L'Officiel Auto n°1 mar/avr 2016
L'Officiel Auto n°1 mar/avr 2016
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°1 de mar/avr 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 69,3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier french touch.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Saga/Peugeot 404 Côté mécanique point de révolution, la Peugeot 404 berline emprunte les motorisations de la 403 mais, augmenté à 1,6 litre et 72 ch lui permet tout de même de franchir le cap des 140 km/h, ce qui est tout à fait honorable pour l’époque. Pour obtenir cette ligne fluide, les ingénieurs ont dû incliner le moteur de 45° à gauche dans le but de pouvoir abaisser le capot. En 1962, la Peugeot 404 devient la première voiture française à adopter l’injection Kugelfischer de série et, ainsi, la puissance gagnera 13 ch supplémentaires (de 72 à 85 ch puis 96 ch quelques années plus tard) pour obtenir une vitesse maximale de 160 km/h. En cette année 1962, la Peugeot 404 berline se voit épaulée par une version mieux finie, dite Super Luxe, qui inclut notamment la peinture métallisée (grise le plus souvent) et des enjoliveurs de roues identiques à ceux du cabriolet. En 1963 elle reçoit une motorisation diesel plus puissante, l’Indénor XD 88 de 1,9 litre et 68 ch SAE (qui remplace l’Indénor de 1,8 litre, qui développe 55 ch SAE hérité de la 403). En 1968, nouveau tableau de bord, apparition de compteurs ronds plus lisible pour le conducteur. Puis en 1969, la Peugeot 404 berline sera dotée de freins à disques à l’avant pour répondre au critique d’un freinage qui manque de mordant. Dans le milieu des années 60, elle sera équipée de ceintures de sécurité anticipant la législation de 1967. Sa tenue de route, son confort, son espace à bord ainsi que sa motorisation seront les atouts qui feront que la Peugeot 404 sera un succès commercial pendant près de 10 ans. L’arrêt de la production se terminera en 1975 sur le marché français, mais elle se poursuivra outre-mer (notamment dans la gamme utilitaires) et le véhicule sera produit à 2 885 267 exemplaires. La production s’est prolongée pendant plusieurs années à l’étranger : les dernières 404 étaient des utilitaires assemblés en 1989 à l’usine de Mombassa (Kenya). Coupé/cabriolet Fort du succès rapide de la Peugeot 404 berline, le constructeur décline le modèle en cabriolet (1961) puis en coupé (1962). Ces silhouettes recevront des éléments de carrosserie spécifique et non reprise de la berline. La ligne élégante avec se décrochage au niveau de la ceinture de caisse est l’œuvre du carrossier Pininfarina. Il réalise, à cette occasion, le premier coupé et cabriolet pour la marque au Lion. Le coupé marque également une évolution importante dans la collaboration entre le carrossier et Peugeot car, en plus d’avoir dessiné le modèle, la fabrication des caisses est entièrement réalisée dans l’usine Pininfarina à Turin. Le carrossier réceptionne tous les éléments de carrosserie et les assemble. Les caisses retournent à Sochaux pour y recevoir leur mécanique. A sa sortie, la 404 coupé est uniquement proposée avec le moteur injection de 85 ch. Le cabriolet recevra lui, dès le Salon de Genève 1962, le 1,6 litre à injection Kugelfischer révélé au même Salon un an plus tôt et qui offre 13 ch supplémentaires (160 km/h). La 404 coupé et la 404 cabriolet bénéficieront d’un léger lifting avec l’apparition de deux optiques supplémentaires intégrées dans la calandre. 26/L’OFFICIEL AUTO Fiche technique 404 Cabriolet carburateur Moteur 4 cylindres Cylindrée 1 618 cm3 Puissance 72 ch SAE Boîte de vitesses 4 rapports Longueur 4 490 mm Largeur 1 680 mm Poids 1 080 kg Vitesse maxi 148 km/h Direction Monte-Carlo « Le cabriolet était une voiture de luxe aux lignes élégantes et au confort raffiné. Grâce à son moteur à injection indirecte d’essence, il était possible de rouler cheveux au vent par une belle nuit d’été, en prenant garde toutefois, sur la Côte d’Azur, aux orages fréquents et aux routes dangereuses… Heureusement, la commande d’essuie-glace se trouvait sur la planche de bord et elle était d’une utilisation aisée ». C’était à l’époque avec ce genre de slogan que Peugeot vendait ses autos ! Il est à noter que le cabriolet ne présente aucune ressemblance avec la berline. La gamme 404 s’élargit considérablement en 1963 avec l’arrivée de la commerciale, lancée au Salon de 1962 en même temps que la Familiale qui est, elle aussi, un break. Ce qui différencie les deux modèles est simple, la commerciale reprend le moteur de la 403 (8 CV) avec quelques infimes modifications, tandis que la Familiale est équipée du moteur Indénor XD 85 dérivé du 403, mais incliné à 20° et dont la cylindrée est portée à 1 816 cm3 au lieu de 1 468 cm3 sur la Commerciale. Cela aurait pu être simple, mais voyez-vous, en 1963, on aime les choses compliquées, alors Peugeot sort aussi une Familiale 404 carburateur 9 CV équipée d’un moteur de 72 ch
Fiche technique 404 Cabriolet injection Moteur 4 cylindres Cylindrée 1 618 cm3 Puissance 85 ch SAE Boîte de vitesses 4 rapports Longueur 4 490 mm Largeur 1 680 mm Poids 1 080 kg Vitesse maxi 158 km/h SAE et une cylindrée de 1 618 cm3, elle est connue sous le patronyme de 404L. Une version coupé fait son apparition issue du même carrossier Pininfarina. En 1964, il reste au catalogue deux « break » (Commerciale 68 ch et Familiale 55 ch). La seule vraie nouveauté est la version 404 diesel 8 CV sensiblement plus puissante (68 ch SAE). Sur le plan mécanique, on note l’adoption d’un vilebrequin à 5 paliers au lieu de 3. L’année 1965 verra une augmentation sensible de la puissance des moteurs, l’adoption de freins thermostables assistés, mais ils conservent les tambours. On distingue les millésimes 1965 aux roues à jantes ajourées, garnies d’enjoliveurs plus petits. Cette année sera encore une année de records pour Peugeot qui, avec sa 404 monoplace diesel, battit 40 records ! Elle se retrouve, en 1967, avec quelques améliorations surtout au niveau de la puissance qui est en augmentation, mais rien de significatif. Le fait le plus marquant concerne les cabriolets et coupés qui bénéficient d’un restylage et d’un tableau de bord avec trois cadrans. 1968, apparition de la 404-8 Confort, elle reprend le moteur 8 CV réservé alors qu’aux commerciales. Cette version économique est la seule de la gamme à être équipée de freins à disques à l’avant, ce qui est le plus étonnant ! On sent la fin d’une époque, le catalogue 1969 ne présente plus que trois modèles de 404, le coupé et le cabriolet ont disparu et la gamme est allégée. La 404 Grand Tourisme reçoit des freins à disques assistés, mais le diesel n’y a pas droit ! Dès 1970, la 404 n’est plus disponible en berline 8 CV mais uniquement en commerciale. On retrouve encore au catalogue la 404 9 CV Grand Tourisme qui reçoit, au passage, des phares chromés. Les années suivantes verront une gamme s’étioler jusqu’à devenir quasiment inexistante. On note d’ailleurs que, durant cette période, la puissance moteur des 404 est régulièrement abaissée, certainement à cause de la crise économique qui frappe le pays… En 1976, la sensationnelle 404 disparaît du catalogue constructeur après 15 ans de bons et loyaux services. À noter toutefois qu’elle fut encore disponible de nombreux mois sur le marché de l’outre-mer ! ANECDOTES La Berline 404 était livrée avec, au choix, un toit fixe ou toit ouvrant (la majeure partie des autos). La publicité de l’époque précisait : qu’il était parfaitement étanche, qu’il se manœuvrait rapidement même pendant la marche. Son blocage était assuré dans toutes les positions d’ouverture… La Peugeot 404 sera la voiture « de tous les jours » d’Enzo Ferrari. FAITES UN « BREAK » AVEC LA 404 ! C’est un slogan que l’on pouvait trouver comme publicité pour le modèle break de la 404. Vous auriez alors été épaté par les nombreuses possibilités qu’offraient la Peugeot 404 Break. « Shebang…pam… pow…wizz… ». En 1962, le Salon de l’Auto est pour la dernière fois au bon vieux Grand Palais, dès l’année suivante, il occupe la Porte de Versailles… L’ANNÉE DE TOUS LES RECORDS… Une 404 monoplace battit, entre le 4 et le 14 juin 1965, 40 records mondiaux ! Elle tourna durant 72 heures et obtient 22 records internationaux (avec un moteur de 1 948 cm3), puis elle fut équipée d’un moteur 2,2 litres et battit de nouveau 18 autres records ; on note, par exemple, un record de 3 878,177 km parcourus en 24 heures à la moyenne de 161,590 km/h. Peugeot prend le contrôle de Citroën en 1975. En fait l’accord est signé le 24 juin 1974, mais Citroën conserve la direction jusqu’en avril 1976, date à laquelle Peugeot en prend définitivement le contrôle (90%). Comme l’était la 403, la 404 conserve la même architecture avec moteur avant longitudinal incliné à 45° pour abaisser le capot moteur, roues AV indépendantes (mais avec ressorts hélicoïdaux) et pont arrière rigide associé à des barres Panhard pour assurer le guidage. L’OFFICIEL AUTO/27



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