L'Officiel Auto n°2 mai/jun 2016
L'Officiel Auto n°2 mai/jun 2016
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°2 de mai/jun 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (220 x 300) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 57,7 Mo

  • Dans ce numéro : Renault, marque mythique.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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QUART D’HEURE/Américain’histoire, un peu mélodramatique L comme beaucoup de films de la fin des années’60, n’est pas sans intérêt, mais c’est la poursuite automobile impliquant Bullitt et deux tueurs à gages dans les rues très inclinées de San Francisco qui a fait de Bullitt un film culte. Évidemment, pour qu’il y ait poursuite, il faut au moins deux véhicules. Et dans Bullitt, les producteurs n’y ont pas été de main morte ! Deux superbes bagnoles font donc les frais de la poursuite. Le lieutenant détective Bullitt conduit une Ford Mustang GT 1968 verte tandis que les méchants tueurs à gages s’installent à bord d’une Dodge Charger noire de la même année. Il est assez ironique de constater que Sans Francisco, autrefois comme aujourd’hui, est une ville dont la population, en partie asiatique, est plus ouverte aux manufacturiers automobiles japonais ou européens. De plus, les rues sont souvent étroites et congestionnées, ce qui ajoute à l’esprit européen. Faire débouler, à des vitesses d’enfer, deux grosses américaines surpuissantes dans ces rues tient de la folie pure et simple… et augmente le suspens ! La poursuite entre la Charger et la Mustang débute alors que les deux tueurs à gages suivent Bullitt. Quelques coins de rues plus tard, ils perdent leur homme de vue. Mais Bullitt, lui, n’entend pas s’enfuir. Dans un moment dramatiquement réussi, les tueurs à gages voient, dans leur rétroviseur, la Mustang verte de Bullitt les prendre en chasse. Et pendant neuf minutes 42 secondes, la Mustang et la Charger se livreront un duel épique à travers une circulation parfois dense. La poursuite se termine alors que la Charger fonce dans une station-service, entraînant ses deux occupants dans la mort. Voilà pour les généralités. La réalité d’un tournage est souvent moins héroïque et parfois loufoque… Bullitt pilote une Mustang GT propulsée par un V8 de 390 pouces cubes couplé à une transmission manuelle à quatre rapports. Les tueurs à gages ont droit à un Charger 440 Magnum avec une transmission manuelle à quatre rapports aussi. Bonjour testostérone ! Pour les besoins du film, les producteurs achètent deux Mustang et deux Charger. Question d’améliorer le comportement des Mustang, les amortisseurs et leurs supports sont renforcés, de même que les traverses (cross members). Les pneus et les jantes sont plus imposants que ceux de série. Côté moteur, les mécanos se concentrent sur de nouvelles culasses. Les Charger subissent à peu près les mêmes modifications, sauf que le moteur est laissé tel quel. Six enjoliveurs ! Le tournage de la poursuite s’est déroulé à la fin du moins d’avril 1968 à trois endroits différents de la ville de San Francisco. Le scénario original mentionnait que la Mustang et la Charger devaient prendre le magnifique Golden Gate mais les autorités de la ville ont catégoriquement refusé. En fait, seulement quelques rues de la 70/L’OFFICIEL AUTO Le nom de la voiture est un hommage au Général de l'Armée des Ét Lee, durant la Guerre de Sécession ville ont été mises à la disposition de l’équipe de tournage et la police de San Francisco n’a fourni que deux agents pour arrêter le trafic, ce qui laissait bien peu de latitude aux producteurs. Pour remédier à la situation, plusieurs caméras ont filmé la même scène… ce qui explique que l’on peut voir plusieurs fois les deux voitures doubler la même Volkswagen Beetle verte ! Et que la Charger ne perd pas moins de six enjoliveurs ! De plus, la Ville désirait que les voitures ne dépassent pas 35mph (56 km/h)… En fait, elles ont souvent dépassé les 100mph (160 km/h) ! On a aussi fait grand cas du fait que SteveMcQueen réalisait lui-même toutes les cascades à bord de la Mustang. Ce qui ne fut pas tout à fait le cas. Durant les répétitions, McQueen avait tendance à rater ses dérapages et il fut alors remplacé par un cascadeur. Mais il conduisait sa voiture pour la plupart des scènes ne demandant pas de changements de direction trop téméraires. Le très peu souriant conducteur de la Charger n’était nul autre que le cascadeur lui-même, Bill Hickman, qui avait le physique de l’emploi, d’autant plus qu’il s’agissait d’un rôle muet. Pour ajouter au réalisme, les producteurs ont décidé de conserver les erreurs du tournage. Par exemple, une caméra, installée sur une voiture stationnée le long du trottoir, a été bousillée quand la Charger a raté un dérapage. Dans plusieurs scènes, on peut remarquer de l’équipement cinématographique dans les automobiles. La
Travis Bell et Gary Schneider retrouvenmplaire utiet dérÀ bord, on ne note que de légers changements. poursuite se termine lorsque la Charger entre en collision avec une station-service qui explose. En fait, la voiture ne touche jamais à la stationservice à cause d’une erreur de trajectoire. Mais puisque les explosifs sautent quand même, l’illusion est presque parfaite. Tournage Le maire de San Francisco, JosephL. Alioto, autorisa à tourner dans la ville et mit trois policiers à disposition afin de barrer les rues et d'assurer la sécurité des lieux où avait lieu le tournage. Pour le remercier, McQueen força la Warner à donner à la ville l'argent nécessaire à la construction d'une piscine. C'est la première fois que l'injure « bullshit » est mentionnée dans le scénario d'une grosse production américaine. Course-poursuite Au moment de la sortie du film, cette scène engendra un énorme engouement autour du film. Elle parvient à se démarquer de celles qui l'ont suivie par un réalisme saisissant grâce à un positionnement judicieux des angles de vue. Elle fait désormais partie des classiques du cinéma américain. Emmanuel Levy écrit en 2003 que : « Bullitt contient une des poursuites de voiture les plus excitantes de l'histoire du cinéma, une séquence qui révolutionna les standards de Hollywood ». Dans sa notice nécrologique pour Peter Yates, Bruce Weber écrit : « la notoriété de M. Yates s'appuie plus principalement sur Bullitt, son premier film américain, et plus précisément sur une scène particulière, une hallucinante course poursuite en voiture qui est devenue instantanément un classique ». Le montage de cette scène a permis au monteur Frank P.Keller de remporter l'Oscar du meilleur montage. Plus tard, le producteur Philip D'Antoni produira quoi ? La scène a inspiré trois autres films avec des courses-poursuites automobiles célèbres : celles de French Connection, The Seven-Ups (en) (Police Puissance 7, 1973, avec Roy Scheider) dans New York, ainsi que Le Casse avec Jean- Paul Belmondo. La scène totale dure 10 minutes et 53 secondes Cependant les paysages connus défilent en arrière-plan d'une façon hallucinante. Cela débute dans le quartier de Fisherman's Wharf sur Columbus et Chestnut puis remonte vers le centre-ville allant sur Hyde et Laguna Streets et on reconnait au passage, silhouettés sur la baie de San Francisco, l'île d'Alcatraz et la célèbre Coit Tower près de l'église St-Pierre et ses alentours. La poursuite continue sur Filbert Street et University Street. La scène se termine en dehors de la ville sur Guadalupe Canyon Parkway à Brisbane. « Deux Ford Mustang Fastback V8 GT390 de 1968 avec quatre vitesses manuelles, dont la Ford Mustang Fastback GT'68 (V8 de 390 ci, immatriculée JJZ 109) furent utilisées pour la scène de poursuite. » Travis Bell et Gary Schneider retrouvenmplaire utiet dérÀ bord, on ne note que de légers changements. L’OFFICIEL AUTO/71



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