Le Sport Formule 1 n°1 mars 2011
Le Sport Formule 1 n°1 mars 2011
  • Prix facial : 4,80 €

  • Parution : n°1 de mars 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (315 x 400) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : le champion du monde 2010 Sebastien Vettel déjà chez Ferrari ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Les débuts de Sutil en F1 auront été laborieux. Normal, il a débuté en 2007 dans la modeste écurie Spyker qui remplaçait la déjà faible Midland pour laquelle il avait d’ailleurs un peu roulé comme pilote essayeur. Il parvient néanmoins à réaliser le meilleur temps des essais libres à Monaco, sous la pluie, et à se faire remarquer par une course offensive en Belgique, lorsqu’il double plusieurs pilotes chevronnés pour terminer quatorzième, avant de finir huitième au Mont Fuji (neuvième à l’arrivée, mais Liuzzi, qui l’avait dépassé sous drapeau jaune, était finalement déclassé). Grâce à ce premier point en championnat du monde, pour lui et l’équipe néerlandaise finalement rachetée par Force India, il s’offre un baquet dans la nouvelle structure. Et ce fils de pianistes réputés de se mettre alors… au diapason de l’écurie du 16 - Spécial F1 n°1 - mars 2011 L’Allemand excelle sous la pluie. duo Mol et Mallya, en progressant avec elle. Il souffre d’abord de la comparaison avec son coéquipier Giancarlo Fisichella, beaucoup plus expérimenté que lui, et ne parvient pas vraiment à briller au volant d’une voiture encore peu compétitive. Mais la monoplace progresse, grâce à l’expertise technique de l’Italien, notamment, et Sutil peut refaire parler de lui, encore une fois à Monaco et toujours sous la pluie, en faufilant sa Force India à la quatrième place, entre les deux Ferrari pilotées par Massa et Räikkönen, à six tours de l’arrivée. Mais Räikkönen rate son freinage à la sortie du tunnel et le percute à l’arrière, le forçant à l’abandon. Décidément à l’aise sur route humide, il réalise ensuite le meilleur temps de la première séance d’essais libres à Monza, mais ne concrétise pas en qualifications ni en course (19 e). La saison 2009 sera ZOOM Sutil, un podium sinon rien Après des débuts (forcément) timides chez Spyker, Adrian Sutil a progressé en même temps que l’écurie Force India, signant même une quatrième place à Monza en 2009. En 2011, il espère faire encore mieux et gagner un ou plusieurs rangs. Vincent Géhin en revanche beaucoup plus prolifique, avec une neuvième place en Australie, une première participation de sa carrière et de son équipe au Q3 en Allemagne (7 e) et une quatrième place en Italie assortie du meilleur tour en course. Dans la foulée, il réalise un exercice 2010 encore plus abouti, notamment Pastor n’a pas eu à prier 47 points pris en 2010 Champion de GP2 après trois premières tentatives infructueuses, le Vénézuélien Pastor Maldonado découvrira enfin la Formule 1 chez Williams. Il remplace ainsi Nico Hülkenberg qui n’a pas convaincu. Grâce à l’argent apporté par son sponsor ? V.G. Quel est le point commun entre Vitaly Petrov, Sergio Pérez, Narain Karthikeyan, Paul di Resta, Jérôme d’Ambrosio et Pastor Maldonado ? D’être débutant en F1 pour quatre d’entre eux, mais aussi d’être tous soutenus par de riches mécènes, capables de venir boucler le budget d’équipes de Formule 1 souvent en proie à des difficultés financières, surtout pour celles du fond de grille. Williams n’est pas tout à fait dans ce cas, mais grâce au soutien de PDVSA (Petróleos de Venezuela SA), la compagnie pétrolière nationale du Venezuela, Pastor Maldonado a ainsi pu obtenir un volant dans un baquet de l’écurie anglaise, celui de Nico Hülkenberg. Le pilote allemand, champion GP2 en 2009, n’a en effet pris que 22 points en 2010 chez Williams et, malgré une pole position au Brésil en fin de saison, n’a pas été conservé par Frank Williams. Et comme en plus, Maldonado apportait du… carbure, le choix de se séparer de Hülkenberg n’était pas trop difficile à faire. Mais le nouveau coéquipier de Rubens « Privilégié que Williams m’ait choisi » Barrichello ne doit pas non plus son intégration à la catégorie reine qu’à l’argent qu’il amène. Il est lui aussi champion GP2 en titre, et même s’il a mis quatre ans pour le devenir (au contraire d’Hülkenberg qui l’a fait dès sa découverte de la discipline), il n’est pas un de ses « fils à papa » qui s’offre un jouet hors de prix. Maldonado fait en effet de la course automobile depuis l’âge de huit ans, d’abord en karting, puis en monoplace à partir de 2002. Il a d’ailleurs un peu goûté à la F1 en 2004, au volant d’une Minardi en essais privés à Misano. Il venait de remporter le championnat d’Italie de Formule Renault 2.0, et s’il n’obtenait pas de volant en F1 pour la saison 2005, DAMS lui permettait de gravir un échelon dans les World Series et de disputer le championnat 3.5. Pilote dangereux, il est suspendu pour plusieurs courses pour ne pas avoir ralenti sous drapeau jaune lors d’un accident à Monaco. Il termine troisième du même championnat en 2006, alors qu’une disqualification infligée, à tort, au Vénézuélien lors de la manche italienne le prive du titre. C’est ensuite logiquement le GP2 qui lui ouvrait les portes, au sein du Trident Racing en 2007 (il termine 11e du championnat après une belle victoire à Monaco dès sa quatrième course) et de Piquet Sport en 2008 (5e, victoire à Spa-Francorchamps), avant d’intégrer l’équipe ART en 2009 aux côtés de… Nico Hülkenberg (qui raflera d’ailleurs le triple des points glanés par Maldonado), pour une décevante sixième place au final. Finalement titré en 2010, avec 6 victoires, 8 podiums et 4 meilleurs tours en course, Maldonado débarque donc en F1, et dans une équipe prestigieuse. « Je me sens privilégié que Williams m’ait choisi comme titulaire », déclarait-il d’ailleurs au moment de l’officialisation de son embauche. « C’est une belle façon de finir ce qui a déjà été une année superbe pour moi. J’ai fait des essais pour l’équipe à Abou Dabi, mais je suis impatient de commencer à vraiment travailler avec tout le monde pour la saison prochaine ». Et il a visiblement séduit le patriarche de l’écurie de Grove, Frank Williams : « Pastor a attiré mon attention en 2007, quand il a fait une superbe course à Monaco. Depuis, il nous a en termes de participation au Q3 (10 e à Bahrein, en Australie et en Chine, 4 e en Malaisie, 8 e en Belgique) et de points pris à l’occasion de neuf des dix-neuf épreuves du calendrier, dont six consécutivement (5 e en Malaisie puis en Belgique, 7 e en Espagne, 8 e à Monaco puis en Grande-Bretagne, 9 e en Turquie puis à Singapour, 10 e au Canada, 6 e à Valence) et seulement quatre abandons, contre sept en 2007, onze en 2008 et cinq en 2009. L’Allemand termine ainsi la saison à la onzième place du classement des pilotes avec 47 points et obtient logiquement sa reconduction pour 2011 au sein de l’écurie indienne. Et ce, alors que ses très bonnes performances lui ont valu des appels du pied de plusieurs écuries plus huppées (Renault et Williams notamment). La progression de son équipe, même si elle a été larguée fin 2010, a en tout cas incité Sutil a poursuivre l’aventure chez Force India. Avec des ambitions logiquement élevées pour 2011 : « Nous devons être dans les points régulièrement et nous battre de temps en temps pour le podium. Je suis vraiment convaincu que nous pouvons le faire. L’année dernière, nous avions très bien commencé la saison et je me qualifiais dans le top 10 à la plupart des courses, en marquant régulièrement des points avant la pause estivale, mais la deuxième partie de l’année a été un peu plus difficile. Nous étions encore en développement, mais les autres équipes ont eu une évolution plus rapide. C’est quelque chose sur laquelle nous avons travaillé très fort pour y faire face cette année. J’ai tout juste raté le top 10 l’an dernier au championnat pilotes, je suis assez optimiste quant au fait que je peux y entrer cette saison, les progrès de l’équipe au cours des deux souvent rappelé son talent incontestable avec de belles victoires surtout en GP2 cette année, avec un record de six victoires consécutives ». Il n’empêche, Maldonado, qui a reçu un hommage national à l’intersaison et le drapeau de son pays des mains d’Hugo Chavez lui-même, sera forcément attendu au tournant et ses performances, que ce soit aux essais ou en courses, scrutées dans les moindres détails. Pour cela, il a effectué une solide préparation hivernale à Grove avec les ingénieurs de l’écurie, pour être prêt le jour J, celui des premiers essais de pré-saison à Valence, le 31 janvier. Trois jours plus tard, il dressait un premier bilan au site EspnF1 : « La FW33 est une voiture qui a l’air super. Je n’ai pas roulé longtemps, mais je me suis concentré sur l’apprentissage. Le feeling est vraiment bon. Nous devons a- dapter certaines pièces de la voiture afin de l’adapter à mon style et peut-être que je dernières années ont été très impressionnants et ce que j’ai vu dans l’usine et à la soufflerie au cours des dernières semaines indique que ça va continuer cette année, je me sens très bien et en confiance ». Et s’il pouvait terminer une course à la troisième, deuxième ou… première place, Sutil pourrait quitter Force India avec le sentiment du devoir accompli. Adrian Sutil Né le 11 janvier 1983 à Starberg (Allemagne) 1m83-75 kg Ecuries F1 : 2011 : Force India 2010 : Force India (11ème avec 47 points (0 victoire, 0 podium, 0 pole)) 2009 : Force India (17ème avec 5 points (0 victoire, 0 podium, 0 pole)) 2008 : Force India (Aucun point (0 victoire, 0 podium, 0 pole)) 2007 : Spyker (19ème avec 1 point (0 victoire, 0 podium, 0 pole)) 2006 : Midland (Aucun point (0 victoire, 0 podium, 0 pole)) Nombre de Grands Prix disputés : 71 Premier Grand Prix : Grand Prix d’Australie, le 18 mars 2007 (17ème) Nombre de victoires : Aucune Nombre de poles : Aucune Nombre de podiums : Aucun Palmarès : Vice-champion F3 Euro Series (2005), champion F3 japonaise (2006) « J’espère être rapide et progresser. » dois moi aussi m’adapter. Il y a quelques différences entre le GP2 et la Formule 1 et j’ai vraiment besoin d’engranger les kilomètres pour mieux comprendre la voiture. Je dois aussi m’habituer à l’équipe. Je pense que la plus grande différence entre le GP2 et la F1, ce sont les personnes qui travaillent autour de vous. Elles sont beaucoup plus nombreuses et font des choses beaucoup plus variées. L’entente est bonne avec l’équipe. Je sais qu’avec eux je passerai une bonne saison. J’espère apprendre, être rapide et progresser ». Hülkenberg aussi ! Pastor Maldonado Né le 9 mars 1985 à Maracay (Venezuela) 1m73-65 kg Ecuries F1 : 2011 : Williams Nombre de Grands Prix disputés : 0 Palmarès : Champion de GP2 (2010), champion de Formule Renault Italie (2004)
POLÉMIQUES L’arrivée du manufacturier italien à la place de Bridgestone ne laisse pas indifférent l’ensemble des écuries du plateau. Si certaines lui reprochent la dégradation (trop ?) rapide de ses pneumatiques, d’autres en revanche prédisent des courses plus spectaculaires grâce à des arrêts au stand et des dépassements plus nombreux. Guillaume Filleul Chaque nouvelle saison apporte son lot de nouveautés. Et la saison 2011 n’échappe pas à la règle. L’un des principaux changements se situe au niveau du fournisseur de pneumatiques. A- près 20 ans d’absence, Pirelli fait son retour dans les paddocks et équipera les monoplaces lors des trois prochaines années. Mais le come-back du manufacturier italien n’a pas manqué de faire grincer quelques dents. Lors des essais hivernaux, Pourquoi Pirelli se fait dégommer L’usure des pneus Pirelli fait débat au sein du paddock. à peine les premiers tours de pistes bouclés qu’un flot de critiques s’est abattu sur la firme transalpine. En cause : la dégradation trop rapide des pneus surtout concernant les gommes mediums et super tendres comme en atteste le pilote de Force India, Adrian Sutil. « Ils sont très lents lors des premiers tours et ensuite ils commencent à se dégrader très tôt. Après cinq ou six tours, ils recommencent à se dégrader et je dois dire que je m’attendais à mieux ». Des propos corroborés par Fernando Alonso. « Les pneus ne tiennent pas aussi longtemps que l’année dernière. Après 15 ou 20 tours, ils sont morts ». Face à la montée de la grogne, Pirelli n’a pas eu d’autres choix que de réagir. Si les pneus mediums n’ont subi que de très légers changements, il en a été autrement pour les tendres et les super tendres qui ont été plus largement modifiés. Le directeur de Pirelli Motorsport, Paul Hembery, se défend Lotus au bout du rouleau ? Team Lotus et Lotus Renault GP sont en pleine bataille juridique pour savoir qui portera le nom du constructeur anglais. Entre Team Lotus et Lotus Renault GP, difficile de s’y retrouver. Même nom, même moteur, et pourtant, il s’agit bien de deux écuries différentes. La situation devrait néanmoins se décanter avant le premier Grand Prix de la saison en Australie. Le 21 mars prochain, la haute Cour de justice de Londres doit statuer sur cette affaire et déterminera si Team Lotus est autorisé à conserver son nom. Proton, propriétaire de Group Lotus qui est détenteur de 50% des parts de Lotus Renault GP, veut empêcher l’écurie malaisienne d’utiliser le nom de Team Lotus. Son propriétaire, Tony Fernandes, s’estime pourtant être dans son bon droit après avoir racheté, à David Hunt, les droits du nom Team Lotus, célèbre écurie créée par Colin Chapman en 1958. Mais la donne a été bouleversée lorsque Renault F1 Team a vendu l’intégralité de ses parts à Genii Capital qui en a cédé la moitié à Group Lotus, également fondé par Chapman six ans plus tôt. Dans cette affaire, quelque peu cocasse, la confiance est de mise du côté de l’écurie britannique et de son président, Gérard Lopez. « Nous sommes sûrs que nous nous appellerons comme nous l’avons indiqué, et je ne suis pas sûr que ce sera leur cas. C’est de la pure spéculation d’imaginer qu’il y aura quatre voitures qui porteront le même nom ». Ce dernier va même jusqu’à critiquer vertement l’attitude de Team Lotus. « Nous n’avons pas l’intention de prétendre avoir un lien avec l’ancien Team Lotus, contrairement à ce que fait 1Malaysia Racing. Et c’est de là que vient la confusion. Ni eux, ni nous, ne pouvons prétendre à cela ». Lopez fait ainsi référence aux déclarations de Tony Fernandes au moment de dévoiler la T128. L’homme d’affaires a- vait en effet indiqué que Chapman était une source d’inspiration et qu’il souhaitait que son équipe perpétue l’histoire de Team Lotus. « Colin Chapman a créé le dernier chapitre de l’histoire de Lotus en F1 et c’est ce qui m’inspire ainsi que toute mon équipe pour faire plus, penser plus, être plus chaque jour. Mais maintenant, il est temps pour nous de créer notre propre légende ». Dans ce bras de fer qui oppose les deux écuries, Lotus Renault GP peut compter sur un soutien de taille. Par la voix de Clive Chapman, fils de Colin, la famille du fondateur de la marque Lotus La famille Chapman apporte son soutien à Lotus Renault GP s’est rangée derrière l’équipe britannique. « L’association de Group Lotus avec l’histoire de Team Lotus est bien plus appréciée et entièrement appropriée, d’autant qu’elle est en accord avec la façon dont les choses étaient faites à l’époque de Colin Chapman. La famille Chapman est impatiente de continuer à apporter son soutien à Group Lotus, qui est l’entité actuelle de Lotus créée par Colin et Hazel Chapman. Après tout, la marque Lotus est de la responsabilité de Group Lotus, et Hethel est le berceau toutefois d’avoir agi face au mécontentement général. Certes, quelques modifications ont été apportées, mais cela faisait partie de leur programme de développement. Le manufacturier italien a, en effet, toujours assumé sa volonté de créer plus de spectacle. De l’aveu de Paul Hembery, cette volonté était même partagée par Bernie Ecclestone et l’ensemble des écuries qui souhaitaient que les arrêts au stand soient plus fréquents. « Un certain nombre de pilotes sont venus me voir pour me dire que nos pneus allaient offrir des courses intéressantes, et c’est exactement ce que nous souhaitons », se réjouit d’ailleurs le directeur de Pirelli Motosport. Le principal défi des équipes engagées sera de tirer le meilleur parti des pneumatiques, notamment au niveau de la stratégie de course puisque les pilotes vont devoir changer de train de pneus deux à de Lotus ». La vente de Renault a toutefois suscité de vives réactions. Alain Prost a été l’un des premiers à regretter le choix de la marque au losange de se retirer de la F1 comme constructeur. « La France a touché le fond. C’est un point de vue réaliste. Il y a bien entendu une part de défaitisme, mais ce sont les faits ». David Hunt, proche de Tony Fernandes, reproche à Renault de vouloir ternir l’image de la Formule 1 et de semer délibérément la confusion auprès du public. Face à ces tensions, Dany Bahar a tenté de calmer le jeu. « La controverse, qui a principalement été soulevée par les médias, est directement traitée par nos actionnaires en Malaisie et par les propriétaires de l’équipe 1Malaysia Racing ». Le patron de Lotus a même fait savoir qu’il n’y aurait aucun inconvénient à ce qu’il y ait deux écuries sous l’appellation Lotus. Cela permettrait de redynamiser l’image de la marque et de se repositionner sur la scène mondiale. Dans l’intention de vouloir peut-être aussi assainir la situation, l’écurie malaisienne a renoncé au noir et or pour ses monoplaces. Tony Fernandes a annoncé que son équipe conserverait les couleurs de la saison dernière, à savoir le vert et jaune. « Je Une volonté assumée de créer plus de spectacle trois fois par Grand Prix. Ce qui n’est pas sans déplaire à Lewis Hamilton. « Je n’aime pas rouler pour faire un seul arrêt, ce n’est pas aussi excitant que dans le passé, quand nous en faisions deux ou trois. J’espère donc qu’on s’arrêtera davantage cette année ». Mais les courses vont-elles alors se jouer uniquement dans les stands ? A priori non. La dégradation des pneumatiques devrait favoriser les dépassements en course. « Rien d’autre que les pneus ne peut contribuer davantage à dépasser, parce que lorsque vous chaussez les pneus neufs vous pouvez être jusqu’à six secondes plus rapide que ceux qui n’ont pas changé de pneus. Si vous vous retrouvez à vous battre face à un pilote équipé de pneus qui sont au début ou à la fin de leur relais, la différence de performance pourrait être très importante, ce qui créerait des dépassements, même certainement plus qu’en utilisant le KERS et l’aileron arrière ajustable », avance Fernando Alonso. Un avis que partage Mark Webber. « Je pense qu’il y aura plus de dépassements. Avec les différentes stratégies, il y aura des différentiels de vitesse plus importants entre les voitures. Mais parfois ce sera une voiture facile à dépasser, je ne sais donc pas si ce sera spectaculaire ». Son équipier chez Red Bull Racing, Sebastian Vettel, se montre moins convaincu et pense que les manoeuvres seront, au contraire, rendues plus difficiles par la quantité de gomme qui devrait s’amasser hors des trajectoires. « A la micourse, il y en aura tellement sur la piste que même les ailerons ajustables ne vous aideront pas. Parce que lorsque vous serez hors de la trajectoire, vous devrez freiner beaucoup plus tôt ». En F1 comme ailleurs, il est toujours difficile de contenter tout le monde. Seuls les premières courses et les premiers résultats permettront aux écuries et leurs pilotes d’adhérer définitivement ou non à ces pneumatiques d’un nouveau genre. Team Lotus vit peut-être ses derniers instants… pense que ce serait stupide si nous sommes tous les deux en noir et or. Nous avons donc changé nos plans quant à nos couleurs. Nous avons déclaré que nous allions courir en noir et or et je ne veux pas jouer à l’enfant gâté en disant que nous étions les premiers et que nous allons le faire dans tous les cas. Ils ont repeint leur voiture en noir et or, ils ont clairement montré leurs intentions. Ainsi soit-il ». Mais ne dit-on pas que le vert est la couleur de l’espoir ? … G.F. Spécial F1 n°1 - mars 2011 - 17



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