Le Sport Hebdo n°2 2 avr 2010
Le Sport Hebdo n°2 2 avr 2010
  • Prix facial : 2,50 €

  • Parution : n°2 de 2 avr 2010

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 12,4 Mo

  • Dans ce numéro : exclusif... pour Jacquet, les bleus peuvent gagner.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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16 JONATHAN WISNIEWSKI Vous vous êtes blessé il y a trois semaines. Comment allez-vous ? Quand allezvous reprendre ? Je devrais reprendre contre Biarritz. Finalement, je n’aurai manqué que 3 semaines et demie au lieu du mois et demi annoncé à l’origine. Donc ça va. Cela a dû être difficile de suivre vos coéquipiers des tribunes ? C’est un peu frustrant, mais je ne vais pas me plaindre. Je n’ai pas eu une grosse blessure comme Frédéric Michalak par exemple. J’avais enchaîné tous les matches jusqu’à présent. Là, j’ai profité de cette absence for- LE SPORT HEBDO N°2 - DU 2 AU 8 AVRIL 2010 cée pour faire un travail physique. Vous allez en plus certainement revenir pour un match décisif pour les barrages. Oui. On en a déjà joué un face à Brive qui était 7ème. On l’a gagné, cela nous permet d’être quasiment qualifiés, même si rien n’est fait encore. Là, on enchaîne deux matches difficiles avec un déplacement à Toulouse puis la réception de Biarritz. Ce match face à Biarritz risque effectivement d’être décisif. On est en ballottage favorable, mais rien n’est fait. Il faut que l’on grappille encore un ou deux points de bonus. RUGBY « Chabal ne se prend pas pour une star » Remplaçant d’Andrew Merthens l’an dernier, le demi d’ouverture a pris cette année le jeu des Racingmen à son compte. Le numéro 10 est pour beaucoup dans la belle saison réalisée par les Ciel et Blanc. Suppléé par Merthens pendant sa blessure, il s’apprête à rechausser ses crampons pour aborder le sprint final. Propos recueillis par Valérie Pratdessus Qu’est-ce qui fait la force du Racing cette saison ? On connaît et on sait comment gérer la pression car on possède des joueurs d’expérience. Face à Brive, on l’a montré. C’est un groupe qui a du vécu, l’an dernier en Pro D2 on avait la pression car on était favoris pour l’accession et on avait montré qu’on ne craquait pas. On est lucide et les joueurs d’expérience comme Lionel Nallet, Seb Chabal sont nos garde-fous. On a quasiment le même effectif depuis trois ans et les recrues nous ont apporté un plus indéniable. Les stars ont donc réussi à se fondre dans le collectif ? Oui. Mais c’est avant tout car elles ont une bonne mentalité. Pierre (Berbizier) nous répète systématiquement que la star, c’est l’équipe. A l’image de l’équipe, vous vivez également une saison de rêve sur le plan personnel. Oui et je savoure car j’ai eu des saisons difficiles comme l’année dernière par exemple. Je n’ai jamais lâché, j’ai travaillé dur pour progresser, mieux comprendre mon poste. Et vous avez compris quoi ? Que le poste de numéro 10 est fait d’altruisme, de réflexes. Que vous apporte un joueur comme Andrew Merthens ? C’est du bonheur de s’entraîner aux côtés d’un tel monsieur. Dans l’effectif, c’est lui qui a le palmarès le plus important. J’ai essayé d’en profiter un maximum. Mais comme le dit toujours Andrew : « La meilleure progression, c’est lorsqu’on est sur le terrain ». J’essaie d’appliquer ce bon conseil à la lettre et de tout faire pour être sur le terrain. Avec Wilkinson, Andrew faisait partie de mes idoles, je regardais des cassettes, j’essayais de m’i n s p i r e r d’eux. Après, il arrive un moment où il faut voler de ses propres ailes. « L’équipe de France, j’y pense » Le Racing peut-il être champion de France cette année ? Ça va être compliqué car si on a le bonheur de se qualifier pour les play-offs, on va devoir jouer le match à l’extérieur. Mais sur des matches comme ça, à élimination directe, tout peut arriver. Comme on dit sur un match, les compteurs sont remis à zéro. Ce qui est sûr, c’est que l’on n’aura aucune pression. Car si l’on passe, on créera un exploit et si l’on se fait éliminer, on dira que c’est normal, mais d’abord il faut valider cette place pour les play-offs. DANS LES VESTIAIRES Fall direction le Racing ! Franchement, doutez-vous encore de cette qualification ? Oui, tant que ce n’est pas acquis mathématiquement. Biarritz réalise une très bonne fin de saison. Ne pensez-vous pas que Biarritz risque de perdre des forces en jouant sur deux tableaux, l’Europe et le championnat ? Oui, peut-être. Ils rêvent d’aller au bout en Coupe d’Europe et risquent donc de laisser quel - ques plumes en championnat. Mais ils ont quand même un bel effectif qui devrait leur permettre de limiter la casse. Mais on a bien négocié notre match face à Brive. A nous de faire la même chose d’ici la fin de la saison. Avez-vous été déçu de ne pas être retenu par Marc Lièvremont pour le Tournoi ? Je n’avais pas d’attentes. Je suis ambitieux, je pense à l’équipe de France, mais si mon heure doit venir, elle viendra. Si j’avais été sélectionné en jeunes, j’aurais été peut-être déçu car c’est une suite logique et en plus Marc Lièvremont fait confiance aux jeunes. C’est bon signe pour moi. Je rêve de l’équipe de France comme beaucoup de joueurs, mais ce n’est qu’en travaillant et en continuant à progresser que je pourrai espérer y arriver. n Cela fait plusieurs semaines que le bruit court et la rumeur se fait de plus en plus insistante. Bayonnais depuis 2008, Benjamin Fall devrait rejoindre le Racing la saison prochaine. Pour s’attacher les services de l’ailier international, les dirigeants parisiens devraient s’acquitter de la somme de 500 000 euros (300 000 euros correspondant à la clause de libération plus 200 000 euros pour les indemnités de formation).
MICHEL VAUTROT En 2004, vous avez quitté votre poste de DTN de l’Arbitrage Français après avoir dénoncé une tentative de subornation dans le milieu arbitral à base de téléphones portables vendus à petit prix. La Fédération française et l’Union nationale des arbitres vous a- vaient alors poussé dehors. Avec le recul, vous ne regrettez rien ? Non. J’ai dévoilé certaines choses. Je pense simplement que si on m’avait écouté, on n’en serait pas là. On m’a fait huit ou neuf propositions pour écrire un livre sur cette histoire. Pour l’instant, j’ai toujours refusé… Je l’ai commencé puis je me suis arrêté. Peut-être que certains n’ont pas intérêt à ce que je parle de cette affaire… En tout cas, j’ai des documents pour étayer le cas échéant mes propos ! Avec cette affaire, vous pensez avoir mis le doigt là où cela faisait mal ? Je n’en sais rien… On se demande en tout cas comment Stéphane Bré peut encore être arbitre. C’est un très bon arbitre, mais c’est tout de même lui qui nous a amené Xavier Pettinato dans les pattes. Bré n’a jamais assumé… Alors que vous, on vous a demandé de partir ? Oui. Je ne leur ai pas laissé le plaisir de me virer. Je suis parti parce que j’ai un peu d’honneur mais j’ai été viré… J’ai lu une interview dans laquelle le président de la FFF (Jean-Pierre Escalettes) disait qu’il était mon ami, mais que je n’aurais pas dû parler… On a essayé de me faire passer pour fou. Je n’ai pas oublié. On m’a fait passer pour un malade. Reste qu’aujourd’hui celui que j’ai dénoncé (Pettina-to) est en prison (pour une autre affaire, Ndlr)… Aujourd’hui, je revis. J’ai beaucoup d’activités à l’étranger. J’ai retrouvé une vie sociale. Je ne suis pas aigri. Surtout je suis un homme d’honneur. Depuis cet-te histoire, j’ai donc dit que je ne mettrais plus les pieds dans un stade en France. J’ai tenu parole. POLÉMIQUE « On a essayé de me faire passer pour fou. Je n’ai pas oublié » L’ancien arbitre n’est pas prêt de pardonner à la FFF de l’avoir poussé vers la sortie. En le décorant de la Légion d’Honneur, le président Sarkozy vient cependant de lui rendre justice. Propos recueillis par David Baisnée « Les décisions de l’arbitre vidéo seront elles aussi contestées » Que faudrait-il pour que vous tourniez la page ? Le 30 novembre dernier, le Président de la République m’a remis la Légion d’Honneur à l’Elysée. Le président Chirac me l’a accordée en 2006. On m’a dit qu’il n’avait pas apprécié la manière dont la Fédération me traitait après tout ce que j’avais fait pour l’arbitrage. Le président Chirac n’a pu me la remettre avant son départ. C’est donc le Président Sarkozy qui me l’a remise. Il a eu un discours extraordinaire : « Vous avez décidé de ne plus remettre les pieds dans un stade français tant qu’on ne vous aurait pas rendu votre honneur. C’est le Président de la République qui vous le rend au nom de la France ! » Vivre cela, c’est quelque chose dans la vie d’un homme ! J’en ai pleuré d’ailleurs… J’ai ensuite reçu des lettres de félicitations de Havelange, de Blatter, de Platini. Mais je n’ai rien eu de la FFF. C’est normal puisque je suis persona non grata... Le président Thiriez m’a en revanche invité à la dernière finale de la Coupe de la Ligue. Je n’ai cependant pas pu m’y rendre. Que pensez-vous de l’arbitrage français actuel ? J’ai été pendant 13 ans le patron des arbitres français. J’ai cessé de l’être dans les conditions que vous savez… J’ai tourné la page. Aujourd’hui, je suis tourné vers l’international puisque j’ai la chance d’avoir des missions au niveau UEFA et FIFA. Je suis notamment conseiller pour l’arbitrage en Jordanie. Comme Platini, vous vous opposez à l’arbitrage vidéo ? Oui, toujours ! C’est un vaste débat mais pour moi, l’arbitrage doit être une activité humaine. De nombreux autres sports ont cependant recours à la vidéo… Arrêtons de comparer des choux avec des carottes ! Dans le rugby ou dans le hand, l’arbitre est respecté dans 98% des cas. Ce n’est pas le cas dans le foot. Je connais trop le milieu du football pour savoir que les décisions de l’arbitre vidéo seront elles aussi contestées ! Suivant la position de la caméra, on peut avoir trois décisions différentes… Avec l’arbitrage vidéo, la main de Thierry Henry contre l’Irlande aurait été démasquée… S’il était allé voir l’arbitre, on l’aurait considéré comme un traître à la nation ! Je ne me permets donc pas de le juger. En revanche, j’ai trouvé beaucoup plus indélicate la farandole de Jean-Pierre Escalettes sous les yeux de l’Irlande. C’était beaucoup plus déplacé que la main de Henry ! Au nom de l’éthique, on peut cependant renforcer le contrôle vidéo a posteriori. Par exemple, on peut imaginer de sanctionner de six mois de suspension tout joueur qui marque de la main s’il ne se dénonce pas immédiatement auprès de l’arbitre. n DANS LES VESTIAIRES Le Big Four veut-il la peau de Thiriez ? Frédéric Thiriez est dans le collimateur de l’OL, l’OM, le PSG et Bordeaux. Les présidents de ce « Big Four » se seraient réunis à Paris pour envisager une action commune contre le président de la LFP. Jean- Michel Aulas, Jean-Claude Dassier, Robin Leproux et Nicolas de Tavernost ont évoqué les problèmes de calendrier, le passage de la L1 à 18 clubs, la répartition des droits télé qui n’avantagerait pas suffisamment les « grands » du championnat. Bref, Thiriez a du souci à se faire… LE SPORT HEBDO N°2 - DU 2 AU 8 AVRIL 2010 17



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