Le Sport Hebdo n°2 2 avr 2010
Le Sport Hebdo n°2 2 avr 2010
  • Prix facial : 2,50 €

  • Parution : n°2 de 2 avr 2010

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 12,4 Mo

  • Dans ce numéro : exclusif... pour Jacquet, les bleus peuvent gagner.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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STÉPHANE SESSEGNON Contre Boulogne, vous avez rempli le contrat. Etait-ce compliqué de se motiver lors de ce match à huis clos ? C’est vrai qu’on a l’habitude de jouer dans un Parc des Princes garni, et jouer dans un stade vide ce n’est pas forcément évident. C’était compliquer de se motiver, mais on a pris un peu l’habitude. C’était tout de même notre troisième match à huis clos. Le plus important était de gagner. On savait bien qu’au niveau de la manière, ça ne serait sûrement pas un des matches les plus spectaculaires, mais il nous fallait faire un résultat. Vu 36 LE SPORT HEBDO N°2 - DU 2 AU 8 AVRIL 2010 le contexte du match, on ne peut qu’être satisfaits. Les matches à huis clos sont enfin terminés… Il était temps (sourire) ! Je pense que lorsqu’on est footballeur, on a envie de jouer devant du public avec de l’ambiance. Mais là, il n’y avait rien. Evoluer dans ces conditions vous empêche-t-il de bien jouer ? Quand on a l’habitude d’entendre son public, et que l’on est dans une situation difficile, on sait qu’il y a le 12ème homme FOOTBALL « Paris doit gagner la Coupe de France pour sauver sa saison » Pour le Béninois, la Coupe de France est désormais l’objectif numéro un du PSG. Le milieu de terrain parisien se félicite d’ailleurs d’être tombé sur le Petit Poucet de l’épreuve, Quevilly. Propos recueillis par Cédric Ferreira qui est là. Quand le stade est complètement vide, il n’y a pas ce petit plus en termes de motivation. C’est pourquoi il est nécessaire de faire abstraction de tout cela et de rester sur le sujet du match. Contre Boulogne, le plus important é- tait de gagner. Le sort a désigné Quevilly comme prochain adversaire en Coupe de France. Comment avezvous accueilli cette nouvelle ? C’est une bonne chose, mais je pense qu’il ne faut pas les sousestimer. Si cette équipe est arrivée jusque-là, c’est qu’elle a un certain potentiel, même si elle est en CFA. On s’en méfie et on la respecte. Pour pouvoir sauver notre saison, cela passe par gagner la Coupe de France. On va essayer de franchir l’étape de Quevilly, même si on est bien conscients qu’on a les moyens de gagner. A nous de mettre tous les atouts de notre côté pour faire ce qu’il faut et aller en finale. Clairement, il valait mieux jouer contre Quevilly que Monaco ou Lens… C’est clair, c’est mieux de jouer contre eux. C’est à nous de rendre ce tirage simple en ne se mettant pas la pression. J’insiste sur le fait de ne pas les sous-estimer, elle a tout de même sorti une équipe de L1 en quarts de finale (Quevilly a aussi éliminé Rennes 1-0 en huitièmes de finale, Ndlr). On connaît l’objectif que l’on s’est fixé en cette fin de saison, on espère faire un bon match. « Il ne faut pas sous-estimer Quevilly » Peut-on estimer que le maintien est acquis ? Je pense qu’on a plus grandchose à jouer en championnat. Le plus important désormais est de chercher à terminer le plus haut possible. Atteindre la première partie de tableau nous ferait du bien. Maintenant on va essayer de compenser cette mauvaise saison en championnat avec, pourquoi pas, une victoire en Coupe de France. Mateja Kezman a fêté sa première titularisation par un but, comment l’avez-vous trouvé ? Il nous a fait du bien. C’est quelqu’un qui n’a jamais lâché aux entraînements et qui s’investit beaucoup. Je suis content pour lui parce qu’il a marqué DANS LES VESTIAIRES contre Boulogne, même si c’était dans un contexte particulier. Cela nous a permis tout de même de gagner. C’est bien pour le club et pour lui, malgré ce qu’il a vécu, il s’est accroché et il n’a jamais lâché. Il est monté en puissance ces dernières semaines… Oui, sur ses derniers matches, il est souvent entré en jeu dans le dernier quart d’heure. A chaque fois, il réussissait à se montrer dangereux. Le coach commence à avoir de plus en plus confiance en lui, il se met donc moins la pression. C’est quelqu’un de très professionnel. S’il peut nous apporter ce petit quelque chose qui nous manque en combativité, ça ne peut que nous faire du bien. n Le PSG a déjà commencé son marché La fin de saison approche, le marché des transferts aussi. Comme il est de coutume, les premières rumeurs commencent à fleurir ici ou là. Du côté parisien, on annonce déjà un intérêt pour le Boulonnais Olivier Kapo, le Nancéien Issiar Dia, le Monégasque Nenê (en photo) et le Gunner William Gallas. Le club parisien paraît enfin décidé à renforcer son côté gauche en priorité. Même s’il y a un gouffre entre une rumeur et un intérêt réciproque, les noms évoqués laissent tout de même pantois. Depuis de nombreuses saisons, Kapo n’offre plus le niveau de jeu lui ayant permis de se révéler avec Auxerre. Dès lors, quel intérêt pour un club comme le PSG de le recruter, si ce n’est de tenter un pari, celui de le relancer. Ce n’est pas franchement une réussite du côté de Boulogne pour le moment. Issiar Dia s’est fait remarquer en inscrivant un triplé le week-end dernier, ouvrant ainsi son compteur buts cette saison. Suffisant pour l’annoncer du côté de la capitale et de Marseille. Enfin, Nenê est lui aussi annoncé, mais l’opération financière risque d’être un peu salée. Un faux problème puisqu’apparemment une enveloppe de 30 millions d’euros devrait être à la disposition d’Antoine Kombouaré pour le recrutement. Une promesse déjà entendue par le passé du côté de la capitale. Les prédécesseurs du coach kanak peuvent en témoigner…
MORGAN PARRA Comment avez-vous fêté ce Grand Chelem ? A Paris avec les amis et les coéquipiers. Puis, comme le club m’avait donné une semaine de vacances, je suis allé me ressourcer en famille, à Metz. De l’extérieur, vous avez paru très serein tout au long du tournoi. Je me suis senti bien. Après, quand on évolue dans une équipe qui tourne bien, c’est toujours plus facile. Vous avez définitivement pris le dessus sur Julien Dupuy, le titulaire du poste jusqu’à sa suspension pour six mois ? Je n’aime pas parler de ça. On en revient toujours à ça. Le poste de demi de mêlée en équipe de France ne se résume pas à un duel Dupuy-Parra. Il n’y a pas que Julien Dupuy qui peut briguer un poste à la mêlée. Il y a aussi Jean-Baptiste Elissalde, Dimitri Yachvili. Aucun joueur ne peut être à 100% tout au long de la saison. La saison est longue et même s’il avait pris une longueur d’avance cet automne, rien ne dit que Julien n’aurait pas eu une baisse de forme s’il n’avait pas été suspendu. Jusqu’où peut aller cette équipe de France ? Peutelle remporter la Coupe du monde ? C’est trop tôt pour le dire. Il va encore y avoir des tournées, un tournoi avant le Mondial. On a montré depuis l’été dernier que l’équipe montait en puissance. On va continuer à bosser pour être au top en 2011. Comment expliquez-vous votre début de saison difficile ? C’est vrai que j’ai eu du mal à prendre mes marques à Clermont. Je pense qu’en arrivant je me suis trompé d’objectif. C’est-à-dire ? RUGBY « En arrivant à Clermont, je m’étais peut-être vu trop beau » Profitant de l’absence de Julien Dupuy, le Clermontois s’est imposé comme le patron des Bleus. A 21 ans seulement, le demi de mêlée fait preuve d’une maturité étonnante. Il revient sur ses débuts compliqués avec Clermont et sur ses objectifs en cette fin de saison passionnante. Propos recueillis par Valérie Pratdessus « Le poste de demi de mêlée ne se résume pas à un duel Dupuy-Parra ! » Je me suis peut-être vu un peu beau en arrivant. En plus, ce n’est jamais évident de quitter son club formateur. Il fallait que je prenne mes marques car passer de Clermont à Bourgoin c’est le jour et la nuit. Maintenant, on a une fin de saison excitante à vivre. Des matches à haute intensité aussi bien en championnat qu’en Coupe d’Europe. C’est bien car c’est dans la continuité des matches que j’ai joués avec l’équipe de France pendant le tournoi. Samedi on va au Stade Français puis on a un déplacement compliqué au Leinster, chez le champion d’Europe en titre. Si vous deviez choisir, préférez-vous remporter la Coupe d’Europe ou le titre de champion de France ? Je ne veux pas et je n’ai pas à choisir. En tant que joueur, je veux les deux titres (rires). Et il n’y a pas que moi, mes coéquipiers sont dans le même état d’esprit. C’est normal, on est des compétiteurs et on veut tout gagner. Clermont perd systématiquement ses finales au Stade de France, vous vous y avez triomphé avec les Bleus. Allez vous donner des tuyaux à vos coéquipiers pour gagner au Stade de France ? Non, c’est complètement différent. Et puis on a plein de joueurs d’expérience qui savent ce qu’il faut faire pour gagner mais une finale se joue souvent sur peu de choses. Déjà on a un long chemin à faire avant d’arriver au Stade de France. C’est difficile d’atteindre la finale car la concurrence est de plus en plus rude. On sait que l’on a une équipe capable de faire de grandes choses, on a un effectif pour jouer sur les deux tableaux. Pour l’instant on fait une bonne saison mais elle ne sera totalement réussie que si on va au bout en championnat ou en coupe. Comme je vous le disais, on en saura plus après notre match face au Stade Français qui a lieu… au Stade de France justement et notre DANS LES VESTIAIRES La sensation Bowe ! quart de finale de Coupe d’Europe au Leinster. En championnat, quelle est l’équipe que vous craignez le plus ? Toutes les équipes ! C’est un championnat qui est bizarre avec de grosses écuries qui sont en baisse cette saison comme le Stade Français et Biarritz. Mais des clubs comme Perpignan ou Toulouse sont toujours là. Aimez-vous la nouvelle formule du championnat avec six équipes qui se qualifient pour les phases finales ? Ça rend le championnat plus intéressant. C’est bien que les deux premiers soient qualifiés pour les demies, ça récompense leur régularité sur la saison. Que ce soit en haut ou pour le maintien, tout est serré et il y a du suspense partout. Quelle est votre réaction après la nomination de Tommy Bowe comme meilleur joueur du tournoi ? Le plus important, c’est que la France a remporté le Grand Chelem. n Vainqueurs du Grand Chelem, les Français pensaient que l’un de leurs joueurs (Harinordoquy, Parra, Dusautoir et Bastareaud étaient nominés) serait élu meilleur joueur du Tournoi. Mais à la surprise générale les internautes ont voté pour Tommy Bowe. Auteur de 3 essais, le trois-quarts aile irlandais devance au classement son coéquipier Brian O’Driscoll, Imanol Harinordoquy et Morgan Parra. Après les lourdes sanctions dont ont écopé Julien Dupuy et David Attoub, voilà un résultat encore bien surprenant au détriment de la France. LE SPORT HEBDO N°2 - DU 2 AU 8 AVRIL 2010 37



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