Le Sport Hebdo n°4 16 avr 2010
Le Sport Hebdo n°4 16 avr 2010
  • Prix facial : 2,50 €

  • Parution : n°4 de 16 avr 2010

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... qui va décrocher le titre de champion NBA ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
14 NANDO DE COLO Vous réalisez une super saison en Espagne. Etes-vous surpris ? Même si c’est ma première saison à l’étranger et que tout est un peu nouveau pour moi, je savais ce que le club attendait de moi et ce que moi j’attendais. Qu’est-ce qui vous a surpris le plus depuis que vous êtes làbas ? Tout est différent, que ce soit la vie ou même moi. En France, je n’avais connu que Cholet où j’étais arrivé très jeune. C’était un club familial. Ici, il y a de grosses structures, que ce soit au niveau du club ou de la ville. Le championnat est très relevé. Que ce soit le premier du classement ou le dernier, chaque match est dur à gagner. C’est vraiment une autre dimension. Pour beaucoup, c’est d’ailleurs le meilleur championnat en Europe. Dans les autres championnats, il y a souvent deux ou trois équipes au-dessus et derrière c’est assez moyen. Cette saison, en Coupe d’Europe, on a affronté des é- quipes qui sont dans les trois ou cinq premiers de leur championnat, et on leur met quand même 20 points. Cela montre le niveau du championnat espagnol. Y a-t-il un joueur qui vous ait impressionné depuis que vous êtes ici ? Impressionné, peut-être pas, mais il y a vraiment de bons joueurs dans toutes les équipes. En France, il y a beaucoup d’individualités, avec notamment les Américains qui ont beaucoup de responsabilités, ça repose donc souvent sur un ou deux joueurs. En Espagne, c’est un basket très collectif où tous les joueurs sont capables de faire un gros match. Quand vous voyez les bonnes performances en NBA de votre ancien coéquipier Rodrigue Beaubois, ne vous dites-vous pas que vous pourriez être à sa place ? Je suis content d’être ici. De toute façon, cet été, San Antonio ne me proposait rien d’intéressant pour cette année. Les Spurs pensaient d’abord à reconstruire avant de penser aux rookies. Avez-vous des nouvelles de San Antonio ? Ils sont venus trois ou quatre fois me voir sur Valence. On a aussi eu des réunions sur des points plus précis me concernant. C’est intéressant de voir qu’ils me suivent. Sentez-vous qu’ils ont envie de vous récupérer la saison prochaine ? Je ne sais pas ce qui va se passer la saison prochaine. Pour l’instant, San Antonio me parle juste des points que je dois améliorer. J’ai beaucoup progressé depuis le début de saison. L’important est que je continue mon chemin en gardant mes objectifs en tête. A quel niveau avez-vous progressé ? Sur beaucoup de choses. Déjà, défensivement, c’est mieux. Je sortais de Cholet et de l’équipe de France, où c’étaient deux styles différents. Ici, c’est encore un autre style. Il a fallu que je m’adapte. J’ai dû aussi prendre un peu de poids, de physique, donc j’ai bossé en muscu. Au niveau du terrain, j’évolue davantage comme meneur qu’à Cholet donc j’ai progressé. Si vous rejoignez San Antonio, vous allez concurrencer Tony Parker… Concurrencer, c’est un bien grand BASKET « Je n’irai pas à San Antonio pour rester sur le banc » L’ancien Choletais, qui affrontera les Grecs du Panellinios, le 17 avril, en demi-finale de l’Eurocup, réalise une saison de toute beauté à Valence. Les Spurs l’ont d’ailleurs toujours à l’œil… Propos recueillis par Arnaud Bertrande LE SPORT HEBDO N°4 - DU 16 AU 22 AVRIL 2010 mot. Je n’y pense pas encore. On verra, quand, et si j’y vais, comment ça se passera. Tout ce que je sais, c’est que le coach de Valence me voyait à la mène et moi je me suis bien mis dans le rôle. Tout joueur rêve de jouer en NBA. Etes-vous prêt à aller dans n’importe quelle équipe pour réaliser ce rêve ou avezvous des exigences ? Je n’irai pas n’importe où ! Si mon avenir passe par rester en Europe, je resterai. La NBA est un objectif et mon objectif premier, mais il y a aussi de grosses é- quipes en Europe. Si je vais en NBA, ce sera dans une équipe où le jeu me conviendra. Côtoyer le top du top en Europe peut-il vous faire voir les choses autrement quant à votre rêve a- « Je suis prêt à prendre plus de responsabilités en équipe de France » méricain ? Je suis quel - qu’un qui vit au jour le jour. Pour l’instant, je suis ici, je fais mon boulot face à de grandes équipes. Quand j’étais en France, je me disais que ce serait beau de jouer contre des équipes comme le Real ou le Barça. Maintenant que je les joue, c’est différent, je suis dans la même cour (sic). Finalement, c’est San Antonio qui va décider… Aussi, mais si je n’ai pas envie d’y aller, ils ne vont pas me forcer non plus. Je leur appartiens, ils savent que je suis intéressé, mais si j’y vais, ce ne sera pas pour rester sur le banc. C’est ce que j’avais d’ailleurs dit en venant à Valence. Je n’avais pas envie de passer de Cholet où j’avais un temps de jeu régulier au banc de touche. A Valence, je savais que j’aurais du temps de jeu, en sachant que je devais aussi défendre ma place. Avez-vous des contacts avec les footballeurs de Valence notamment le Français Jérémy Mathieu ? Je suis allé voir trois matches, contre le Barça, contre Lille - mon beau-frère était venu pour l’occasion (Nando De Colo est natif de la région Nord Pas de Calais, Ndlr) - et contre le Real. Mais on n’a pas vraiment de contacts avec les joueurs. Revenons à ce Final Four de l’Eurocup, où vous affronterez, en demi-finale, les Grecs de Panellinios, le 17 avril. C’est plus que jouable ? Dans cette compétition, tout commence maintenant. On veut le titre et on fera tout pour y arriver. Tout va se jouer sur un match, il faudra donc répondre présent le jour j. Etes-vous surpris par les résultats de Cholet, votre ancienne équipe ? Quand j’ai vu qu’ils avaient recruté John Linehan, je pensais qu’ils pouvaient faire quelque chose. C’est un meneur d’expérience, qui ne prend pas tous les shoots. Ils ont récupéré deux ou trois Américains en plus en cours de saison. En plus, Le Mans est un peu moins bien en ce moment, à eux donc de continuer comme ça. Que pensez-vous de la loi qui entrera en vigueur la saison DANS LES VESTIAIRES Que vaut Rubio ? prochaine et qui limitera le nombre d’étrangers dans le championnat de France ? L’important est de continuer à élever le niveau de jeu, pas de l’abaisser. Il faudra donc voir. Serez-vous présent lors du prochain championnat du monde alors que pas mal de Français de NBA ne sont pas sûrs d’être là ? Si on m’appelle, je répondrai présent… L’année dernière, beaucoup de joueurs NBA étaient déçus de ne pas venir comme Mike Pietus ou Joachim Noah. Si leurs clubs les libèrent, ils viendront. Pour Tony (Parker), je ne sais pas, il a eu pas mal de blessures, mais même s’il ne vient pas, on a pas mal de meneurs derrière… …Vous par exemple ! Ça dépend aussi comment on va m’utiliser en équipe de France. Derrière, il y a aussi Rodrigue (Beaubois) s’il est libéré, Antoine Diot, Boris Diaw. Mais je pense que les joueurs américains seront là. Au Championnat d’Europe, vous étiez le 6ème homme. Votre statut va sûrement changer ? Je suis prêt à prendre plus de responsabilités. C’est dans mon tempérament. n On parle beaucoup de Ricky Rubio (19 ans), 5ème de la dernière draft (drafté par Minnesota) et qui joue cette saison à Barcelone. Que pense Nando De Colo du phénomène espagnol ? « C’est un bon joueur qui évolue dans une grosse équipe et qui la mène bien. Il met ses points quand il peut les mettre et défensivement, il est présent, il a une grande envergure. Même s’il n’est pas très athlétique sur le ballon, il peut être à un mètre de vous et vous prendre la balle. »
Power Electronics Valencia « Il y a des meneurs derrière Tony (Parker) » LE SPORT HEBDO N°4 - DU 16 AU 22 AVRIL 2010 15



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :