Le Sport Formule 1 n°1 mars 2011
Le Sport Formule 1 n°1 mars 2011
  • Prix facial : 4,80 €

  • Parution : n°1 de mars 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (315 x 400) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : le champion du monde 2010 Sebastien Vettel déjà chez Ferrari ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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26 - Spécial F1 n°1 - mars 2011 PASSION Alguersuari connaît la musique L’Espagnol est devenu le plus jeune pilote de F1 en 2009 lors du GP de Hongrie. Mais le bouillant pilote est également reconnu dans le milieu comme un très bon DJ et se transforme alors en « DJ Squire ». Musique ! Jean-Marc Azzola L’Espagnol ne vibre pas uniquement au son du moteur de sa Formule 1. Totalement « fondu » de musique, le natif de Barcelone possède son propre studio dans sa ville de naissance. En Espagne, il est même devenu un DJ renommé avec comme nom de scène, « DJ Squire ». L’année dernière, lors du GP de Barcelone, le pilote de Toro Rosso clamait sa passion dévorante : « Je suis dingue de musique. Je ne peux vivre sans. Je suis fou de sons, de musique électronique. C’est une de mes grandes passions ». Quand, comme lui, on se produit devant plus de 10 000 personnes, que ce soit à Ibiza ou à Barcelone, cette activité dépasse largement le cadre du simple hobby : « Cela peut être une idée que d’associer le bruit d’un moteur et celui du son électronique, ce sont deux types de son similaires, aime faire remarquer le pilote. Je veux mettre dans ma musique ma pleine puissance. On peut jouer avec les échos, les effets. Il y a beaucoup de choses à faire à ce niveau. Faire de la musique, c’est très excitant, c’est comme faire un tour de qualification en Formule 1. Quand vous vous produisez devant plus de 8000 personnes et que les gens dansent sur votre musique, c’est très intense ». L’Espagnol donna d’ailleurs la pleine mesure de son talent, au niveau acoustique, le 31 décembre dernier. Ce www.jalguersuari.com « Faire de la musique, c’est très excitant, c’est comme faire un tour de qualification en Formule 1. » réveillon donna lieu à une énorme fiesta à Barcelone. Le pilote s’est produit à 1h45 du matin pendant plus de deux heures. Derrière ses platines, Jaime Alguersuari joua à plein son rôle de bout en train de la soirée pour mieux animer une émission retransmise en direct sur la télévision catalane. Une manière bien singulière de passer le Nouvel An au rythme d’un DJ inhabituel, un des plus prometteurs pilotes de F 1 ! Néanmoins, « DJ Squire » ne devrait pas s’arrêter là, car il entend sortir plusieurs albums en 2011. Alguersuari sait par conséquent que l’année qui se présente va être importante à bien des niveaux, musicalement et sur l’asphalte : « C’est une année particulière pour moi. Chaque saison l’est, mais celle-ci va représenter beaucoup pour moi parce que c’est ma deuxième saison complète en F1. C’est également la deuxième année que Toro Rosso construit sa monoplace. Alors cette saison sera décisive pour l’écurie et pour mon avenir ». Fabuleux parcours pour ce Catalan de naissance, fils d’un éminent magnat de la presse espagnole. Jaime a de qui tenir, puisque son papa fut pilote moto au championnat du monde dans les années 60 et 70. Le rejeton a quant à lui prouvé son potentiel sur les pistes dès le plus jeune âge. Ainsi, au sortir d’une jolie Un réveillon sur scène... carrière de karting ponctuée par deux titres domestiques en Espagne, ce fondu de techno a été enrôlé en 2006 dans le Red Bull Junior Team. Au volant d’une monoplace, il n’a pas mis longtemps à s’illustrer. En effet, vice-champion d’Italie de Formule Renault en 2007, Alguersuari boucle l’Eurocup de la spécialité à la cinquième place. En 2008, il devient le premier Espagnol à s’imposer dans le pourtant relevé championnat anglais de Formule 3, en en étant le plus précoce aussi à 18 ans et 203 jours, soit le plus jeune lauréat de la discipline. L’année suivante, il dispute les World Series by Renault, tout en étant promu pilote de réserve des écuries Red Bull Racing et Toro Rosso. A la mi-saison, le 20 juillet 2009, il remplace officiellement Sébastien Bourdais chez Toro Rosso, faisant suite au licenciement du pilote français après le Grand Prix d’Allemagne. Le 26 juillet 2009, Jaime Alguersuari dispute sa première épreuve de championnat du monde au Grand Prix de Hongrie, devenant au passage le plus jeune pilote ayant pris le départ d’un Grand Prix de F1 (19 ans et 125 jours). Qualifié en dernière position sur la grille, l’Espagnol réussit malgré tout l’exploit de se classer quinzième devant son équipier Sébastien Buemi. C’est à peu près le seul fait d’arme majeur de la demisaison de l’Espagnol, hormis une quatorzième place au GP du Brésil. En dépit de cela, le Catalan conserve un volant en 2010. Puis, la saison dernière en début de championnat, l’Espagnol s’inscrit comme la révélation lors des premières courses. Ainsi, lors du GP de Bahrein, il obtient son meilleur résultat avec une treizième place. Puis une onzième, lors du GP d’Australie, en livrant une bataille sans merci au septuple champion du monde Michael Schumacher. En outre, lors du GP de Malaisie une semaine plus tard, Jaime Alguersuari entre pour la première fois dans les points avec une neuvième place. Recevant alors les éloges de toute son équipe et notamment de Franz Tost, le natif de Barcelone décroche ensuite une dixième place sur son sol, lors du GP d’Espagne. Décidément amateur de sensations fortes, l’Espagnol entre encore davantage dans les annales en mai dernier en roulant à plus de 180 km/h sur une plage de République Dominicaine ! Et même si lors des quatorze courses suivantes, il ne marque qu’un seul point lors du GP d’Abou Dabi, il prend, la plupart du temps, le meilleur sur Buemi avec lequel il fait encore équipe en 2011. Ambitieux, le pilote de chez Toro Rosso, a pour objectif de conduire un jour une Red Bull : « Je veux piloter une Red Bull et je veux y être dans deux ans. Cependant, cela dépend de la manière dont cela va se passer cette année. Je voudrais que l’on poursuive le travail que l’on a fait jusque-là, et pardessus tout terminer à la 7ème ou à la 8ème place des constructeurs. L’équipe et moi avons tout donné, mais nous n’avions pas la voiture qui nous permettait de faire mieux. Je suis content de ce que j’ai fait et j’espère faire encore mieux en 2011 ». L’Espagnol serait effectivement bien inspiré de monter en puissance cette saison tout en sachant que le directeur sportif de la « petite Scuderia » le maintient sous pression avec Buemi. Sous la menace de Jean-Eric Vergne et surtout de Daniel Ricciardo, Helmut Marko estime d’ailleurs qu’un changement de pilotes n’est pas impossible, et ce en fonction des résultats de chacun : « Ricciardo et Vergne sont deux talents exceptionnels, analyse le conseiller auprès de Red Bull. Buemi et Alguersuari savent que leur poste n’est pas acquis et que nous ne sommes pas un pensionnat. Alguersuari a progressé, mais l’a-t-il fait suffisamment ? » Face à ces déclarations et à la montée en puissance de Ricciardo, Alguersuari, conscient de sa force, avoue ne pas craindre la concurrence : « Cela montre tout simplement qu’il n’y a aucun favoritisme chez Red Bull et que la formation porte ses fruits » argumente-t-il. Et même si dans le pire des cas durant la saison -, il connaissait quelques baisses d’intensité -, « DJ Squire » prendrait alors le relais et ferait remonter les décibels derrière ses platines. Jaime Alguersuari Né le 23 mars 1990 à Barcelone (Espagne) 1m81-65 kg Ecuries F1 : 2011 : Toro Rosso 2010 : Toro Rosso (19ème, 5 points), (0 victoire, 0 pole, 0 podium) 2009 : Toro Rosso (24ème, 0 point), (0 victoire, 0 pole, 0 podium) Nombre de Grands Prix disputés : 27 Premier Grand Prix : Grand Prix de Hongrie, le 26 juillet 2009 (15ème) Nombre de victoires : Aucune Nombre de poles : Aucune Nombre de podiums : Aucun Palmarès : Champion d’Italie de Formule Renault (2006), champion de Grande-Bretagne de Formule 3 (2008) Un grand fan de l’Espanyol ! Comparant les politiques des clubs de football à celles des écuries de F1, le benjamin du plateau de F1 s’est laissé aller à quelques comparaisons entre les deux sports lors du récent salon de l’auto de Saragosse : « Red Bull, c’est le Barça. Les pilotes sont formés dès l’âge de 15 ans. Ils sont portés au plus haut niveau et on l’a bien vu avec Sebastian Vettel. Il y a un contrôle total sur leur formation et sur le choix des talents. Ferrari, c’est plus le Real Madrid. Ils achètent toujours sur ce qu’il y a de plus cher sur le marché, ce qui peut être une garantie de succès. Ils ne font pas confiance aux jeunes. Jamais, je n’aurais pu commencer en F1 chez Ferrari à l’âge de 19 ans, comme je l’ai fait chez Red Bull ». Il faut dire que comme tout Espagnol qui se respecte, ce dernier se définit comme « un amoureux du ballon rond » et a admis être un grand passionné du deuxième club de Barcelone, l’Espanyol (Luis Garcia en photo). Le pilote, qui a participé, le 23 décembre dernier, à un tournoi pour récolter des jouets pour les familles sans ressources, doit être aux anges, car son équipe, vainqueur de la Coupe d’Espagne en 2006, est actuellement solidement installée dans la première partie de classement de Liga, et ce même si elle traverse une période de flottement. Une place que Alguersuari, qui a reçu un maillot de l’Espanyol à son nom floqué du numéro 1, vise avec Toro Rosso au classement des constructeurs en 2011...
ECONOMIE Quand la F1 se sert la ceinture… En 2010, la Formule 1 avait dû ralentir son train de vie pour pouvoir exister. En diminuant de moitié les salaires de leurs pilotes, les dirigeants des écuries montraient clairement la voie à suivre. L’âge d’or semble bien terminé même si l’épreuve garde un prestige évident. Eric Mendes Qu’il semble déjà loin le temps où Kimi Raikkonen pouvait prétendre gagner 45 M € chez Ferrari. Cela faisait du Finlandais l’un des sportifs les mieux payés au monde. C’était en 2008 et pourtant, cette époque est désormais révolue. Depuis, la crise financière est passée par là et la Formule 1 n’y a pas échappé. A l’époque, c’était l’un des patrons de la Scuderia, Stefano Domenicali, qui avait annoncé la tendance de ces années actuelles. « Je pense que dans les prochains mois, il y aura une révolution majeure, aussi avec les pilotes, concernant les salaires. La chose importante est de vouloir la faire. Nous connaissons les termes des différents contrats. Cependant, je suis convaincu que cette question sera bientôt discutée entre toutes les équipes et avec tous les pilotes. » Depuis, les pilotes ont en effet été contraints de baisser leurs prétentions salariales pour continuer à vivre de leur passion. Par exemple, entre 2009 et 2010, Lewis Hamilton a dû accepter une perte de 2 M € sur son salaire quand Felipe Massa voyait le sien passer de 22 M € à 14 M €. Un « sacrifice » nécessaire qui a été suivi par toutes les écuries à la suite d’un accord entre les différents membres de la FOTA, l’association des équipes de Formule 1. Pour autant, tous les salaires n’ont pas évolué de la même manière. Surtout que l’hiver dernier avait connu un profond changement au niveau des équipes et des pilotes. Pendant que certains comme Jarno Trulli, qui passait de Toyota à Lotus, diminuaient de moitié leurs revenus, d’autres comme Fernando Alonso, profitaient de leur transfert pour gagner tout autant, voire plus. Aujourd’hui, la hiérarchisation des salaires est très claire en F1. Les meilleurs gagneront beaucoup plus que les autres. « A un moment où les équipes, qu’elles soient grandes ou petites, doivent réduire les coûts d’une manière significative, l’une pourrait dire qu’elle a besoin d’un as pour faire la différence, expliquait Stefano Domenicali, le directeur sportif de Ferrari. Cependant, je pense que dans le climat actuel les La folie Vettel Qui sont les pilotes les mieux payés ? Voici les salaires des pilotes de Formule 1 en 2011. Sans surprise, Fernando Alonso profite de son arrivée chez Ferrari pour continuer à dominer le paddock au niveau du portefeuille. Lewis Hamilton et Felipe Massa complètent le podium alors que le champion du monde sortant, Sebastian Vettel, vient de quadrupler son salaire cet été. 1- Fernando Alonso Espagnol, Ferrari 30 M € 2- Lewis Hamilton Anglais, McLaren 16 M € 3- Felipe Massa Brésilien, Ferrari 14 M € 4- Jenson Button Anglais, McLaren 9 M € 5- Nico Rosberg Allemand, Mercedes 8 M € 6- Michael Schumacher Allemand, Mercedes 8 M € 7- Sebastian Vettel Allemand, Red Bull 8 M € 8- Robert Kubica Polonais, Lotus Renault 7,5 M € 9- Rubens Barrichello Brésilien, Williams 5,5 M € 10- Mark Webber Australien, Red Bull 4,2 M € 11- Nick Heidfeld Allemand, Lotus Renault 4 M € 12- Jarno Trulli Italien, Team Lotus 3 M € 13- Heikki Kovalainen Finlandais, Team Lotus 2 M € 14- Timo Glock Allemand, Marussia Virgin 1 M € 15- Pastor Maldonado Vénézuélien, Williams 0,7 M € 16- Narain Karthikeyan Indien, Hispania Racing Team 0,5 M € 17- Kamui Kobayashi Japonais, Sauber 0,5 M € 18- Vitaly Petrov Russe, Lotus Renault 0,5 M € 19- Jaime Alguersuari Espagnol, Toro Rosso 0,4 M € 20- Sébastien Buemi Suisse, Toro Rosso 0,4 M € 21- Adrian Sutil Allemand, Force India 0,4 M € 22- Jérôme d’Ambrosio Belge, Marussia Virgin 0,2 M € 23- Paul di Resta Ecossais, Force India 0,2 M € 24- Sergio Pérez Mexicain, Sauber 0,2 M € Fernando Alonso et Lewis Hamilton, les pilotes les mieux payés en 2011. grandes équipes - les petites équipes ne peuvent pas le faire à l’heure actuelle - n’auront plus la capacité de penser à offrir certaines sommes d’argent que certains pilotes ont obtenues. » Le cas le plus criant reste celui de Sebastian Vettel. A 23 ans, le champion du monde 2010 est loin de figurer parmi les pilotes les plus payés du paddock (voir par ailleurs). La saison dernière, il touchait à peine 2 M € après avoir accepté de réduire de 4 M € ses revenus. Son coéquipier, Mark Webber, profitait même de son ancienneté pour Depuis quelques saisons, il n’est pas rare de voir un pilote s’offrir un volant pour une saison de F1. Les écuries utilisent souvent ce genre de financement pour boucler leurs budgets et profiter ainsi des sponsors qui les accompagnent. Aujourd’hui, le talent ne fait plus tout en Formule 1. C’est le triste constat que réalise le monde de la F1. Pour être pilote, un éventuel candidat doit également offrir un portefeuille bien rempli. Tout aussi prestigieuse que la compétition puisse être, la F1 souffre d’un manque de moyens réels pour exister. Si les grosses écuries semblent encore épargnées - quoique - il n’est pas rare de voir aujourd’hui certaines formations opter pour des solutions payantes pour laisser un pilote conduire une monoplace. L’an passé, en France, tout le monde s’était indigné de voir Vitaly Petrov (en photo) être préféré à Romain Grosjean comme deuxième pilote de l’écurie Renault. Mais avec un chèque de 15 M € et quelques sponsors comme Lada, il était difficile aux dirigeants de l’écurie encore française à l’époque de refuser. Surtout que les finances n’étaient pas conséquentes. Mais toucher le double des gains du jeune allemand. Sous contrat jusqu’en 2012 avec Red Bull Renault, Sebastian Vettel ne figurait même pas parmi les 10 pilotes les mieux payés de F1 l’an passé. Les dirigeants de l’écurie ont depuis réparé cette anomalie. Pour la saison 2011, le salaire de l’Allemand avoisinerait les 8 M € et même 10 M € s’il termine dans les trois premiers. Cette dernière somme serait aussi au contrat de Vettel pour la saison 2012. Seulement depuis, certaines écuries commencent à faire les yeux doux au Ces pilotes qui payent pour courir… HRT, un baquet à 10 M € champion allemand. Mercedes, Ferrari et McLaren auraient même déjà formulé certaines offres pour enlever le jeune prodige à son écurie Red Bull dès l’hiver prochain. Néanmoins, Red Bull Racing se serait mis en tête de tout faire pour garder Sebastian Vettel. Christian Horner aurait déjà entamé quelques discussions avec son protégé sous la pression du patron de la marque de boisson énergisante, Dietrich Mateschitz. En Allemagne, la presse évoque déjà les chiffres de 50 M € sur la base d’une prolongation de contrat qui courrait jusqu’en 2015 et même 2018 ! Le salaire de Vettel serait alors à hauteur de 16 M € sur une année, lui permettant de devenir l’un des pilotes les mieux payés, si ce n’est le mieux payé. Les salaires des pilotes ne semblent plus destinés à flamber. Même si certains pilotes comme Jérôme d’Ambrosio refuse d’évoquer le sujet. « Je ne m’exprimerai pas làdessus. C’est privé. Je peux juste vous dire que je suis bien pris en charge, il n’y a pas de problème. Je mangerai à ma faim et pas que des chips en 2011. » La preuve que la F1 n’est pas si loin de la réalité. Les grands pilotes seront toujours prisés sur le marché des transferts et approchés à coup de millions. Les autres devront avant tout faire leur place grâce à leur talent ou leur portefeuille. Tiger Woods peut se rassurer. Avec ses 73 M € par an, il sera très difficile aux autres de candidats de lui enlever son titre de sportif le mieux payé au monde. Petrov n’était pas le seul pilote à bénéficier d’un traitement de faveur grâce à ses soutiens financiers. Très souvent, ce sont les petites structures qui passent par ce genre de procédé pour ne pas connaître de mauvaises surprises d’un point de vue financier comme HRT qui réclame notamment 10 M € pour piloter sa deuxième voiture. Le manager de l’espoir français, Jules Bianchi, Nicolas Todt s’est déjà exprimé sur le sujet par le passé. « A cause de la crise économique mondiale et des difficultés relatives des petites et moyennes équipes à trouver un budget, même les pilotes les plus méritants doivent se battre pour accéder au monde des Grands Prix. Dans mon travail en tant que manager, où des investissements considérables sont déjà nécessaires dans les formules de promotion, obtenir de bons et prestigieux résultats n’est pas une garantie pour planifier un avenir en F1. Paradoxalement, il est devenu plus difficile d’accéder à la F1 alors qu’il y a plus de baquets disponibles. » Cette saison, Williams n’a pas hésité à offrir une place à Pastor Maldonado, champion de GP2 en 2010, au détriment de Nico Hulkenberg, champion de GP2 en 2009, car son sponsor PDVSA, une compagnie pétrolière vénézuelienne, n’a pas hésité à payer pour le placer. C’est également le cas de Karthikeyan chez HRT qui a profité du soutien du constructeur automobile indien, Tata, pour faire son retour en F1. Mais c’est le lot de tous les pilotes qui ne sont pas issus comme Lewis Hamilton ou Sebastian Vettel, dès leur plus jeune âge, d’une écurie comme McLaren ou Red Bull. Même Fernando Alonso est depuis toujours soutenu par la banque espagnole, Santander. La preuve que pour revoir un pilote français en F1, le talent ne sera pas tout. Sans un sérieux coup de pouce financier, la France pourrait bien voir filer certains jeunes pilotes prometteurs. N’est-ce pas Jules Bianchi ? Spécial F1 n°1 - mars 2011 - 27



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