L'Officiel Auto n°1 mar/avr 2016
L'Officiel Auto n°1 mar/avr 2016
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°1 de mar/avr 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 69,3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier french touch.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 46 - 47  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
46 47
DOSSIER/French Touch 46/L’OFFICIEL AUTO Le passé et l’avenir d’Alpine. dans de larges prises d’air, qui soulignent la forme resserrée de la coque. Participant à l’harmonie générale, les longues dérives latérales arrière évoquent quant à elles les A210 et A220 ayant brillé aux 24 Heures du Mans. L’attrait de la ligne d’Alpine Vision Gran Turismo provient également de son habitacle ouvert. Le pilote est placé à droite, une architecture typique en sport prototype dans la mesure où la majorité des circuits tournent dans le sens horaire. La vue depuis l’arrière – la plus prisée des gamers – constitue le bouquet final du design d’Alpine Vision Gran Turismo. Le fond plat débouche avec une forme d’ogive, tandis qu’un aileron inférieur relie les passages de roue à la poupe de la coque. Comme à l’avant, la carrosserie laisse apparaître les doubles triangles de suspension. Les attributs les plus marquants de l’Alpine Vision Gran Turismo se manifestent au freinage. Intégrés au profil de la queue, des aérofreins actionnés par des vérins hydrauliques se déploient en un éclair, dévoilant également les feux stops ! L’Alpine Vision Gran Turismo a beau être virtuelle, elle se devait d’adopter un comportement routier digne de ses glorieuses devancières. Terry Baillon, ingénieur simulation et mise au point châssis du futur modèle, s’est donc penché sur ce véhicule comme s’il devait un jour fouler l’asphalte : « nous avons déterminé, dès le début du projet, les cibles de performance et de comportement de cette Alpine Vision Gran Turismo. Nous les avons ensuite transcrites en caractéristiques techniques, l’objectif étant que le comportement final dans le jeu soit en phase avec ce que nous avions imaginé au départ. Nous avons utilisé nos propres logiciels pour le développement, avant d’envoyer nos données à Polyphony Digital pour qu’ils modélisent le véhicule dans le jeu vidéo ». Face à l’écran, volant ou manette PlayStation Dual Shock en main, de longues séances d’essais ont été nécessaires pour affiner les réglages de la voiture. À la frontière entre l’Alpine A450 de compétition et la Berlinette du XXIe siècle, Alpine Vision Gran Turismo laisse paraître quelques traits de comportement du futur modèle de série, tout en proposant des caractéristiques propres aux prototypes engagés au Mans. Puisqu’il s’agit d’une vraie Alpine, l’accent a été porté sur l’agilité, la vivacité et le plaisir procuré au pilote ! Show Car Alpine, célébration Dieppe Voiture de sport compacte inspirée par l’univers Alpine né de la compétition, l’Alpine Célébration présentée ici dans sa livrée Dieppe est un coupé deux places aux lignes fluides et épurées. Le bleu intense de la carrosserie rappelle celui du prototype Alpine qui a fait un retour gagnant en Endurance en 2013 tandis que sa décoration inédite, créée spécifiquement pour le rassemblement de Dieppe, lance un clin d’œil appuyé à la campagne victorieuse en rallye de l’A110 couronnée championne du monde en 1973. Avec modernité, l’Alpine Célébration Dieppe fait revivre les attributs intemporels du style Alpine : silhouette basse, capot plongeant et nervuré, flancs creusés, lunette arrière caractéristique, ainsi que d’autres détails qui ne sont pas sans rappeler ceux de l’A110 et d’autres modèles qui ont marqué la glorieuse histoire d’Alpine. Pas besoin d’artifices pour affirmer sa présence, la beauté de l’Alpine Célébration Dieppe réside dans sa sobriété. Soucieux de son élégance malgré la frugalité et le dépouillement dictés par la recherche de l’efficacité, le show-car Alpine Célébration Dieppe en dit beaucoup sur l’histoire d’Alpine. S’il synthétise un style et des valeurs familières, il les intègre dans une approche moderne. Des touches de carbone mettent en valeur les éléments les plus techniques de la carrosserie, comme le spoiler, les bas de caisses latéraux, le diffuseur, les entrées d’air arrière et les rétroviseurs. Les emplacements des doubles optiques masquées et les feux ronds centraux barrés d’une croix blanche évoqueront auprès des passionnés les bandes adhésives autrefois apposées sur les phares des véhicules de course ; une astuce pour préserver leur intégrité en cas de casse. Le spoiler, encadrant une face avant suggestive, donne l’impression visuelle de sustentation, alors que l’efficacité est soulignée par des bas de Alpine Vision Gran Turismo de 2015. caisses latéraux aux traits rectilignes et acérés. Les rétroviseurs extérieurs, dotés d’un fin miroir flottant au-dessus de son cadre pour accroître la dynamique, évoquent la légèreté et l’efficacité aérodynamique. Le célèbre « A » fléché orne la grille d’entrée d’air, les flancs, les ailes avant et le pavillon. Le dessin des jantes rappelle celui des A110 et A310 très en vogue dans les années 1970. Elles laissent entrevoir des disques de freins avant généreux et des étriers de frein orange. En leur centre, un moyeu d’aluminium conçu comme une pièce de fonderie, contribue au design général. L’arrière très athlétique accueille des entrées d’air sur les custodes pour favoriser le refroidissement du moteur. Le cache moteur, visible à travers les persiennes de la lunette arrière – confirme la position centrale arrière du bloc moteur. Au-dessus des passages de roue, les écopes guident le flux aérodynamique dans un style typiquement Alpine. La face arrière du véhicule se caractérise par un proéminent diffuseur intégrant un feu central, encadré par deux sorties d’échappement en inox brossé. La démarche consistant à valoriser les éléments structurels de la voiture plutôt que de les masquer est omniprésente et induit légèreté, agilité et performances. Cela dit, l’objet de la présentation de l’Alpine Célébration Dieppe réside dans son design, tout en courbes sensuelles, qui évoque à lui seul le plaisir de conduire à la française. La compétition, fil rouge de l’histoire d’Alpine Créée par un pilote émérite, Alpine est une marque dont l’histoire est jalonnée de succès en compétition, du Rallye Monte-Carlo aux 24 Heures du Mans ! Même si le tempérament du coach A106 n’est pas vraiment celui d’une voiture de course, des pilotes du calibre de Jacques Féret ou Jean Vinatier se chargent de lui offrir un palmarès honorable, sans oublier, bien sûr, la brillante seconde place de catégorie obtenue par Jean Rédélé, lui-même lors des Mille Miglia 1955. C’est aussi grâce à la compétition que l’A108 évolue tout en posant les bases de l’A110. Dès 1963, Alpine s’engage aux 24 Heures du
Mans, en visant les « indices de performance » ou les « indices de rendement énergétique » plutôt que la victoire absolue. Avec leurs petits moteurs Gordini, les Alpine brillent par leur efficacité aérodynamique. Deux victoires viennent ponctuer cet engagement, en 1964 avec la M64 de Morrogh/Delageneste et en 1966 avec l’A210 de Cheinisse/Delageneste complétées brillamment par deux triplés à l’indice énergétique en 1966 et 1968. Le nom d’Alpine est aussi inscrit sur les palmarès de monoplace, avec un titre de Champion de France de F3 pour Henri Grandsire en 1964. Quelques années plus tard, Patrick Depailler (1971) et Michel Leclère (1972) obtiennent le même résultat. En rallye, la Berlinette A110 ne tarde pas à devenir une arme absolue. En 1968, Gérard Larousse passe tout près de la victoire au Monte-Carlo. Mais c’est l’équipe des « Mousquetaires » qui apporte au constructeur dieppois ses lettres de noblesse. Jacques Cheinisse, devenu directeur sportif d’Alpine-Renault, réunit une formation de rêve, composée de Jean-Pierre Nicolas, Jean- Claude Andruet, Bernard Darniche et Jean-Luc Thérier. D’autres pilotes viennent renforcer ce quatuor, à l’instar d’Ove Andersson qui remporte le Monte-Carlo en 1971. En 1973, l’équipe Alpine-Renault se met en quête du tout premier titre de Champion du Monde des Rallyes de l’histoire ! La saison débute en fanfare, avec un triplé Andruet/Andersson/Nicolas au Monte-Carlo. Sur treize manches, la Berlinette s’impose à six reprises et sur tous les terrains : Monte-Carlo (Andruet), Portugal (Thérier), Maroc (Darniche), Acropole (Thérier), Sanremo (Thérier) et Tour de Corse (Nicolas). Ce dernier rallye s’achève en apothéose avec un nouveau triplé, qui conclut une incroyable épopée ! Avec la manière, Alpine-Renault devient Champion du Monde, devant Fiat Abarth et Ford. Cette saison 1973 marque également la relance du programme Endurance, mis en sommeil après les déboires des A220 à la fin des années 60. Cette fois, c’est la plus haute marche du podium qui est en ligne de mire. Année après année, la Marque se rapproche de la consécration, atteinte en 1978, lorsque Jean-Pierre Jaussaud et Didier Pironi s’imposent sur l’Alpine Renault A442-B, l’A442 de Guy Fréquelin et Jean Ragnotti terminant quant à elle 4e ! L’objectif étant atteint, Renault peut bifurquer vers la Formule 1 avec le moteur V6 1 500 cm3 turbo. L’Alpine A310 connaît elle aussi de belles heures, avec des succès à mettre à l’actif de Jean Ragnotti, Bruno Saby, Jean-Pierre Beltoise (tous trois Champions de France de Rallycross de 1977 à 1979) et Guy Fréquelin (Champion de France des Rallyes 1977). Après l’organisation de l’Alpine Europa Cup – disputée en ouverture des Grands Prix de Formule 1 avec des GTA – l’activité compétition de la Marque est mise en sommeil en 1988. Fin 2012, quand la renaissance d’Alpine est annoncée, le retour en compétition est aussitôt envisagé. En nouant un partenariat avec l’équipe Signatech, Alpine s’engage en Championnat d’Europe d’Endurance (ELMS) et aux 24 Heures du Mans. Dès la première saison, en 2013, l’A450 remporte le titre européen. L’équipe Signatech-Alpine conserve sa couronne en 2014, tout en obtenant un podium de catégorie LM P2 au Mans. Cette performance est assortie d’une 7e place au classement général, soit le deuxième meilleur résultat de l’histoire après la victoire de 1978 ! L’histoire se poursuit en 2015, avec un engagement en Championnat du Monde d’Endurance (WEC)… ALPINE A450B Son nom évoque l’héritage des A441, A442, A442b et A443 qui ont couru et gagné au Mans durant les années 70. Evolution de l’Alpine A450 engagée dès 2013, elle affiche son patrimoine avec le « 50 » symbolisant le 50e anniversaire de la première participation d’une Alpine officielle aux 24 heures du Mans en 1963. L’Alpine A450B répond à la règlementation ACO LM P2 qui s’inscrit dans l’idée de frugalité ingénieuse prônée par la marque. Ces prototypes à châssis Alpine A 450, prototype de course de 2015, développant 550 ch. 2015/2016, version course de l’Alpine A 450 avec son équipage. monocoque en carbone doivent respecter des critères de coûts stricts. Après avoir remporté deux fois le championnat ELMS LMP2 dès sa première participation en 2013 puis en 2014, après avoir obtenu un podium aux 24 Heures du Mans dans sa catégorie en 2014, l’équipe Signatech-Alpine est engagée en WEC (FIA World Endurance Championship) aux mains des pilotes français Paul-Loup Chatin, Nelson Panciatici et Vincent Capillaire. Deux évolutions techniques sont autorisées par an : une avant la première épreuve de la saison et une deuxième avant les 24 Heures du Mans. Reprenant une base éprouvée, l’Alpine A450B reçoit un moteur dérivé d’un bloc utilisé sous le capot des voitures de série de l’Alliance Renault-Nissan. Alpine A450B Moteur V8 Nissan VK45 550 ch Boîte vitesse XTrac 6 rapports Vitesse maxi 330 km/h Longueur 4,61 m Largeur 1,95 m Empattement 2,87 m Poids 900 kg Direction assistée hydraulique Pneumatiques Dunlop Freins Carbone – Brembo L’OFFICIEL AUTO/47



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 1L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 2-3L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 4-5L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 6-7L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 8-9L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 10-11L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 12-13L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 14-15L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 16-17L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 18-19L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 20-21L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 22-23L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 24-25L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 26-27L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 28-29L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 30-31L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 32-33L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 34-35L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 36-37L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 38-39L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 40-41L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 42-43L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 44-45L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 46-47L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 48-49L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 50-51L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 52-53L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 54-55L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 56-57L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 58-59L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 60-61L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 62-63L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 64-65L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 66-67L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 68-69L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 70-71L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 72-73L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 74-75L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 76-77L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 78-79L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 80-81L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 82-83L'Officiel Auto numéro 1 mar/avr 2016 Page 84