Le Sport Formule 1 n°1 mars 2011
Le Sport Formule 1 n°1 mars 2011
  • Prix facial : 4,80 €

  • Parution : n°1 de mars 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (315 x 400) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : le champion du monde 2010 Sebastien Vettel déjà chez Ferrari ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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La célèbre écurie au cheval cabré a clairement misé sur la continuité afin de se montrer ultra compétitive pour 2011, avec deux pilotes (Alonso et Massa) qui seront extrêmement déterminés pour des raisons radicalement opposées. Histoire de faire perpétuer encore un peu plus le mythe... Jean-Marc Azzola 20 - Spécial F1 n°1 - mars 2011 Le titre pour les 150 ans de l’unification de l’Italie ? UNE ÉCURIE À LA UNE Ferrari : une question Tout proche de sa troisième couronne mondiale la saison passée, Fernando Alonso est assoiffé de revanche. En 2010, Ferrari a alterné le bon et le mauvais. Les difficultés n’ont pas manqué. Le manque de fiabilité de la monoplace a parfois été criant. Fernando Alonso (deuxième meilleur marqueur de points en GP avec 829 unités derrière Schumacher) a malgré tout failli enlever le titre de champion du monde des pilotes, en ne terminant qu’à seulement quatre points du lauréat Sebastian Vettel. Sans la terrible erreur stratégique d’Abou Dabi, l’Espagnol aurait sans doute enlevé une troisième couronne mondiale après celles glanées en 2005 et 2006. Cependant, ses victoires acquises la saison passée (5) ont été ternies par le scandale qui s’est produit lors du Grand Prix d’Allemagne. Mais, on ne peut pas s’empêcher de penser que c’est bel et bien l’Espagnol qui a, à lui seul, maintenu en haut du classement son écurie. Le quotidien de Stefano Domenicali, le successeur de Jean Todt au poste de directeur de la Scuderia, n’a pas été de tout repos quand ce dernier a dû faire face aux grosses colères du « taureau des Asturies ». Chez Ferrari, le patron, c’est Alonso ! Les relations entre le pilote et son staff ont été assez tumultueuses (son coup de gueule lors du Grand Prix de Valence reste encore dans toutes les mémoires...). Finalement, Alonso a été le leader qu’on attendait même si le titre lui a échappé. Que tous les directeurs des autres écuries l’élisent meilleur pilote de la saison a prouvé à quel point il avait réalisé une saison pleine et qu’il s’était assez bien adapté et vite à son nouvel environnement. Si ce dernier s’est d’emblée imposé en dépit de son caractère peu malléable, en ce qui concerne Felipe Massa, pourtant habitué des lieux (chez Ferrari depuis 2006), sa saison n’a pas été du même acabit. Fidèle à son habitude, le Brésilien s’est montré très diplomate, en « n’existant quasiment pas ». Certes, il aurait dû selon l’éthique sportive remporter le Grand Prix d’Allemagne (Ferrari lui a demandé de s’écarter pour laisser gagner Fernando Alonso). Cependant, excepté cet épisode, il ne s’est pas vraiment montré à son avantage. Et si ce fait de course a relancé le débat sur les consignes d’équipe, il a aussi confirmé le rôle de faire-valoir du Brésilien. Il est difficile de trouver beaucoup de circonstances atténuantes à Massa, qui de toutes les manières n’a jamais été en mesure de maintenir le rythme de son équipier et n’a jamais su adapter son style de conduite avec les pneus Bridgestone. La saison ratée de Massa est d’ailleurs une des causes de l’échec de Ferrari qui n’a pu remporter le moindre titre. Afin que la Scuderia puisse espérer briguer un nouveau titre de champion des constructeurs, le dix-septième de son histoire, il faudra assurément un Massa d’un autre niveau, et plus globalement, une monoplace bien plus fiable. Les attentes pour 2011 sont donc é- normes. Et pour cause. Fin janvier, la Scuderia a dévoilé, à l’usine de Maranello, sa nouvelle monoplace. Cette présentation est toujours vécue comme un événement en Italie. La monoplace a initialement été baptisée F150. Une décision motivée par le souhait de commémorer les 150 ans de l’unification de l’Italie. La nouvelle livrée a également mis en exergue les couleurs italiennes, que l’on peut retrouver sur l’aileron arrière. Tel est le signe distinctif de la monoplace alors que chez d’autres écuries, comme Lotus Renault, on a plutôt voulu mettre l’accent sur le design innovant. Chez Ferrari, on pense surtout et toujours à atteindre le degré de performance même si la symbolique reste importante : « Je pense que la voiture la plus rapide sera celle qui aura su trouver le meilleur équilibre entre les performances aéro, les caractéristiques mécaniques et la fiabilité. Si vous tentez une expérience extrême dans un domaine, vous risquez de le payer sur un autre. Il faut donc une approche équilibrée pour avoir une voiture qui gagne. De plus, si nous avons atteint un certain stade de développement, nous avons aussi planifié des développements futurs. Plus qu’une approche extrême, nous cherchons une approche productive », a expliqué Aldo Costa dans les colonnes de l’un de nos confrères pour mieux transmettre le message selon lequel une forme de prudence et de sagesse a été de mise chez Ferrari. Cette Pat Fry, la bonne pioche... En plein coeur de l’été, il y eut un transfert de poids dans le monde de la F1. Une fois n’est pas coutume, cette mutation ne concerna pas un pilote, mais un très grand technicien. Il s’agit de Pat Fry. Pendant plusieurs semaines, l’écurie Mc Laren n’a pas officialisé la nouvelle du départ de son ingénieur en chef, présent dans l’équipe pendant dix-huit ans. Et pour cause ! L’écurie anglaise avait minimisé l’impact de cette immense perte, car connaissant la nouvelle destination de Fry, à savoir Ferrari… Chez Mc Laren, Fry a travaillé avec les plus grands comme Ayrton Senna, Mika Hakkinen ou Kimi Raikkonen. A première vue, le rôle de Fry chez Ferrari en tant que directeur assistant est apparu comme assez flou. Cependant, sa mission au sein de la Scuderia est essentielle pour le futur de l’écurie. Cet hiver, le président de chez Ferrari avait évoqué des « ajustements » à venir. Un des principaux visait justement la montée en puissance de Pat Fry : « Nous ne répéterons pas les mêmes erreurs du passé, a affirmé Luca Di Montezemolo. Il y aura quelques remaniements et ajustements, mais rien de radical. Il est normal que les bons qui sont au second rang passent au premier. Avec Pat Fry, qui est arrivé de chez Mc Laren, nous avons un regard extérieur ». Il est à noter que Pat Fry était déjà présent lorsque Ferrari a piteusement perdu le titre pilote à Abou Dabi. La présence de Fry dans la Scuderia va être d’autant plus précieuse qu’outre son immense savoirfaire dans le domaine technique, il a travaillé sur la Mc Laren 2011 avant de rejoindre Ferrari à la mi-saison. Autant dire qu’il pourra aussi divulguer de nombreux renseignements sur son ancienne « maison », candidate elle aussi au titre. La problématique pour Fry sera évidemment aussi de combler le retard qui s’est creusé la saison passée entre Ferrari et F150 a quoi qu’il en soit fait immédiatement réagir Ford qui a décidé de saisir la justice américaine en se plaignant d’une atteinte à une de ses marques déposées, car elle commercialise un pickup F150, lequel demeure le véhicule le plus vendu aux USA. Outre les dédommagements financiers demandés par Ford, cette dernière a cherché à interdire à la marque au cheval cabré d’utiliser le nom de F150. Du côté de Maranello, on a riposté en signalant qu’il s’agissait de célébrer l’anniversaire de l’unification. Mais on n’a pas non plus tardé à réagir à la plainte de Ford pour plagiat en rebaptisant la monoplace, F1 150 th Italia. En dehors de ces histoires d’appellation, la problématique reste de toute façon la même chez Ferrari. Il va s’agir de remporter les deux titres, pilote et constructeur. Pour atteindre ce graal, il va falloir se montrer très performant dès les premières épreuves. On va bien voir si Ferrari a appris de ses erreurs passées car excepté la victoire lors du GP de Bahrein, l’allumage avait été pénible au point que la Scuderia avait traîné son retard aux dépens de Red Bull et Mc Laren pendant quasiment toute la saison : « Pour 2011, nos objectifs sont très clairs. Nous cherchons à gagner les deux titres, c’est l’objectif de notre é- quipe, martèle le team principal Stefano Domenicali. Par conséquent, les attentes sont celles d’avoir une voiture compétitive dès le début, à savoir une voiture fiable, une bonne voiture... Si vous n’êtes pas parfait dans un tel environnement compétitif, avec des adversaires qui sont si forts, alors il devient compliqué de gagner ». Les indices donnés par les essais hivernaux sont toujours à prendre avec Red Bull. Car force est de constater que quand l’illustre voiture rouge s’est imposée, c’est en partie parce que son adversaire a connu un problème. En un mot, la venue du transfuge de chez Mc Laren n’est pas de trop.
d’honneur précaution car ils ne présentent aucune certitude absolue. Sans vouloir tirer trop de plans sur la comète, l’ancien fondateur des Ligier, Guy Ligier, sait malgré tout que Ferrari sera au rendez-vous cette saison. Au regard de la saison dernière, ce dernier pense que la fameuse écurie au cheval cabré est potentiellement capable de briguer le titre des constructeurs : « Il faut attendre de voir un peu ce qui se passe. Comme à chaque fois, Ferrari fait partie des écuries qui peuvent être championnes du monde. Il va aussi falloir constater ce que cela va donner avec les pneus Pirelli. C’est une donnée à prendre en compte pour le championnat à venir. Mais Ferrari sera dans le coup pour la gagne. Avec un Fernando Alonso qui est un véritable phénomène, on ne peut que se montrer optimiste pour eux ». Présente en Formule 1 depuis l’année de la création du championnat du monde, en 1950 (Ferrari participa à son Premier Grand Prix de Monaco cette année-là), Ferrari, selon Michel Ferry, a bel et bien une place à part dans le monde de la Formule 1 : « Ferrari c’est une légende, confirme le directeur de course du Grand Prix de Monaco. Chez Ferrari, sans la Formule 1, vendrait-on autant de voitures, cela n’est pas certain. La comparaison avec Lamborghini est à mon sens parlante. La Ferrari de route n’est pas forcément mieux que la Lamborghini de route. Mais Ferrari a une telle aura... Avoir le cheval cabré sur la voiture représente énormément. D’ailleurs, Ferrari a beaucoup construit autour de son image. Ils font un merchandising énorme. Ils sont présents dans le sport automobile depuis soixante ans. Leur image est indispensable à la vente de leurs voitures. Ce n’est pas le Ils veulent tous courir pour Ferrari ! cas de Renault. Renault n’est pas obligé de remporter des Grands Prix de Formule 1 pour vendre des voitures. Il y a donc une différence à faire entre Ferrari, la voiture de sport et de grand tourisme, et celle qui est impliquée en Formule 1. Le côté prestigieux de Ferrari ressort toujours. Pourtant, ce n’est pas toujours le choix le plus pertinent de signer chez Ferrari en tant que pilote de Formule 1. Certains s’y sont d’ailleurs cassé les dents. Ce n’est pas toujours une bonne décision en termes de carrière de partir pour cette écurie. Mais pour un pilote, finir chez Ferrari est un must ». Ce n’est d’ailleurs pas Sebastian Vettel qui contredira le commissaire général de l’Automobile Club de Monaco. Tel est d’ailleurs le rêve tout éveillé de l’Allemand, pourtant sacré champion du monde avec Red Bull, de porter fièrement un jour les couleurs de la plus célèbre des monoplaces de F1 : « Je me sens bien chez Red Bull, mais je rêve de Ferrari. Je paierais une année de vacances à Alonso pour avoir la voiture rouge. Oui, c’est mon rêve de courir un jour pour Maranello. Cependant, je suis encore jeune, il y a encore le temps ». Mais quelles chances Michel Felipe Massa, auteur d’un dernier championnat décevant, va vouloir rectifier le tir pour permettre à Ferrari d’enlever un nouveau titre constructeurs. Valentino Rossi bientôt en F1 ? Rossi a fêté ses 32 ans le 16 février dernier. Si certains observateurs prétendent qu’après 30 ans, un pilote moto est rattrapé par le poids des ans, ce n’est absolument pas le cas de l’Italien, lequel se porte comme un charme et n’a nullement l’intention de baisser pavillon en dépit de ses nombreux problèmes physiques et blessures récentes. « Vale » a débuté dans la catégorie Motomondiale en 1996. Cette saison, il va repartir avec Ducati. Peut-être l’ultime grand défi de sa carrière avant de se lancer pleinement, qui sait, dans le sport automobile... Celui que l’on surnomme notamment le « Docteur » a aligné neuf titres de champion du monde jusque-là, toutes catégories confondues (1 titre en 125 cm3 en 1997, 1 titre en 1999 en 250 cm3, et 7 titres en 500 cm3 en 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2008, 2009). Après avoir remporté 105 courses sur 246, Rossi veut triompher avec Ducati. Ce binôme pourrait être gagnant. Cependant, la concurrence s’annonce rude. Le natif d’Urbino mise sur une moto au gros potentiel, mais qui n’est pas toujours très malléable. En outre, la concurrence sera monstrueuse. Elle sera bien évidemment menée par Jorge Lorenzo lequel avait, avec sa vitesse et son caractère en acier trempé, poussé « Vale » à quitter Yamaha. Ferry donne-t-il à Ferrari pour ce championnat du monde ? « Je m’attends à une saison plus ouverte que la précédente. Je crois que Fernando Alonso peut être sacré champion du monde. Je l’aime bien. Cependant, plusieurs écuries ont un réel potentiel de victoires. Mais le meilleur pilote ne suffit pas. Il faut aussi la meilleure préparation et la meilleure voiture. Les premières séances d’essais ont été assez prometteuses pour Ferrari, mais elles ne sont pas pour autant significatives. En règle générale, les pilotes font du roulage pour tester le KERS, l’aileron mobile... Les temps publiés ne sont pas forcément significatifs lors des premiers Grand Prix. Plusieurs écuries ont un potentiel de victoire finale dont Ferrari, c’est évident... » Par contre, la ferveur populaire visible aux quatre coins de la planète pour la plus prestigieuse des écuries est éternelle. C’est aussi cela le mythe Ferrari. Michel Ferry toujours : « Bien entendu qu’à Monaco, on ressent cette immense effervescence. On peut le comprendre car le Grand Prix de Monaco ne se situe qu’à un quart d’heure de la frontière italienne. C’est vrai qu’en cette circonstance, tous les tifosi débarquent. Mais c’est la même chose lors du Grand Prix de Singapour. Les drapeaux flottent aussi. Et pourtant l’Italie est bien loin... » Cette saison, les tifosi devraient en avoir pour leur argent d’autant que leurs espérances sont grandes. Avec un Alonso qui s’est engagé pour trois ans, sa détermination devrait être décuplée au regard de sa dernière saison pleine bien que frustrante dans sa finalité. Leader naturel, il connaît de mieux en mieux l’environnement dans lequel il travaille. Très proche de la consécration, il faut évidemment lui accorder de grandes chances face à un Vettel notamment qui ressentira forcément davantage de pression avec un titre à défendre. Signe annonciateur d’une belle saison, lors de la dernière journée de pré saison à Barcelone, le camp italien ne cachait pas sa joie dans le paddock. Non seulement la voiture a montré qu’elle avait du répondant, mais elle s’est aussi très bien adaptée aux nouveaux pneumatiques : « Le résultat de ces essais est très positif, a déclaré Massa qui a réalisé le meilleur temps. On a fait vraiment beaucoup de kilomètres et je pense que notre équipe a fait beaucoup plus que n’importe quelle autre lors de ces derniers jours. Fernando et moi avons fait des simulations de course, nous avons notamment essayé tous les types de pneus Pirelli avec différents niveaux de carburant. Les Casey Stoner, c’est aussi le talent pur. Il pourrait retrouver un certain équilibre. Mais le Transalpin a des fourmis dans les jambes avant de débuter ce nouvel exercice. A la fin de cette saison, il sera alors peut-être temps de se plonger dans une reconversion que l’on annonce déjà dans le sport automobile. Rossi s’est d’ailleurs déjà essayé au rallye automobile lors du rallye de Grande-Bretagne (2002, abandon ; 2008, 12ème), et sur le rallye de Nouvelle-Zélande (2006, 11ème). Le « Docteur » s’est même essayé en Formule 1 chez Ferrari en 2004, 2005 et 2008 lors d’essais privés. Le père de Valentino, Graziano, a par ailleurs vendu la mèche en affirmant que son rejeton avait quitté Yamaha pour rejoindre Ducati et se rapprocher ainsi de Ferrari et de la F1. Les équipes Ducati et Ferrari apparaissent chaque année côte à côte lors d’un événement organisé à Madonna di Campiglio, qui marque toujours le coup d’envoi de leur saison sportive. Un lien fort avant des retrouvailles officielles dans l’écurie au cheval cabré ? A l’occasion de la manifestation à Madonna di Campiglio, rappelons que le patron du Team Stefano Domenicali avait refusé de répondre aux questions sur l’avenir de Massa au-delà de 2011. Pour mieux laisser la place à Valentino Rossi ? pneus donnent un bon grip, surtout avec les pneus tendres alors que les médiums et les durs ne sont pas aussi bons dans ce domaine. Sur ce que l’on a vu jusquelà, il semble que les stratégies de course puissent être différentes par rapport aux saisons précédentes ». Quand on sait à quel point le Brésilien a connu les pires des difficultés avec ses pneumatiques, son allégation est lourde de sens et pousse à l’optimisme. En résumé, à quelques jours de l’ouverture de la saison, tous les clignotants sont au vert chez Ferrari. Avec de nombreux changements de réglementations, où les pilotes devront s’adapter au nouveau style de pilotage, au retour du KERS notamment, Ferrari veut être à la hauteur pour relever cet immense défi. Le titre constructeur échappe à la Scuderia depuis 2008. Déjà une éternité pour une écurie de ce standing qui ne ressemble à aucune autre. Spécial F1 n°1 - mars 2011 - 21



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