Le Sport Hebdo n°2 2 avr 2010
Le Sport Hebdo n°2 2 avr 2010
  • Prix facial : 2,50 €

  • Parution : n°2 de 2 avr 2010

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 12,4 Mo

  • Dans ce numéro : exclusif... pour Jacquet, les bleus peuvent gagner.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Avez-vous réussi à digérer votre limogeage du poste de sélectionneur de la Côte d’Ivoire ? Ça a été très difficile. J’avais un projet pour emmener l’équipe à la Coupe du monde. On a fait des très bons résultats, avec une série de 23 matches sans défaite. Ça marchait vraiment très bien. Il y avait un véritable esprit de confiance, j’ai pris beaucoup de plaisir, on a progressé sur tous les plans. Contre l’Algérie, en quarts de finale, on n’a pas fait un grand match, mais malgré cela, on menait 2-1 à la 90ème minute, et en une minute, tout a changé. Comment a été vécue cette élimination ? Les supporteurs et tout le monde en Côte d’Ivoire ont pris cela très mal. Politique- 32 LE SPORT HEBDO N°2 - DU 2 AU 8 AVRIL 2010 ment, il fallait me sacrifier pour calmer les esprits après notre élimination. Ça commençait à chauffer un petit peu là-bas, mais j’ai très mal pris le fait d’avoir été limogé par un fax ! En Côte d’Ivoire, le football, c’est quelque chose de sacré. Mais pourquoi on n’a pas été au bout ? C’est quelque chose que je n’ai pas su le jour du match, je l’ai su après… Qu’entendezvous par là ? Il y avait quelques problèmes avec certains joueurs. Notamment certains qui ont joué et qui étaient malades. La deuxième chose très importante est que certains joueurs a- vaient une pression énorme en Angola suite à l’attaque subie par le Togo. Ils ont eu très peur, ils voulaient rentrer le plus vite possible auprès de leur famille. Il s’est passé beaucoup de FOOTBALL VAHID HALILHODZIC « Un club de Ligue 1 m’a contacté » L’élimination de la Côte d’Ivoire en quarts de finale de la CAN lui a été fatale. L’ex-sélectionneur des Eléphants a du mal à digérer. Il aspire à retrouver un nouveau challenge. Peut-être à Nice ? Propos recueillis par Cédric Ferreira « Au PSG, certains joueurs ont explosé parce qu’ils passaient plus de temps en boîte de nuit » choses qu’un entraîneur ne peut pas maîtriser. Comment occupez-vous votre temps libre désormais ? Je suis parti un peu en Bosnie et en Croatie parce qu’il y avait trop de sollicitations à gauche et à droite de la part des médias. J’ai voulu partir, pas pour oublier, parce que ça restera toujours, mais pour prendre un peu de recul. Envisagez-vous de reprendre un club rapidement ? Bien sûr, j’envisage de reprendre un poste mais pas tout de suite. J’ai reçu des appels de clubs étrangers et même une proposition en France (selon nos informations, ce serait Nice, Ndlr), mais je ne pouvais pas. Le club voulait que j’entre en fonction immédiatement, mais je n’étais pas capable d’enchaîner sur un nouveau projet avec une telle déception. Je ne pouvais pas m’occuper d’une équipe en pensant toujours à ce qui s’était passé avec la Côte d’Ivoire. Le parcours de Lille en Ligue 1 doit vous faire plaisir… Lille est l’une des meilleures équipes. Pour moi, ils peuvent viser la Ligue des Champions. Ils ont beaucoup de qualités individuelles et collectives. Ils sont costauds et difficiles à manœuvrer. Ils peuvent rivaliser avec les meilleures équipes de France. Je ne vois pas d’autres équipes aussi performantes sur le plan offensif. Admirez-vous leur façon de jouer ? Ils ont de bons joueurs et sont aux portes du podium. C’est une équipe que je connais depuis des années, et pour une fois ils ont un vrai banc de touche. Pour des équipes comme Lyon et Marseille, ça peut paraître normal, mais à Lille ça n’a pas toujours été le cas. Ils ont les qualités pour jouer les premiers rôles. DANS LES VESTIAIRES Eriksson sonne la charge A l’inverse, le PSG vit une saison difficile. La dernière fois que le club a réalisé une bonne saison, c’était sous vos ordres… On a terminé deuxièmes et on n’est pas passés loin du doublé, juste derrière Lyon. Et c’était le meilleur Lyon de l’histoire avec les Malouda, Abidal, Essien… Ça aussi, c’est une énorme déception. On était tombés à la 10ème place et ça a été vécu comme une catastrophe. Maintenant, le club se bat pour le maintien depuis quelques saisons. Et pourtant, il n’y a pas autant de critiques et de scandales qu’à mon époque. Est-ce un problème de patience à Paris ? Les résultats, ça se prépare. Je pense qu’il faut laisser quatre ans à un entraîneur pour mener à bien son projet. Si au bout de ces quatre ans, il n’a pas réussi, alors à ce momentlà, tu peux te séparer de lui. Pourtant à Paris, il y a toujours eu des joueurs assez talentueux pour viser mieux que le maintien… Sportivement, les joueurs peuvent être très bons, mais mentalement ? Je me souviens de certains qui avaient réalisé plusieurs bons matches mais qui ont explosé par la suite parce qu’ils passaient plus de temps en boîte de nuit. C’est aussi ça Paris ! n La Fédération ivoirienne a enfin désigné le successeur de Vahid Halilhodzic. Sven- Goran Eriksson va prendre en charge les Eléphants durant leur campagne en Coupe du monde. Ce choix suscite tout de même quelques interrogations. Notamment celle d’avoir limogé un sélectionneur aux résultats positifs, apprécié du groupe, pour le remplacer par l’opportuniste Eriksson, libre de tout contrat après avoir abandonné Notts County. Sans maîtriser la langue de Molière, il va devoir préparer très rapidement la Côte d’Ivoire à un rude 1er tour face au Brésil, au Portugal et à la Corée du Nord. A noter qu’en tant que sélectionneur, il n’a jamais battu le Portugal (éliminé en 2004 et en 2006), ni le Brésil (éliminé en 2002). Et c’était aux commandes de l’Angleterre…
JORIS BERT La saison 2010 va débuter le 11 avril. Quels sont les objectifs des Huskies de Rouen ? Le premier objectif, c’est de conserver le titre de champion de France. Mais il y a aussi l’objectif de la Coupe d’Europe, être sur le podium au pire, et essayer de faire le Final Four avec les trois meilleures équipes d’Europe. Vous avez été le premier Français à intégrer la prestigieuse Major League of Baseballaméricaine. Ce doit être une fierté ? Oui, bien sûr. C’était un rêve de gosse qui se réalisait. Après, j’ai signé dans une équipe de MLB, oui (les Dodgers de Los Angeles, Ndlr), mais je n’ai jamais joué en Major League, j’ai joué dans les ligues mineures, dans les équipes B,C, ou D. Mon rêve aurait été de jouer en Major League, mais j’ai au moins eu la chance d’être professionnel. On est que deux Français (Frédéric Henry, qui a signé en agent libre deux mois après Bert, Ndlr) à l’avoir fait, et les trois années que j’ai passées là-bas n’étaient que du bonheur. BASEBALL « L’Amérique, un rêve de gosse » Premier français à intégrer une équipe de la mythique Major League of Baseballaméricaine, le champ centre des Huskies de Rouen nous raconte son rêve américain. Propos recueillis par Vincent Géhin Mais jouer dans les ligues mineures doit de toute façon être plus impressionnant, en termes d’ambiance, d’affluence, que de jouer en France ? Oui. De toute façon, quand on arrive aux Etats-Unis, que l’on intègre une grande équipe, même si on ne joue pas en équipe première, on voit que les moyens, l’organisation, tout est parfait. On ne manque de rien, on est très, très bien encadré, on s’entraîne dans un cadre de vie extraordinaire, et il n’y a rien de c o m p a r a b l e avec ce qu’on peut vivre en France ou en Europe. Comment s’est passée la fin de l’aventure, vous avez été remercié au retour d’une saison à Rouen, c’est ça ? Pas du tout. En fait, j’y suis retourné l’année dernière, en avril 2009, et j’ai suivi le camp d’entraînement des Dodgers, avec tous les joueurs, après la draft. Ils ont fait deux équipes, une qui restait à Phoenix, et l’autre qui allait s’entraîner dans l’Utah. J’avais vu mon nom sur une des listes la veille de partir, mais le lendemain ils m’ont annoncé qu’ils se séparaient de moi. Je ne considère pas ça comme un échec ni une défaite personnelle, j’ai donné le meilleur de moi-même et ça n’a pas marché, c’est tout. Mais je suis content d’avoir vécu ce rêve. Justement, racontez-nous cette nouvelle vie, ce retour en France, vous avez dû changer de statut et abandonner le professionnalisme ? Oui. Il faut savoir qu’en France, il y a très peu de professionnels, ce sont surtout des joueurs étrangers que les é- quipes démarchent pour qu’ils jouent avec elles. Le baseballa toujours été amateur en « Je suis très bien à Rouen » France, et le restera. J’avais un statut pro aux Etats-Unis, je sais que j’aurais pu le garder en France, mais je connais les moyens des clubs, et vu mon niveau, je ne me permettrais pas de demander quoi que ce soit à une équipe. Ce retour à Rouen est-il définitif ou espérez-vous, pensez-vous pouvoir retourner en MLB un jour ? En MLB non, parce qu’une fois que l’aventure s’est terminée, même avec l’âge, il faudrait que je progresse, que je devienne un joueur exceptionnel pour avoir ma chance. Sinon à l’étranger, ce serait possible, un club m’a proposé cette année de venir jouer avec eux, mais je suis très bien à Rouen, même si je suis amateur (il travaille dans la restauration, Ndlr). Je préfère jouer avec mes coéquipiers, mon équipe. Quelles sont vos prochaines échéances avec l’équipe de France ? On a déjà un tournoi international à Rouen, de préparation, pour regrouper tous les joueurs de l’équipe de France. Et puis le Championnat d’Europe à Stuttgart, du 22 juillet au 5 août. Avec quels objectifs ? L’objectif a toujours été le podium. Mais la France ne fait pas partie des meilleures é- quipes d’Europe. Dans les cinq premières, oui, mais c’est toujours une grande bataille tous les deux ans pour décrocher un podium. n DANS LES VESTIAIRES Qui succédera aux Yankees ? Une semaine avant sa petite sœur française, la Ligue majeure américaine reprend ses droits ce premier week-end d’avril avec le match d’ouverture dimanche 4 entre les Yankees de New York et les Boston Red Sox. Trente franchises, dont une au Canada (Blue Jays de Toronto), réparties en deux ligues (14 en Ligue américaine, 16 en Ligue nationale) s’affrontent à partir de vendredi en plus de 2430 rencontres, soit environ 162 par équipes, et ce jusqu’au 3 octobre et la fin de la saison régulière. Viendront ensuite les Séries éliminatoires, opposant les premiers de chacune des trois divisions des deux ligues et les meilleures deuxièmes (4 équipes par Ligue) au meilleur des cinq, puis sept matches, et les premiers de chaque ligue s’affrontent enfin lors des Séries mondiales, qui désignent leur vainqueur au meilleur des sept matches. Soit un total maximum de 19 matches pour les deux équipes s’affrontant en Série mondiale. Tenants du trophée et franchise la plus titrée de l’histoire de la MLB (27 victoires et 40 participations), les Yankees de New York (Mark Teixeira en photo) partent encore une fois favoris. Mais leur dauphin de 2009, les Phillies de Philadelphie ont à cœur de retrouver leur bien qu’ils avaient décroché en 2008. LE SPORT HEBDO N°2 - DU 2 AU 8 AVRIL 2010 33



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