Le Sport Formule 1 n°1 mars 2011
Le Sport Formule 1 n°1 mars 2011
  • Prix facial : 4,80 €

  • Parution : n°1 de mars 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (315 x 400) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : le champion du monde 2010 Sebastien Vettel déjà chez Ferrari ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Avec dix-neuf départs en F1 à son compteur, Narain Karthikeyan n’est plus tout à fait un débutant. Mais la première expérience de l’Indien au sein de la plus grande compétition automobile date un peu, et comme elle n’a pas non plus été inoubliable, c’est comme si le natif de Chennai était, au même titre que Sergio Perez (Sauber), Pastor Maldonado (Williams), Jérôme d’Ambrosio (Marussia-Virgin) et Paul Di Resta (Force India), un rookie dans la discipline. Surtout qu’en 19 Grands Prix avec Jordan en 2005, Karthikeyan n’a pas non plus marqué les esprits des suiveurs de la F1. Et s’il a pris cinq points sur l’ensemble de la saison, c’était en fait à l’occasion d’une seule et même épreuve, à Indianapolis à l’occasion d’un Grand Prix des Etats-Unis curieux, boycotté par sept des dix écuries en lice (celles équipées par Michelin suite à une décision de la FIA) et donc réduit à six voitures après le tour de formation. Quatrième à l’arrivée, Karthikeyan était ainsi devancé par son coéquipier Tiago Monteiro, comme lors des épreuves précédentes et suivantes. Finalement remercié par Midland après le dernier Grand Prix de la saison, en Chine, gâché par une sortie de piste et malgré une belle performance en qualifications au Japon (11 e), Narain Karthikeyan restait dans le paddock pour les saisons 2006 et 2007, mais comme pilote essayeur de Williams. D’abord comme numéro 4 dans la hiérarchie de l’écurie britannique, puis comme numéro 3 après le départ de Mark Webber chez Red Bull. Et sans doute parce que son sponsor personnel, un grand groupe industriel indien, était 14 - Spécial F1 n°1 - mars 2011 d’accord pour apporter un peu d’argent à l’écurie de Grove en échange d’un contrat au pilote. Reparti finalement dans des disciplines plus mineures (l’A1 Grand Prix au volant de la Ferrari de l’équipe d’Inde, la Superleague dans la voiture du PSV Eindhoven en 2010), Karthikeyan participait aussi à des courses d’endurance en Le Mans Series, notamment les 24h du Mans, au sein de l’écurie Audi dirigée par Colin Kolles. Les deux hommes s’étaient déjà côtoyés chez Jordan et Kolles a pensé à l’Indien au moment de choisir ses pilotes pour la saison 2011 de l’écurie Hispania Racing Team, dont il est le directeur, et confirmait la titularisation de Karthikeyan le 7 janvier : « Je connais Narain depuis un moment et il pourra s’appuyer sur son expérience acquise chez Jordan et en tant que pilote de réserve pour Williams », confiait-il. « Je suis sûr que son expérience et sa vitesse seront très utiles pour l’équipe ». Voilà l’intéressé placé dans les meilleures dispositions a- vant le début de la saison. Et il n’aura pas forcément le pistolet sur la tempe, avec l’obligation d’avoir des résultats. Surtout tant que le grand groupe industriel indien sera derrière lui pour financer sa carrière en F1, et l’équipe HRT en partie par ricochet. Mais peut-être le sponsor, voire le pays indirectement, finira-t-il par lancer un ultimatum au pilote un jour au l’autre. « J’ai tous les espoirs d’une nation sur les épaules », déclarait ainsi Karthikeyan en 2005 au moment de faire ses débuts en F1 chez Jordan. « Je dois réussir, je n’ai pas le choix ». Ça n’avait donc pas été suivi d’effet, mais les plats repassent parfois et Karthikeyan se voit PILOTE DU MOIS Karthikeyan Narain à perdre ! Six ans après avoir découvert la F1 chez Jordan, puis Midland en 2005, le pilote indien Narain Karthikeyan retrouve la catégorie reine en obtenant un des deux volants de HRT. Et le soutien de son sponsor et la perspective d’un premier Grand Prix en Inde n’y sont pas pour rien… Vincent Géhin « Je dois réussir, je n’ai pas le choix » Toute l’Inde est derrière Narain Karthikeyan. ainsi offrir une seconde chance de briller en Formule 1. « J’ai toujours pensé que je n’en avais pas fini avec la F1 et ça se vérifie à présent », confiait-il au moment de commenter son retour en F1. « Je suis confiant, je pense que je serai dans le rythme, que j’aurai la condition physique qu’il faut et que je vais réussir en F1 ». Même après une si longue absence dans un championnat de plus en plus difficile ? « Lors de ces cinq années, deux ont été passées en tant qu’essayeur Williams, en 2006 et 2007 », expliquait-il sur le site d’ESPN début janvier. « En outre, j’ai piloté plein de monoplaces. J’ai fait plus de 30 courses et j’en ai gagné quelques-unes entre l’A1GP et la Superleague Formula. Au plan physique, je n’ai jamais arrêté mon régime. Bien que la F1 soit certainement plus exigeante que les autres séries monoplaces, surtout pour le cou et le dos, il me reste deux mois jusqu’à Bahreïn (prévue le 13 mars le premier Grand Prix a été finalement reporté eu égard à la situation dans le Golfe Persique, Ndlr), ce qui devrait me donner assez de temps pour me réadapter aux rigueurs particulières de la F1 ». Tiago Monteiro, qui était le coéquipier de Karthikeyan chez Midland en 2005, était lui plus mesuré : « Je suis sûr que ça se passera bien pour lui parce que c’est un bon pilote. Mais cinq ans à l’écart, c’est long. Il a couru en Superleague Formula, mais c’est complètement différent au niveau de la voiture. On sait qu’il y a très peu d’essais privés donc ce ne sera pas facile pour lui, d’autant que la voiture ne lui sera d’aucun secours. Mais je pense qu’il fera quand même de belles courses et qu’il Monteiro : « Ce ne sera pas facile » sera à la hauteur. Les gens n’attendent pas de miracle de cette équipe qui est en position difficile ». Au volant d’une HRT modeste et pas vraiment compétitive en 2010 pour sa première année d’existence (14 abandons dont 7 pour cause mécanique en 36 départs, des qualifications qui se soldaient à dix reprises sur dix-neuf par les deux temps les plus lents), Karthikeyan n’aura de toute façon pas trop de pression et une onzième place, synonyme de qualification à la Q2, comme il l’a fait au Japon en 2005 serait déjà un exploit. « L’équipe ne se fait aucune illusion et je ne m’attends pas à des miracles en 2011. Nous voulons être aussi fiables que possible, finir un maximum de courses et ensuite nous pourrons progresser ». A moins que la voiture espagnole soit plus fiable et plus rapide. C’était bien évidemment le souhait du pilote indien, surtout avec ces améliorations techniques qu’il évoquait : « Le plus grand changement (pour la voiture 2011), ce sera la boîte de vitesses et l’hydraulique qui arriveront de Williams. La voiture aura un moteur Cosworth couplé à ces systèmes Williams. A la base, toute la géométrie de la voiture sera le même que celle des Williams ». HRT pourrait alors progresser et sortir de l’anonymat du fond de grille. Il faudra au moins ça pour que Karthikeyan porte fièrement les couleurs de l’Inde en F1 et réussisse son retour. Au vu des premiers résultats de pré-saison (deux fois 11 e sur 12 et 6 e sur 15 lors de la séance à Valence, 9 e sur 13 et 14 e sur 14 à Barcelone), ça n’est pas forcément bien parti… Narain Karthikeyan Né le 14 janvier 1977 à Chennai (Inde) 1m67-60 kg Ecuries F1 : 2011 : Hispania Racing F1 Team 2007 : Williams-Toyota (pilote essayeur) 2006 : Williams-Cosworth (pilote essayeur) 2005 : Jordan, puis Midland (après le rachat de la première) (18e avec 5 points) (0 victoire, 0 podium, 0 pole)) Nombre de Grands Prix disputés : 19 Premier Grand Prix : Grand Prix d’Australie, le 6 mars 2005 (15ème) Nombre de victoires : Aucune Nombre de poles : Aucune Nombre de podiums : Aucun Palmarès : Champion de Formule Ford (1994) et de Formula Asia (1996) Chez lui le 30 octobre ! Et maintenant, l’Inde ! Dans sa logique d’expansion dans les pays émergents sur le plan économique et/ou à fort potentiel de population, la Fédération Internationale d’automobile ajoute une nouvelle contrée « exotique » au calendrier de la Formule 1, de moins en moins européenne et américaine et de plus en plus mondiale, ou asiatique. Et après la Malaisie en 1999, Bahrein et la Chine en 2004, Singapour en 2008, la Corée du Sud et Abou Dabi en 2010, l’Inde fait son apparition et devient la 20e épreuve du calendrier de Formule 1 (19e en cas d’annulation définitive de Bahrein). C’est en juin 2007 que l’Association olympique indienne et la FOM, l’institution gérant la promotion et le management de la F1 présidée par Bernie Ecclestone ont trouvé l’accord donnant naissance à l’organisation d’un Grand Prix en Inde. Initialement prévu pour 2009, puis pour 2010, c’est finalement en septembre 2008 que 2011 était arrêtée comme année de création de l’épreuve. Ce sera donc l’occasion pour Narain Karthikeyan de rouler à domicile, et de représenter son pays devant ses propres supporteurs. Si ceux-ci ont l’occasion de s’offrir une place... Mais outre l’aspect patriotique, Karthikeyan a également profité du soutien de son riche sponsor… indien pour revenir en F1, avec l’idée d’un trio magique (pilote, sponsor, pays hôte) vendu au monde entier durant le dernier weekend d’octobre. Prévue entre le Grand Prix de Corée du Sud et celui d’Abou Dabi, la course aura lieu sur le Jaypee Group Circuit, situé à 50 kilomètres de la capitale New Delhi. Longue de 5,141 km, la piste comprend 16 virages et une grande ligne droite, parallèle à celle des stands qui devrait être le point le plus rapide du circuit.
TRANSFERTS Sous contrat d’exclusivité avec Red Bull jusqu’en 2014, le pilote espagnol Jaime Alguersuari aimerait obtenir le volant de Sebastian Vettel ou de Mark Webber dès 2012. L’Australien, qui sera libre fin 2011, pourrait lui carrément arrêter la F1… Les grandes manœuvres ont déjà commencé ! Vincent Géhin Alors que la saison 2011 n’a pas encore commencé, les premières rumeurs pour les transferts de pilotes en 2012 bruissent. Et principalement pour le premier d’entre eux, Sebastian Vettel, dont le triomphe en 2010 a confirmé qu’il avait le talent pour briller dans les plus grandes écuries du plateau (voir par ailleurs). Mais outre le champion du monde allemand en titre, d’autres pilotes sont également dans l’expectative quant à leur avenir, ou abordent cet exercice 2011 avec l’idée qu’ils pourront toujours aller voir ailleurs ensuite si ça marche pour eux, ou si au contraire ça tourne au vinaigre. Et puis, il y a Mark Webber. L’Australien, qui a largement contribué à la conquête du titre constructeurs de Red Bull, et peut-être également à celui de Vettel en faisant partager ses impressions sur la monoplace à son coéquipier ou à l’ingénieur de celui-ci, ne sait qu’une seule chose : son contrat avec la firme autrichienne, qu’il a rejoint en 2007 et contribué à faire exploser dans la catégorie reine expire à la fin 2011. Pour 2012, il ne sait pas encore ce qu’il fera : s’il prolonge chez Red Bull, qui pourrait être tenté de le prolonger si Vettel file à… l’italienne ou s’il… arrête sa carrière en Formule 1 ! Le troisième du dernier championnat pilotes confiait dernièrement sa réflexion sur son avenir : « Je ne peux pas vous garantir que je serai encore là en 2012, mais je veux certainement remporter le championnat avant 2012, c’est déjà demain ! Le baquet de Mark Webber chez Red Bull est très convoité… Mark Webber : « Relever d’autres challenges sportifs » ça. Je sais qu’un titre mondial change la vie, change la personnalité. Je veux ressentir cela ». Une couronne mondiale serait, c’est vrai, le meilleur moyen de tirer sa révérence pour un pilote qui aura 35 ans à la fin août. Surtout s’il n’a ensuite pas la possibilité/volonté de continuer sa carrière chez Red Bull, alors qu’un rebond chez McLaren ou Ferrari paraît peu probable, écuries dont les pilotes auront encore une ou deux saisons de contrat garantie(s). Et à moins que Lotus-Renault et/ou Mercedes viennent titiller les trois autres écuries dominant le plateau, Webber aurait peu d’intérêt sportif à repartir chez plus faible que Red Bull. Si bien qu’il envisagerait bel et bien de raccrocher, avec une petite idée derrière la tête pour sa reconversion : « Je veux faire réaliser à ceux qui espèrent peu de leur vie qu’ils peuvent faire des rêves plus ambitieux et qu’ils sont capables de les réaliser. Peut-être que je ferai aussi du VTT. Qui peut savoir ? Ce qui est certain, c’est que je veux relever d’autres challenges sportifs avant d’être trop vieux et de retourner en Australie boire du vin rouge ». Le VTT n’ayant pas vraiment été une réussite les deux fois que l’Australien a profité d’une pause pour en faire (il s’est blessé à la jambe lors d’une course caritative à l’hiver 2008 et à l’épaule avant le Grand Prix du Japon en 2010), il y a peu de chance de voir Webber briller dans la discipline à Londres. Il lui resterait alors à prêcher la bonne parole ou assouvir sa passion pour le (bon) vin australien. Mais s’il arrêtait sa carrière, il ferait au moins un heureux : Jaime Alguersuari. Sans le dire ouvertement, par respect pour le pilote australien et peut-être également par calcul, l’Espagnol a en tout cas clairement claironné ses intentions pour 2012, après une seconde saison chez Toro Rosso : hériter du baquet d’une des deux Red Bull : « Je me vois bien dans la monoplace Red Bull Racing. Je me suis déjà battu avec Sebastien Buemi et Daniel Ricciardo (troisième pilote chez Toro Rosso et lié comme les deux autres avec Red Bull, Ndlr), et ce sera [encore] la guerre entre eux et moi, car je veux le volant l’an prochain chez Red Bull ». Ambitieux voire prétentieux l’Espagnol ? Un peu présomptueux surtout, car avant de s’assurer une place chez Red Bull, il devra déjà conserver son baquet chez Toro Rosso. Car même si ses (pourtant faibles) performances de 2010 ont satisfait ses patrons chez la petite écurie italienne, davantage en tout cas que celles de Buemi, pourtant globalement meilleur, il devra, comme son coéquipier suisse, cravacher pour empêcher que Daniele Ricciardo, pilote essayeur amené à participer à une séance d’essais du vendredi à la place d’un des deux titulaires, le fasse pour tout le week-end et toutes les courses. Lié jusqu’en 2014 (contre 2012 pour Buemi) dans un contrat d’exclusivité avec Red Bull et, par ricochet, sa filiale italienne, il n’est cependant pas du tout assuré par celui-ci d’avoir un volant de pilote titulaire. Attention donc de ne pas se brûler les ailes. Dans les autres écuries, Adrian Sutil a également attisé la convoitise d’autres écuries (Renault et Williams), grâce à de bonnes performances en 2010. Il a accepté de rempiler pour une année chez Force Vettel, du taureau au cheval ? Champion du monde en titre, Sebastian Vettel n’a pas caché, comme beaucoup d’autres pilotes avant lui, son attirance pour le rouge de Ferrari. Avant de réaffirmer récemment son attachement à l’écurie autrichienne... Il n’y a pas de fumée sans feu, paraît-il. Aussi certains propos de Sebastian Vettel ont pu prêter à confusion, même s’ils étaient prononcés sur le ton de l’humour. Il a ainsi déclaré qu’il rêvait de conduire une Ferrari, et qu’il était même prêt « à payer une année de vacances à Fernando Alonso pour emprunter sa voiture rouge. Michael Associé à Alonso ou à sa place [Schumacher] m’a parlé de sensations particulières en pilotant pour Ferrari ou Mercedes. Ces marques sont le passé, le présent et très probablement le futur de la Formule 1. Tous les pilotes rêvent de rouler pour eux. Mais après, cela dépend de nombreux facteurs. Il faut que tout fonctionne bien. Le mythe ne fait pas tout ». Des propos qui auraient pu choquer s’ils n’étaient pas basés sur un intérêt réciproque de la part de la Scuderia. Luca di Montezemolo, patron de l’écurie italienne, l’a ainsi confirmé lors de la célébration de Noël de l’équipe : « Sebastian est rapide, intelligent et jeune. Tôt ou tard, il sera au volant d’une voiture rouge ». Mais les négociations n’ont pas encore démarré. D’abord parce que Vettel est toujours sous contrat avec Red Bull, et il se pressait vite de faire descendre le soufflé qui commençait à monter : « Il n’y a pas de raison pour moi de partir. Le bleu de ma voiture claque plutôt bien en ce moment. Lorsque j’y ai vu le n°1, je me suis dit que la vie était belle. La préoccupation, c’est d’avoir le meilleur ensemble possible. Et je me sens très bien chez Red Bull ». Quoi qu’il en soit, un éventuel transfert de Vettel chez Ferrari n’est pas simple. Il ne pourra évidemment pas se faire avant 2012, et Alonso sera alors encore sous contrat pour une saison (au moins) chez les Rouge. Cela serait alors pour remplacer Felipe Massa, mais les deux champions du monde (2005 et 2006 pour Alonso, 2010 pour Vettel) pourront-ils cohabiter dans la même écurie, avec l’ego qui incite à tirer la couverture à soi et/ou faire en sorte que l’équipe vous favorise au détriment de votre coéquipier ? Voilà qui ne serait pas simple à gérer pour les dirigeants de la Scuderia, même si le duo aurait fière allure, un peu Kovalainen pisté par… McLaren India, mais la monoplace indienne devra être performante et compétitive pour permettre à l’Allemand d’atteindre ses objectifs et rêves de podium, voire mieux, en 2011. Sinon, l’intéressé pourrait réactiver son réseau et les pistes qu’il a volontairement refroidies. Chez Williams, il y aura peut-être une place à prendre, puisque Rubens Barrichello, s’il a été reconduit pour 2011 par l’écurie anglaise, aura 39 ans à la fin de la saison et pourrait être tenté de raccrocher. Chez Lotus- Renault, l’avenir de Kubica déterminera la possibilité de voir arriver un ou deux nouveaux pilotes pour 2012, à la place du Polonais s’il ne recouvre pas l’intégralité de ses moyens, ou à ses côtés si Petrov ne convainc toujours pas (malgré la garantie de contrat dont il dispose jusqu’en 2012). Mais Eric Boullier lorgnait également fin 2011 sur Heikki Kovalainen, dont les prestations chez Lotus, forcément modestes dans une telle voiture, avaient attiré l’attention. Celle du team principal français, mais aussi celle de Martin Withmarsh chez McLaren. Lequel aurait proposé à son ancien pilote (en 2008 et 2009) de revenir à la maison, mais avec un statut de troisième pilote et la mission de participer à plusieurs séances d’essais libres pour soulager un peu Button et Hamilton. Kovalainen a préféré prolonger l’aventure Lotus Racing, jusqu’en 2012, à condition que son contrat soit réévalué à la hauteur de celui de Jarno Trulli (3 M € de salaire et une prime de 100 000 euros par point gagné en course). Les moteurs n’ont pas encore pris leur pleine mesure que la saison 2012 est déjà dans les esprits… à l’image du duo Hamilton-Button chez McLaren. A condition que les deux champions du monde réussissent à collaborer. Et pour peu que Vettel décroche un second titre des conducteurs en 2011, la situation pourrait être encore plus difficile. A moins que Ferrari attende en fait 2013 pour faire venir Vettel à la place d’Alonso, qui sera alors en fin de contrat. Surtout que le baquet de Massa, vacant fin 2011 normalement, pourrait être occupé par le jeune Jules Bianchi et qu’il faudra un champion pour favoriser l’éclosion du Français. Sauf si Kubica, qui est également dans les petits papiers de la Scuderia, a… récupéré tous ses moyens et remplacé le Brésilien d’ici là… Spécial F1 n°1 - mars 2011 - 15



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