéquate pour préparer au mieux Roland Garros. Je vais pouvoir me jauger d’ici là. Je vais avoir un programme copieux. Mais j’ai faim de tennis. J’ai envie de jouer. On vous sent très motivé. Que vous a-t-il manqué sur terre jusqu’à présent pour y réussir ? Une certaine dose d’expérience. J’ai davantage joué sur dur que sur terre, donc c’est en partie à cause de cela. Pouvez-vous pouvoir prendre plus de plaisir sur terre que sur dur ? Je le pense sincèrement car sur terre, ce sont souvent des matches à la bagarre qui se disputent. Les matches, il faut aller les chercher. Et en ce qui me concerne, j’aime cela. Allez-vous changer votre manière de jouer sur cette surface ? Absolument pas. Mais comme c’est une surface différente, il faut procéder à certains ajustements. J’aime gratter la balle sur dur, TENNIS « On ne peut plus jouer comme Noah » Alors que la grande saison sur terre battue vient de débuter, le Français nous livre ses secrets pour bien figurer sur cette surface, lui qui à première vue est plutôt réputé pour être un joueur de surface rapide. A première vue, seulement… Propos recueillis par Jean-Marc Azzola « Je veux donner de l’émotion aux gens » donc je ne vois pas pour quelles raisons je ne le ferais pas sur terre. On dit que sur l’ocre, il faut se montrer patient. Ce n’est pas forcément plus compliqué. Je peux m’appuyer sur ma qualité de balle. Comme je frappe la balle assez fort, c’est déjà un atout en ma faveur. L’année dernière, vous aviez fait l’impasse sur le tournoi de Monte-Carlo. Cette fois, vous avez décidé de le faire. Quelle est votre réflexion réelle derrière cela ? J’avais surtout fait l’impasse l’an dernier car j’avais énormément joué. J’étais très fatigué. Cette saison, c’est moins le cas. Je me sens prêt pour attaquer une belle saison sur cette surface. Chaque journée, chaque mois, chaque année est un apprentissage. Au fur et à mesure que le temps passe, je commence de mieux en mieux à connaître mon métier. Je suis encore loin de tout savoir. Cependant, j’avance progressivement. Je deviens un meilleur joueur de tennis. Cela ne se vérifie pas uniquement sur le terrain. C’est aussi en dehors qu’il faut savoir gérer les choses, comme les programmes. Pour vous hisser encore au classement, que comptezvous faire de mieux que l’an dernier ? Je pense que ma marge de progression est encore importante sur le plan défensif. En fait, je pense que je peux faire un peu mieux dans tous les domaines (rires). Pensez-vous que les grands attaquants peuvent avoir leur place sur terre battue ? Je le crois. Prenez l’exemple de Mickael Llodra. Autant il peut avoir des problèmes sur une surface dure lente, autant sur terre battue il peut en embêter plus d’un. Avec son slice, il n’est pas simple à manœuvrer. Face à lui, alors que les appuis ne sont pas stables, s’il te fait une volée à contre-pied, ce n’est pas évident de faire machine arrière. Des adversaires qui doivent faire face à un joueur qui fait comme lui, service volée ou retour volée, peuvent être décontenancés. Ils n’aiment pas trop qu’on les agresse. Ils préfèrent avoir le temps pour mettre leur schéma de jeu en place. Par contre, c’est exigeant. Il faut physiquement pouvoir tenir la distance sur cette surface. Croyez-vous qu’il serait possible de jouer comme un Yannick Noah, un vrai attaquant, de nos jours ? Je ne le pense pas. Par contre, à son époque, j’aurais sans doute jouer de la même manière que lui. Les passings n’allaient pas très vite (rires).A notre époque, on ne peut plus jouer comme cela. Par contre, on peut s’adapter en concoctant quelques surprises. Mais le faire en permanence comme lui le faisait, ce n’est pas imaginable. Face à des Federer, Nadal ou Almagro, tu n’es pas certain de toucher beaucoup la balle (rires). Vous extériorisez beaucoup les choses sur le court. Cela dépend-il des événements ou de votre jeu à un moment précis ? C’est avant tout naturel. Je ne fais pas exprès de sauter pour faire un smash quand la balle vient à moi. Je ne me pose pas la question quant à savoir si c’est le moment ou non de le faire. Je ressens en tout cas de manière intense la façon dont le public est réceptif à ce genre d’effort. C’est gratifiant. Qu’aimeriez-vous laisser com - me image une fois que votre carrière sera bouclée ? Celle d’un joueur qui a donné des émotions aux gens et qui était humain. Le palmarès va avec. Quand tu n’as pas de résultat, les gens ne te voient pas. On ne retient que les vainqueurs. Pour finir quel message, voudriez-vous laisser à une jeunesse en proie aux doutes ? Qu’elle croit en elle et qu’elle ne lâche pas le morceau. Mais il faut surtout compter sur soi pour faire les choses. En France, les gens ont la chance d’avoir une couverture sociale. Certains se reposent parfois dessus et attendent beaucoup de la société. Le tennis m’a appris qu’on n’obtient pas les choses facilement. Si on les veut, il faut aller les chercher. n DANS LES VESTIAIRES Djokovic vire son coach Avant que le tournoi de Monte-Carlo ne débute pour Novak Djokovic, on apprenait que sa collaboration avec Todd Martin était terminée. L’ancien serveur volleyeur américain faisait les frais de résultats en dents-de-scie ces derniers temps de la part de Djoko. Le Serbe préféra mettre en avant la difficulté à pouvoir cohabiter avec deux entraîneurs au quotidien, lui qui compte sur les conseils d’un autre coach privé, Vajda. LE SPORT HEBDO N°4 - DU 16 AU 22 AVRIL 2010 19



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