Le Sport Hebdo n°2 2 avr 2010
Le Sport Hebdo n°2 2 avr 2010
  • Prix facial : 2,50 €

  • Parution : n°2 de 2 avr 2010

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 12,4 Mo

  • Dans ce numéro : exclusif... pour Jacquet, les bleus peuvent gagner.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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THOMAS LEVET Quel bilan tirez-vous de vos dernières compétitions ? Les deux dernières semaines, j’ai fait troisième au Maroc, ce qui n’est pas trop mal, et dix-septième la semaine dernière en Andalousie (qu’il avait gagné en 2008, Ndlr), un résultat correct. Mais quand on sait que dans les deux, j’étais à un moment en tête, on peut rester un peu sur sa faim. Mais c’est vrai que pour le moment, je suis plutôt en forme, avec de bons résultats, et qui font que je peux espérer une bonne saison cette année. Le Masters d’Augusta va bientôt avoir lieu. Vous le commenterez pour Canal+. Comment sera cette édition d’après vous ? Il y a le retour de Tiger Woods, mais il y a aussi d’autres grands joueurs. On va voir le début de saison de tous les meilleurs joueurs du monde. C’est un endroit magique, où l’on joue depuis très longtemps (1934). Tous les grands joueurs du monde s’y sont imposés. C’est un parcours très, très difficile, dans un cadre magnifique. Que pensez-vous des déboires de Tiger Woods ? Je crois que ce n’est pas le premier homme au monde à avoir des problèmes avec sa femme, et il faut le laisser tranquille avec ça et penser qu’il va rejouer au golf. En espérant qu’il revienne à son meilleur niveau, parce que ce serait dommage de gâcher une carrière comme la sienne, pour un problème qu’il essaye de résoudre depuis six mois maintenant. Tout reviendra dans l’ordre de soi-même. Le pensez-vous capable de revenir à son meilleur niveau ? Oui, il a déjà été blessé par le passé, avec son opération du GOLF « Woods va avoir une pression énorme » Le golfeur français ne participera pas au mythique Masters d’Augusta, mais le commentera pour Canal+. L’occasion de revenir sur le retour de Tiger Woods. Propos recueillis par Vincent Géhin DANS LES VESTIAIRES Defrasne range sa carabine « Je vais arrêter ma carrière… Je me décidé il y a quelques jours. Je suis content de cette décision, même si ça a été dur à prendre, car il y a beaucoup de choses que j’aime dans le biathlon. Mais je pense que j’en ai fait le tour ». Dans un entretien au Dauphiné Libéré, Vincent Defrasne a ainsi annoncé la fin de sa carrière. Le Doubiste, champion olympique de la poursuite à Turin en 2006, mais décevant à Vancouver (53e du sprint, 22e de la poursuite, 26e du 20 km et 6e avec le relais) a décidé de dire stop, comme ses compatriotes Sylvie Becaert et Sandrine Bailly avant lui. Parce que la perspective d’une nouvelle olympiade (il aurait eu 37 ans à Sotchi en 2014) était trop lointaine : « Je n’avais plus les Jeux pour me motiver. J’étais sûr de ne pas repartir pour quatre ans, pour Sotchi. Et là, je me rends compte que sans les J-O, tenir un an ou deux, ce n’est pas possible pour moi ». Defrasne, porte-drapeau de la délégation française au Canada, en février dernier, avait cependant également brillé lors de championnats du monde, remportant le relais de Pokljuka en 2001, le relais mixte à Pyeongchang en 2009, et terminant troisième du relais olympique de Salt Lake City et à Turin. 24 LE SPORT HEBDO N°2 - DU 2 AU 8 AVRIL 2010 genou, pendant six mois. Donc il sait ce que c’est que de revenir après une blessure, ou une coupure. Là, le problème qu’il va se poser pour lui, c’est la pression. Il va avoir beaucoup de pression sur le parcours, ce qui ne sera pas nouveau pour lui, sur un parcours qui ne sera pas nouveau non plus, mais la pression médiatique sur des questions extra-sportives sera, je pense, beaucoup plus importante. Donc c’est là-dessus qu’il pourrait flancher, car il n’a pas l’habitude qu’on lui pose des questions de cet ordre. Il a toujours eu de très bonnes relations avec la presse, il a été exposé pendant six mois comme jamais avant dans sa vie. Donc ça, ça peut le déstabiliser. « La France a tous les ingrédients pour accueillir la Ryder Cup » Tiger Woods a, quelque part, permis au golf d’intéresser le plus grand monde ? Oui, c’est vrai que c’est un des joueurs les plus emblématiques au monde et il est, avec des joueurs comme Jack Nicklaus ou Severiano Ballesteros, dans les meilleurs joueurs du monde. Il a beaucoup apporté au golf, mais il n’y a pas que lui. Il y a d’autres joueurs qui peuvent gagner ce tournoi-là. Le fait qu’il ait aussi de la concurrence, qu’il n’ait jamais gagné des tournois dans la facilité, c’est ce qui fait rêver les gens. Mais des joueurs comme Ernie Els, Phil Mickelson... peuvent l’embêter, donc ce n’est jamais facile. Que pensez-vous de la candidature de la France pour l’organisation de la Ryder Cup en 2018. A-telle de bonnes chances, par rapport à ses concurrents directs (Pays-Bas, Allemagne, Portugal, Suède, Espagne) ? On a de bonnes chances, on a une belle candidature, on a tous les ingrédients pour avoir la Ryder Cup. Après, on dépend d’un vote, donc c’est un peu comme les Jeux Olympiques. On peut avoir les meilleures infrastructures, les meilleurs sites, et ne pas l’avoir. Car il y a des enjeux économiques qu’on ne contrôle pas. On aura la réponse dans un an. Vous avez participé à cette compétition avec l’Europe en 2004. Avec quels souvenirs ? Imaginez-vous un stade de foot, mais au lieu que le terrain fasse cent mètres sur cinquante mètres, il ne fait plus que la taille d’un départ de golf, soit trois mètres sur quatre, avec le même nombre de spectateurs autour. Ça donne ça comme ambiance, un truc de malades, les gens se lâchent car il y a deux équipes, et il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup d’ambiance. Quelle est la situation du golf en France aujourd’hui ? C’est un sport qui atteint les 400 000 licenciés, on doit être la troisième ou quatrième fédération. On a beaucoup de joueurs, de gens qui ont essayé, même s’il y a une grosse différence entre les gens qui ont déjà joué au golf et le nombre de licenciés, on est dans une période d’amélioration. On peut avoir beaucoup plus de joueurs que ça, beaucoup plus de terrains et de meilleure qualité. Donc on est un pays bien armé pour son développement. On est sorti de l’anonymat, il y en a de plus en plus à la télévision, de plus en plus dans les journaux. Car les gens jouent de plus en plus au golf et s’y intéressent. Et c’est un sport très prenant, c’est-à-dire que quand on l’a essayé, on attrape le virus. Quels sont vos objectifs cette saison ? Mes objectifs, c’est de jouer les tournois majeurs, d’en jouer le plus possible et d’essayer de gagner des tournois du circuit européen ou du circuit américain. Chaque fois que je me présente dans un tournoi, j’essaye de le gagner. Mais en golf, même le meilleur joueur du monde, comme Woods qui gagne entre deux et sept fois dans l’année sur un total de 30 tournois, c’est très peu. Donc ne gagner qu’une fois par an, ce qui m’arrive maintenant depuis quelques années, c’est déjà pas mal. Quel regard portez-vous sur la nouvelle génération, les Fabien Marty, Michael Hill, qui bousculent un peu les codes traditionnels ? Plus ou moins, parce qu’au niveau professionnel, c’est assez réglementé, on n’a pas le droit d’avoir la chemise qui sort du pantalon, il y a des règles vestimentaires assez strictes tout de même. Mais ça ne me dérange pas qu’un jeune soit en short et en teeshirt pour jouer au golf. C’est un sport comme un autre et qu’on puisse s’habiller comme on veut, de façon à être bien, je trouve ça tout à fait normal. n
« Le Masters promet d’être magique » LE SPORT HEBDO N°2 - DU 2 AU 8 AVRIL 2010 25



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