L'Officiel Auto n°1 mar/avr 2016
L'Officiel Auto n°1 mar/avr 2016
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°1 de mar/avr 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 69,3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier french touch.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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EN VISITE/Rétromobile comment il effectue ses prises de vue : « la première automobile arrive là-bas ! Il y a d’abord une courbe, puis c’est la ligne droite… elle passe devant nous à toute vitesse, c’est formidable ! La seconde arrive. C’est Boillot sur Peugeot. Je la photographie en vitesse (180 à l’heure) en pivotant un peu sur moi-même pour la conserver dans mon viseur, pendant qu’elle passe. C’est la première fois que je fais ça ! Moi, je fais des photographies. Yves (le chauffeur) pointe sur la liste. Madame Folletête dit l’heure et Monsieur Folletête (son précepteur) annonce le numéro. Si bien que nous suivons la course dans tous ses détails ». Pierre Darmendrail, dans Lartigue et les autos de course, explique la spécificité de l’image : « non seulement Lartigue a utilisé pour sa photo une technique novatrice, mais il l’a également poussée à l’extrême en allant se placer tout au bord de la route, à très courte distance de la voiture qui passait parallèlement à lui à 140 km/h ou davantage. Il est ainsi allé chercher la sensation de vitesse jusque dans son cœur même, se coulant dans le mouvement ultra-rapide de son sujet, d’où le dynamisme et la puissance de cette photo ». Une question demeure : celle de la légende. Lartigue a collé l’image dans l’album 1912 en la titrant : Automobile Delage, Grand Prix de l’Automobile Club de France, Le Tréport, 26 juin 1912. Or, d’après David E. Junker, il semble que le véhicule soit une Théophile Schneider qui concourait au Grand Prix de l’ACF 1913. Lartigue s’est-il trompé ? Était-ce intentionnel ? Aucune trace dans les écrits de Lartigue ne permet de lever le voile sur ce mystère. 14/L’OFFICIEL AUTO Jacques Henri Lartigue 1981 Renèle, route Paris Aix Les Bains juillet 1931 Biographie La photographie, Jacques l’a apprise au contact de son père dès 1900. Répondant à l’enthousiasme de son fils, Henri Lartigue lui offre son premier appareil photographique à l’âge de 8 ans en 1902. Dès lors, il n’a de cesse de photographier sa vie d’enfant rythmée par les voyages en automobile, les vacances en famille et surtout par les inventions de son frère aîné. Les deux frères sont passionnés par l’automobile, l’aviation et tous les sports alors en plein essor. Jacques les enregistre grâce à son appareil photographique. Il continuera adulte à fréquenter les manifestations sportives et à pratiquer lui-même quelques sports réservés à l’élite : ski, patinage, tennis, golf… Cependant, pour cet enfant si soucieux de retenir le temps qui passe, la photographie est insuffisante. Comment, en effet, tout dire et tout retenir dans une image prise en quelques secondes ? Parallèlement, sans doute aussi pour s’engager dans une activité reconnue, il commence à dessiner et à peindre. Jusqu’au début des années 30, il mène une vie luxueuse et mondaine. Mais la fortune des Lartigue s’étiole et Jacques est contraint de trouver d’autres sources de revenus. Se refusant à travailler par crainte de perdre sa liberté, il vit chichement de sa peinture durant les années trente et quarante. Dès les années 50 et contrairement à la légende, le prétendant inconnu de tous, Lartigue commence à exister comme photographe tout en continuant à peindre. En 1962, avec Florette, sa troisième épouse, Jacques embarque à bord d’un cargo à destination de Los Angeles. Petit détour par la Côte Est, ils rencontrent Charles Rado, de l’agence Rapho qui contacte John Szarkowski, alors jeune conservateur du département photographique du MoMA. L’enthousiasme est général. En 1975, la première rétrospective de son œuvre a lieu au Musée des Arts Décoratifs, à Paris. Un an auparavant, Lartigue avait réalisé la photographie officielle du président de la République, Valéry Giscard d’Estaing. En 1979, l’acte de donation est signé : Lartigue est le premier photographe français à faire don, de son vivant, de son œuvre à l’Etat français. Il charge l’Association des Amis de Jacques Henri Lartigue de conserver et de diffuser les fonds. En 1980, l’exposition Bonjour Monsieur Lartigue au Grand Palais répond à la volonté de Lartigue de voir ouvrir son « musée ». Jusqu’à ses derniers jours, il poursuit son œuvre à travers la photographie, la peinture et l’écriture. Il s’éteint à Nice le 12 septembre 1986, à l’âge de 92 ans. Il laisse plus de 100 000 clichés, 7 000 pages de journal, 1 500 peintures. Renelè aÌ Eden Roc
C’ÉTAIT L’ANNÉE 1976 LES YOUNGTIMERS À L’HONNEUR Souvenez-vous… En 1976, Bison Futé met de l’ordre sur la route des vacances ; SteveJobs et ses acolytes inventent Apple le 1er avril. En août, au Nürburgring, la Ferrari de Lauda dévie de sa trajectoire et s’envole. Il revient dans la course quelques semaines plus tard ! Cette année là … La Française des Jeux invente le Loto ; le Concorde effectue son premier vol commercial opéré par Air France à destination de Rio de Janeiro ; Téléphone, The Clash et U2 émergent sur la scène musicale ; la Palme d’or cannoise revient à Taxi Driver de Martin Scorsese ; Peugeot happe Citroën et une bande de doux dingues inventent le premier grand salon dédié à la voiture ancienne : Rétromobile. Cette année-là justement, Renault dégaine sa « 7 CV du bonheur » : la R14, Mercedes présente sa nouvelle berline W123, BMW son coupé de grand tourisme Série 6 E24, Citroën décline sa CX en break, Alfa Romeo dévoile son élégant coupé Sud Sprint, Alpine implante un V6 PRV dans son A 310 et Volkswagen lance une bombe : la Golf GTI. Ces autos ont aujourd’hui quarante ans et le magazine Youngtimers tenait à célébrer cet anniversaire en les réunissant sur un podium dédié. Alpine A 310 V6 Le 11 mars 1971, sur le stand Renault, le public découvre la nouvelle Alpine au Salon de Genève. Côté mécanique, faute de V6, le staff s’en remet dans un premier temps au quatre cylindres de la R16 TS, mais en version optimisée (1 605 cm3, 125 ch DIN). Pas un mauvais cheval, mais un souffle un peu court pour aller chasser les pur-sang de Stuttgart. En juillet 1976, exit le quatre cylindres et place au V6 tant attendu. Repris de la R30 TS, le PRV voit sa puissance passer de 125 à 150 ch. L’A 310 V6 a été produite à 9 269 unités entre 1976 et 1984, dont 7 286 versions 2700 VA, 6 versions 2700 VA Groupe 4, 1 950 versions 2700 VAA Pack GT et 27 versions 2700 VAA Boulogne. Alfa Romeo Sud Sprint Présentée à l’automne 1971, la berline Alfasud constitue une véritable révolution. Elle abandonne en effet la propulsion pour des roues avant motrices et le « double arbre » maison pour un quatre cylindres à plat ! Ce qui ne l’empêche pas de rencontrer le succès et d’être déclinée en coupé cinq ans plus tard (1976) : le Sprint, que nous vous présentons ici. Il débute sa carrière avec un Boxer 1 286 cm3 de 76 ch (un carburateur Weber double corps). En 1978, ce bloc est épaulé par un nouveau 1,5 l de 85 ch (un seul carbu), tandis que le 1,3 l passe à 1 351 cm3 et 79 ch. Restylé en 1983, le Sprint termine sa carrière en 1986 après environ 120 000 exemplaires produits. BMW Série 6 E24 Succession opulente du gracile CS/CSI, la Série 6, basée sur la Série 5 E12 (puis E28) fut un symbole de réussite très apprécié des classes aisées. La BMW Série 6 est lancée en deux versions : 630 CS à carburateur (185 ch) ou 633 CSi à injection (200 ch), avec à chaque fois une boîte à quatre rapports en série. Suivront la 635 CSi (218 ch) et, plus tard, la M 635 CSi au moteur de M1, développant 286 ch. Sa carrière fut exceptionnellement longue : elle a été produite, en de multiples L’OFFICIEL AUTO/15



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