Le Sport Hebdo n°4 16 avr 2010
Le Sport Hebdo n°4 16 avr 2010
  • Prix facial : 2,50 €

  • Parution : n°4 de 16 avr 2010

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... qui va décrocher le titre de champion NBA ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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16 « Si le TFC a des résultats, les supporteurs suivront » LE SPORT HEBDO N°4 - DU 16 AU 22 AVRIL 2010
JEAN-RENÉ BOUSCATEL Comment avez-vous vécu la qualification de votre équipe pour les demi-finales de la Coupe d’Europe ? Bien dans l’ensemble. J’ai un peu souffert sur la première demiheure qui n’était pas parfaite loin de là. On a échappé des ballons, on était un peu tendus. Mais on est revenu en 2ème période avec beaucoup d’intentions. Si on vous demande de choisir, préférez-vous remporter le titre de champion de France ou celui de champion d’Europe ? Je suis un peu coquin, donc je vais vous dire la Coupe d’Europe puisque la finale a lieu avant celle du Top 14. Puis si on remporte la Coupe d’Europe dès le lendemain je vous dirai que je préfère gagner le Bouclier de Brennus (rires). On vise le doublé comme les équipes encore en course sur deux compétitions. Si on n’y arrive pas, le principal sera de ne pas avoir de regrets, d’avoir eu le sentiment d’avoir tout donné. Avec les saisons qui sont de plus en plus chargées, il est de plus en plus difficile de mener de front deux compétitions. Pensez-vous que Toulouse puisse le faire cette année ? C’est vrai que ce serait un exploit si on faisait le doublé. Notre club est le plus pénalisé du championnat car on a le plus grand nombre d’internationaux. On nous impose énormément de contraintes puis - qu’on nous interdit parfois d’utiliser les joueurs de retour de sélection afin qu’ils se reposent. C’est pour ça que je dis que si on arrive à faire le doublé, ce sera un exploit, de même si nous terminons dans les deux premiers avec une qualification directe pour les demi-finales. Quel est votre avis sur la nouvelle formule du Top 14 ? Je n’aime pas cette nouvelle formule. J’étais pour la poule unique et le Top 14, mais pas pour ce match de barrages qui vient charger encore un peu plus le calendrier et on n’en avait pas besoin. On joue 26 matches pour se départager et ils viennent encore nous en rajouter un. En plus cette histoire de match de barrages peut poser problème pour les deux premiers qui seront qualifiés directement pour les demi-finales car s’ils n’ont pas de match de Coupe d’Europe, ils vont rester deux semaines sans jouer. Y a-t-il des clubs qui vous surprennent ? Pour moi il y a trois révélations : Castres, Toulon et le Racing. Clermont et Perpignan confirment et Biarritz et le Stade Français ont subi une petite baisse de régime, mais ils vont revenir. Les cartes ont été redistribuées et aujourd’hui il y a 8 ou 10 équipes qui peuvent aller au bout. Avec les contraintes internationales qui sont de plus en plus lourdes, c’est de plus en plus compliqué pour un club qui a beaucoup d’internationaux d’aller au bout. Comment vivez-vous l’arrivée dans le rugby de chefs d’entreprise comme Jacky Lorenzetti ou Mourad Boudjellal ? Il faut respecter tout le monde, donc je les respecte. Chacun saisit les opportunités qui s’offrent à lui. En ce moment ce sont des gens qui font beaucoup parler puis ça se calmera avec le temps. Y en a d’autres dont on a beaucoup parlé puis qui sont rentrés dans le rang. Je trouve que c’est bien que le Racing et Toulon soient là. Il y a de la place à Paris pour deux équipes du Top 14. Quant à Toulon, c’est une grande place du RUGBY « Je n’aime pas la nouvelle formule du championnat » Après la qualification du Stade Toulousain pour les demi-finales de la Coupe d’Europe, le président toulousain est un président comblé qui s’apprête à vivre une fin de saison passionnante. Avec un doublé en ligne de mire. Propos recueillis par Valérie Pratdessus « Je m’inspire de Bath et Leicester » rugby français dans une grande ville de rugby. Ça nous rappelle les joutes mémorables qu’il y avait par le passé au Stade Mayol. Vous dites qu’il y a de la place pour deux clubs de rugby à Paris et à Toulouse, y a-t-il de la place pour un club de foot et un club de rugby au très haut niveau ? Oui. Il y a de la place pour le Téfécé aussi. On peut créer des synergies entre les deux clubs, fidéliser un public qui ira voir les deux équipes. Comment expliquez-vous que le foot ait du mal à décoller à Toulouse ? Parce qu’il faut du temps pour s’installer. Le rugby a 100 ans, il est arrivé des Iles anglosaxonnes et Toulouse est la 1ère université dans l’histoire derrière Paris. On a joué au rugby très tôt à Toulouse. Il y a une forte identité rugby dans la ville, dans la région. Il faut que le foot persévère et s’il parvient à avoir de bons résultats sur la durée, il n’y a pas de raison que les supporteurs ne suivent pas. Quel est le secret de longévité du Stade Toulousain ? On a une politique, des principes et on s’y tient. Même quand ça marche moins bien, on se serre les coudes, on se soutient. Résultat : depuis la création de la Coupe d’Europe en 1996, on s’est tout le temps qualifiés, il y a une stabilité dans le staff sportif. Quelle est concrètement cette politique ? Nous sommes repliés sur nousmêmes. Tous les présidents ont porté le maillot du club, ils savent de quoi ils parlent quand ils parlent du club. On a toujours su conserver nos valeurs. La culture du club est préservée. Nous sommes les héritiers d’une philosophie, d’un système. Les hommes changent, les recettes restent et on ne recrute que des joueurs qui adhèrent à ce discours. On a aussi une politique de formation dont on est très fiers. Un tiers de l’effectif a été formé chez nous, les joueurs font souvent de longues carrières chez nous. Regardez, des joueurs comme Michalak ou Poitrenaud, ça fait 18 ans qu’ils sont chez nous alors qu’ils sont encore très jeunes. Tous les ans, on renouvelle peu l’effectif et de manière très ciblée. DANS LES VESTIAIRES Malgré le passage au professionnalisme vous avez su conserver ces valeurs ? Oui. Vous savez à Toulouse, on a vécu toute cette période tranquillement car on avait décidé de ne pas basculer dans le professionnalisme d’un coup. On a demandé par exemple aux joueurs qui travaillaient de travailler à temps partiel. On ne leur a pas demandé de quitter leur emploi du jour au lendemain. On a toujours eu un plan à court terme. De quel club vous inspirezvous ? Il y en a deux, en Angleterre : Bath et Leicester. Ce sont des modèles en matière de management, dans l’évolution de leurs structures. Chaque club a ses spécificités, son histoire. Il faut toujours essayer de tirer le maximum de son club. Tout le monde est respectable, mais c’est vrai que je suis admiratif de l’évolution de ces deux clubs. Jusqu’à quand comptez-vous rester président du Stade Toulousain ? Pas à vie en tout cas. Tant que ça fonctionne je resterai en place. J’ai été réélu il y a deux ans pour un nouveau mandat de six ans. On verra pour la suite. n Le doublé comme en 1996 ? 2005 et 2008. Cela fait respectivement cinq ans que le Stade Toulousain n’a pas été champion d’Europe et deux ans qu’il n’a pas remporté le Bouclier de Brennus. Vainqueur du titre à dix-sept reprises (devant les treize Boucliers du Stade Français et les onze titres de l’AS Béziers), le Stade Toulousain a toujours atteint les demi-finales du championnat depuis 1994. En Coupe d’Europe, depuis la création de la compétition en 1996, Toulouse a toujours été présent. Ces statistiques permettent à elles-seules de montrer la constance des Toulousains au plus haut niveau. Il leur est en revanche difficile de mener plusieurs compétitions de front dans une saison puisqu’ils n’ont réussi le doublé championnat-Coupe d’Europe qu’à une seule reprise, c’était en 1996, lors de la première édition de la Coupe d’Europe. Réussirontils à renouveler cet exploit cette année ? Réponse dans quelques semaines. LE SPORT HEBDO N°4 - DU 16 AU 22 AVRIL 2010 17



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