Le Sport Hebdo n°4 16 avr 2010
Le Sport Hebdo n°4 16 avr 2010
  • Prix facial : 2,50 €

  • Parution : n°4 de 16 avr 2010

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... qui va décrocher le titre de champion NBA ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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12 « Le rugby français a un énorme réservoir » LE SPORT HEBDO N°4 - DU 16 AU 22 AVRIL 2010
SERGE BETSEN Qu’avez-vous pensé des quarts de finale de Coupe d’Europe ? Le bilan des clubs français est pas mal avec deux qualifiés sur quatre. Comme Toulouse et Paris s’affrontaient, il y avait forcément une équipe qui resterait sur le carreau. C’est dommage pour Clermont, ils méritaient de passer. Etes-vous optimiste pour les demi-finales ? Toulouse et Biarritz ont eu un bon tirage puisqu’ils reçoivent. Mais pour Biarritz, ça ne va pas être simple car l’équipe du Munster est un gros client. Quant à Toulouse, ils affrontent tout simplement les champions d’Europe en titre, mais je pense qu’ils ont les moyens de passer. On a bien vu que Clermont les avait bien malmenés, chez eux en plus. Il faut que les Toulousains imitent les Clermontois avec une meilleure réussite au pied. Ils ont le potentiel, il faut capitaliser sur ça. Cette année, en Coupe d’Europe, aucune équipe ne domine nettement son sujet. Leinster gagne, mais de justesse. Il faut que les clubs français en profitent pour qu’il y ait une finale 100% française au Stade de France. Un seul club anglais, Northampton, était qualifié pour les quarts de finale. Cela n’était pas arrivé depuis des années. Comment expliquez-vous la faillite des clubs anglais en Coupe d’Europe cette année ? Il y a beaucoup de paramètres qui entrent en compte. Le championnat est assez dur et puis il y a aussi l’exode des meilleurs éléments vers la France. C’est un phénomène qui ne peut être que passager. Leicester, par exemple, a eu une année sans alors que l’an dernier ils avaient remporté le championnat et avaient été finalistes de la Coupe d’Europe. Avec le départ des meilleurs joueurs vers la France, quel est le niveau du championnat anglais aujour - d’hui ? Le championnat a gardé un bon niveau. Il est très disputé, serré. Northampton est l’équipe qui a le plus progressé, elle a fait une grosse saison. L’équipe nationale est en d i f f i c u l té. Avez-vous été surpris par le gros match réalisé par l’équipe d’Angleterre face à la France dans le Tournoi ? Non, pas quand on connaît leur façon de fonctionner. Contre les Français, ils sont toujours surmotivés. Ils avaient déjà été en difficulté lors de la tournée de novembre, mais je pensais qu’ils seraient en course pour le Grand Chelem et de ce côté-là ils m’ont déçu. Malgré son bon match face à la France, l’Angleterre a bégayé son rugby. Pensez-vous que l’équipe de France peut aller plus haut, peut faire encore mieux que cette victoire dans le Tournoi ? Oui. Elle a emmagasiné de la confiance sur ce tournoi. Marc (Lièvremont) a trouvé de bon - nes bases sur lesquelles il peut s’appuyer et pour affronter les échéances à venir. Il est encore trop tôt de parler de titre mondial car beaucoup de choses RUGBY « Je n’ai pas fait une croix sur l’équipe de France » Londonien depuis deux ans, l’ancien Biarrot a décidé de prolonger l’aventure avec les Wasps d’une saison supplémentaire. Depuis l’Angleterre, l’ex-3ème ligne des Bleus continue de suivre tout ce qui se passe en France et notamment tout ce qui touche de près ou de loin les Bleus. Car il n’a pas renoncé au XV de France. Propos recueillis par Valérie Pratdessus « Aujourd’hui les meilleurs joueurs anglais partent en France » peuvent se passer en un an et demi. Quels sont les joueurs français que vous sortiriez du lot ? Ce qui m’a marqué sur ce Tournoi, c’est la qualité de la relève. Les nouveaux ont remplacé les cadres sans problème. Le rugby français a un énorme réservoir. Il manquait pas mal de titulaires indiscutables et ça ne s’est pas vu. Sur le plan individuel, j’ai beaucoup aimé Imanol Harinordoquy qui a eu un gros impact sur le tournoi, il a été très constant. Des joueurs sur lesquels on comptait moins comme Julien Bonnaire ont également fait un gros tournoi. Je parle de la 3ème ligne car c’est le secteur que je connais le mieux. Sinon, ailleurs, il y a aussi la première ligne qui a été énorme. Fabien Barcella, révélation de la tournée d’automne, a été très bien remplacé. Parmi cette nouvelle vague justement, il y a Fulgence Ouedraogo qui est présenté comme votre successeur. Que pensez-vous de lui ? (Petit sourire.) Fulgence, com - me d’autres jeunes, Mathieu Bastareaud par exemple, a montré qu’il avait les capacités pour jouer au plus haut niveau. Sur ce tournoi, on ne les a pas vus au top soit à cause de blessures pour Fulgence ou de la pression pour Mathieu. Mais ils ont montré des garanties pour l’avenir. Maintenant, il ne faut pas qu’ils se relâchent car il y a une énorme concurrence à leur poste et rien ne leur sera pardonné. Même si vous n’avez pas été appelé depuis longtemps, vous faites toujours partie des candidats pour un poste en 3ème ligne. Oui, je suis prêt à rendre des services, je n’ai pas fait une croix sur l’équipe de France. Je l’ai déjà dit, mais il ne suffit pas de le dire, il faut aussi arriver à convaincre le sélectionneur que l’on peut être meil leur que les joueurs en place. Avez-vous reçu un appel de Marc Lièvremont ? Non. Il s’est déjà exprimé sur le sujet, ce n’est plus la peine de revenir là-dessus. Vous avez décidé de prolonger votre contrat d’une saison supplémentaire avec les Wasps. Qu’est-ce qui a motivé cette décision ? L’envie de continuer à apprendre l’anglais. Je suis là depuis deux ans, je le parle, mais pas parfaitement. Or je pense que DANS LES VESTIAIRES pour plus tard, pour mon après-carrière, parler l’anglais couramment me sera très utile. Et il me faut encore un peu de pratique. Puis comme ma famille se plaît ici et que le club voulait me garder, on est rapidement tombés d’accord. Comptez-vous vous installer à Londres à la fin de votre carrière ? On verra. Pour l’instant, ce n’est pas dans mes projets, mais je veux profiter à fond de l’opportunité qui m’est offerte de découvrir une autre culture. C’est enrichissant. Avez-vous eu des propositions pour revenir en France ? Non, pas vraiment. Mais en fait, je n’ai jamais fait savoir de manière ouverte que je voulais rentrer. Je souhaitais finir ma carrière en Angleterre, c’est ce qui va se passer et ce n’est pas plus mal. n Un joueur au grand cœur En marge de sa carrière, Serge Betsen a décidé de mettre sa notoriété au service des plus démunis. A travers l’association « Serge Betsen Academy », le 3ème ligne des Wasps vient en aide aux enfants camerounais en difficulté. « Faire découvrir la passion du rugby aux enfants du Cameroun, et, aider ainsi à leur développement en leur inculquant la passion du sport. » Voilà le crédo et l’objectif de l’association créée en 2004 par Serge Betsen. N’ayant pas oublié ses racines camerounaises, il a lancé, il y a six ans, cette association qui s’appelait à la base « Les enfants de Biemassy » (c’est dans ce quartier de Yaoundé qu’il a vu pour la première fois des enfants camerounais jouer au rugby) avant d’être rebaptisée « Serge Betsen Academy ». Cette académie a pour but de favoriser l’intégration des enfants, d’aider les enfants par une action sportive, éducative ou médicale, d’encadrer les enfants sur place. Les personnes souhaitant aider cette association peuvent faire un don ou parrainer un enfant. LE SPORT HEBDO N°4 - DU 16 AU 22 AVRIL 2010 13



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